“Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement” (Hébreux 13.8).

LETTRE CIRCULAIRE N° 28

MAI 1983


Je vous salue tous affectueusement par cette précieuse Parole de Dieu tirée du Psaume 50.5:

“Assemblez-moi mes saints, qui ont fait alliance avec moi par un sacrifice” (Darby).

Dieu avait conclu une alliance avec le peuple de l’Ancien Testament, et c’est ce qu’Il fit aussi avec l’Eglise du Nouveau Testament. Dans des circonstances particulières Il appela Son peuple au rassemblement. Cela arriva notamment lors de la sortie d’Egypte sous la conduite de Moïse, ainsi que lors de l’alliance conclue au mont Sinaï.

Josué rassembla le peuple avant qu’il n’entre dans le pays de la promesse, et sur le commandement de l’Eternel les sacrificateurs durent porter l’Arche de l’Alliance sur leurs épaules. Dans cette Arche se trouvaient la Parole de Dieu pour Israël ainsi que toutes les promesses qui devaient s’accomplir en ce temps-là.

Le prophète Elie rassembla le peuple sur le mont Carmel. C’est là que Dieu répondit par le feu, c’est là qu’Il provoqua une décision et opéra une conversion intérieure dans le coeur de Son peuple.

Dans Deutéronome 4.10 Moïse rappelle au peuple d’Israël le jour où l’Eternel lui ordonna: “Assemble auprès de moi le peuple!” et il lui indique aussitôt le but de ce rassemblement: “Il publia son alliance qu’il vous ordonna d’observer…” (v. 13). Le Seigneur Dieu avait révélé à l’avance à Moïse ce qui allait arriver. Il fit connaître au peuple de l’Alliance les paroles de l’Alliance qu’il avait reçues de l’Eternel. Il vit de loin le pays, mais il ne lui fut pas permis d’y entrer. Cependant le peuple de l’Alliance continua son chemin et vécut l’accomplissement de toutes les promesses que Dieu lui avait faites.

Lorsque le Seigneur appelle Son peuple à un rassemblement, c’est toujours en vue de lui faire faire quelque chose d’extraordinaire. Depuis le 28 décembre 1982 je suis plus que jamais persuadé que Dieu convoque maintenant pour la dernière fois le peuple de l’Alliance du Nouveau Testament et l’appelle à se rassembler, parce qu’ll a en vue quelque chose de tout à fait particulier. Ce que le Seigneur me dit ce matin-là à haute voix est des plus biblique et des plus opportun: «Rassemble-Moi Mon peuple avec lequel J’ai conclu l’Alliance par le sacrifice». Saisi par la Voix qui venait d’en haut, à droite, je regardais à ma gauche et vis que l’horloge marquait 4h.13. C’est l’absolue vérité. Et par cette expérience j’ai pris tout à nouveau conscience de la responsabilité que j’avais d’accomplir fidèlement, et jusqu’à la fin, la tâche qui m’avait été donnée.

La conclusion d’une alliance implique la présence de deux parties. A Golgotha Dieu a conclu avec nous, en Jésus-Christ notre Seigneur et Rédempteur, une Alliance éternelle; et cependant chacun pour sa part doit accepter cette Alliance avec Dieu. Notre «oui» résulte de ce que l’on s’est personnellement tourné vers le Christ crucifié. Celui qui croit que Dieu, en Christ, a présenté un sacrifice parfait pour les péchés, peut être Sa propriété. Cependant comme il en a toujours été ainsi, il est aujourd’hui absolument indispensable de se conformer aux exigences divines. Le peuple de Dieu doit se réunir pour écouter la Parole prophétique révélée telle qu’Elle est sortie de la bouche de Dieu. C’est seulement sous la conduite du Saint-Esprit que peut se réaliser l’unité parmi Son peuple, afin qu’après avoir expérimenté les dernières paroles de Dieu nous puissions expérimenter aussi la dernière action de Dieu.

