LES AIGLES DE DIEU

(God’s Eagles)

 

4 mars 1960, après-midi
Tulsa — Oklahoma, U.S.A.

 



Prière:

     «Dieu Tout-Puissant, Créateur des cieux et de la terre, Auteur de la Vie éternelle, Donateur de tout don excellent! Venant à l’ombre de Ta Grâce, nous Te prions au Nom de Jésus, Ton Fils, en T’offrant nos actions de grâces pour cette grande rencontre de Tulsa qui restera gravée dans nos coeurs par l’action de Ton Esprit en chacun de nous. La bonne entente qui y régnait était comme un attouchement du ciel et une expérience que nous n’oublierons jamais.

     Nous Te demandons, Père, que Ton Esprit demeure à jamais en eux et que la substance du message donnée dans ce petit rassemblement produise un réveil qui éclate dans chaque communauté au travers de ce pays. Que de grands signes et miracles puissent s’accomplir! Seigneur, nous Te prions pour que Tu sois le garant de ces choses.

     Des mouchoirs et d’autres pièces de linges sont disposés sur ce pupitre cet après-midi. Seigneur, Dieu Tout-Puissant, je Te prie, au Nom de Jésus, que tout malade qui les touche soit guéri. Père, aie égard non seulement à ma prière, mais aussi à celle de tous les chrétiens composant ce grand auditoire cet après-midi. Nous Te la présentons d’un commun accord pour tous ceux qui en ont besoin.

     Seigneur, nous Te demandons Ta bénédiction pour le déroulement de toute cette journée. Nous prions pour qu’au cours de cette soirée les Eglises aient part, chacune en particulier, à Ta Gloire et à une joie inexprimable. Donne-nous d’éprouver pleinement l’effet de Ta présence cet après-midi. Que Ton Saint-Esprit soit dans la Parole, qu’Il pénètre notre chair même et habite parmi nous, car nous Te le demandons au Nom de Jésus. Amen».

     Je voudrais maintenant vous lire quelques fragments de l’Ecriture. J’en ai noté quelques-uns ici. Mon fils m’a dit avoir distribué quelques cartes de prière, ainsi nous prierons pour les malades. Il est possible que je ne vous revoie plus dans cette vie-ci, mais lorsque je vous rencontrerai devant cette grande Porte par où nous entrerons avant de nous retrouver debout devant Christ, vous saurez alors que les visions de Dieu sont réelles et véritables. L’Ange du Seigneur dans cette Colonne de Feu et de Lumière… Le Dieu Tout-Puissant, mon Juge… Tout cela est vrai. Dieu est la Vérité, Il ne peut être faux et être Dieu. Il ne peut être faux, car Il est réel. Si quelque chose est faux, c’est Satan. Mais cette Lumière, je l’ai vue, regardez à Elle… Je vous en prie, pardonnez-moi si j’ai l’apparence d’être sacrilège, mais pour moi, c’est la même colonne de feu qui suivait les enfants d’Israël. Elle habita aussi dans un homme appelé Jésus qui était le Fils de Dieu, et la vie qu’Il vécut est produite à nouveau aujourd’hui par la même chose.

     Il a dit: “Je viens de Dieu; je retourne à Dieu”. Nous savons tous cela. Il a dit: “Je suis le JE SUIS”. C’était la Colonne de Feu; c’était l’Ange qui était dans le buisson ardent. Il fut fait chair et habita parmi nous, puis s’en est retourné, et voici qu’Il est sous une même forme aujourd’hui. Saviez-vous cela?

     Vous dites: «Jésus…». Bien, alors laissez-moi vous parler de Dieu qui était en Jésus. Paul cheminait sur le chemin de Damas et voici qu’une Lumière, une colonne de feu, le renversa. Aucun de ses compagnons ne La vit. Mais Paul La vit. Elle était même si intense qu’il en perdit la vue. Alors il s’écria: “Qui es-Tu, Seigneur?”. Il lui répondit: “Je suis Jésus”. Il était retourné à Dieu d’où Il était venu. Pour moi, c’est à nouveau Lui aujourd’hui, terminant Son oeuvre en nous, l’Eglise des derniers jours.

     Venons-en maintenant à Deutéronome 32.11 et lisons un petit texte servant de toile de fond à notre sujet. Nous ferons notre possible pour que la prière pour les malades puisse avoir lieu dans une heure. [Une prophétie vient d’être donnée par une femme dans l’auditoire — N.d.E.]

     «O Père céleste, combien humblement j’accepte cela. Guide mes pas, tiens ma main, Seigneur. Que je ne devienne jamais un rocher de scandale pour quiconque, mais que je sois plutôt comme une marche de pierre pour tout voyageur sur le chemin. Sois-en le garant, Seigneur, qu’aucune action dans ma vie ne puisse porter une ombre sur Ton Nom et Ta Cause. Je m’efforce de faire tout mon possible pour Te servir. Je Te remercie pour cela au Nom de Ton Fils, Jésus-Christ, mon Seigneur. Amen».

     [Plusieurs prophéties sont encore données dans l’assemblée — N.d.E.]

     Amen. Combien nous remercions le Seigneur d’avoir Son Esprit agissant parmi nous, au milieu de nous.

     Deutéronome 32.11:

“Pareil à l’aigle qui éveille sa couvée,
[Dans le texte anglais le pronom possessif féminin her «sa»indique qu’il s’agit ici d’une mère-aigle. — N.d.T.]
Voltige sur ses petits,
Déploie ses ailes, les prend,
Les porte sur ses plumes”.

     Nous n’avons pas là un très long texte de l’Ecriture, mais c’est la Parole du Seigneur. C’est suffisant, à moins que Dieu ne nous donne un contexte d’ici vingt à trente minutes pour réveiller les gens et les amener à regarder au Seigneur Jésus.

     J’ai lu, il y a quelques années déjà, un épisode qui se passa dans la vie d’Abraham Lincoln. Un homme inculpé par la justice fédérale était en prison. Il allait être fusillé. Un de ses amis dévoués alla trouver le président Abraham Lincoln, un chrétien merveilleux, et lui dit: «M. Lincoln, je sais que vous êtes un homme bon, un chrétien. Or un homme, qui est mon ami, est inculpé sur ce papier d’avoir transgressé la loi militaire alors qu’il était en service dans l’armée. Il n’en avait pas l’intention, mais il est néanmoins coupable. Il ne pensait pas mal faire. Vous êtes le seul homme qui puisse lui sauver la vie. Ne voulez-vous pas, je vous en supplie, lui faire grâce?». Avec une grande courtoisie, M. Lincoln prit une plume et écrivit tout au travers de l’acte d’accusation (car il n’était pas à son bureau et n’avait pas sous la main de quoi faire un papier avec les sceaux officiels) cette simple phrase: «Je fais grâce à cet homme» et ajouta sa signature: Abraham Lincoln.

     Puis, ce fidèle ami courut aussi vite qu’il put jusqu’à la prison où l’homme était détenu et lui cria: «Mon ami, tu es libre, tu es libre! Tiens, voici le nom du Président sur cette feuille. Tu es gracié!».

     L’homme lui répondit: «Ne te raille pas de moi, je suis prêt à mourir, car j’ai été condamné à mort. Tu te moques de moi avec ton bout de papier. Si c’était réellement le pardon d’Abraham Lincoln que tu m’apportes, tu aurais un papier officiel avec les sceaux et tout ce qui s’en suit». Il lui répondit: «Mais ceci est le nom du Président! Tu es gracié!».

     Mais l’homme lui tourna le dos et ne voulut rien écouter de plus.

     Le matin suivant, à l’aube, l’homme passa devant le peloton d’exécution.

     Or la grâce du Président, avec date et signature, signifiait clairement: Ne tuez pas cette homme et voici qu’un homme fut passé par les armes le jour suivant! Le cas fut porté devant la Haute-Cour de Justice. Et voici la décision qui fut promulguée par celle-ci: Une grâce ne devient grâce qu’à la condition d’être REÇUE comme grâce.

     Il en est de même pour la Parole de Dieu. Elle ne devient guérison pour vous qu’au moment où vous la recevez comme guérison. Elle devient grâce pour vous si vous la recevez comme grâce. Toute bénédiction sera vôtre si vous la recevez de la manière dont Dieu l’a fait écrire.

“Pareil à l’aigle qui éveille sa couvée…”.

     Combien souvent il m’est venu à la pensée que Dieu comparait Son héritage aux aigles. Or j’ai trouvé, dans la Bible, que Dieu se nomme Lui-même Aigle. Il est l’Aigle-Jéhova. Comment peut-Il faire cela? ou qu’entend-Il par là?

     J’aime beaucoup la nature, elle fut ma première Bible. Si vous prenez garde aux faits qui se passent dans la nature, vous pouvez y trouver Dieu. Où que vous regardiez, vous pouvez voir Dieu, si du moins vous L’avez accepté dans votre coeur et que vous êtes attentifs à Sa voix. Ainsi, lorsqu’on vient nous parler de réincarnation et de choses semblables, c’est de la folie, ça ne se peut pas. Nous trouvons au contraire qu’une plante meurt, qu’elle va dans le sol, puis la semence germe et elle vit à nouveau — c’est sa résurrection. Or tout le christianisme est fondé sur la Résurrection. Ainsi nous pouvons voir cette vérité: mort, ensevelissement, résurrection. Les étés, les hivers, cela tout ensemble se retrouve dans la nature.

     Ma première Bible fut d’être attentif à la mort des arbres, de voir les pousses revenir au bout des branches, le vent souffler là-dessus et voir comment tout, à nouveau, était rétabli. J’ai vu comment la petite fleur mourait, puis vivait à nouveau, et quantité d’autres choses. Cela me fit connaître qu’il y avait une puissance de résurrection quelque part.

     Ainsi, en quelque sorte, un arbre a une vie perpétuelle. Nous avons, nous, une Vie Immortelle. Un jour, l’arbre arrivera à sa fin, mais nous n’y arriverons jamais, nous avons la Vie Immortelle.

     Et maintenant revenons à l’étude de l’aigle. Une première chose qui me vient à la pensée c’est que l’aigle, tout compte fait, est un oiseau assez singulier. Il peut voler plus haut que nul autre oiseau ne pourrait le faire. La constitution de cet oiseau est remarquable ainsi que sa manière de vivre. Il construit son nid dans les rochers les plus élevés. Oui, c’est un oiseau singulier. Ses plumes sont fixées si solidement que vous pourriez à peine les arracher avec une paire de pinces. C’est un géant parmi les oiseaux, on pourrait dire un oiseau-mammouth. C’est en effet un des plus grands parmi ceux qui existent et il est réellement digne d’attention. Mais si sa constitution est spéciale, c’est qu’il a un travail particulier à faire. Le mot «aigle» signifie: arracher avec le bec, très belle image de la Parole de Dieu. Nourri de bouche à bouche — Dieu nourrissant ses enfants.

     Autre chose: il construit son nid très haut et cela dans un but bien précis. L’aigle a deux ailes puissantes, c’est pour la délivrance.

