“Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement” (Hébreux 13.8).

Lettre circulaire N° 46 — Juin 1996


De tout coeur je salue chacun de vous, qu’il soit auprès ou au loin, dans le précieux Nom de notre Seigneur Jésus, par cette parole d’Apocalypse 1.17b, 18:

“Ne crains point; moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant; et j’ai été mort; et voici je suis vivant aux siècles des siècles; et je tiens les clefs de la mort et du hadès”.

Nous trouvons plus de soixante-dix fois dans la Bible cette expression: “Ne crains point!” à commencer par celles adressée à Abraham dans Genèse 15.1, jusqu’à celles que nous trouvons dans l’Apocalypse. Sans cesse et dans tous les temps, l’Eternel Dieu a adressé cette parole qui procurait aux Siens assurance et confiance en Lui: “Ne crains point!”. Dans les Evangiles plus spécialement, nous rencontrons, lors de situations diverses, cette parole: “Ne crains point!” ainsi que “Crois seulement!”. Et aujourd’hui encore, quelle que soit la situation dans laquelle nous sommes confronté, c’est dans cette Parole que nous trouvons la consolation.

L’apôtre Jean écrit: “Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte, car la crainte porte avec elle du tourment; et celui qui craint n’est pas consommé dans l’amour”. (1 Jean 4.18). Les croyants véritables n’ont rien à craindre, parce que le châtiment qui devait tomber sur eux a été déchargé sur l’Agneau de Dieu, afin qu’ils trouvent la paix et la guérison dans Ses meurtrissures. A la croix de Golgotha, l’amour de Dieu a été pleinement révélé dans le Fils de Dieu, en faveur de tous les fils et filles de Dieu.

La parole de Paul disant: “Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même” ne pourra jamais être assez accentuée. En tant que Fils de Dieu, notre Rédempteur a participé à notre nature humaine dans Son corps de chair. “Puis donc que les enfants ont eu part au sang et à la chair, lui aussi semblablement y a participé, afin que, parla mort, Il rendît impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable; et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, assujettis à la servitude” (Héb. 2.14,15).

Les Ecritures rendent témoignage que, par le moyen du Sang de la Nouvelle Alliance, nous sommes pleinement sauvés, justifiés par Sa grâce, sanctifiés par Sa Parole, et déjà amenés à la perfection et au but final (Héb. 10.14). Alors que nous étions morts dans nos péchés et nos transgressions, Dieu nous a rendus la vie avec Christ, Il nous a ressuscités avec Lui et transportés avec Lui dans les lieux célestes (Eph. 2). Vendredi-Saint, Pâques, l’Ascension, Pentecôte, ne sont pas pour nous des jours de fêtes que nous célébrons une fois par année avec une dévotion particulière, mais ce sont des événements de l’histoire du salut, du plan de rédemption de notre Dieu réalisé par Lui, événements auxquels nous pouvons participer avec tous les rachetés. Le pardon, la justification, le renouvellement, la nouvelle naissance et le baptême du Saint-Esprit nous ont été donnés. Nous avons réellement été élus avant la fondation du monde et, en Jésus-Christ, nous avons été prédestinés a être des fils et filles de Dieu (Eph. 1 et autres). Celui qui croit cela de tout son coeur et l’a effectivement expérimenté, ne craint pas davantage les choses présentes que les choses à venir. C’est parce que nous avons pu reconnaître les signes des temps qu’au contraire nous pouvons lever la tête comme il est écrit, parce que nous savons que notre délivrance est proche.

L’ARGUMENTATION

C’est tout simplement merveilleux de voir comment Dieu, l’Eternel, a annoncé les choses dans l’Ancien Testament par la bouche des prophètes, puis, ensuite, comment dans le Nouveau Testament, Il a confirmé par Ses apôtres l’accomplissement des choses annoncées. Dans le Nouveau Testament nous trouvons 845 citations de l’Ancien testament, parmi lesquelles 333 concernent Christ; 109 citations ont trouvé leur accomplissement lors de la première venue de Christ, 25 de celles-ci se sont accomplies pendant les 24 heures au cours desquelles Il a enduré Ses souffrances et Sa mise à mort. C’est parce que Dieu est véritable qu’Il tient chacune de Ses Paroles, et cela également concernant celles qui sont maintenant en rapport avec le retour de Jésus, en rapport avec Israël et avec tous les événements du temps de la fin.

“Après cela, Jésus, sachant que toutes choses étaient déjà accomplies, dit, afin que l’écriture fût accomplie: J’ai soif! Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit: C’est accompli. Et ayant baissé la tête, il remit son esprit” (Jean 19.28-30). Aucune déclaration prophétique n’eût besoin d’être interprétée ou éclaircie par l’homme, car toutes s’accomplirent littéralement et exactement comme elles avaient été annoncées. C’est la même chose qui se passe avec le retour de Jésus-Christ et Ses différentes venues successives. L’expression: “… afin que soit accomplie l’Ecriture” est valable pour toujours. La parole prophétique ne permet aucune interprétation personnelle (2 Pier. 1.20). Toutes choses arrivent de la manière dont elles ont été écrites. Amen! Celui qui veut donner une interprétation manque la réalisation de la Parole; celui qui n’interprète pas, mais croit simplement cette Parole et persévère dans l’attente, celui-là expérimente l’accomplissement de cette Parole.

Lorsque les événements annoncés à l’avance dans les Saintes Ecritures se réalisent, le Ressuscité ouvre également l’intelligence des Siens pour comprendre les Ecritures. “Et il leur dit: Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes fussent accomplies. Alors Il leur ouvrit l’intelligence pour entendre les écritures” (Luc 24.44,45).

Chaque fois que les Saintes Ecritures s’accomplissent sous nos yeux, nous pouvons le lire noir sur blanc, et, comme notre Seigneur le dit dans Luc 4.21: “Aujourd’hui cette écriture est accomplie, vous l’entendant!”.