Lors de l’événement historique, Jacob appela ses fils à se rassembler en vue de leur communiquer les sentences prophétiques de bénédiction pour les temps à venir. Il dit: “Assemblez-vous, et je vous annoncerai ce qui vous arrivera dans la suite des temps. Rassemblez-vous,…” (Gen. 49). Jacob agissait en tant que prophète. Il n’était pas de ceux qui cherchent à se valoriser et à assembler autour d’eux une foule d’hommes à qui faire connaître leur opinion; il était un homme dont la vie était soumise à l’autorité d’une Parole prophétique, et ainsi il demeurait sous la direction du Saint-Esprit. Tous les prophètes au moyen desquels la Parole de Dieu a été proclamée furent conduits par le Saint-Esprit. De la même manière exactement, tous les croyants à qui vient la Parole prophétique révélée doivent se mettre à l’abri sous la direction du Saint-Esprit.

Dieu, toujours, appelle au rassemblement seulement ceux avec lesquels Il fait l’histoire du salut. «Rassemblez-vous. Mettez-vous ensemble afin que je vous annonce ce que Dieu m’a chargé de dire». C’est uniquement de cela qu’il s’agit: En fait, une commission divine, une parole du Seigneur doit avoir été donnée avant même que l’on puisse agir en Son Nom. Jacob était âgé et, quant à ses propres yeux, il ne disposait même plus d’une vue nette. Mais, spirituellement parlant, il eut jusqu’à la fin une vision prophétique claire. La clé du mystère, c’est qu’il avait reçu le droit d’aînesse et qu’avec cela il avait le droit de prétendre à l’héritage et à la bénédiction. Il en va de même de tous les véritables croyants. Dans ce temps-ci ils ont reçu le droit d’aînesse et par cela même, ils peuvent prétendre avoir pleinement part à l’héritage divin et aux bénédictions promises. La lutte que Jacob avait soutenue avec Dieu en valait la peine: il vit le lever du soleil; un nouveau jour se levait pour lui; sa fin était couronnée. Nous aussi, à la fin de notre course nous ne parlerons que de ce que Dieu a fait dans notre vie et nous recevrons la couronne de Vie.

Maintenant plus aucune discussion ni aucune interprétation ou fanatisme ne sont permis — il ne reste que cela: «Rassemblez-Moi Mon peuple!». L’appel est clair et ne comporte qu’un sens. Personne ne devrait passer là-dessus à la légère, mais au contraire devrait prendre en considération que Dieu ne peut vouloir rassembler Son peuple soit autour d’un homme, soit autour d’une doctrine. Il exige que nous venions à Lui car c’est Lui qui a conclu l’Alliance avec les Siens à la croix de Golgotha. Dieu ne veut pas abandonner plus longtemps Son peuple au bon plaisir des hommes, mais au contraire Il fait valoir Ses prétentions sans conditions sur la troupe de croyants qu’Il a rachetés par Son Sang. Il prend soin de Son troupeau en tant que Bon Berger qui a laissé Sa Vie pour Ses brebis. A haute Voix Il s’écrie: “Laisse aller Mon peuple, afin qu’il me serve!”.

Dans les jours de Moïse le temps était accompli. La promesse faite à Abraham 430 années auparavant devenait réalité. “L’Eternel répondit à Moïse: La main de l’Eternel serait-elle trop courte? Tu verras maintenant si ce que je t’ai dit arrivera ou non” (Nom. 11.23). Oh combien Dieu est fidèle! Nous aussi nous verrons et nous expérimenterons que Sa Parole s’accomplit. Moïse avait été chargé par Dieu de rassembler le peuple, et de le faire sortir pour servir Dieu afin qu’il n’entre pas une fois encore dans un esclavage religieux. Tout d’abord Moïse et Aaron eurent à conduire beaucoup de négociations avec le Pharaon. De grands signes et miracles eurent lieu. Cependant le coeur du Pharaon s’endurcit toujours plus. Ce n’est qu’après qu’Israël se fut conformé aux instructions divines, que l’agneau eut été sacrifié et que son sang eut été appliqué aux poteaux de leurs portes: alors seulement la sortie du peuple de Dieu put avoir lieu. Les négociations étaient devenues superflues. Israël tout entier sortit, et il n’y eut même pas un ongle qui restât en arrière.