     Encore un fait étrange: l’aigle renouvelle sa jeunesse (ses forces). L’aigle, après un temps très long, fait comme un retour sur lui-même et redevient comme un jeune aigle. Comme s’il recommençait, il renouvelle sa jeunesse. Ceci est une autre image de l’Eglise, du Peuple de Dieu. Nous aussi, nous nous sentons entraînés contre le bas et nous devenons de plus en plus rassis et, tout à coup, le Saint-Esprit vient et nous renouvelle complètement. Dieu renouvelle les connaissances acquises et la jeunesse de Son Eglise, Il lui fait expérimenter de nouvelles choses. Voilà ce que nous montre le type de l’aigle.

     Il y a quelques années, j’avais l’habitude de faire de grandes randonnées à cheval dans des ranches et, un jour, nous nous trouvions au bord de la rivière Troublesome dans le Colorado. L’association Hereford possédait là-bas des pâturages le long des montagnes et nous avions l’habitude d’y mener le bétail pour la saison. Puis, vers la fin de l’année, nous allions le rechercher pour le conduire dans la «National Forest». Ensuite nous devions aller chercher le foin qui avait été fait sur les hauteurs et en nourrir le bétail pendant l’hiver. D’habitude j’allais aussi là-bas chaque année pour chasser et je le fais encore.

     Ainsi, avec un de mes amis, nous y allâmes alors que les gens de la ville en étaient déjà redescendus et nous chassions les élans, les cerfs, les biches et les vieux élans qu’on entendait bramer ici et là. Comme nous allions souvent assez loin et assez haut, nous étions obligés de camper sur place. Le plus souvent nous nous séparions en chemin: mon ami prenait le versant est, tandis que je prenais l’autre côté de la montagne. Aussi étions-nous souvent plusieurs jours sans nous voir l’un et l’autre.

     Or, une année, nous nous y trouvions au mois d’octobre, lorsque la saison débute et il n’avait pas encore neigé. En général, à cette époque, lorsqu’il neige sur le haut des montagnes, on peut avoir un très bel après-midi, mais la neige peut se remettre à tomber d’une heure à l’autre, à moins que ce ne soit la pluie, puis le soleil se montre à nouveau. Le temps est très capricieux. Mais lorsque la neige est venue, les élans et les daims — ces grands animaux restés très à l’écart du bruit de la civilisation — descendent rapidement des montagnes dans la vallée. C’est aussi là que se rencontrent ceux qui vont chercher leur trophée de chasse.

     Cette année donc, je ne l’oublierai jamais. La neige n’était pas encore venue et je m’étais acheminé sur les hauteurs. J’avais laissé mon cheval plusieurs milles en arrière, attaché de telle sorte qu’il ait suffisamment d’espace et autant de foin qu’il en voulait pour manger, puis je m’enfonçai parmi les hautes futaies en observant ce qui se passait autour de moi.

     Cet après-midi-là une tempête balaya soudain le versant des montagnes, accompagnée du grondement du tonnerre et de la lueur des éclairs. Je m’abritai alors derrière un arbre pour attendre la fin de la tempête. Le vent semblait vouloir tout casser. Ainsi, je me tenais derrière cette futaie et là, debout, je me mis à réfléchir. Je pensais à Dieu et combien Il était merveilleux! La tempête cessa et un vent froid se leva. L’eau suspendue aux branches vertes commença à geler et il se forma de petits glaçons. Puis, tout à coup, assez bas vers l’ouest, le soleil parut juste au travers de l’échancrure d’une montagne, semblable à l’oeil de Dieu.

     Vous savez que Dieu est partout, si du moins vous vous attendez à Lui. En ce moment même, Il est là aussi et, si vous regardez autour de vous, vous Le verrez. Ainsi, j’étais debout vers mon arbre et après avoir considéré ce rayon de soleil, je levai mes mains et m’écriai: «O grand Dieu Jéhova, Ton oeil a parcouru la terre d’un bout à l’autre!». Juste au même moment, j’entendis le bramement d’un élan mâle, Il avait sûrement dû être séparé du troupeau par l’orage et c’est pourquoi il faisait entendre cette sorte de cri aigu, auquel il fut répondu depuis un autre endroit.

     Plus haut, sur le côté de la montagne, un vieux loup gris commença d’émettre une série de hurlements et un de ses compagnons lui répondit d’en bas. Puis je regardai autour de moi, au travers de la vallée, et je vis un arc-en-ciel comme accroché d’une montagne à l’autre. Partout où je regardais, il y avait Dieu. Ma mère était une demi-Indienne. Elle venait de la réserve des indiens Cherokees et sa mère tenait une pension en plein air. Il y a quelque chose dans les bois et le plein air que j’aime beaucoup et ma conversion n’a jamais enlevé cela de moi. Aussi lorsque j’entendis ce vieux loup hurler et son compagnon lui répondre, des larmes commencèrent à couler le long de mes joues et j’entendais ce vieil élan lancer son appel au troupeau qui lui répondait. Puis je regardais l’arc-en-ciel en me disant: «Voici que Dieu est aussi là». Il est l’Alpha et l’Omega. Il est les couleurs même de l’arc-en-ciel représentant l’Alliance. Dieu est partout si vous Le recherchez tout autour de vous.

     J’étais si heureux que, les mains levées et les larmes roulant le long de mes joues, je commençai à tourner autour de l’arbre sans m’arrêter. Je passai ainsi de précieux moments. Il n’y avait personne à 30 milles à la ronde et je ne faisais que sauter de long en large tout en poussant des cris aussi fort que je le pouvais. Honnêtement parlant, je vous avoue que si quelqu’un était passé par là, en me voyant, il aurait sûrement pensé à quelque échappé d’un asile de fous. Mais je n’y faisais pas attention, car je passais de merveilleux moments en adorant le Seigneur mon Dieu. Il m’était complètement indifférent de savoir ce qu’on aurait pu penser de moi! Donc je tournais et tournais encore autour de cet arbre, puis je m’arrêtais en écoutant ce loup, puis l’appel de l’élan, et je recommençais à tourner autour de l’arbre. Il me sembla alors que quelque chose s’excitait autour de moi. C’était un petit écureuil des pins, comme ceux de l’Oklahoma, c’est-à-dire une toute petite chose bruyante, longue comme ça. Il se prend pour le «policeman» des bois! Il mène grand tapage, alors que rien ne le justifie. Il saute sur un moignon de branche et commence à faire entendre son cri «tschatt, tschatt, tschatt» aussi fort qu’il le peut. Et je pensais: «Tu n’as pas besoin de t’exciter pareillement, je ne fais qu’adorer le Seigneur. Si cela ne te plaît pas, eh bien attends!». Et je recommençai ma ronde autour de mon arbre en disant: «N’est-ce pas merveilleux? Ton Créateur, mon Dieu!». Puis je remarquai que mon petit compagnon penchait sa petite tête de côté et semblait regarder quelque chose de plus lointain.

     Je vis alors que ce n’était pas moi qui l’avait excité, mais bien autre chose. Regardant également dans la même direction, je vis que l’ouragan avait amené un grand aigle dans les parages. Il avait été contraint de venir là par le vent et, probablement, aussi pour trouver quelque chose à manger. Comme il n’avait pas pu se maintenir au-dessus de l’ouragan, il avait dû venir trouver refuge dans les buissons. Et c’est cela qui excitait tellement le petit écureuil.

     Se prenant pour le surveillant du voisinage, par son cri étourdissant «tschatt, tschatt, tschatt», il semblait avoir pour but de mettre cet aigle en pièces. Mais, naturellement, il n’était pas assez grand pour mettre quoi que ce soit en pièces. Et il se tenait là, sa petite queue levée en panache, poussant son cri sans discontinuer. Je pensai alors: «Ne t’excites donc pas tellement, tu ne lui fais de toute façon aucun mal!». Alors le grand aigle sauta sur une grande branche et je pensai: «O Dieu, Tu es dans le cri de ce loup comme Tu es dans l’appel de cette bête sauvage. Tu es dans le rayon de soleil, tout comme dans l’arc-en-ciel. Pourquoi as-Tu mis cet aigle devant mes yeux? Qu’a-t-il à faire là? Je ne peux pas Te distinguer dans cet aigle».

     Comme je considérais l’aigle, je vis ses grands yeux gris. Il ne prêtait aucune attention à l’écureuil, mais il me regardait et je remarquai ses grands yeux qui m’observaient. Je me dis alors: «En effet, je peux voir Dieu dans cet aigle en ceci: il n’est pas effrayé par quoi que ce soit, mais voyons pourtant si je peux le faire». Je m’adressai à lui: «Dis donc, camarade, sais-tu que je pourrais te tuer? Tu sais, mon fusil est là et je pourrais t’envoyer un coup de feu!».

     Il ne fit que me regarder un peu plus et je remarquai qu’il remuait juste un peu ses ailes. Alors je dis: «Je vois maintenant la raison pour laquelle tu n’es pas effrayé! C’est parce que Dieu t’a donné deux ailes et tu sais très bien que tu pourrais t’élever jusqu’à cette haute futaie là-bas avant que j’aie pu même toucher mon fusil de ma main». Et je pensais: «Si on arrive à croire que des ailes sont un don de Dieu pour échapper au danger, à combien plus forte raison l’Eglise devrait-elle penser que l’Esprit, qui est un don de Dieu, le Saint-Esprit au milieu de nous, peut nous emporter loin des choses étrangères à la volonté de Dieu». Et je considérai à nouveau l’aigle et sa manière de remuer lentement ses ailes, avec plaisir…

     Quelqu’un me dit un jour: «Frère Branham, n’êtes-vous pas effrayé à la pensée que vous pourriez faire une erreur?». Non, pas du tout, tant que je pourrai sentir autour de moi Sa présence. Et c’est tout ce que je désire, car tant qu’Il est là c’est Lui qui agit.

     J’observais donc l’aigle pendant un bon moment et je sentis que je l’aimais de plus en plus. Comme je n’avais pas l’intention de le déranger, il n’était pas non plus effrayé par ma présence, mais il semblait seulement dégoûté par le cri continuel de l’écureuil. Cela le fatigua à un point tel qu’à un moment donné il fit un grand bond et, en deux battements d’ailes il prit son vol en jetant son cri. Ce grand aigle ne fit pas d’autre battement d’ailes. Il paraissait connaître parfaitement quelle orientation leur donner et le vent se chargeait de l’emporter toujours plus haut. Pour moi, je restai là à l’observer jusqu’à ce qu’il ne soit réduit plus qu’à un point.

     Alors je me dis qu’il avait été sûrement fatigué par le cri continuel et assourdissant de l’écureuil. Pour nous aussi, il ne s’agit pas de courir d’église en église, de rencontrer celui-ci ou celui-là, mais il faut savoir comment orienter nos ailes dans la puissance de Son Saint-Esprit. S’Il vient à vous en vous indiquant le chemin, continuez ainsi sans vous arrêter. Sortez du chemin de ce «tschatt, tschatt, tschatt»: «Le temps des miracles est passé» disent-ils ou «surtout pas une chose comme le Saint-Esprit», ou encore «vous vous trompez complètement dans tout cela, car la guérison divine n’est plus pour notre temps»! Planez au-dessus de tout cela et laissez en vous le Saint-Esprit vous porter plus loin. Continuez simplement votre chemin et montez hors d’atteinte des vaines redites. Oui, c’est bien Dieu qui est le Créateur de l’aigle. Si même un faucon essayait de le suivre, il se désintégrerait dans l’air. Si un corbeau essayait de le suivre, il verrait ses propres plumes comme arrachées de son corps. C’est un oiseau d’une constitution tout à fait particulière.