Les Saintes Ecritures doivent toujours être vues et annoncées en rapport avec leur accomplissement. Peu importe la question, le thème, la doctrine ou l’expérience de salut: toujours l’Ancien et le Nouveau Testament sont en accord conformément à ce que les prophètes ont annoncé et à ce que les apôtres en ont reconnu l’accomplissement. Tous les serviteurs vraiment appelés par Dieu et envoyés par Lui enseignent pleinement en accord avec le témoignage d’ensemble des Saintes Ecritures. Ils sont dans le même esprit, ils ont la même révélation, la même doctrine et les mêmes pratiques que les apôtres.

Pour chaque thème biblique, nous pouvons aujourd’hui encore dire avec nos prédécesseurs dans le ministère apostolique: “Et avec cela s’accordent les paroles des prophètes, selon qu’il est écrit…”. Paul veillait soigneusement à ce que sa prédication et son témoignage soient fondés sur la parole prophétique. “Ayant donc reçu le secours qui vient de Dieu, me voici debout jusqu’à ce jour, rendant témoignage aux petits et aux grands, ne disant rien d’autre que ce que les prophètes et Moïse ont annoncé devoir arriver…” (Act. 26.22).

Dans le dernier chapitre des Actes, l’accent est une fois encore mis sur les déclarations de l’Ancien Testament: “Et lui ayant assigné un jour, plusieurs vinrent auprès de lui dans son logis; et il leur exposait la vérité, en rendant témoignage du royaume de Dieu, depuis le matin jusqu’au soir, cherchant à les persuader des choses concernant Jésus, et par la loi de Moïse et par les prophètes” (Act. 28.23). C’est ainsi que se présente la véritable prédication de la Parole dans le Nouveau Testament!

LE RETOUR DE CHRIST

Le thème du retour de Christ était très important pour Paul. Il mentionne treize fois le baptême, mais il parle cinquante fois du retour de Jésus. Plus précisément, chaque trentième verset du Nouveau Testament se rapporte à la deuxième venue, c’est-à-dire au retour de Jésus-Christ. C’est un thème important, central dans les Saintes Ecritures. Autant l’espérance des croyants d’Israël était la venue du Messie, autant elle l’est pour les croyants des nations quant au retour de Jésus-Christ. “Et quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur” (1 Jean 3.3). Comme nous l’avons déjà souvent prêché et écrit: Le retour de Christ sera le plus grand événement de la fin du temps de la grâce. Tous les détails relatifs à cet événement, ainsi que ce qui arrivera à ce moment-là, a été clairement décrit dans la Parole.

Lorsque l’Epoux céleste revient pour prendre en haut avec Lui Son Epouse terrestre pour le Repas des Noces de l’Agneau, Matthieu 25.1-10 s’accomplit littéralement: La moitié des vierges qui sont sorties à la rencontre de l’Epoux sont véritablement prête et entreront au Repas des Noces. Pour ce qui est du “être prêts” il s’agit de la manière dont en parle l’Ecriture: “… et sa femme s’est préparée” (Apoc. 19.7). Divers passages de la Bible nous présentent l’élection qui est alors manifestée: Deux se trouveront dans le même lit, deux moudront ensemble le grain, deux seront ensemble aux champs, et ainsi de suite; l’un sera pris et l’autre laissé.

Lors du retour de Jésus-Christ, tous les passages bibliques en rapport avec cela auront leur accomplissement littéral, comme aussi ce que Paul écrit à l’Eglise de Corinthe: “Voici, je vous dis un mystère: Nous ne nous endormirons pas tous, mais nous serons tous changés…” (1 Cor. 15.51). Paul a décrit le mystère qui lui avait été révélé; il a dit clairement comment cela arrivera, c’est-à-dire qu’au moment déterminé du retour de Christ, ceux qui vivent et sont en Christ n’auront pas besoin de passer par la mort, mais seront changés directement. Il continue à exposer cette pensée dans Il Corinthiens 5, où lui-même aspire à ne pas être dépouillé par la mort, mais bien à être revêtu lors de la transmutation.

Ce qu’il est très important de savoir sur ce thème est que le retour de Jésus-Christ ne s’étale pas sur des années, des semaines ou des jours, ni en diverses étapes, mais bien comme le Seigneur Jésus l’a dit Lui-même: “Car comme l’éclair sort de l’orient et apparaît jusqu’à l’occident, ainsi sera la venue du fils de l’homme” (Mat. 24.27). Paul est en accord avec les paroles du Seigneur et il écrit de quelle manière la chose va arriver: “… en un instant, en un clin d’oeil, à la dernière trompette, car la trompette sonnera et les morts seront ressuscités incorruptibles, et nous, nous serons changés” (1 Cor. 15.52). C’est à cette trompette que se rapporte l’apôtre dans 1 Thessaloniciens 4 lorsqu’il écrit: “Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel; et les morts en Christ ressusciteront premièrement; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur” (v. 16,17).

Paul ne parlait pas dans l’incertitude, mais au contraire il avait l’absolu de la Parole de Dieu. C’est pourquoi il pouvait aussi écrire: “Car si nous croyons que Jésus mourut et qu’il est ressuscité, de même aussi avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis par Jésus. Car nous vous disons ceci par la parole du Seigneur ” (1 Thes. 4.14,15a). On ne peut pas dire les choses plus clairement que les Saintes Ecritures ne l’exposent, englobant tout d’un coup d’oeil jusque dans les détails. Nous croyons les choses comme les Ecritures le disent. Celui qui enseigne que le Seigneur Jésus serait déjà revenu, a abandonné la Parole et il a perdu la raison; il est corrompu d’entendement et se trouve en réalité sous l’influence d’un esprit antichrist qui nie le retour corporel de Jésus-Christ et le spiritualise. La doctrine disant que la “parousie” de Christ aurait déjà eu lieu est privée de tout fondement biblique. Le mot “parousie” signifie en effet: “Présence corporelle”.

Toutes les traductions de la Bible les plus exactes citent les deux passages les plus importants, c’est-à-dire 1 Jean 4.2 et 2 Jean verset 7 dans leur forme de temps différente. Le premier se rapporte à la venue de Jésus-Christ lorsque la Parole devint chair; il dit: “Tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu, et tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu; et ceci est l’esprit de l’antichrist…”. Puis l’apôtre continue au verset 6: “Nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas; à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur”.