Aussitôt que le peuple de Dieu fera véritablement valoir ses droits à la pleine rédemption et qu’il acceptera dans la foi le Sang de la nouvelle Alliance, alors plus un seul membre du Corps de Christ ne restera en arrière; au contraire, ils fouleront ensemble toujours plus de terrain conquis pour entrer finalement dans le Pays de la Promesse.

A la montagne du Sinaï, Moïse avait dû convoquer les anciens. Alors le Seigneur descendit sur la montagne, prit de l’Esprit qui reposait sur Moïse et le plaça sur les anciens présents en ce lieu. De cette manière, l’unanimité vint d’en haut sur le prophète Moïse et les anciens responsables avec lui, pour être reportée sur tout le peuple. C’est cela, l’ordre divin. Moïse, ainsi que tous ceux qui avaient une tâche à accomplir, se trouvaient sous la direction du même Esprit, et ils avaient reçu la même Parole et avaient un même but. Tous ceux qui s’élevèrent contre cela périrent.

Dieu ne change jamais Sa Voie ni Sa manière d’agir. Le même Esprit qui reposait sur Christ, qui était sur tous les prophètes et apôtres, et qui a été sur le dernier messager envoyé à l’Eglise, repose maintenant sur tous ceux qui au travers de l’ultime ministère, assisteront à l’achèvement de l’Eglise. C’est seulement ainsi que se trouve garanti le plein accord avec Dieu, avec la Parole, ainsi que parmi le peuple de Dieu.

Du temps de Moïse l’action de l’Esprit était si puissante que Josué, saisi de crainte, s’écria: “O Moïse, mon Seigneur, empêche-les!”. Moïse lui répondit: “Puisse tout le peuple du Seigneur être des prophètes, de telle sorte qu’Il laisse venir Son Esprit sur eux”. Que se passa-t-il à Pentecôte? En ce temps-là ils étaient tous assemblés d’un commun accord et l’Esprit de Christ tomba sur les apôtres, sur tous les autres qui étaient présents, puis enfin sur l’ensemble de l’Eglise du Nouveau Testament.

Maintenant que nous sommes à la fin, nous pouvons compter sur une pleine restauration et sur une puissante effusion de l’Esprit. C’est ainsi que l’Eglise sera placée dans la position qui lui permettra d’accomplir sa dernière tâche à l’honneur du Seigneur. C’est Lui qui nous parle, et tout ce qui est propre à chacun de nous doit être réduit au silence. Il ne parle pas au travers de nos pensées, mais uniquement au travers de Sa Parole prophétique révélée. C’est sur Elle qu’Il veille afin de L’accomplir. Son bras ne s’est pas raccourci, et nous verrons qu’en ce temps Sa Parole devient réalité.

REFLEXIONS

Le retour de l’assemblée d’Israël de la captivité de Babylone a pour nous une signification toute particulière. On peut lire à ce propos dans les livres d’Esdras et de Néhémie. Dans Néhémie 8 il est dit: “Alors tout le peuple s’assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des eaux”. Le peuple s’assembla pour écouter la Parole de Dieu. Tout Israël apprit de nouveau à connaître ce que Dieu avait résolu de faire selon Ses desseins et de parvenir à exécuter avec eux. Ils étaient unanimement rassemblés, ils écoutaient attentivement ce que Dieu avait à leur dire et ils laissaient la Parole du Seigneur pénétrer dans leur âme. C’est ainsi que naquit une foi vivante dont toute leur oeuvre fut accompagnée. Le fondement original fut déblayé et le travail pour la reconstruction du Temple put commencer. L’union régnait au milieu d’eux. Les menaces de l’extérieur n’eurent pour effet que de faire se fondre ensemble encore plus intimement le peuple revenu dans son foyer.