     Dieu a comparé ses prophètes à des aigles. Un prophète peut atteindre certaines hautes sphères d’où il peut regarder très loin, en avant. Or, si l’aigle a reçu en partage de grandes et puissantes ailes qui peuvent le porter si haut, il a également reçu deux yeux aussi remarquables qui lui permettent de voir sans être aveuglé par la lumière de ces hauteurs. Pour cette raison, un faucon qui essayerait de faire comme l’aigle (et à supposer qu’il atteigne ces hauteurs suprêmes) ne pourrait plus rien voir du tout. Ainsi, de toute façon, il ne lui serait d’aucun profit de monter si haut. Encore une fois, vous le voyez, c’est un oiseau d’une constitution tout à fait particulière. Un chrétien est lui aussi une personne constituée spécialement, aussi vrai que je vous le dis. Il n’y a pas besoin d’aller chercher cela à l’église, à moins que quelque chose dise en vous que, là seulement, vous trouverez tout. Mais c’est au contraire quelque chose de particulier que Dieu seul fait pour vous.

     Cet aigle peut monter si haut que vous ne l’apercevrez plus du tout et pourtant, lui, il distinguera chaque objet se mouvant sur le sol, même la plus petite chose, tellement son oeil est remarquable.

     Il y a quelque temps déjà, trois ou quatre ans peut-être, ma petite fille et moi-même étions allés nous promener dans le Zoo de Cincinnati. C’était un samedi après-midi et je montrais toutes sortes d’animaux à ma petite Sarah qui venait d’avoir trois ans. En nous promenant ici et là, nous arrivâmes devant une cage dans laquelle il y avait un grand aigle. J’ai toujours détesté voir des animaux enfermés dans des cages au point que même voir un canari dans sa cage m’est pénible. Je ne voudrais pas jeter le discrédit sur des possesseurs de perruches ou autres oiseaux semblables, mais quant à moi je ne peux absolument pas voir un animal dans une cage. J’ai connu cela: être emprisonné dans une religion où vous n’avez aucune liberté. Or, moi, j’aime être libre.

     A quoi bon donner à vos canaris toute la nourriture vitaminée possible de façon qu’ils aient de belles plumes et de bonnes ailes, si, en fin de compte, vous les maintenez enfermés dans une cage. Quel bien cela leur fait-il? De même aussi, quel avantage y a-t-il d’envoyer des prédicateurs au loin dans des séminaires, ou autres écoles, et de les instruire sur toutes sortes de choses si, après, vous les mettez en cage en leur disant: «Le temps des miracles est passé, de telles choses n’existent plus». A quoi bon alors leur donner toute cette instruction au sujet de la Parole! Frères, j’aime un espace libre où vous pouvez vous exercer vous-mêmes à voler librement, une religion qui vous laisse votre liberté.

     J’observais ce grand aigle. Ils venaient de l’attraper et de le mettre dans cette cage. C’était vraiment la chose la plus lamentable que j’aie jamais vue! Cette pauvre grande bête était là, gisant sur le sol, ses grandes ailes à moitié déployées. Beaucoup de plumes étaient comme arrachées de sa tête, autour de son cou et aux extrémités de ses ailes. Je le considérai alors qu’il se traînait au travers de la cage. Il regarda en arrière, puis il s’élança et vint frapper le côté de celle-ci avec sa tête et ses ailes avec un bruit sourd. Quelques plumes s’envolèrent et il retomba par terre. Puis, se relevant à nouveau, il recommença le même manège en essayant de voler aussi fort qu’il le pouvait et, de nouveau, ses ailes et sa tête se heurtèrent contre les barreaux. Il retomba en arrière puis se tint là un moment en regardant autour de lui avec ses grands yeux qu’il tournait en tous sens.

     Oh! pensais-je, c’est bien une des plus vilaines choses qu’un homme puisse voir. Celui-ci est un oiseau des cieux, né pour prendre son essor dans l’azur et le voici, par la ruse et la méchanceté de l’homme, enfermé dans une cage. Il ne peut pas le supporter, il est fait pour les espaces célestes, il ne sait rien de ce sol dur, car il a été créé pour vivre dans les cieux. Ainsi, couché là, il regardait les espaces où son coeur soupirait d’aller, mais des barreaux se trouvaient entre lui et son but.

     Continuant à considérer ce spectacle affligeant, tout à coup, je pensai aux hommes que Dieu avait créés à son image et qui étaient enfermés dans les cages des dénominations (où l’on ne croit pas à la guérison divine), emprisonnés dans des endroits où ils ne peuvent pas être libres. Leur esprit né d’en-haut, comme don de Dieu y aspire, mais ils sont emprisonnés de telle sorte qu’ils ne peuvent pas sortir. Voyez ces hommes et ces femmes marchant dans les rues et habillés de manière immorale; d’autres dans des cabarets ou autres lieux, emprisonnés là-dedans alors qu’ils devraient être des fils et des filles de Dieu libres. Ils se cassent la tête contre quelque chose en essayant d’atteindre la liberté.

     Oh! si j’en avais eu le pouvoir ou l’autorité, j’aurais acheté ce vieil aigle et je l’aurais laissé aller librement là où il voulait aller! C’était une chose horrible que de le voir emprisonné ainsi. Mais combien plus horrible encore est-ce de prendre des fils de Dieu et de les emprisonner en un endroit ou dans un lieu d’où leur esprit désire réellement sortir pour agir librement. Quelqu’un vient dire: une chose telle que la guérison divine n’existe plus, ni d’ailleurs la puissance du Saint-Esprit, tout cela n’existe pas. Alors on vous met comme dans une cage! Frères, laissez-moi vous le dire, il y a une liberté.

     Un jour, un homme attrapa un vieux corbeau et il l’attacha parce qu’il était dans un champ de blé. Les autres oiseaux commencèrent de voler tout autour de lui en disant: «Viens, frère Corbeau, allons vers le sud, l’hiver va venir». Son état devint si misérable qu’il pouvait à peine marcher. Un jour, un homme passant par là, le vit et dit: «Ce pauvre vieux corbeau, je m’en vais lui couper son lien». Et c’est ce qu’il fit. Les autres corbeaux vinrent autour de lui et lui dirent: «Viens, frère Corbeau, allons vers le sud». Mais il était resté attaché si longtemps qu’il ne pouvait que marcher en rond et dire: «Je ne peux pas le faire, je ne peux pas le faire». Il ne savait pas qu’il était libre.

     C’est aussi la situation dans laquelle se trouve l’homme d’aujourd’hui. Mon frère, tu ne sais pas que Jésus-Christ t’a libéré. Eloigne-toi de ce qui t’attachait et va droit devant toi. Dieu nous a rendus libres, ne soyons plus assujettis à cette mort lente. Dieu a pourvu aux bénédictions de la Pentecôte depuis la profondeur des cieux et par les ressources inépuisables de Sa volonté.

     Approchons-nous-en donc et que celui qui en veut vienne. Buvez librement aux eaux de la Vie.

     Revenons à notre aigle. Celui-ci construit son nid très haut dans les rochers. De même l’Eglise de Christ est l’église posée sur une montagne pour faire rayonner la lumière. Etant placée si haute, elle peut aussi avoir de hautes ambitions, s’attendre à quelque chose d’élevé: elle sait que Dieu va, Lui, réaliser quelque chose.

     Si vous êtes venus cet après-midi dans cette pensée: «Très bien, j’irai là-bas et si je peux me mettre dans la file de prière, alors tout est bien. Si le Seigneur me dit que tout est bien pour moi et s’Il veut me faire connaître… mais si rien de tel ne se passe, alors je ne recevrai absolument rien». Oh! n’ayez donc pas en vous de telles pensées préconçues.

     Vous devez vous attendre à beaucoup plus. Venez à la réunion cet après-midi et si vous êtes malade dites: «Je m’attends à revenir chez moi tout à fait bien et je ne quitterai pas la réunion avant que ça ne se soit accompli». Si vous n’avez pas encore reçu le Saint-Esprit dites: «Je resterai ici, même si je devais prendre racine à cette place, mais je veux recevoir le Saint-Esprit. Je suis ici parmi des gens remplis du Saint-Esprit et dans un lieu où est l’Esprit. Ainsi je reste ici jusqu’à ce que je Le reçoive!».

     Soyez semblables au vieux Buddy Robinson alors qu’il était sorti dans un champ de blé. Il s’écria: «Seigneur, si Tu ne me donnes pas le Saint-Esprit, lorsque Tu reviendras sur la terre Tu trouveras un paquet d’os de Buddy Robinson entassés à cet endroit même». C’est de cette manière qu’il faut procéder. Parfaitement! Nous nous y prenons souvent tellement mollement. Un homme un jour s’évertuait à chercher Dieu et à chaque fois qu’il s’efforçait de dire: «Je suis sauvé», le diable lui disait: «Non, tu ne l’es pas». Une bonne fois, il enfonça un piquet dans le sol et dit: «Satan, à partir de maintenant, je prends ce piquet comme point de départ. C’est ici, à cette place même, que Dieu a satisfait mes besoins».

     Vous pouvez, vous aussi, enfoncer votre piquet à côté de votre siège cet après-midi en disant: «Satan, c’est ici même que je dépose tous mes doutes et que je vais m’envoler avec Lui cet après-midi. Je suis prêt à accepter exactement tout ce qu’Il me dira de faire». Et maintenant, essayez de le croire fermement.

     La vieille mère aigle, lorsqu’elle s’apprête à construire son nid, s’en va dans les rochers très élevés afin de le placer aussi haut que possible. Son désir est de protéger son petit. C’est aussi la manière dont Dieu procède. Lui aussi veut placer son Eglise à un endroit tel que (si du moins vous Le laissez agir) vous serez hors d’atteinte des vautours de la terre. Et Il le veut certainement.

     Mais ce qui se passe avec les poulets est bien différent. Une poule est aussi un oiseau et elle construit également son nid quelque part dans un poulailler, par terre, sur le sol, là où il y a des fouines, des serpents, tous des êtres nuisibles qui ne demandent qu’à s’emparer des petits. Elle ne connaît rien du tout du ciel, bien qu’elle soit elle aussi un oiseau. C’est peut-être une soeur ou un frère dénominationnel, mais ils vivent sur le sol. Ils ne savent rien de ce qui concerne le ciel et du vol dans les lieux élevés, là où tout est joie dans la lumière bleue.

     La vieille mère aigle, lorsqu’elle fait son nid (je l’ai observée bien des fois) va d’abord à la recherche de très grosses branches qu’elle coince dans les fentes des rochers, puis elle les lie ensemble les unes aux autres avec de longues tiges de ronces qu’elle entrelace. L’intérieur du nid est également tissé avec ces longues branches épineuses et flexibles, de telle sorte que tout soit solidement maintenu. Le nid est ainsi amarré au rocher afin qu’aucun orage ne puisse l’emporter au loin.