L’apôtre bien-aimé de Jésus décrit encore clairement l’origine des véritables enfants de Dieu jusqu’à la fin du chapitre 5. Il parle en plus de la procréation venant de Dieu et relève ceci: “Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant” (1 Jean 5.19).

Dans le deuxième passage, soit dans 2 Jean  verset 7, l’apôtre se rapporte au retour de Jésus-Christ, c’est-à-dire à Sa deuxième venue, et il écrit: “Car plusieurs séducteurs sont sortis dans le monde, ceux qui ne confessent pas Jésus-Christ venant en chair: celui-là est le séducteur et l’antichrist” (Darby). Dans les Bibles traduites scrupuleusement, ce passage biblique est véritablement traduit dans la forme du futur, comme par exemple dans la traduction du Or. Hermann Menge, dans la traduction interlinéaire grecque, dans l’“Edition Béthel” hébraïque, dans la traduction de Zwingli, et d’autres encore. Celui qui nie le retour corporel du Seigneur et spiritualise Sa venue est par conséquent séduit et s’est disqualifié lui-même pour la première résurrection, la transmutation et l’enlèvement.

Dans son corps de chair Jésus a souffert, Il est mort et a été enseveli, et le troisième jour Il est ressuscité d’entre les morts. Lui-même dit après Sa résurrection: “Voyez mes mains et mes pieds; – que c’est moi-même: touchez-moi, et voyez; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai” (Luc 24.39). Thomas ne voulait pas croire, et même ne le pouvait pas, jusqu’à ce qu’il ait vu les cicatrices dans les mains et au côté du Sauveur ressuscité (Jean 20.24-29). Nous prêchons Christ crucifié et ressuscité, qui est monté au ciel. Conformément à Actes 1.11, le même Jésus qui a été enlevé corporellement au ciel sous les yeux de Ses disciples (Luc 24) reviendra de la même manière.

Conformément au plan de salut Divin, les marques de la rédemption demeurent sur notre Seigneur jusqu’à l’achèvement de l’Eglise des nations et des élus d’Israël. Lorsqu’Israël se convertira il regardera au crucifié, “et ils regarderont vers moi, celui qu’ils auront percé” (Zach. 12.10). Certainement, avant l’établissement de Son Royaume, notre Seigneur se présentera devant le monde entier avec une grande puissance et avec gloire, comme étant Le crucifié: “… et tout oeil le verra, et ceux qui l’ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui amen!” (Apoc. 1.7). Alors tout genou fléchira devant Lui, et toute langue confessera que celui qui était méprisé du monde entier, qui s’était laissé crucifier pour le salut des Siens, était le Seigneur Dieu Lui-même.

C’est lors de Son retour que cette parole s’accomplit: “… qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir même toutes choses” (Phil. 3.21).

Jean nous exhorte encore: “Et maintenant, enfants, demeurez en lui afin que, quand il sera manifesté, nous ayons de l’assurance et que nous ne soyons pas couverts de honte, de par lui, à sa venue nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est” (1 Jean 2.28 + 3.2b). C’est alors que la rédemption est achevée pour l’âme, l’esprit et le corps. Le Seigneur de gloire à l’image Duquel nous avions été créé, est devenu semblable à nous dans ce corps de chair dans lequel nous avions péché et étions livrés à la mort, et Il a souffert la mort à notre place pour que soient pardonnés nos fautes et nos péchés, pour produire une pleine rédemption, pour vaincre la mort et le diable, aboutissant à la transmutation de nos corps pour Lui être semblables. Comme nous tous portons l’image du terrestre, d’Adam, ainsi nous porterons l’image du céleste, de Christ (1 Cor. 15.45-49).

Pour terminer ce thème qui a été traité abondamment par les apôtres, nous mentionnerons encore ce que Pierre a écrit en relation avec le retour de Jésus-Christ: “Car ce n’est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais comme en ayant été témoins oculaires de sa majesté” (2 Pier. 1.16). Lors du retour de Jésus-Christ seront révélées la puissance de Dieu, la puissance de la résurrection et la puissance de transmutation. En rapport avec cela l’apôtre Pierre dit encore: “Et nous avons la parole prophétique rendue plus ferme, à laquelle vous faites bien d’être attentifs…” (v. 19).

Moi-même, ainsi que nous tous, pouvons dire la même chose, ayant les deux: la Parole prophétique et la Parole apostolique. Nous croyons de la manière que dit l’Ecriture. Cependant il faut que s’accomplisse aussi ce que disent les gens: «Christ est ici, Christ est là!». Le Seigneur nous exhorte en disant: “Ne le croyez pas!” (Mat. 24.23). Christ ne vient pas davantage sur une montagne que dans une vallée, ni dans le désert, ni dans une chambre. Comme il est écrit, nous irons à Sa rencontre dans les airs. C’est AINSI DIT LE SEIGNEUR. Celui qui est né de la Semence de la Parole par l’Esprit de Dieu a des relations avec la Parole par l’Esprit de Dieu, et il ne peut croire que ce que dit l’Ecriture. Jésus-Christ, qui depuis le jour de Pentecôte est présent en Esprit tous les jours jusqu’à la fin du monde avec les Siens, et en eux, reviendra corporellement; c’est alors que nos corps corruptibles et mortels seront changés en corps incorruptibles et immortels, et c’est ainsi que nous serons auprès du Seigneur pour toujours.

TRENTE ANS DANS LE SERVICE

C’est avec une profonde reconnaissance que je peux regarder aux trente années passées dans un plein engagement au service du Seigneur. C’est depuis avril 1966 que, conformément à l’appel que j’avais reçu le 2 avril 1962, j’ai pu m’engager pleinement dans le service. Comme je l’ai déjà souvent fait, je veux exalter la fidélité de Dieu que j’ai expérimentée de diverses manières. Dieu est fidèle, Il est véridique et Saint dans tout ce qu’il fait.