Le rassemblement du peuple de Dieu qui est en train de s’opérer signifie en même temps qu’il y a une sortie hors de Babylone. Il est impossible d’expérimenter dans Babylone l’accomplissement des promesses de Dieu faites à Son peuple. Babylone est une terre étrangère et, de ces lieux, Dieu ne peut pas recevoir ce qui Lui revient de droit. C’est pourquoi retentit l’appel: “Sortez du milieu d’elle, mon peuple…” car: “Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur…” (Apoc. 18.4,2).

Déjà du temps de Josué, le peuple d’Israël tomba dans l’anathème parce que Acan, de la tribu de Juda, prit dans Jéricho un beau manteau, un vêtement babylonien. Sous ce vêtement il pouvait cacher l’argent et l’or qu’il avait également détournés. Depuis les jours de la réformation, la captivité babylonienne de l’Eglise devrait à proprement parler avoir cessé; cependant toutes les églises protestantes et églises indépendantes ont pris des biens dévoués par interdit, maudits par Dieu. Cela se cache dans les différentes doctrines, dans la connaissance humaine, les traditions et les pratiques religieuses. Mais maintenant l’heure de Dieu a sonné. C’est précisément dans la tribu de Juda, de laquelle selon la chair Christ devait sortir, que se trouve ce vêtement babylonien; c’est à cause de cela que Dieu ne pouvait pas bénir Son peuple.

Aujourd’hui pour le Seigneur il y va de Son Eglise, du sein de Laquelle doit naître l’enfant mâle, le groupe des vainqueurs. C’est pourquoi Ses yeux, comme une flamme de feu, sont dirigés tout spécialement sur ceux avec lesquels Il voudrait réaliser Ses desseins. Aussi longtemps qu’au milieu d’eux se trouve encore si peu que ce soit des choses de Babylone, Il ne peut pas manifester Sa victoire dans la mesure où Il voudrait le faire. Il ne s’agit pas ici uniquement de sortir d’une dénomination et de se débarrasser de ses enseignements manifestement antibibliques, mais il s’agit d’accepter jusqu’à chacune des plus petites rectifications que nous recevons de la Parole; il s’agit de se soumettre à un examen approfondi et de se distancer de tout ce qui n’est pas en accord avec la Parole de Dieu et qui vient de Babylone. Souvent nous ne sommes pas du tout conscients que nous nous accrochons à de telles choses, ou bien ce ne sont peut-être à nos yeux que de petites choses, mais un peu de levain fait lever toute la pâte.

Du temps de Jésus les Juifs étaient tout à fait sûrs d’agir exactement selon la loi et les prophètes. Mais en réalité leurs façons de faire étaient dirigées par le Talmud, lequel avait pris son origine dans la période de captivité en Babylonie. C’est la même tragédie qui se passe dans le christianisme d’aujourd’hui. Ce n’est pas la Parole de Dieu qui est la base des églises chrétiennes, églises indépendantes, assemblées ou communautés, mais au contraire c’est ce qui a été décidé durant le temps de la captivité babylonienne dans les Conciles et Synodes. Dans Matthieu 16.5-12, Jésus dit clairement: “Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens”. Comme Ses disciples n’avaient malgré tout pas compris, Il leur expliqua mieux Sa pensée en disant: “Comment ne comprenez-vous pas que ce n’est pas au sujet de pains que je vous ai parlé… mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens”. Il s’agit donc ici de doctrines antibibliques qui ne proviennent pas de l’Esprit de Dieu, mais au contraire de l’ennemi. Il les a introduites, et par ce moyen parvient à obtenir un libre accès dans l’Eglise comme dans l’individu. Certainement qu’il ne s’agit pas de choses que chacun peut reconnaître immédiatement comme étant démoniaques, mais au contraire la plupart du temps elles apparaissent même être particulièrement pieuses et “spirituelles”. Par ces doctrines les démons ont acquis un droit à provoquer le désordre, et il y a un besoin de correction divine au travers de la révélation de la Parole prophétique pour reconnaître tout ce qui n’est pas biblique et pour pouvoir s’en séparer.

