“Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement” (Hébreux 13.8).

LETTRE CIRCULAIRE N° 26

MAI 1982


C’est de tout coeur que je vous salue tous dans le précieux Nom du Seigneur Jésus-Christ par cette parole d’Actes 22.14,15:

“Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste et à entendre les paroles de sa bouche: car tu lui serviras de témoin auprès de tous les hommes des choses que tu as vues et entendues”.

Cette parole est devenue pour moi d’une très grande importance, car elle décrit de façon laconique un appel divin et lui donne un relief particulier. Tout homme appelé de Dieu ne peut accomplir son service que dans la mesure où il sait ce qu’il a été chargé de faire. La première chose qu’il fera sera de reconnaître la volonté de Dieu. Il n’y a d’apostolat divin que là où un homme a entendu un appel direct venant de la bouche du Seigneur. Si souvent l’on entend parler d’une personne ayant reçu un appel pour la mission ou pour la prédication de la Parole, alors que ce n’est rien d’autre qu’un sentiment. Un appel venant de la bouche du Seigneur est toujours, donné dans un but conforme à l’histoire du salut. Celui qui cherche à faire quelque chose de son propre chef est le plus grand obstacle qu’il puisse y avoir dans le royaume de Dieu.

Il est absolument nécessaire de connaître ceux qui ont été envoyés de Dieu, c’est-à-dire ceux auxquels il a réellement parlé. Ils sont destinés à percevoir Sa volonté afin de la faire connaître et de la transmettre au peuple de Dieu. La marque nous permettant de reconnaître qu’ils sont envoyés nous est donnée dans Jean 3.34: “Car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu”. Amen!

Cela s’est rapporté premièrement à notre Seigneur, Lequel Se savait envoyé de Dieu et qui accomplit fidèlement Son mandat en accord avec l’histoire du salut. Mais cela concerne également tous les autres qu’il a envoyés car il dit: “La paix soit avec vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie” (Jean 20.21). Les envoyés du Seigneur sont des messagers de paix; ils proclament le salut et tout le conseil de Dieu. Ils sont employés dans le royaume de Dieu pour faire connaître la volonté de Dieu issue de la Parole. Jésus dit aussi: “En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui reçoit celui que j’aurai envoyé me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé” (Jean 13.20).

Ceux qui, de façon arbitraire, se déclarent eux-mêmes appelés et désignés pour un ministère ne peuvent se prévaloir de cette déclaration du Seigneur. Celle-ci est valable uniquement pour les hommes qu’il a Lui-même appelés et envoyés. Le peuple de Dieu véritable n’est intéressé à rien d’autre qu’à ce que Dieu veut lui dire par la bouche de Ses messagers. Jean-Baptiste était un homme envoyé de Dieu. Il prononçait la Parole de Dieu et annonçait les promesses qui devaient s’accomplir en ce temps-là. Le but de son message était de préparer le chemin du Seigneur qui l’avait appelé, et de Lui présenter Son peuple.

Le texte d’introduction de cette lettre circulaire se rapporte à Paul, un homme qui avait reçu un appel pour une tâche extraordinaire. A cause de cela il pouvait donner à l’église, avec une autorité divine, les dispositions et enseignements indispensables. Il ne parlait pas de lui-même, mais il annonçait la Parole de Dieu comme il l’avait reçue du Seigneur. Il écrit: “Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur. Et si quelqu’un l’ignore, qu’il l’ignore” (1 Cor. 14.37,38).

Personne n’a le droit d’ajouter la moindre des choses à ce que Dieu déclare au moyen de Ses envoyés. Notre Seigneur a dit: “Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef”. Comme tout homme de Dieu, Paul était destiné à reconnaître la volonté de Celui qui l’avait appelé.

Aujourd’hui il importe plus que jamais de discerner et de distinguer ce qui vient de Dieu de ce qui ne vient pas de Lui. Tous ceux qui voudraient participer à l’enlèvement ne peuvent pas se permettre dans ces temps d’ultime décision de soutenir, de croire ou de répandre ce qui constitue un mélange spirituel. La Parole de Dieu est la Semence originale; c’est là le modèle original pour ceux qui ont été ramenés à la Parole de Dieu. Dans le passage que nous venons de citer, le Seigneur Jésus ne s’adresse pas à tout un chacun, mais seulement à ceux qui sont de Dieu, car eux seuls seront prêts à accomplir la volonté de Dieu, et c’est pour cela qu’il la leur fait connaître. Le Seigneur nous a aussi fait connaître simultanément ce qui allait arriver à ceux qui marchent et parlent d’eux-mêmes, sans qu’Il les ait appelés et envoyés. Il dit: “Celui qui parle de son propre chef cherche sa propre gloire; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui” (Jean 7.18).

C’est un langage clair. Notre Seigneur est le Véritable, et tous ceux qui sont envoyés par Lui sont pénétrés de Sa vérité. Ils ne cherchent pas leur propre intérêt, mais ils s’appliquent à glorifier Dieu. Ils ne lient pas la publication de la Parole à leur propre intérêt ou à une doctrine, mais ils poursuivent la tâche qui leur a été confiée en toute humilité. Ananias avait parlé à Paul au Nom du Seigneur en disant: “Car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues” (Act. 22.15). Cette parole nous rappelle ce qui fut dit à Jean sur l’île de Patmos, c’est-à-dire qu’il devait écrire ce qu’il voyait et entendait. Un témoin doit avoir vu et entendu les choses dont il veut rendre témoignage. Les hommes de Dieu voient ce que le Seigneur leur montre, et ils déclarent ce qu’il a déclaré.