     C’est aussi avec bonheur que je peux répéter: “Et sur ce roc je bâtirai mon Eglise et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle”. Quel est donc ce roc? C’EST LA REVELATION SPIRITUELLE.

     — Qui dit-on que Je suis, Moi le Fils de l’Homme?

     — Certains disent que Tu es Elie et d’autres que Tu es Moïse.

     — Mais, vous, qui dites-vous que Je suis?

     Alors Pierre dit: “Tu es le Christ, le Fils de Dieu”.

“Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela” (Math. 16.17).

     “Tu n’as pas appris ceci dans un séminaire et ce n’est pas un homme non plus qui te l’a enseigné. Seul mon Père qui est dans les cieux t’a révélé cela. Sur ce Roc je bâtirai mon Eglise et les portes de l’enfer ne pourront pas prévaloir contre elle. Les ouragans de la vie ne la secoueront jamais”.

     C’est pour cette raison qu’Il dit être un aigle. C’est Lui qui a construit le nid.

     Ensuite, la vieille mère aigle continue à s’affairer de façon que tout soit prêt pour l’arrivée du petit. Elle va à la recherche de tout ce qu’elle peut trouver et, en particulier, des branches feuillues; elle les prend dans son fort bec et les place dans tous les recoins en les fixant solidement aux branches épineuses afin que celles-ci ne blessent pas le petit. Puis, elle s’en va au loin à la recherche de gibier, un lapin par exemple, ou quelque animal à poils doux, dont elle mange la chair pour prendre ensuite la fourrure dont elle tapisse le nid qu’elle prépare. Oui, elle fait vraiment quelque chose de très bien pour le petit qui va venir.

     C’est ainsi que procède également l’Aigle-Jéhova. Il a aussi tout prévu et tout fixé d’avance. Bien souvent, lorsqu’un nouveau-né arrive dans le royaume de Dieu, il pense qu’il sait déjà marcher, mais il ne fait que culbuter et se relever et courir un peu en rond. Mais c’est pourtant une période favorable pour lui. Pour l’instant, il se trouve dans le nid où tout est bien douillet, ainsi ses chutes ne lui font pas de mal et c’est pour cette raison que la Mère Aigle-Jéhova a prévu que son nid soit solide, en même temps que douillet et joli. Aussitôt l’oeuf éclos, elle s’en va avec le père aigle chercher de la nourriture pour leur petit jusqu’à ce qu’il ait atteint la grandeur convenable.

     Lorsque le petit a grandi, maman aigle commence à être plus ferme afin que ses petits ne ressemblent pas à des poulets. Elle pense qu’il est juste qu’ils ne soient pas prisonniers de la terre. Ce sont des aigles et elle sait qu’ils sont des aigles.

     Ainsi fait l’Aigle-Jéhova. Il ne veut pas faire de nous des poulets ou des poussins de basse-cour, mais Il veut faire de nous des aigles qui puissent s’élever dans l’azur car, selon cette nature mise en nous, nous devrons vivre là-haut, là où nous sommes libres. “Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres” (Jean 8.36). C’est pourquoi nous désirons aller là-haut.

     Puis vient le temps où il faudra quitter le nid et, j’ai observé cela moi-même un grand nombre de fois, la vieille mère aigle se tient là sur le bord de son nid. Je l’ai aussi souvent entendu pousser son cri dans la chaleur des rayons du soleil, un cri presque semblable à celui d’un bébé. La mère aigle est plus grande que le père aigle et, quand elle écarte ses ailes, elle peut avoir une envergure de 14 pieds (environ 4,50 m.) mesurés de la pointe d’une aile à la pointe de l’autre aile complètement étendue.

     Ainsi donc, elle se tient là, sur le bord de son nid, et elle étend ses grandes ailes au-dessus de lui tout en poussant des cris aigus. Les premières fois qu’elle le fait, les petits aigles sont tellement surpris qu’ils tombent à la renverse. Mais elle le fait avec une intention bien précise et elle renouvelle ce manège un grand nombre de fois. Pourquoi le fait-elle? C’est pour les entraîner à entendre sa voix. “Et mes brebis connaissent ma voix”. Elle désire qu’ils sachent reconnaître son cri lorsque le temps de l’appel sera venu et c’est pour cette raison qu’elle crie. «Je désire que tu connaisses chaque note de ma voix», semble-t-elle dire, «car il y en a un grand nombre qui ne font que remuer de la boue et je désire que tu saches que tu es un aigle et aussi que tu connaisses qu’elle est la voix de l’aigle et quel en est le son». Puis elle étend ses grandes ailes et dit: «Regarde ici, j’ai l’intention de te faire faire ton premier vol, mais auparavant je désire que tu voies combien je suis grande».

     Oh! combien il est doux de se rappeler pendant les temps d’épreuves, lorsque la maladie nous frappe sur le dos, que nous pouvons alors regarder en haut et accrocher notre regard à ces deux grandes ailes de Jéhova, l’Ancien et le Nouveau Testament, et proclamer: «Comme Tu es grand, Seigneur, comme Tu es grand!».

     Oh! comme elle aime leur montrer: «Voyez combien je suis forte, écoutez ma voix». Comment donc un prédicateur pourrait-il venir dire que cet aigle n’a pas toujours le même cri? Or nous le savons: “Il est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement”.

     Dans l’Ancien Testament il est dit: “Je suis Jéhova, l’Eternel. J’ai ouvert la mer Rouge. J’ai fait sortir les jeunes Hébreux hors de la fournaise ardente. Je suis aussi Celui qui a ressuscité le Fils de Dieu”. Alléluia! “Je suis Celui qui a envoyé le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte”.

     En regardant à travers Ses grandes ailes, ne discernez-vous pas tout cela qui fait en même temps vibrer votre coeur? Les petits aigles disent: «Oh! nous croyons réellement en Toi, Tu es grand et puissant».

     Et que dire si nous nous mettons à considérer le système solaire? Il y a quelques temps déjà j’étais sur le mont Palomar où, par le moyen du télescope géant, on peut voir l’espace à des centaines de millions d’années-lumière. Pouvez-vous vous représenter combien cela fait de kilomètres quand on pense à la vitesse à laquelle la lumière voyage? Ici, nous voyons des espaces où il faut 120 millions d’années à la lumière pour nous parvenir d’eux et, au-delà, il y a encore toujours des étoiles, des astres et des mondes. «Comme Tu es grand, comme Tu es grand!».

     Ainsi ces petits d’aigle commencent à regarder tout autour d’eux et s’écrient: «Comme Tu es grand».

     Voici une fleur: elle meurt, elle tombe dans le sol, mais bientôt la voici qui renaît à nouveau. «Comme Tu es grand».

     Voici maintenant un pauvre vieillard atteint du cancer; il n’est plus que l’ombre de lui-même, mais une prière est faite à son égard. Peu de temps après, vous le voyez complètement transformé et vous avez devant vous un homme grand avec un visage resplendissant. «Comme Tu es grand, comme Tu es grand!».

     Voyez maintenant cette pauvre et misérable femme dans la rue à laquelle même un chien ne prêterait aucune attention. Tout à coup la puissance de Dieu capte son attention et elle-même s’écrie: «Comme Tu es grand». Alors elle laisse de côté tout son fardeau et ses péchés qui l’avaient enlacée si facilement. La première chose que vous remarquez en la voyant c’est l’impression de sainteté qui se dégage de sa personne. Elle a des traités évangéliques dans sa main et fait une oeuvre bénie.

     Voyez ce vaurien au coin de la rue, cet homme dépravé. Qu’il puisse seulement lever les yeux et voir «comme Tu es grand» et celui qui ne passait son temps qu’à vendre du whisky, à boire, à fumer cigares et cigarettes en mentant à longueur de journée, voyez-le tout à coup dans la rue, une Bible sous son bras, rendre témoignage à la gloire de Dieu. «Comme Tu es grand!».

     Laissez donc une fois Dieu étendre au-dessus de vous son Nouveau et son Ancien Testament. Regardez-Le au travers de ces pages et voyez-Le tel qu’Il est. Vous entendrez alors une voix criant à travers elles: “Le même hier, et aujourd’hui, et éternellement. Ce que J’ai fait pour eux, Je veux le faire pour toi. Je suis le même. Moi, Jéhova, je ne change pas”. En cet instant-ci, je me sens vraiment plein de ferveur! Oh! combien je sais que c’est la vérité!

     Ainsi, cette mère aigle est bien déterminée à faire en sorte que les petits aiglons ne deviennent pas des poulets. Savez-vous maintenant ce qu’elle va faire? Après s’être montrée fièrement à ses petits sur son nid, elle leur dit: «Regardez, mes chers petits. Après avoir vu combien j’étais grande, vous allez apprendre à me croire. Je m’en vais vous prendre quelque part où vous pourrez croire en moi». Comment puis-je savoir si Dieu n’a pas envoyé cet après-midi tous ces gens malades dans ce but-là? Allez donc à un endroit où le Dr…, mais vous dites: «Je suis chrétien, frère Branham, j’ai reçu le Saint-Esprit, et voici que je suis souffrant».

     Etes-vous sûr que Jéhova ne va pas vous faire voir au travers de ses ailes comme Il est grand? «Vois, comme Je suis grand! Je m’en vais faire quelque chose pour toi, de telle sorte que tu vas croire en Moi». Vous y voilà. «Mais Je désire que tu saches ce que tu dois croire en premier. Vois-tu mes grandes ailes?».

     Mais après quelques jours, il y aura de nouveau du changement. Tant que le nid était douillet, ces aiglons ne voulaient pas le quitter c’est évident. Savez-vous alors ce que fait la mère? Elle commence à enlever les fourrures et les feuilles douces qui tapissaient le fond et les bords du nid et elle jette tout cela hors de celui-ci. Elle le fait dans un but précis: ils ne doivent pas s’accoutumer à la mollesse du monde.

     C’est aussi ce que Dieu fait quelquefois pour nous. Vous pensez peut-être à quelque chose de grand ou de glorieux, mais ne regardez pas à cela, car vous seriez à des millions de kilomètres de l’esprit de Pentecôte. Les gens de la première Pentecôte ne regardaient pas aux choses faciles. Ils vendaient ce qu’ils avaient pour le donner aux pauvres et s’en allaient pour être seuls avec Christ. Mais, aujourd’hui, on aime mieux être tout d’abord possesseur de voitures avant d’être spirituel. Que s’est-il passé? Quelque chose ne joue pas quelque part. On recherche souvent le chemin le plus facile avec le Seigneur et, fréquemment, en faisant profession de marcher avec Lui on se trouve au-dessous des circonstances. Les gens ont peur de la nouvelle naissance. C’est là le point crucial. Ils ont peur de naître de nouveau!