Il ne suffit pas de confesser de notre bouche avoir reçu la Parole de Dieu pour ce temps. Le Saint-Esprit veut nous conduire dans toutes les vérités de la Parole révélée. Nous vivons vraiment dans un âge prophétique, cependant la confirmation divine tardera à venir aussi longtemps que nous ne recevrons que par notre intelligence ce que Dieu dit. Beaucoup ont été “enflés de vanité” par la connaissance, mais celle-ci n’a procuré à personne aucun avantage divin. Cependant il y a dans ce temps également une Epouse-Parole née de Dieu. Elle accepte et reçoit aussi bien la Parole révélée que l’Esprit, et Elle expérimentera sous peu l’achèvement de l’oeuvre de Dieu.

C’est maintenant que sera mis en évidence quel est celui qui sert Dieu de son coeur, ou celui qui Le sert des lèvres seulement; celui qui a reçu la félicité par la foi en Jésus-Christ et a cherché et trouvé le salut uniquement dans le Sang de l’Agneau de Dieu répandu pour lui; celui qui porte dans son coeur la semence divine de la Parole de Dieu, ou celui qui la prononce seulement de sa bouche. Tous ceux qui croient du plus profond de leur coeur que Dieu leur a parlé directement, par la Parole prophétique, suivent le dernier appel et reçoivent chaque Parole de Dieu telle qu’Elle nous a été apportée. Les expériences faites par les vrais enfants de Dieu ne le sont pas en fonction des serviteurs de Dieu et avec eux qui ne sont que des porte-voix, mais bien avec Dieu Lui-même, Lequel les a appelés à Lui et les a réconciliés avec Lui. Par l’oeuvre divine de la grâce ils deviennent de nouvelles créatures. L’action de Dieu commence dans leur âme et se révèle jusque dans leur vie de chaque jour.

Frère Branham a parlé des “trois sphères” dans l’homme, et il a dit et exposé qu’on peut être oint du Saint-Esprit dans son propre esprit, la “deuxième sphère”, bien que son âme soit perdue et pas du tout sauvée. Le plus important est le salut de l’âme. C’est seulement de cette façon que l’homme devenu croyant peut parvenir au repos en Dieu. La Semence de la Parole est dans l’âme; l’Esprit féconde la Semence et produit une nouvelle vie, une Vie Divine. La loi de Dieu dit: “Que chaque semence produise du fruit selon son espèce”. Cette loi se trouve dans la nature entière, dans les plantes, dans la vie des animaux, et il en est également ainsi pour les enfants de Dieu. Jamais il ne pourra en être autrement car Dieu a éternellement raison. La Semence de Dieu a toujours été la Semence de Dieu, et Elle sera toujours la Semence de Dieu. Aussi certainement que la Parole est devenue chair en Christ et qu’Elle a pris forme, tout aussi certainement Christ prendra forme et deviendra réalité dans les croyants.

Il ne s’agit pas de faire ici un jeu de mots, mais de mettre en évidence les plus importantes réalités divines. Il est dit de notre Seigneur et Sauveur: “Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait” (Esa. 53.11 — Darby). Lui-même a souffert les plus grandes angoisses dans Son âme, et cela afin que notre âme puisse être sauvée. En tant que Fils de Dieu, Jésus-Christ est le premier-né entre beaucoup de frères; Il est le commencement de la nouvelle création divine. Tous les fils et filles de Dieu arrivent par La même Parole et Le même Esprit à cette nature de premier-né, et ils portent les mêmes qualités et la même Vie que Lui. Celui qui croit réellement les promesses divines devient participant de la nature divine (2 Pier. 1.4). C’est le critère que chacun doit appliquer à soi-même. Il est écrit dans Jacques 1.18: “Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures”. C’est par la Parole qu’Il a prononcée que nous avons été appelés à l’existence. C’est ce que nous avons lu. La Parole, le Sang et l’Esprit agissent ensemble dans les croyants. Le plein Evangile renferme tout cela. Dès le commencement et jusqu’à la fin chaque semence produira selon son espèce. Si maintenant nous sommes de la Semence divine, à la fin nous nous comporterons de la même manière que les enfants de Dieu au commencement.