Comme Paul l’écrit aux Corinthiens, nous sommes ouvriers avec Dieu et devons exercer conformément à Sa volonté le ministère qu’il nous a confié dans Sa grâce. Je suis pleinement conscient que, comme tous ceux que le Seigneur a appelés à servir, j’ai a rendre compte de tout ce que j’ai prêché et enseigné. Ma conscience me rend témoignage dans le Saint Esprit que durant toutes ces années je n’ai prêché que ce qui se trouve dans la Parole, et qu’avec tous ceux qui croient ce que dit l’Ecriture, je subsisterai devant Dieu.

De tous les événements, les sauvegardes et les directives que j’ai expérimentées, des livres pourraient être écrits. Pour la seconde fois durant toute la période de mon ministère, j’ai dû à nouveau, au mois d’avril, et contre ma volonté, me dédire pour des réunions qui avaient été préparées. Cependant c’était la main du Seigneur qui l’avait ainsi conduit. Le jeudi 11 avril 1996 je voulais partir en avion à 16 h. 45 de Dusseldorf me rendre à Berlin, et le vendredi 12 continuer sur Prague, puis de là tenir des réunions à Pressburg-Bratislava. En raison d’une blessure au tibia droit j’ai été contraint de renoncer à ce voyage. Lorsque j’appris qu’au terminal A de l’aéroport de Dusseldorf, peu après 16 h., s’était déclaré un incendie qui coûta la vie à 16 personnes, je compris que j’aurais pu être sans autre la 17ème victime. Je me rappelai aussitôt le voyage vers l’inde que je dus annuler en 1976. En ce temps-là l’avion du vol vers Madras sur lequel j’avais réservé une place prit feu dans les airs et 96 passagers périrent dans les flammes. Certainement que j’aurais été la 97ème victime si le Seigneur ne m’avait pas donné l’ordre d’annuler ce voyage. C’est avec beaucoup de reconnaissance que je puis ainsi jeter un regard en arrière sur toutes ces expériences avec Dieu, sur ces directives particulières par lesquelles le Seigneur a étendu Sa main protectrice sur moi.

Mais, pour moi, la plus grande de toutes est qu’Il m’ait gardé dans la Parole, m’ait fait pénétrer dans tous le conseil de Dieu comme jamais auparavant, et me l’ait révélée d’une manière parfaite et générale. Cette certitude ne vient pas de moi-même, mais elle vient de l’absolu de la Parole de Dieu. Aucun homme de Dieu, en tant qu’homme, n’a jamais été un absolu. L’Absolu a toujours été la Parole de Dieu qui, en tant qu’émanant de l’autorité de Dieu, a été transmise par la bouche d’un homme. Jusqu’à aujourd’hui, et je le dis en l’honneur de Dieu, je n’ai exposé que ce que je pouvais enseigner à partir des Saintes Ecritures. Souvenez-vous de moi dans vos prières de chaque jour et de l’ensemble de l’oeuvre missionnaire, de même que de tous les frères qui sont dans le service. Que le Seigneur bénisse tous ceux qui soutiennent ce travail missionnaire et participent à ce que Dieu fait maintenant. Qu’il vous récompense et soit avec vous tous!

Agissant de la part de Dieu
Br. Frank

EDITORIAL

“Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées” (Apoc. 2.7; 3.22).

Cette exhortation, répétée par l’Esprit de Christ à chaque âge de l’Eglise, démontre l’importance qu’il y a pour le croyant d’écouter et de prendre garde au cri que fait entendre tout véritable serviteur du Dieu Vivant en chaque âge de l’Eglise. Ainsi, c’est en chaque âge que Dieu fait entendre cette Voix, et elle trouve toujours en face d’elle l’opposition de gens qui ont établi des credo et qui les ont élevés au rang d’absolu dans leur religion. Ces credo sont en fait la forme moderne des idoles d’autrefois, et ils ne peuvent pas davantage qu’autrefois communiquer la vie éternelle à ceux qui s’y confient et se soumettent à leurs ordonnances. Par contre le Dieu de la Bible, qui ne veut pas la mort du pécheur mais sa repentance pour qu’il vive, parle aujourd’hui encore au travers des serviteurs auxquels Il a révélé “qui” était réellement le Fils de l’homme (Math. 16.13-19) et “quel” était le message de l’heure. C’est bien parce que le Père leur a révélé qui était le Fils, qu’au travers de leur ministère inspiré du Saint-Esprit, Jésus peut poursuivre l’édification de Son Corps, ainsi que l’oeuvre de l’Eternel dans le monde (Esa. 53.10-12). Leur prédication est toujours inspirée par la révélation de la Parole contenue dans la Bible, et c’est de cette manière que notre Dieu et Père poursuivra jusqu’à la fin Son oeuvre à la gloire de Son Fils Bien-aimé, Auquel seul Il donnera la gloire, comme il est écrit.

Il ne fait aucun doute que toute personne au courant de l’action de l’Esprit de Dieu dans ce dernier âge connaîtra l’importance prophétique du chapitre 40 d’Esaïe en ce qui concerne le temps de la fin. En rapport avec Elie venant avant l’arrivée du grand et terrible jour de l’Eternel dont parle Malachie 4, Esaïe parle dans ce chapitre du même messager; et il le présente comme une voix qui crie dans le désert. Malachie 4, lui, parle tout d’abord d’Elie comme de celui qui vient pour tourner le coeur des fils vers les pères, alors qu’Esaïe 40 nous présente la voix de celui qui crie dans le désert pour préparer le chemin du Seigneur. En fait, ce qui ressort sans cesse dans la première moitié de ce chapitre d’Esaïe, c’est que si la Voix de Dieu crie pour se faire entendre de Ses rachetés, c’est en raison du temps qui presse. Nous pouvons noter également que cette Voix, qui crie dans cet âge du temps de la fin, se fait entendre à plusieurs reprises et au cours de diverses étapes dans ce chapitre. Et même, en ce qui concerne les rachetés des nations, nous pouvons distinguer les diverses étapes de l’effusion de l’Esprit déversée dans ce dernier âge de l’Eglise. Tout cela en plein accord avec la Voix de Dieu qui se fait entendre pour ramener l’Epouse de Christ à la foi transmise aux saints une fois pour toutes (Jude 3).