     Chacun sait ceci: Toute naissance est une circonstance difficile. Que celle-ci ait lieu dans une étable, que cela ait lieu dans une demeure modeste ou, au contraire, dans une chambre d’hôpital riche et bien décorée, dans tous les cas une naissance semble tout d’abord être comme une sorte de gâchis. Or les gens ne veulent pas être mêlés à un gâchis, mais je vous le dis: «Je ne désire pas rencontrer Dieu selon mon idée. Je désire avoir part à la nouvelle naissance selon le plan de Dieu. Peu m’importe si je dois crier, hurler, parler en langues, ou faire quoi que ce soit. Je ne veux même pas savoir combien de voisins parlent à mon sujet, je veux simplement naître de nouveau. Peu m’importe dans quelles conditions et si je dois faire fi de toute réputation, de toute façon je n’en ai pas à défendre. Pour ma part, je n’avais rien de tel à laisser de côté, car je n’avais ni prestige, ni réputation et je n’avais littéralement rien à moi lorsque j’ai commencé. Mais malgré tout je ne m’inquiète de rien, je suis prêt à perdre toutes choses et même à devenir un insensé pour la cause du royaume de Dieu. Que l’on m’appelle mômier ou spiritualiste, démon ou faiseur de transmission de pensées, je ne m’inquiète pas de ce qu’ils disent, je ne désire que Jésus. C’est mon seul but et je désire Le rencontrer sur Son plan à Lui. Non par rapport à ce que je pense être juste ou que d’autres pensent être juste, mais je désire être là où Dieu lui-même dit que c’est juste. Et s’Il dit qu’Il est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement, je désire Le voir sur ce plan-là. Même si j’avais à prêcher l’Evangile à un rassemblement de gens très bien, et moi-même n’ayant à manger que des biscuits de mer secs et que de l’eau claire à boire, je resterais malgré tout fidèle à l’Evangile. Je désire apporter Christ sur le plan où Il se tient Lui-même».

     Cette mère s’affaire donc dans son nid çà et là et elle jette par-dessus bord tout ce qui en faisait la douceur. Ainsi, chaque fois que ces petits aigles cherchent à se coucher au fond de leur nid, ils ne rencontrent plus que des brindilles dures et des bouts de branches peu confortables. Ils sont en train d’apprendre une autre leçon.

     — Oh! dites-moi, est-ce vous qui avez accepté le salut l’autre soir?

     — Oui, oui, en effet, c’est bien moi.

     — Oh! comme j’en suis heureux!

     Mais au moment où vous commencez à vivre réellement cette vie, immédiatement vous entendez dire autour de vous: «Ah! voilà de nouveau un mômier. Oh! je vois bien à quel groupe vous vous rattachez…», etc.

     Ainsi vous le voyez, Il vous laisse vous blesser quelque peu, car Il ne désire pas que vous vous accoutumiez aux manières de ce monde. Tout comme cette mère aigle ne désirant pas avoir des aiglons élevés comme des poulets. Elle désire, au contraire, les voir bientôt capables de sortir de ce nid. Peu importe en définitive qu’ils soient sur un roc ou quelque endroit très bien en lui-même, elle a encore quelque chose de mieux en réserve pour eux. Dieu aussi a quelque chose de meilleur en vue pour l’Eglise. Ne vous contentez pas simplement de vous persuader vous-mêmes: «Je suis quelqu’un de la Pentecôte».

     Un jour, quelqu’un m’a dit: «Frère Branham…». c’était un homme d’un certain âge, de l’Arkansas, qui avait été guéri. Auparavant, il vendait des crayons et des porte-plumes dans les rues des années durant et voici, l’autre jour, on le vit se promener de long en large avec ses béquilles qui lui étaient devenues inutiles et avec un grand écriteau où il était écrit: «Je n’en ai plus besoin depuis que j’ai rencontré Jésus». Cet homme vint donc un soir à la réunion et là, dans l’auditorium Robinson à Little Rock, il m’interrompit alors que j’étais en train de prêcher: «Pardon, juste une minute frère Branham. Vous savez que lorsque vous prêchez (il était de la secte des nazaréens), vous prêchez tout à fait comme un nazaréen et pourtant j’ai remarqué que la plupart des gens qui sont ici sont des pentecôtistes; or voici quelqu’un qui me dit que vous êtes baptiste. Alors je ne comprends plus!». «Oh!», lui répondis-je, «c’est bien facile, je suis un pentecôtiste-nazaréen-baptiste». Oui, c’est exactement cela, parfaitement!

     Oh! frères, je voudrais maintenant vous parler de ces marques faites au fer rouge que porte le bétail dans les ranches. Lorsque nous avions conduit le bétail sur la montagne, j’avais ensuite l’habitude de m’asseoir sur une vieille selle en corne et j’observais le garde forestier qui surveillait l’arrivée des troupeaux. Nos bêtes étaient marquées avec un signe à trois branches et celles de Grimes l’étaient avec un signe en forme de T. Beaucoup de bêtes avec différentes sortes de marques passèrent. Le garde ne faisait pas tellement attention à la forme de la marque, mais bien plutôt à ce que les bêtes aient effectivement cette marque de sang sur leur peau.

     C’est aussi ce à quoi Dieu regarde. Il veille à la marque du sang, mais ne prête pas tellement attention au genre de marque que vous portez. Pourquoi? Rien ne pouvait entrer dans ce pâturage sauf les bêtes reconnues comme pur sang, ce qui était attesté par leur marque.

     Et ne pourront franchir les portes des cieux que ceux nés de nouveau par le sang de Jésus-Christ. Je ne me préoccupe pas de ce que vous faites, de votre capacité intellectuelle, si vous êtes un bon prédicateur ou un bon membre d’Eglise, car à moins que vous ne soyez né par le sang de Jésus-Christ, avec une marque de sang sur vous, vous n’entrerez jamais. C’EST LA SEULE CHOSE A AVOIR, MAIS ELLE EST INDISPENSABLE. “Quand je verrai le sang, je passerai par-dessus”. C’est tout. Il ne vous laissera entrer que si la marque du sang est en ordre. Dieu prendra garde à ce que le sang de Son propre Fils soit sur l’Eglise.

     Ainsi, la vieille mère aigle est vigilante envers ses petits aigles et pourtant ils ne peuvent même plus se reposer: partout il n’y a plus que des épines, des épines, et encore des épines. Mais il y a encore une autre chose qui doit être faite avec cette Eglise de Pentecôte dans ce nid-là, afin qu’ils ne se sentent pas comme liés au nid. Une fois encore, ce n’est pas pour le plaisir de jeter la pierre contre les organisations — et je voudrais que vous le compreniez — bien mais j’essaie simplement de dire: «Faites en sorte que ce ne soit pas un lieu qui vous arrête dans votre marche». Vous êtes braves et, en un sens, j’aime bien les organisations et je suis de coeur avec elles… Oui, parfaitement, car c’est dans leur milieu que je suis né, moi aussi. Seulement ne vous arrêtez pas à cela, ne vous laissez pas entraver par cette organisation. Continuez simplement avec Dieu jusqu’au point où vous pourrez faire votre premier vol.

     Savez-vous quelle prochaine chose a décidé la vieille mère aigle avant de faire faire une petite expérience à ses enfants? Alors qu’ils pensaient se rattacher à une Eglise ou à quelque chose de bien, voilà que cela commence à crocher, quelque chose ne va pas. La vieille mère aigle s’est plantée sur le bord de son nid et, considérant ses jeunes depuis là-haut, elle constate qu’ils ont une quantité de leurs toutes premières plumes — celles du premier âge — qui tombent et sont mêlées aux autres. Elle sait que si elle prend ses petits avec elle dans les airs avec ces plumes folles, ils se briseront la nuque. Et moi je vous dis que si l’Eglise de la Pentecôte ne reçoit pas un bon coup de balayage, ses membres risquent également de se casser le cou eux aussi. Souvenez-vous bien de cela: il y a beaucoup trop de ces plumes folles, d’où proviennent bien des ennuis!

     Savez-vous ce qu’elle fait? Elle se place sur un point élevé du nid et elle commence à battre vigoureusement l’air de ses deux grandes ailes. Ce qui fait un peu le même effet que si vous vous trouviez derrière un avion à réaction avant son décollage… Par ce violent courant d’air, toutes ces plumes folles sont vigoureusement chassées du plumage des jeunes aiglons. Je vous le répète encore, l’Eglise a un urgent besoin aujourd’hui que le nid soit secoué par un vent puissant qui emporte toutes les choses du monde hors de l’Eglise de la Pentecôte, afin que le vol individuel puisse avoir lieu.

     Nous avons besoin d’un autre Evangile, celui du bon vieux temps, du Saint-Esprit, d’un réveil venant de Dieu et envoyé par Lui, c’est parfaitement exact. Nous n’avons pas besoin d’un nouveau président. Nous en avons déjà eu un, présentant bien. Nous n’avons pas davantage besoin de nouveaux maires dans nos cités, ce qu’ils nous faut ce sont des ministres de l’Evangile capables d’apporter un message à l’Eglise et de la ramener à nouveau à la Pentecôte, de la ramener tout à nouveau à l’expérience de cet aigle. Voilà ce dont l’Eglise a besoin. Vous ne désirez pourtant pas être des poulets! Vous êtes des aigles et devez prendre une nourriture d’aigle.

     Ainsi elle se tient là, s’efforçant d’éloigner absolument toutes ces vieilles petites plumes de bébé de leurs corps avant qu’ils puissent prendre leur vrai premier vol. Seulement après, elle se lève et commence à lancer des cris, s’apprêtant à leur faire accomplir leur première expérience. Elle étend ses larges ailes de 14 pieds vers le fond du nid et alors ses petits aiglons s’accrochent à ses plumes et montent sur son dos: par son cri elle leur parlait, ils ont entendu et compris sa voix. Ils ont aussi appris à avoir confiance en elle.

     «Attention, enfants, je m’en vais maintenant vous donner votre premier vol individuel». Chacun d’eux est donc monté, a pris sa place et par ses petites pattes s’accrochent vigoureusement aux fortes plumes de son corps. Ils s’y accrochent d’ailleurs même avec leur bec, de toutes leurs forces. Ces plumes sont fixées si solidement à son corps que nul ne peut les en arracher, ainsi les petits ne risquent rien. La vieille mère donne ensuite quelques coups d’ailes et s’envole du rocher. Elle s’en va, cinglant loin dans la profondeur de l’azur, toujours plus haut. Les petits sont maintenant dans une situation qu’ils n’avaient encore jamais connue. Pour eux ce sont vraiment des instants merveilleux et exaltants.

     Cependant, quelle chose inattendue va-t-elle faire maintenant? Elle va se retourner d’un coup et, par quelques secousses supplémentaires, les précipiter dans le vide! Ils sont des aigles et doivent savoir voler. Oui, réellement, après une bonne secousse, ils se trouvent comme livrés à eux-mêmes. Mais elle leur crie seulement: «Tout est bien, mes enfants, vous êtes des aigles, volez!».

     Tant que vous direz: «Pour moi tout va bien, j’appartiens à cette Eglise et je ne comprends rien du tout à ce que vous me racontez», jamais vous ne serez capable de voler. Vous avez besoin d’être une bonne fois comme éjecté dans les airs. Et voici que ces petits d’aigle commencent à voler. Leur mère leur crie encore: «Enfants, ouvrez vos ailes. Développez votre petite foi, montez et descendez. Vous êtes assez haut pour n’avoir pas à craindre de heurter le sol».