Les saintes Ecritures présentent devant nos yeux les propriétés des caractères des deux semences opposées qui étaient dès le commencement sur la terre. L’histoire de Caïn et d’Abel met cela particulièrement en évidence. Les deux étaient religieux; les deux bâtirent un autel; les deux firent un sacrifice; les deux prièrent; cependant la réponse de Dieu ne vint qu’à un seul. C’est à cause de cette réponse de Dieu que l’autre manifesta ensuite quelle était sa véritable nature, et il tua son frère.

Lorsque Saül fut oint comme roi l’Esprit de Dieu vint sur lui et il prophétisa, cependant dans son âme aucun changement ne s’était manifesté. Chez David c’était tout différent. Il fut même oint par le même homme, cependant chez lui l’Esprit de Dieu ne descendit pas seulement dans la “deuxième sphère” mais Il pénétra jusqu’au fond de lui-même, dans son âme. C’est là que se trouvait la Parole divine qui lui avait été donnée en partage, laquelle était devenue une promesse et engendrait alors une Vie nouvelle et divine. C’est là que se trouve tout le mystère de Dieu. David ne pouvait pas haïr, mais Saül ne pouvait pas aimer. Lorsque David aurait pu s’emparer de Saül, il dit: “Loin de moi, par l’Eternel! de porter la main sur l’oint de l’Eternel!” (1 Sam. 26.11). David représente la vraie Semence de Dieu, et il avait reçu la Parole de promesse; sur ses lèvres se trouvaient les déclarations prophétiques, et il respectait l’onction de l’Esprit qui était sur Saül, bien que celui-ci n’ait eu aucune Parole de promesse.

Saül n’avait été saisi que dans la “deuxième sphère”. Il pouvait prophétiser, et tout de suite après vouloir attenter à la vie de David. Mais David se trouvait dans la “troisième sphère”, soit avec l’âme remplie de l’Esprit parce que par prédestination la Parole de Dieu avait été placée en lui. Vu de l’extérieur Saül s’est également comporté comme un prophète et il prophétisait puissamment, cependant sa nature était tout autre. Par ces exemples nous sommes conduits à voir toujours plus clairement la raison pour laquelle frère Branham met un tel accent dans ses prédications sur la Semence de la Parole de Dieu. David avait été prédestiné à être roi. Dans son âme se trouvait la Parole de la promesse. Saül fut élu selon l’avis des hommes, et c’est pourquoi Dieu n’avait en somme aucun motif de S’en porter garant. Tout le mystère se trouve dans l’élection de Dieu afin que Sa prédestination subsiste selon Son libre choix (Rom. 9.11).

Dans la prédication Les Oints du temps de la fin tout particulièrement, frère Branham rendit clair le fait que l’onction du Saint-Esprit peut venir sur tous, mais que tous ne reçoivent pas dans leur âme la Parole de Dieu. Que ce soit la pluie spirituelle ou la pluie naturelle, aucune d’elles ne produit la Semence: la pluie ne fait que l’humecter purement et simplement. Il en est de même exactement avec le soleil naturel et le soleil de justice: ils ne font purement et simplement que faire sortir la semence jetée en terre. Cela ne dépend donc pas de la pluie ou du soleil, bien que les deux soient importants pour la croissance de la semence, mais ce qui est important c’est l’espèce de Semence qui est en nous. Puisse Dieu nous accorder à tous d’expérimenter une pleine transformation et un renouvellement dans notre âme, afin que la nature de Jésus prenne forme en nous, et que Dieu puisse enfin accomplir dans Son Epouse l’oeuvre d’achèvement qu’Il S’est proposé de faire.

NOUVELLES DE VOYAGES

Les deux premiers mois de la nouvelle année ont déjà été remplis par des voyages missionnaires que Dieu a de nouveau bénis richement. Malheureusement nous ne pouvons parler ici de toutes les choses que Dieu a faites qu’en les effleurant.