L’introduction à ce chapitre (Esa. 40.1,2) montre que cette Voix s’adresse au dernier âge de l’Eglise, lequel va s’achever par l’enlèvement de l’Epouse de Christ. Son appel est adressé “au coeur” de Jérusalem, non à sa raison. Quant aux croyants rachetés des nations, cette ville de Jérusalem symbolise bien, selon Apocalypse 21.2, l’Epouse de Christ. Par le moyen de ce cri qui retentit dès le début de ce dernier âge, l’Epoux céleste vient consoler cette Epouse qui se trouvait jusque là emprisonnée dans les ténèbres des credo. Il Lui fait savoir que son temps de détresse est terminé, que son iniquité est expiée, qu’Elle a reçu au double pour tous ses péchés.

Sans la foi en la parfaite réconciliation accomplie par Dieu Lui-même en Jésus-Christ, les croyants ne pourraient jamais arriver à une communion véritable avec l’Epoux divin. C’est le péché d’incrédulité à l’égard de la Parole prononcée par le Père qui a produit la séparation d’avec Dieu. Seul le retour à la foi absolue en l’oeuvre accomplie par notre Dieu et Père en Jésus (le Christ promis dès la chute conformément aux promesses de la Parole), nous ramène à une communion réelle avec notre Dieu Sauveur. Que notre Dieu et Père soit loué et remercié pour cette oeuvre de rédemption et de réconciliation, qu’Il a d’ailleurs remise pleinement en évidence en ces temps de la fin au travers du ministère du prophète de cet âge!

Nous devons également savoir que tout au long de ce chapitre, l’Esprit faisant entendre la Voix de Dieu est Le même qui, par Elie en son temps, a appelé Israël à revenir à la Parole apportée primitivement par Moïse, et de Laquelle le peuple s’était détourné pour s’adonner aux idoles des nations. En son temps, le Message de l’Esprit parlant par Elie leur annonçait qu’ils trouveraient grâce auprès de Dieu et seraient pardonnés, si du moins ils revenaient à l’amour de Dieu et de Sa Parole telle qu’Elle avait été apportée par Moïse. Elie n’a pas apporté une autre Parole que Celle qui avait déjà été donnée, qui était écrite dans la Bible, et que tous pouvaient consulter. En ce temps de la fin, la même oeuvre est opérée par Le même Esprit dans l’Eglise de la Nouvelle Alliance. Il s’agit également pour les disciples de Jésus, prédestinés à former l’Epouse à la fin de cet âge, de se détourner de tout ce qui a été mis à la place de la pure Parole de la Bible et d’aimer l’Auteur de cette Parole de tout leurs coeur, de toute leur âme, de toutes leurs pensées et de toute leur force. “Car c’est ici l’amour de Dieu, que nous gardions ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir, notre foi” (1 Jean 5.3,4).

Le cri exprimé par les deux premiers versets d’Esaïe 40 peut être comparé au réveil qui a commencé au début du siècle par l’effusion de l’Esprit de Christ, Lequel a été répandu dans le monde entier. Ce message de l’Esprit est venu sur le monde religieux comme une pluie pour attendrir les coeurs qui avaient été endurcis par les divers credo des religions. En effet, le laboureur ne peut oeuvrer et préparer le terrain avant que la pluie ne l’ait attendri. Ainsi, dans le domaine spirituel, avant que la Semence de la Parole révélée puisse être répandue au travers du ministère du Fils de l’homme, il était nécessaire que vienne premièrement cette onction de l’Esprit pour préparer les coeurs à écouter la Parole de Dieu, Celle qui vient de la Bible. Toutefois, si la pluie est indispensable pour préparer le terrain, elle ne peut en aucun cas remplacer la Semence qui va porter le fruit; c’est en effet le fruit que recherche le Cultivateur (Jean 15.8). Nous voyons donc combien il est indispensable que la Voix de l’Esprit continue de crier et de proclamer la Parole révélée jusqu’à ce que la moisson soit mûre et que le grain soit enlevé dans les greniers célestes.

Du verset 3 au verset 5 d’Esaïe 40, cette même Voix de l’Esprit qui avait retenti autrefois par la bouche d’Elie nous conduit à une nouvelle étape. Cette fois, il est précisé que cette Voix crie dans le désert pour préparer la route de l’Eternel, afin que Sa gloire soit révélée et qu’au même instant toute chair La voie. Il y eut une première réalisation de cette prophétie lors de la première venue de Christ. Cette Voix s’est alors fait entendre par la bouche de Jean-Baptiste, lequel avait été envoyé pour préparer le peuple à recevoir Son Seigneur. Cette venue de Christ avait lieu dans le but d’expier les péchés du peuple et d’instaurer une nouvelle alliance avec le Père céleste au travers du Sang de l’Agneau de Dieu. Par ce Message de l’esprit d’Elie qui était en Jean-Baptiste, le coeur des pères de la première alliance a été tourné vers les fils de la nouvelle alliance (Mal. 4.6a). De cette manière, le plan de Dieu pouvait se poursuivre et le Christ promis pouvait être manifesté aux croyants de ce temps-là.

Nous savons maintenant, du fait que nous avons vu s’accomplir sous nos yeux cette parole prophétique concernant le temps de la fin, que la seconde partie de ce verset de Malachie 4.6 disant: “… et le coeur des fils vers leurs pères…” se rapporte au ministère de frère Branham exercé par le même Esprit qui inspirait Elie; mais cette fois Il agissait en faveur des croyants des nations pour les faire sortir des credo fabriqués par les hommes et ainsi former l’Epouse de Christ. C’est en vue de Son enlèvement que cette Voix s’est fait entendre pour La préparer à aller à la rencontre de Son Epoux sur les nuées. Ainsi, une route spirituelle a été ouverte dans les lieux qui étaient devenus déserts parce que les chemins d’autrefois, les chemins bibliques, avaient été abandonnés au profit des credo des diverses religions, qui en fin de compte conduisent tous à Rome au lieu de conduire à Jérusalem (Jér. 18.15,16). Au travers du prophète de cet âge, le même Esprit qui était sur Elie crie aux croyants égarés dans les enseignements des dénominations de revenir à la Parole de Dieu telle qu’Elle est écrite dans la Bible, car c’est de cette manière (par la Parole) qu’est préparé le chemin de l’Eternel. Notre Seigneur Jésus, la Parole faite chair, S’est présenté Lui-même comme étant le Chemin, la Vérité et la Vie, si bien qu’il est impossible, pour le croyant sincère et droit, que le Message d’aujourd’hui puisse le conduire à une lettre morte, à une interprétation ou un nouveau credo. Il nous conduira bien plutôt au Seigneur ressuscité, présent dans Ses disciples par Son Esprit Saint pour les conduire comme un Bon Berger dans toute la Vérité des paroles de la Bible. Ainsi donc, le Message de Dieu prêché par le prophète de cet âge, notre frère Branham, tend a ramener les croyants sur ce Chemin, c’est-à-dire à la Bible qui a toujours été le fondement et l’absolu d’Elie, comme ce fut également le cas de William Branham.