     Elle les surveille de loin en planant en long et en large, et eux sont aussi heureux que des chrétiens pendant un réveil de Pentecôte. Ils volent de droite et de gauche, puis l’un au-dessus de l’autre et mettent toute leur énergie dans leurs premiers exercices de vol. Ils sont sans crainte, car ils ont une confiance suprême en leur mère qui veille attentivement sur eux.

     Si l’un de ces petits aigles perd son assurance et se trouve en détresse, elle s’élance juste au-dessous de lui, le rattrape et, le replaçant sur son dos, elle le porte comme tout à nouveau dans la grâce — en fait il ne s’agit pas ici d’un enseignement baptiste, mais c’est la Bible qui dit cela — elle le ramène donc en haut puis, se retournant encore une fois elle lui communique un nouveau départ. Amen!

     Ces aigles ont une grande confiance en leur mère, une confiance suprême, car ils savent qu’elle est prête à les aider et à les ramener à nouveau en haut. Portés sur des ailes d’aigle, amenés là-haut, puis secoués loin de leur support pour pouvoir reprendre un nouveau départ. «Si j’ai trébuché ou si j’ai failli, ô Seigneur, relève-moi, afin que je puisse recommencer à nouveau!».

     Repartir à nouveau. Oui, Dieu veut vous élever derechef et vous prendre un moment là-haut, vers Lui. Ensuite vous aurez l’impression d’être comme rejetés une fois encore, mais essayez alors de prendre votre équilibre vous-mêmes, essayez de planer jusqu’à ce que vous ayez appris à voler. Oh! mais vous, pauvres poulets, vous ne connaissez sûrement rien de semblable à cela. En effet, un poulet ne peut rien connaître de tel parce qu’il n’a jamais été porté aussi haut, ni aucun de ses ancêtres d’ailleurs. Voici tout ce qu’il connaît: «Joignez-vous à une Eglise et asseyez-vous… dans le poulailler». Il n’en sait pas beaucoup plus que ce qu’il voit autour de lui.

     Un jour, un homme décida de faire couver une poule, mais il estimait qu’il n’y avait pas assez d’oeufs sous elle. Au cours d’une de ses promenades, il avait trouvé un nid d’aigle et, en y pénétrant pendant l’absence de la mère, il en prit un oeuf. Il l’ajouta à ceux qui étaient sous la poule. Quand les oeufs furent éclos et que les poussins sortirent, ce petit aiglon était vraiment drôle à voir au milieu des autres poussins. Et ça se passe aussi de cette manière-là dans les communautés: quelqu’un se trouve différent des autres. C’était vraiment un drôle de compagnon. Il ne comprenait pas les gloussements de la poule, tantôt sur le tas de fumier, tantôt dans la cour de la ferme… «Nous pensons organiser un grand souper collectif pour ce soir. Nous allons faire ceci et cela». Oui, c’est réellement ainsi : «cotte, cotte, cotte» — le temps des miracles est passé — des choses telles que la guérison divine ce n’est plus pour aujourd’hui — «cotte, cotte, cotte». Ainsi ils mangent toute la journée cette nourriture souillée, parsemée de parties de plaisirs et de sorties en groupes, en tenue légère, le tout assaisonné de spectacles divers, télévision et autres, etc. Mais ce petit-là était un aigle et toutes ces choses ne lui convenaient pas du tout, son coeur se soulevait à leur odeur.

     «Oh! jamais je ne pourrai le faire» et il marchait en rond de-ci, de-là. Oui, il avait l’air d’être un bien curieux compagnon et lui-même pensait: «J’ai sûrement l’air de passer pour un canard un peu fou au milieux de ceux-ci».

     Mais moi je vous dis une chose, frères: Lorsqu’un homme est né pour être un enfant de Dieu, les vieux credo et les dénominations ne lui donneront jamais satisfaction, absolument pas. Et toutes ces choses du monde que les Eglises modernes d’aujourd’hui mêlent à leur activité (sports, musique, récréations les plus diverses) finissent dans la tristesse, car on se demande: «Où est Dieu là-dedans». En effet Dieu, attristé, se retire d’eux de plus en plus. Parfaitement, c’est l’exacte vérité! Les poulets aiment ce genre de choses, mais pas les aigles, car ce n’est pas une nourriture d’aigle.

     Pour notre jeune compagnon, les jours se succédaient, tous pareils, chacun regardait autour de lui et la mère poule grattait de-ci, de-là. Sitôt une chose déterrée, les voilà qui se précipitaient tous dessus: «Oh! très bien, viens avec nous, joins-toi à nous». Mais lui, il est une personne séparée, oui parfaitement, toute cette nourriture dégoûtante ne lui dit vraiment plus rien du tout. Elle n’a pour lui aucune saveur ni même une odeur agréable et dans cette atmosphère qu’il sent autour de lui il ne se sent pas à l’aise. Il l’aime de moins en ni moins.

     Or voici qu’apparut un jour la vieille mère aigle qui était toujours à sa recherche — elle avait bien remarqué un jour qu’on lui avait volé un de ses oeufs. Elle volait au-dessus du poulailler, regardant là-dedans. Voyant l’un de ses petits elle jeta son cri en s’exclamant: «Eh! mon enfant, tu n’es pas un poussin, tu es à Moi». Aussi lorsqu’il entendit cette voix-là, il regarda en haut. Voici enfin un son agréable à son oreille, car sa nature était celle d’un aigle. Sa nature…

“Jésus-Christ le même hier, et aujourd’hui, et éternellement”.

“N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde, car si vous le faites, l’amour de Dieu n’est point en vous”.

     — Amen! répondit-il. Voilà qui sonne très bien…

     — Quand je reviendrai, mon bien-aimé, tu pourras t’élancer. La seule chose que tu aies à faire est d’ouvrir tes petites ailes de foi et cela suffira pour t’entraîner.

     — Mais comment pourrais-je sortir d’ici?

     — Ouvre simplement tes ailes, c’est tout ce qu’il faut. Fais simplement agir ta foi, élance-toi simplement au-dehors et attends-toi à pouvoir voler, parce que tu es un aigle dès le commencement. Ouvre tes ailes.

     Elle tournait donc en volant au-dessus de la cour. «Tu as bien l’air d’un des miens, lors même que tu te trouves là», lui dit-elle encore. Alors le jeune aiglon sauta sur ses pattes en se balançant quatre ou cinq fois d’avant en arrière tout en battant des ailes. Puis, tout à coup, ses pieds quittèrent le sol. Mais voilà que le petit aigle au lieu de poursuivre son vol se posa sur le sommet d’un toit au milieu du poulailler comme s’il voulait considérer une fois encore cette grande dénomination. Alors la mère aigle fit à nouveau un vol circulaire et, le voyant encore tout éclaboussé de la boue du poulailler (d’autres par ailleurs ont sur eux également les éclaboussures du monde dans leur aspect extérieur, cheveux, habits ou visage, etc.) lui dit: «Mon cher, tu ressembles plus à un busard de Pentecôte qu’à un aigle de Pentecôte. Il faudra que tu te nettoies un peu mieux que ça si tu veux que je puisse m’approcher de toi». Tout cela est exact.

     Je ne voudrais pas vous bousculer dans vos sentiments, mais j’aimerais pourtant essayer de tailler et arracher quelque chose de vous. Laissez-moi vous le dire, frères, ce dont une Eglise de Pentecôte a besoin c’est d’une purification complète qui puisse se propager depuis la chaire jusqu’au dernier banc. C’est pourtant vrai, car nous laissons souvent de côté ce qui est le plus important. Il n’est pas étonnant que nous ne puissions pas avoir de réveil alors que nous mangeons de la nourriture bonne pour les vautours, demeurant chez nous le soir à regarder notre émission favorite à la télévision, au lieu de nous joindre à ceux qui se réunissent pour prier selon le Seigneur. Encore une fois, et au risque de me répéter, je persiste à soutenir: tant que les femmes continueront à porter ces vêtements-là et que les hommes ne renonceront pas à leurs parties de plaisir où ils boivent ensemble en faisant des plaisanteries douteuses et d’autres choses semblables, Dieu ne se manifestera jamais au milieu de gens ayant un tel état d’esprit.

     Vous pouvez faire partie de la plus grande Eglise qu’il y ait dans ce pays et avoir à votre disposition le plus d’argent possible, tout cela n’a pas d’importance. Vous pouvez également essayer de vous associer avec ce que l’on nomme «des gens d’un certain niveau intellectuel», porter des habits d’un genre plus distingué mais, frères, ce que Dieu désire ce sont un coeur et des mains purs. Il désire également une Eglise purifiée, car alors seulement Il peut se montrer tel qu’Il est. Lorsque Dieu étend Ses grandes ailes et montre par Sa puissance qu’Il est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement, alors les aigles de Sa propre race diront aussi: «Oui Seigneur, c’est aussi ce que je désire. Je combats pour cela et je veux y arriver». Certainement, Il est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement.

     Une fois encore, ce dont l’Eglise de Pentecôte a besoin c’est d’être complètement purifiée. Si vous aimez le monde ou les choses qui sont dans le monde, l’amour de Dieu n’est point en vous. Je le sais, frères, certains sont malades d’entendre cela et peut-être en est-il de même pour vous.

     Je me rappelle encore très bien, alors que nous étions petits et habitions dans le sud, ma mère nous préparait, tous les samedis soirs, un bain dans une vieille et grande seille en bois de cèdre. Après y avoir versé de l’eau, elle nous appelait les uns après les autres pour nous donner notre bain. Comme j’étais le dernier des dix et que nous étions pauvres, la même eau servait pour tous; on la réchauffait juste de temps en temps un petit peu. Comme nous étions très pauvres, au lieu d’avoir des galettes avec des morceaux de lard dessus, nous devions nous contenter d’une sorte de pain fait avec de la farine pétrie avec de la graisse bon marché. Avec cela, nous avions comme légumes des pois noirâtres, des navets de couleur verte et du pain noir. Quand nous avions des troubles d’une sorte ou d’une autre, chaque samedi soir, notre mère nous donnait, en outre, une ration d’huile de castor. Maintenant encore lorsque je sens une telle odeur je ne peux pas y tenir. Comme je m’approchais en me pinçant le nez et que je disais: «Maman, ne me la donne pas, non je ne peux vraiment pas la supporter!», elle me répondait, bien à sa façon: «Mon fils, si cela ne te rend pas malade, cela ne te fera aucun bien».

     C’est aussi la manière dont je dois prêcher cette parole. Elle semble d’abord vous faire plus de mal que de bien, mais elle s’apprête à faire bien fonctionner votre appareil gastronomique spirituel, sinon cela ne vous fera aucun bien. C’est exact, car la Parole vous rend libres, réellement libres.

     Le croyez-vous? L’Eglise a besoin d’un réveil du Saint-Esprit. Il y a un urgent besoin que la maison soit nettoyée. Or, ceux-là sont des aigles et ne les nourrissez pas avec la nourriture bonne pour des poulets. Il faut qu’ils sortent et aillent là où ils peuvent voler, sinon ils mourront. C’est tout. Et Dieu veillera sur Son héritage. Il n’est jamais trop éloigné, mais suffisamment proche pour vous élever plus haut. Croyez-vous cela?