En janvier Dieu nous a fait la grâce d’avoir de merveilleux rassemblements en Inde auxquels les gens, de près comme de loin, sont venus participer. Voici ce que disait un croyant du Plein Evangile en témoignant à la fin de la conférence qui eut lieu près de Trivandrum, dans le sud de l’Inde, devant environ quatre mille personnes: «Pendant quarante-deux ans nous avons eu chaque année une conférence dans laquelle des hommes ont parlé; mais cette année nous avons eu des rassemblements au cours desquels Dieu nous a personnellement parlé au moyen de Sa Parole». Non seulement les frères dans le ministère mais tous ceux qui étaient présents ressentirent que ce n’étaient pas des histoires et des paroles vides qui leur étaient apportées, mais que la Parole est réellement Esprit et Vie.

Dans le nord de l’Inde nous avons pu procurer aux frères une machine à imprimer Offset afin que les prédications de frère Branham puissent, également là-bas, être données dans la langue du pays. Les rencontres ont aussi été en grande bénédiction à beaucoup de personnes. A Bombay des centaines de personnes ont entendu la Parole de Dieu, et parmi eux deux prêtres catholiques: tous ont été subjugués par cette Parole et ont été saisis par le Saint-Esprit. D’ailleurs, précisément en Inde, les frères s’engagent tout entiers dans l’oeuvre de Dieu. Certainement que cela portera une riche récolte.

Le voyage que je fis en Extrême-Orient en février me procura quelques surprises. J’ai déjà eu l’occasion de parler à de très grands auditoires, mais en Corée ce fut la première fois que je pus apporter la Parole de Dieu à plus de dix mille personnes en une seule réunion. J’avais été invité par des assemblées Pentecôtistes, Baptistes, Méthodistes et par l’église Presbytérienne, et ce fut la première fois que je visitai la Corée.

A Taïwan le Seigneur a également ouvert les portes d’une manière merveilleuse. Si nous avons la possibilité de produire et de diffuser une émission radiophonique en direction de la Chine, il y a là-bas des frères qui se sont déclarés prêts à se charger de traduire les prédications en langue chinoise.

Au Japon il n’y a presque que de petites assemblées, mais le Seigneur a là-bas aussi les Siens qu’Il appelle maintenant à sortir. Grand était l’intérêt des croyants de différentes assemblées et d’écoles bibliques internationales et le désir d’en savoir davantage sur ce que Dieu a fait dans ces temps. Plusieurs même se sont mis à ma recherche dans ce but à l’hôtel où je logeais.

Pour des raisons de sécurité je ne peux pas donner beaucoup d’informations concernant mon séjour en Chine, mais je puis dire que là-bas aussi il se trouvait des gens qui attendaient pour écouter le Message de Dieu. Des frères sont venus à l’hôtel me donner des nouvelles de ce qui se passe là-bas. Depuis peu la Bible est de nouveau imprimée, de telle sorte que les croyants peuvent la lire. Nous sommes très reconnaissants à Dieu pour cela. Nous croyons que Dieu a aussi en Chine des élus qu’Il va appeler maintenant.

A la fin de l’année 1982 nous avons eu plusieurs rencontres qui ont commencé le 29 décembre. C’est le 28 de ce mois que le Seigneur m’intima l’ordre de rassembler Son peuple. Lui-même a pourvu pour qu’un nombre inattendu de frères et soeurs viennent à ces rencontres. Ces rencontres resteront dans la mémoire de tous. Nous sommes entrés dans la dernière phase. L’année agréable au Seigneur, le Jubilé, peut être publié dans la certitude de la foi. Qu’aucun ne ferme son oreille spirituelle à ce dernier son de trompette. Dieu se tourne à nouveau vers nous, et Il manifestera dans Son Eglise Sa parfaite victoire. Le Seigneur Jésus a commencé Son ministère en Se rapportant à la parole d’Esaïe 61, et c’est ainsi qu’Il l’a inauguré: en publiant l’année de grâce du Seigneur. Maintenant Il amène cette année de grâce à son achèvement. Il est Celui qui commence et aussi Celui qui achève.

Agissant de la part de Dieu.
Br. Frank