Cette Parole révélée en ce temps de la fin nous ramène également à une marche dans la Lumière, en communion avec Jésus ressuscité, présent par Son Esprit Saint dans le croyant né de nouveau, pour poursuivre l’oeuvre de l’Eternel au travers de Ses rachetés (Esa. 53.10). C’est uniquement lorsque les paroles de la Bible sont reçues par la foi dans le coeur des disciples que la révélation de Jésus-Christ, Le Même hier, aujourd’hui et éternellement, peut avoir lieu. Le Dieu Vivant ne pourra jamais accomplir une parole imaginée par l’homme, pas plus qu’il ne glorifiera un Jésus sorti de l’imagination de l’homme. Lui, Le Créateur des cieux et de la terre, ne révélera aux hommes que ce qu’il a exprimé dans la Bible, et Il manifestera Jésus, Le Même hier, aujourd’hui et éternellement. Il n’accomplira certainement rien de tout ce que les hommes ont imaginé et ajouté à cette Parole.

Le fondement d’une route sûre est toujours composé de grosses et solides pierres. Pour ce qui est du chemin spirituel qui doit nous conduire jusque dans la Cité Céleste, la Nouvelle Jérusalem, Dieu a envoyé dans ce temps de la fin un prophète au travers duquel le ministère du Fils de l’homme devait être à nouveau manifesté, un prophète ayant véritablement le AINSI DIT L’ETERNEL. Par lui, tous les mystères enfouis sous la poussière des interprétations et des traditions ont été à nouveau révélés. Les fondements de la foi, tels que la Divinité, la chute d’Adam et d’Eve, la trace de la postérité de la femme et de celle du serpent ancien, le baptême biblique dans le Nom de Celui qui a accompli la Rédemption, le mystère de l’iniquité, etc., toutes ces choses qui avaient été scellées devaient être à nouveau révélées par l’ouverture des sceaux. C’est ainsi que le Message de ce temps a pu nous ouvrir les yeux dans le but que nous puissions lire la Bible d’un bout à l’autre sans entrave. Il s’agit donc d’utiliser ce chemin que notre Dieu et Père nous a ouvert pour ce temps de la fin et d’aller en profondeur dans la connaissance de cette Parole écrite, ce Logos de Dieu.

Remarquez que ce Message crié dans le désert est une bonne nouvelle, c’est-à-dire qu’il est l’Evangile éternel tel qu’il a été prêché par Jésus, puis ensuite dans la première Eglise. Ceci nous fait comprendre la raison pour laquelle, au travers du messager de cet âge, le même ministère du Fils de l’homme a été manifesté. William Branham était un prophète authentique, mais il lui avait été dit: «Fais l’oeuvre d’un évangéliste». Il ne lui a pas été dit fais l’oeuvre d’un apôtre, d’un docteur ou même d’un prophète, mais bien: «Fais l’oeuvre d’un évangéliste». Il fallait que, dans la période où il exerçait son ministère, l’Evangile soit apporté avec puissance, avec les signes confirmant cet Evangile comme étant Le même que celui prêché par Jésus. L’enseignement ne devait venir qu’après cela, comme nous pouvons aussi le remarquer lorsque le Seigneur donne dans Matthieu 28.19,20 l’ordre de mission de faire de toutes les nations des disciples. Ce n’est qu’après avoir entendu l’Evangile et s’être engagés à la suite de Jésus comme disciples en ayant été baptisés en Son Nom, qu’ils devaient être enseignés à observer tout ce qu’Il avait prescrit. C’est un principe que l’on retrouve souvent dans la Parole de Dieu, comme par exemple dans Matthieu 11.28-30, où premièrement est donné l’appel à venir à Jésus, avec la promesse du repos; ensuite vient l’appel à s’engager à Ses côtés pour être enseigné; et finalement vient l’entrée dans le repos. Ainsi la Voix criant dans le désert au travers de ce prophète était accompagnée de signes et de miracles pareils à ceux qui accompagnaient Jésus, démontrant qu’il était le Messie promis. Ce ministère du Fils de l’homme au travers du prophète de cet âge démontre à notre génération que Jésus-Christ, en cet âge de la fin de l’Eglise des nations, est exactement Le Même, et que l’enlèvement est imminent. Tous les bouleversements apportés par les diverses interprétations depuis l’Eglise primitive, toutes les hauteurs et tous les abîmes issus des fausses doctrines devaient êtres reconsidérés et nivelés par la prédication du Message de cet âge, afin que le chemin soit finalement ramené au seul modèle valable aux yeux du Créateur: Sa Parole qui demeure éternellement.

En même temps que s’exerçait ce ministère du Fils de l’homme, le Seigneur, par son moyen, mettait en réserve de la nourriture spirituelle pour la période qui allait suivre après qu’Il l’aurait repris à Lui. Lorsque le serviteur de Dieu Ewald Frank vint le visiter, le 3 décembre 1962, pour savoir ce que signifiait cette famine dont lui avait parlé le Seigneur, frère Branham, dans sa réponse, a en quelque sorte annoncé que son ministère allait prendre fin. Il dit entre autres à frère Frank:

«La nourriture dont tu dois te préoccuper se trouve sur les bandes enregistrées des prédications. Avant de commencer la distribution, attends d’avoir reçu le solde de la nourriture».