     Inclinons maintenant nos têtes pour un moment de prière. Combien d’entre vous voudraient réfléchir en cet instant et dire: «Seigneur, aie pitié de moi. Donne-moi des pensées et des désirs dignes d’un aigle. Donne-moi la vie de l’aigle. Laisse-moi voler dans l’air bleu, là-haut, Seigneur, là où toutes choses sont possibles pour celui qui croit. Suscite la foi en moi et que mes ailes puissent croître ainsi que les muscles qui les font se mouvoir, jusqu’à ce que je puisse réellement voir Jésus». Oh! que Dieu vous bénisse!

     «O! Père céleste, le message peut avoir un caractère critique. Tu le sais, je ne cherchais pas cela, mais j’ai voulu faire connaître à ces gens ce que Tu essaies de faire, je le crois, pour secouer l’Eglise, ce grand héritage des Tiens, cette grande Eglise de la Pentecôte. Mais aussi grande qu’elle soit, je sais que Tu as répandu Tes dons tout autour d’elle avec toutes sortes de signes et de miracles, mais pourtant ils restent assis en arrière, ayant l’air d’être parfois comme des poulets. O! Seigneur, fais-leur voir qu’ils sont des aigles, qu’ils peuvent voler, qu’ils ont à faire agir leur foi et à s’envoler loin de tout cela, de toutes ces vieilles redites telles que: ‹Ça ne peut plus se produire ainsi actuellement, il n’y a rien du tout là-dedans…›».

     «O! Dieu, bénis je Te prie chaque personne qui se trouve ici cet après-midi et fais que chacun se trouve comme étroitement protégé sous les ailes de Jéhova. Accorde-le moi, Père, je Te le demande au Nom de Ton Fils Jésus. Amen».

     Nous aurons maintenant notre chaîne de prière, afin que nous puissions sortir à l’heure. Je désire que vous ayez part au rassemblement de l’Eglise ce soir. Que Dieu vous bénisse, car je sais que vous aimez le Seigneur, n’est-ce pas? Chantons encore une fois ce refrain comme je l’ai entendu à Tulsa dans un important groupement:

Oh! je l’aime, oh! je l’aime,
Car Il m’a aimé le premier.
Il pourvut à mon salut sur le bois du Calvaire.

     Restons dans l’adoration devant Lui et inclinons nos têtes en élevant nos mains pendant que les gens se rassemblent en silence maintenant [frère Branham fait l’appel de la ligne de prière — N.d.E.].

     Combien de groupes de gens y a-t-il, spirituellement parlant, actuellement sur la terre? Il y en a trois: Sem, Cham et Japhet ou comme on peut les désigner aussi: les Juifs, les Gentils et les Samaritains qui sont à moitié Juifs et Gentils. Avez-vous déjà remarqué cela? Combien d’entre-vous savent que Jésus donna les clés de la Pentecôte à Pierre? C’est pourtant vrai. Avec ces clés, il ouvrit premièrement, à Jérusalem, le royaume aux Juifs. Est-ce exact?

     Puis Philippe fut envoyé et baptisa des gens à Samarie. Ceux-ci reçurent le Saint-Esprit, mais s’il vint sur eux, c’est parce que Pierre avait les clés: il avait été envoyé vers eux et leur imposa les mains. Et après, là, dans la maison de Corneille, qui fut à nouveau appelé à se tenir vers eux? De nouveau Pierre. Depuis lors, il n’est plus fait mention de quoi que ce soit à ce sujet-là dans les Actes des Apôtres. Vous voyez que toutes les générations, toutes tribus de la terre, avaient reçu l’Evangile ouvertement, typifiées en cela par Sem, Cham et Japhet.

     Maintenant faites attention, je voudrais encore vous faire remarquer quelque chose. Actuellement, il y a deux classes de gens, comme deux tribus cherchant un Messie. Qui sont-ils? Jadis, ce furent les Juifs et les Samaritains. Nous, Anglo-Saxons, faisions partie des Gentils. Avant d’avoir reçu l’Evangile, jadis nous formions un groupe de peuples adorateurs d’idoles, mais nous ne cherchions ni n’attendions aucun Messie. C’est aussi la raison pour laquelle il n’en est venu aucun à nous. En effet, il apparut à ceux qui Le cherchaient, qui L’attendaient. Combien parmi vous croient cela?

     Ensuite ils rejetèrent leur Messie, mais souvenez-vous qu’Il vint d’abord vers les Juifs. Quel signe par excellence leur montra-t-Il? Il connaissait le secret de leurs coeurs. Mais que dit alors l’Eglise orthodoxe de son temps à Son sujet? “C’est Béelzébul, un diseur de bonne aventure, un devin”. Jésus avait dit: “Je vous pardonne ces paroles, mais un jour le Saint-Esprit viendra pour faire ces mêmes choses, mais à qui parlera contre Lui, il ne sera jamais pardonné ni dans ce monde, ni dans le monde à venir”. Est-ce exact?

     Maintenant j’attire encore votre attention. Il accomplit ce signe devant les Juifs et également devant les Samaritains, mais Il ne l’accomplit jamais devant les Gentils. Vous ne trouverez nulle part mention d’un seul cas semblable, absolument pas. Cependant, avant de les quitter, Il parla à la Samaritaine — cette femme que nous appelons prostituée. Mais elle en savait plus au sujet de Dieu que la moitié de tous les prédicateurs des Etats-Unis. Ils sont tellement intellectuels qu’il n’y a même plus de place en eux pour un Esprit surnaturel. Et pourtant beaucoup d’entre eux sont réellement de bons chrétiens, des frères exceptionnels. Mais un plus grand nombre encore sont comme des poulets.

     Ainsi cette femme était là, vers le puits. Il avait renvoyé ses disciples et Il s’était assis là parce que les gens de Samarie attendaient quelque chose. Combien d’entre vous savent que les Samaritains attendaient le Messie? Vous ne le croyez pas? Eh bien, relisez encore une fois attentivement l’Evangile de Jean au chapitre 4. Une femme de Samarie était venue à ce puits et Il lui dit… [pendant la prédication, frère Branham s’interrompt de temps en temps pour appeler un nom dans la ligne de prière des personnes qui se sont avancées, puis il reprend le développement du message — N.d.T.].

     … Ainsi, Il était assis au bord du puits alors que ses disciples s’en étaient allés et voici qu’une femme d’aspect encore agréable s’approcha ayant une cruche sur sa tête. Alors qu’elle avait attaché une corde à son récipient et qu’elle le faisait descendre pour avoir de l’eau, elle entendit quelqu’un lui dire: “Donne-moi à boire”. Regardant autour d’elle, elle vit un Juif. Il avait juste trente ans, mais l’Ecriture dit qu’il paraissait en avoir cinquante. Combien d’entre vous ont déjà pensé à cela?

     “Tu n’es pas un homme âgé de plus de cinquante ans et tu prétends avoir vu Abraham”. Il répondit: “Avant qu’Abraham fût, JE SUIS”. C’est pourtant vrai, ils ont bien dit: “Tu n’es pas âgé de plus de cinquante ans” (Jean 8.58).

     Ainsi je les vois comme dans un tableau, assis sur le bord de ce puits et Il lui dit: “Donne-moi à boire”. Là aussi régnait une sorte de ségrégation telle que nous la connaissons chez nous entre gens de couleur et les blancs. Elle lui dit: “Ce n’est pourtant pas la coutume que toi, Juif, tu me demandes à moi, femme de Samarie…”.

     — Femme, lui répondit-Il (attention, écoutez bien) si tu connaissais qui est Celui qui te parle, si tu Le connaissais, tu m’aurais toi-même demandé à boire et je t’aurais donné de l’eau, en sorte que tu ne viennes plus puiser ici.

     — Mais, dit-elle, le puits est profond et tu n’as rien pour puiser… Et la conversation continua. Or que fit-il donc?

     Il contacta son esprit à elle. C’est d’ailleurs un peu la même chose que je suis en train de faire ce soir avec vous tous, essayant ainsi de capter votre attention. Puis il continua: “Donne-moi à boire”. Et la conversation reprit jusqu’à ce qu’Il mette en évidence le point caché qui la tourmentait. Combien d’entre vous savent ce que c’était? Elle vivait dans l’adultère. Il lui dit: “Femme, va chercher ton mari et viens ici”.

     — Mais, je n’ai pas de mari!

     — C’est exact, tu en as eu cinq et celui avec qui tu vis maintenant n’est pas ton mari.

     Or cette femme, dans la condition qui était la sienne (étant une prostituée elle était un objet d’infamie parmi le peuple) entendit résonner en elle la voix de l’Ecriture. Elle ne lui donna pas le titre que les prédicateurs, docteurs de la loi blessés dans leur amour-propre lui décernèrent: “Béelzébul, diseur de bonne aventure, démon”. Chacun parmi nous sait que dire la bonne aventure (ou divination) vient du diable. Or qu’est-ce qu’un diseur de bonne aventure? C’est un homme perverti.

     Le diable ne peut pas créer quoi que ce soit. S’il était un créateur, il aurait pu se créer un monde pour lui-même. Mais la seule chose qu’il ait faite c’est de pervertir ce que Dieu avait créé. Pouvez-vous saisir cela? Ce que je dis peut paraître bizarre à un auditoire non averti. Un homme peut épouser une femme et vivre avec elle comme étant sa femme, et le lit conjugal est pur. Mais le même acte commis avec une autre femme porte en lui une souillure. C’est la perversion d’une chose qui était juste à l’origine. Ainsi vous comprenez ce que j’entends quand je dis que Satan pervertit, ou agit en pervertisseur. Un diseur de bonne aventure est un voyant de Dieu perverti — perverti dans le domaine de Satan.

     Ainsi, notons-le, la femme ne L’a jamais appelé de cette façon. Au contraire, elle lui dit: “Seigneur, je vois que Tu es un prophète”. Combien d’entre vous savent qu’elle a réellement dit cela? C’est une chose bien différente de ce que les prédicateurs de ce temps-là disaient. Elle continua encore, disant: “Nous, Samaritains, savons (car on nous l’a enseigné) que lorsque le Messie viendra il fera effectivement ces choses-là. Mais toi, qui es-tu?”. Jésus lui répondit: “Je le suis moi qui te parle”.

     Alors elle retourna dans la ville en courant et dit aux habitants: “Venez voir un homme qui m’a dit toutes les choses que j’avais faites. Ne serait-ce pas réellement le Messie?”.

     Mais ce qu’Il fit là, Il ne l’a jamais accompli parmi les Gentils. Mais n’a-t-Il pas promis qu’Il le ferait aussi parmi les Gentils? En effet, nous-mêmes, nous avons eu deux mille ans pour nous y préparer, tout comme les Juifs et les Samaritains l’ont eu. Une préparation, presque un entraînement, pour rechercher le Messie.