Ainsi, après que la Voix criant dans le désert des dénominations au travers du ministère du Fils de l’homme ait cessé de se faire entendre, nous trouvons dans Esaïe 40, du verset 6 à 8, une nouvelle phase. Remarquez que c’est toujours la Voix de l’Esprit portant le même message crié par la bouche d’Elie; mais maintenant il s’agit de l’enseignement biblique (la connaissance de ce qui est écrit dans la Bible), lequel est apporté aux croyants qui veulent voir la gloire de Dieu révélée dans leur vie. Les disciples de Jésus doivent absolument savoir que tout ce qui vient de la chair n’est que vanité et que tout ce qui vient d’elle va disparaître quand le vent de l’Esprit soufflera. En contrepartie ils sont exhortés à fonder leur foi (Rom. 10.17) uniquement sur la Parole de Dieu (le Logos de la Bible) qui demeure éternellement. Pour eux c’est en Elle seule que se trouve l’absolu leur permettant de devenir un avec leur Père céleste. En effet, tant que le disciple n’a pas renoncé à lui-même par son identification avec Jésus dans Sa mort, Dieu ne peut pas glorifier Son Fils en lui; si le croyant ne fait pas mourir ce qui est charnel en lui par son identification avec Jésus dans Sa mort, Celui-ci ne peut pas révéler Sa Parole dans le disciple, ni manifester la puissance de la résurrection dans sa chair mortelle (Rom. 8.11). C’est ou la chair, ou bien la Parole qui règne, mais pas les deux en même temps. Cette phase-ci constitue donc l’étape de l’enseignement, étape dans laquelle le croyant doit manger la nourriture spirituelle de la Parole, donc de la Bible. Au cours de la phase précédente, alors que la Voix criait dans le désert, de la nourriture avait été mise en réserve; maintenant cette nourriture mise en réserve a besoin de quelqu’un qui soit capable de la préparer à être mangée par ceux qui ont faim et soif de la Parole de Dieu. C’est pourquoi il est écrit en conclusion des versets 6 à 8 d’Esaïe 40: “Certes le peuple est de l’herbe. L’herbe est desséchée, la fleur est fanée, mais la parole de notre Dieu demeure à toujours”. Cette phase fait suite à la proclamation puissante de l’Evangile tel qu’il a été manifesté dans le ministère de frère Branham. Cependant n’oublions pas que c’est toujours le même Esprit, que c’est toujours la même Voix qui appelle et poursuit l’oeuvre de Jésus jusqu’à ce que l’Epouse de Christ soit prête pour l’enlèvement.

Une chose à remarquer, c’est qu’après le départ de frère Branham, lorsque le serviteur fidèle de Matthieu 24.45 a commencé à élever la voix pour rendre témoignage à l’oeuvre que Dieu avait accomplie en ces temps de la fin, tout en confirmant ce témoignage par la Parole de Dieu, c’est dans une série de lettres circulaires intitulées La Parole de Dieu demeure Eternellement que frère Frank a commencé ce ministère.

C’est par la parole de 1 Pierre 1.23-25 que frère Frank avait été inspiré de donner ce titre à ces lettres circulaires. Nous avons seulement découvert par la suite que ceci correspondait à cette parole du prophète Esaïe 40.6-8. Oui, en vérité, le Seigneur veille sur Sa Parole pour l’accomplir en temps voulu!

En fait il est nécessaire que chaque croyant individuellement ait réalisé la complète faillite de la vaine manière de vivre héritée par l’homme de ses pères, depuis Adam. Cette manière de vivre, cette civilisation, est celle qu’a développée le prince de ce monde, l’adversaire du Dieu Vivant, et tout cela est voué à la destruction car cette manière de vivre est contraire à la loi de Dieu qui, elle, oeuvre pour la vie. Par contre, l’homme qui se laisse enseigner et transformer par la Parole de Dieu, qui apprend à faire la volonté de Dieu en mettant cette Parole de la Bible en pratique, celui-là demeurera éternellement (1 Jean 2.17). Il ne suffit donc pas de se réjouir de l’Evangile puissant apporté par un prophète confirmé (de se repaître du souvenir de tout ce qu’il a fait de son vivant sur cette terre), et cela tout en refusant de se laisser enseigner par le ministère de docteur qui l’a suivi et qui est animé du même Esprit que celui d’Elie. Non, mais Dieu a suscité ce ministère de docteur dans Sa sagesse, pour fonder la foi des disciples dans l’Ecriture. Cependant il y a effectivement la résistance du vieil homme qui refuse de mourir à sa propre volonté et qui fait tous ses efforts et emploie toutes les ruses possibles pour éviter les coups que lui porte la Parole de Dieu. Mais si le vieil homme ne meurt pas, le nouvel homme ne peut pas être manifesté par la puissance de résurrection qui se trouve en Jésus. Ainsi, avant que l’Epouse de Christ ne puisse être manifestée comme un Corps sans tache ni ride, le croyant individuel doit passer par les mains du tailleur, de celui qui a été choisi et qui a la capacité par l’Esprit de Dieu de manier le ciseau de la Parole. Répétons-le encore une fois: Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais sa repentance afin qu’il vive. Ainsi, la même Voix qui a commencé à retentir au début de cet âge de l’Eglise continue à se faire entendre pour amener les rebelles à la repentance. Car un peuple sans la connaissance de son Dieu et de Sa Parole est un peuple qui périt. C’est pourquoi nous sommes reconnaissants à notre Père céleste de nous avoir également envoyé un ministère de docteur animé du même Esprit qui a agi en Elie en son temps, et en frère Branham dans notre âge. Ce ministère, entre les mains du Seigneur, sert a préparer les pierres destinées à former ce Temple qu’est le Corps de Christ, au travers duquel notre Seigneur Jésus Se glorifiera encore une fois sur la terre avant de venir enlever Son Epouse.

Après cela, dans Esaïe 40, des versets 9 à 11, apparaît une nouvelle étape dans l’oeuvre de l’Esprit agissant dans ce dernier âge. Cette fois la Voix se fait entendre par le moyen de Jérusalem. Celle-ci nous est montrée sur une haute montagne pour publier la Bonne Nouvelle et élever avec force sa voix. Pour nous, croyants sortis des nations, nous savons que cette ville est une image prophétique du témoignage de l’Epouse de Christ au temps de la fin. C’est la manifestation du ministère puissant de l’Epouse dont parle frère Branham dans sa prédication sur La Parole parlée est le Semence originelle. Elle a pris sa position spirituelle, en tant que Corps de Christ, étant montée sur la haute montagne de la Parole de Dieu, révélée dans le coeur des rachetés qui forment Son Corps. L’Epouse a le “Ainsi dit l’Eternel” pour publier encore une fois l’Evangile de Christ, l’Evangile du Royaume (Mat. 24.14), avec l’autorité du Nom de Jésus, de Sa Parole et des miracles de l’Esprit accompagnant ceux qui auront cru (Marc 16.15-20). Tous les ministères de la Parole, ceux des anciens, des diacres, des dons et des fruits de l’Esprit produisent leur effet au milieu d’Elle, et c’est ainsi que l’Epouse fait briller une dernière fois la Lumière du temps du soir avant d’être enlevée. Il s’agit du dernier témoignage, que la Voix du même Esprit qui était sur Elie fera entendre, dans les nations, pour les ramener à la foi des pères apostoliques.

Cependant cette Voix se fera ultérieurement entendre à nouveau en Israël par la bouche des deux prophètes, qui rendront témoignage aux croyants d’Israël, leur faisant reconnaître par l’Ecriture que Jésus est leur Messie. Le “mystère de Dieu” (Apoc. 10.7) ne sera terminé que lorsque Jésus, le Christ, sera révélé aux élus d’Israël et qu’ils deviendront “un” avec Lui (Apoc. 14.1). Ce Message des prophètes conduira les 144000 à être scellés du Saint-Esprit.

Remarquez qu’au verset 9 d’Esaïe 40 il est dit que c’est Elle, l’Epouse, qui annonce la venue de l’Eternel: “Voici votre Dieu! Voici le Seigneur l’Eternel viendra avec puissance et son bras dominera pour lui”. Nous savons que dans Son Corps de résurrection, Jésus est entré avec Son propre Sang dans le lieu Très-Saint (Héb.9.12) et qu’il s’est assis (dans ce corps de résurrection) à la droite de Dieu comme Ministre du sanctuaire (Héb.8.1,2; 10.12- 14); de là Il a répandu la Vie qui était dans Son Sang (Son âme, Sa nature Divine de Fils de Dieu) sous la forme du Saint-Esprit, le jour de Pentecôte, accomplissant ainsi la promesse qu’il avait faite à Ses disciples de ne pas les laisser orphelins (Jean 14.18-20). Depuis ce jour de Pentecôte, bien qu’assis dans les lieux célestes en Son Corps de résurrection en tant que Souverain Sacrificateur selon l’ordre de Mélchisédec, Il se trouve dans Son Corps, l’Eglise, par le Saint-Esprit, et il est vu au milieu des sept chandeliers qui représentent les sept âges de l’Eglise (Apoc. 1.12-18). Cette présence, à la fois dans les cieux et sur la terre avec Ses disciples rachetés (Mat. 28.20), fait qu’en fin de compte ce n’est pas un de Ses serviteurs, fût-il prophète ou apôtre, qui va Lui présenter l’Epouse au jour de l’enlèvement, mais bien, comme le traduit Darby dans Ephésiens 5.27: “… que lui se présentât l’assemblée à lui-même…”. Ainsi, présent par Son Esprit dans les Siens et au milieu d’eux, Jésus poursuit Son ministère et rend Lui-même témoignage, au travers du ministère de l’Epouse, de la venue puissante de l’Eternel. De même, au temps de l’enlèvement, c’est encore l’Esprit et l’Epouse qui disent d’un commun accord: Viens! (Apoc. 22.17).

Remarquez aussi que jusqu’à la venue de l’Eternel, présenté comme un Berger à la tête de Son troupeau, des agneaux naîtront et devront être portés dans les bras du Berger, parce que le troupeau est en marche vers le lieu du suprême Rendez-vous. Quel démenti cinglant opposé à ceux qui prétendent que le temps de la grâce est terminé, que l’Agneau de Dieu s’est levé de son siège d’intercession et s’est avancé comme un Lion pour révéler ce qu’ont dit les sept tonnerres! En fait, le moment où l’Esprit rassemble les élus dans la résurrection est en relation étroite avec le moment où l’Agneau quitte le trône d’intercession pour venir à la rencontre de Son Epouse sur les nuées (Act. 1.11b; 1 Thes. 4.16,17).

Puisse donc le Seigneur notre Dieu, qui s’est si merveilleusement révélé dans ces temps de la fin, disposer le coeur de chacun de Ses rachetés à voir, dans ce dernier âge de l’Eglise, la continuité de Son oeuvre par Son Esprit. La Voix qui se fait encore entendre est toujours la même que celle que l’Eternel a fait entendre à Israël par la bouche d’Elie, car c’est par ce moyen qu’il ramène les idolâtres à la Parole et au Dieu Vivant. Que le Seigneur, dans Sa grâce, veuille accorder à chacun un coeur bien disposé à se laisser enseigner et conduire par l’Esprit d’Elie jusqu’à la fin, jusqu’à l’enlèvement de l’Epouse de Christ. Amen!

Votre frère racheté par le Sang précieux de l’Agneau de Dieu
A.Barilier

COMMUNIQUE

Pour les croyants du Zaïre, nous passons depuis quelque temps par le Centre Missionnaire de Limete pour leur faire parvenir les demandes de brochures, de lettres circulaires et autres écrits de frère Ewald Frank. En effet, par la voie normale des postes, plus de 50% des colis ne parvenaient pas à leurs destinataires.

Les livres de frère Ewald Frank “Le christianisme traditionnel”, “L’Apocalypse”, sont, ou seront, imprimés au Zaïre. Vous pouvez en demander des exemplaires en vous adressant au:

Centre Missionnaire de Limete
Limete 8ème Rue no 5278 - Av. Bobozo no 172
B.P. 20560 - 20682
Kinshasa 15

 

 

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