     D’autre part, Jésus a dit: “Comme il en était aux jours de Lot et de Sodome, il en sera de même à la venue du Fils de l’homme”. Mais, notons-le, aux jours de Sodome il y a eu un réveil parmi les intellectuels avec Lot. En quelque sorte un Billy Graham de ce temps s’en vint vers eux et leur prêcha l’Evangile qui, d’ailleurs, ne fit que les aveugler davantage. Mais considérons d’autre part qu’Abraham (l’Eglise élue, la vraie Pentecôte) était séparé des choses du monde. Or, actuellement, il peut y avoir de la Pentecôte dans l’Eglise méthodiste ou dans l’Eglise baptiste car la Pentecôte n’est pas une dénomination, mais une expérience que peut faire quiconque le désire. La dénomination de Pentecôte n’a pas nécessairement les bénédictions de la Pentecôte. Des catholiques même peuvent l’avoir. Ainsi vous n’êtes de la Pentecôte que parce que vous avez reçu une bénédiction de Pentecôte dans votre coeur.

     Abraham était donc celui qui était “appelé hors de” [Grec: «ekklesia» — traduit en français par «Eglise». — N.d.T.]. Et l’ange qui était assis là avec lui (donc l’un des trois anges qui était là et qui s’entretint avec lui après que les deux autres furent partis), il l’appela: Seigneur — Elohim.

     Combien d’entre vous savent que Elohim était le grand Dieu Jéhova, l’Eternel Dieu? Et c’est Lui qui, s’adressant à Abraham dit: “Abraham, où est ton épouse Sara?”. Or Il était comme un étranger venant là pour la première fois. Comment donc savait-Il qu’Abraham avait une épouse et que son nom était Sara? Abraham Lui répondit (nous dit la Bible) qu’elle était dans la tente, derrière Lui. Il reprit: “Abraham, je viens te faire visite pendant cette période de ta vie. Je t’avais promis que tu aurais ce fils et voici venu le temps où tu vas le recevoir”. Or Sara, mais d’une manière tout à fait silencieuse, rit au-dedans d’elle-même. Et l’ange, le dos tourné à la tente s’écria: “Pourquoi Sara a-t-elle donc ri?”. Voyez-vous cela? Or Jésus a dit que ceci se passerait également parmi les Gentils, juste avant le temps de la fin. Le Messie se manifesterait sous la forme du Saint-Esprit.

     Quelle fut la première chose que le Messie accomplit après qu’Il eût été baptisé au Jourdain avec le Saint-Esprit? Que fit-Il? Il s’en alla guérir les malades. Quel fut Son dernier signe, le signe qu’Il accomplit avant de les quitter? C’est justement le même signe qu’ici. Que nous apporta le réveil de la Pentecôte? La guérison des malades, des miracles et des signes. Quelle est la dernière chose? Eh bien, nous y voici!

     Combien parmi vous sont-ils malades et n’ont pas de carte de prière? Voulez-vous lever votre main s’il vous plaît? Ayez la foi et croyez.

     Quelqu’un a dit: «Qu’est-ce que ceci, frère Branham?». L’Esprit de Dieu, Celui qui a fait la promesse, ne peut faillir à Sa promesse.

     Vous qui n’avez pas de carte de prière et qui vous trouvez derrière moi, priez. Et si Dieu est Dieu et que Sa réponse est vraie, si je vous ai dit la vérité au cours des rencontres de cette semaine, que ceci est le signe qu’Il va apparaître prochainement…

     Tout être civilisé normal sait que nous arrivons à la fin de quelque chose. Cette civilisation n’en a plus pour longtemps; elle paraît secouée et agitée comme les vagues de la mer. Mais qu’attend-Il donc? C’est un temps qui s’écoule, comme il en était aux jours de Noé — temps de la patience. C’est un temps qui devrait être passé sur les genoux, à cause des élus, temps d’attente de Dieu pour avoir Son Eglise en ordre. Il attend sur vous et sur moi. Puisse-t-Il répandre ses bénédictions — Priez!

     Vous qui êtes dans la file de prière, croyez comme cette femme dans la Bible qui toucha le bord de Son vêtement. Sitôt qu’elle l’eut fait, Il regarda autour de lui et dit: “Qui m’a touché?”. Alors tous s’écrièrent: “Mais tout le monde T’a touché”. Pierre lui-même Le reprit en Lui disant: “Tout le monde Te touche, comment peux-Tu donc dire une telle chose?”. Mais Jésus répondit: “J’ai perçu que je devenais faible” (ceci est la traduction rigoureuse). En d’autres termes: une force est sortie de moi. Alors Il regarda autour de Lui parmi la foule jusqu’à ce qu’Il trouve cette humble femme; et Il lui annonça que sa perte de sang était arrêtée, car sa foi lui avait rendu la santé. Est-ce vrai? La Bible dit qu’Il est maintenant un souverain sacrificateur, capable d’être touché par le sentiment de nos infirmités. Pouvez-vous, comme tout à nouveau, croire cela?

     Imaginez qu’Il se tienne ici, portant ce revêtement spirituel qu’Il me donna. Il ne pourrait même pas vous guérir. Si vous veniez ici sur cette plate-forme en disant: «Seigneur, veux-tu me guérir?» savez-vous ce qu’Il vous répondrait? «Je l’ai déjà fait, car j’ai été blessé pour vos transgressions et par mes meurtrissures vous avez été guéris. Le salut et la guérison sont choses accomplies, c’est à vous de les prendre par la foi et à les accepter».

     Or Il voudrait en fait vous prouver qu’Il est bien le Messie, mais attention, ces choses-là ne prouvent pas que moi je suis le Messie. Tout comme vous, je suis un pécheur sauvé par grâce et peu importe de quelle manière et avec quelle abondance Dieu m’a oint. Il désire également vous oindre, vous aussi. Il n’oeuvre pas seulement avec moi en particulier, mais Il désire que vous participiez aussi à Son oeuvre. Peu importe quelle portion du Saint-Esprit Il m’a départi, il est dans Son plan que vous en ayez votre part vous aussi. Il est un souverain sacrificateur qui peut être touché par nos besoins dans nos infirmités — et la Bible affirme qu’Il est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement — alors Il agira de même. Il est ici, en nous. Le croyez-vous?

     Que chacun d’entre vous regagne sa place dans le respect et prie.

     Seigneur, je Te prie pour ces gens que Tu as placés sur mon coeur. Tu sais dans quel but je suis ici et je Te prie pour que Tu leur fasses voir comme tout à nouveau que Ta venue, Seigneur, est très proche. Seigneur, mène-les plus haut, sur Tes ailes, afin que tout cela ne me soit pas attribué. Tu as répandu Ton Esprit dans ce but et Tu l’as dit ainsi. Confirme-le, Seigneur. J’ai parlé pour Toi, parle maintenant pour moi Seigneur, afin que mes paroles soient reconnues comme vraies car elles viennent de Toi. Je Te le demande au Nom de Jésus. Amen.

     Soyez attentifs à votre appel, recevez-le et ne manquez pas votre jour. Combien, dans toute cette ligne de prière, sont-ils des inconnus pour moi? Levez votre main vous tous qui ne me connaissez pas. Je crois que je ne connais personne ici, à part peut-être Gene Goad et Pat Tyler assises là-bas. A l’exception de mon fils qui se tient là-bas, ce sont réellement les seules personnes que je connaisse.

     Vous madame, là-bas, qui avez un chapeau rouge dont le bord vous cache juste les yeux et qui êtes assise, croyez-vous que Jésus vous a entendue lorsque vous Lui avez demandé de vous guérir des maux de tête résultant de cette sinusite? Croyez-vous qu’Il vous a entendue? Vous venez de prier à ce sujet n’est-ce pas? Si c’est exact, voulez-vous vous lever s’il vous plaît et lever votre main? Si je ne vous connais pas et que vous-même ne me connaissiez pas, veuillez lever votre autre main. Peut-être avez-vous participé à quelques-unes de mes campagnes auparavant, mais de toute façon je ne sais rien de vous. Maintenant vous pouvez rentrer chez vous, vous serez de nouveau en bonne santé.

     A présent je voudrais encore vous demander quelque chose, à vous qui êtes ici. Qu’a donc touché cette femme? Une fois encore, je ne sais pas qui elle est, la seule chose que je sache c’est que vous êtes dans une réunion et qu’elle a touché quelque chose. Il y a quelques instants, j’ai parlé de cette colonne de feu et, pour moi, cela ressemble à la Colonne de Feu et à la Vie qui est en elle. Qui donc la produit cette Vie? Pas moi, mais Elle. Elle produit les mêmes oeuvres qu’Elle accomplissait alors qu’Elle était dans le Fils de Dieu. Et maintenant Elle est dans les fils et les filles de Dieu par adoption et ceci est dû à la grâce du Fils de Dieu.

     Et vous monsieur, là-bas, vous désirez que les troubles de votre coeur cessent? Croyez-vous que Dieu va vous rétablir en pleine santé? Alors levez-vous. Pendant que vous regardiez autour de vous avec étonnement tout à coup un étrange sentiment s’est emparé de vous. Est-ce juste? Pour moi je ne vous connais pas et vous-même ne me connaissez pas. Est-ce exact? Dans ce cas, levez votre main. Croyez maintenant que les troubles de votre coeur ont disparu. Levez votre main. Très bien, alors ils ont disparu.

     Et voici une dame assise là-bas. Pouvez-vous voir cette lumière au-dessus de cette femme? Elle a des troubles de la vésicule biliaire, mais ils sont près de disparaître par la grâce de Dieu. Mademoiselle Small, croyez-vous que Dieu veut vous guérir des troubles de votre vésicule biliaire? Alors levez-vous sur vos pieds. Vous avez plus de foi que vous ne le pensiez. Je ne connais pas cette femme. Tout ceci n’est dû qu’à la grâce de Dieu. Si nous sommes étrangers l’un à l’autre élevez vos mains comme ceci. Je ne vous connais pas, mais ce que je vous dis est la vérité. Levez votre main! C’est en ordre, alors ayez la foi, rentrez chez vous et soyez en bonne santé — croyez-le.

     Il y a là-bas une dame assise et qui souffre de troubles abdominaux. Oui, Effie est votre nom. Levez-vous, Effie! N’était-ce pas ce dont vous souffriez? Je ne vous connais pas, mais si c’est vrai levez votre main. C’est la première fois de ma vie que je vous vois, mais Dieu dans les cieux connaît tout. Rentrez chez vous, tout cela est passé, et que Dieu vous bénisse.

     Si vous mourez dans vos péchés ce ne sera pas la faute de Dieu. Vous pouvez aller sincèrement dans une église, mais un pécheur est un incrédule, ayez donc foi en Dieu.

     Les gens rassemblés ici maintenant forment une ligne de prière afin que nous puissions imposer les mains aux malades. Etes-vous prêts à croire sans voir? Bien qu’il y ait des gens sans carte de prière, que le reste d’entre vous continue de croire et ne vous dispersez pas dans tous les sens. Voyez, chacun de nous est un esprit, chacun d’entre vous est un esprit, saviez-vous cela? Si ce n’était pas le cas, vous seriez mort, c’est de votre esprit que je parle, non de vous. Venez ici…