Dieu a envoyé Christ, et Il était en Lui. Christ envoie Ses messagers et il est en eux. Toutes les Ecritures qui se rapportaient à notre Seigneur se sont accomplies en Lui et au travers de Lui et tout aussi certainement, à la fin du temps de la grâce, toutes les promesses de la Parole pour ce temps s’accomplissent et s’exécutent dans leur diversité.

Jean-Baptiste était un homme envoyé de Dieu et il rend ce témoignage: “Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit: Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint-Esprit. Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu” (Jean 1.33,34). Frère Branham connaissait le jour de son appel et la teneur exacte de la tâche qu’il avait reçue. C’est quelque chose qui fait tout simplement partie d’un mandat divin.

Tous les prophètes reçurent leur appel du Seigneur, et seul celui qui a reçu cet appel reconnaît le dessein de Dieu pour le temps déterminé. Ces hommes pouvaient parler au Nom du Seigneur, et ce qu’ils disaient était la Parole de Dieu.

Frère Branham a insisté plusieurs fois en disant qu’aucun homme n’a le droit de monter sur le podium s’il n’a pas reçu un appel semblable à celui que Moïse avait reçu. Celui qui ne peut se souvenir ni du jour, ni de la teneur exacte de sa vocation, n’en a point reçu du tout. Il a mis la main sur une fonction qui lui est étrangère. C’est pour cette raison qu’existe dans le royaume de Dieu un tel chaos, du fait qu’il y a tant d’incompétents qui agissent en son sein.

La Parole de Dieu est AINSI DIT LE SEIGNEUR; chaque ministère et chaque charge exercés selon la volonté de Dieu sont toujours rattachés aux promesses adéquates qui alors trouvent leur accomplissement et leur réalisation. Du temps de Moïse s’est accompli ce qui avait été promis par Dieu à Abraham, c’est-à-dire la sortie de sa postérité après quatre cents ans de servitude (Gen. 15.12-14).

Du temps de Josué, Dieu accomplit la promesse qu’il avait faite au peuple d’Israël du temps de Moïse, et il les introduisit dans le pays promis. Tout d’abord, une promesse ne consiste qu’en Parole. Cette Parole est crue par ceux au moyen desquels Dieu la fait s’accomplir. Même les plus grandes promesses, c’est-à-dire celles qui se rapportent à Jésus-Christ notre Sauveur, ont tout d’abord été des Paroles. Ensuite seulement la Parole a été faite chair.

Paul s’écrie: “Car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui (l’assentiment de Dieu); c’est pourquoi encore l’Amen (la réalisation conforme à l’histoire du salut) par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu” (2 Cor. 1.20). Les vrais croyants sont porteurs des promesses divines et expérimentent leur accomplissement. “Pour vous, frères, comme Isaac vous êtes enfants de la promesse”. Les deux fils d’Abraham, Ismaël et Isaac, avaient été engendrés par Abraham l’un comme l’autre. La différence entre eux venait de la promesse faite en faveur d’Isaac. C’est à cela que nous reconnaissons que l’élection et l’appel à sortir de la confusion des dénominations et des credo vient de Dieu et non pas des hommes.

Tous naissent dans ce monde de la même manière. Cependant les élus ont une vocation divine: c’est pour eux que Dieu a fait les promesses; ce sont eux qui, comme Isaac, ont été établis héritiers, car ainsi dit l’Ecriture: “Vous êtes héritiers de Dieu et co-héritiers de Christ”.

La marque d’un véritable croyant consiste en ce que non seulement il a de façon générale foi en Dieu, mais encore en ce qu’il croit ce que dit l’Ecriture et reçoit les promesses qui ont été faites pour un temps déterminé. Ces promesses, auxquelles nous croyons, ce sont elles seules que nous verrons s’accomplir. Au fond, c’est de cela qu’il s’agit pour le message du temps de la fin. Toutes les promesses de Dieu données pour la mise à part et l’achèvement de l’Epouse seront crues par ceux en faveur desquels elles parviendront à s’accomplir.

Par la grâce de Dieu et en vertu du message prophétique, nous avons clairement compris la différence qu’il y a entre l’interprétation de la Parole et l’accomplissement de la Parole. Alors, partout où l’on interprète encore cette Parole, les gens n’ont aucune possibilité d’expérimenter l’accomplissement des promesses divines. Les interprétations sont comparables à une nourriture déjà mâchée servie à table. Ce qui ressort de cela n’est que confusion. Le Seigneur a dit par le prophète Esaïe: “Toutes les tables sont pleines de vomissements, d’ordures” (Esa. 28.8). Il n’y a qu’une table qui soit restée propre et sainte: c’est la table du Seigneur sur laquelle se trouvent les aliments de la plus grande valeur. Le Seigneur nous a préparé Sa table, richement servie et sur laquelle la nourriture la plus pure nous est dispensée sans mélange ni adjonction d’aucune sorte.

Au commencement du dernier Sceau, frère Branham dit ceci: «J’espère, et je crois, que nous ne serons jamais une dénomination, mais seulement une communauté où hommes et femmes, garçons et filles puissent se réunir autour de la table du Seigneur, et avoir communion avec la Parole; nous avons ici toutes choses en commun» (p.2, §2). Juste après avoir dit cela il dit encore: «Rappelez-vous cette vision que j’ai eue l’année dernière où je vis toute cette nourriture emmagasinée ici. C’est l’exacte vérité!» (septième Sceau, page 2, §2 et 3). Il se réfère à cent pour cent à la Parole révélée pour ce temps. Il n’y a personne à qui l’on doive encore interpréter cette révélation divine. Le Seigneur cherche des personnes qui croient de tout leur coeur, car l’homme ne vit pas de pain seulement, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu.

Dans Lévitique 21 il est question plusieurs fois du fait que les sacrificateurs avaient été établis dans le ministère pour présenter les aliments à Dieu. Dans le Nouveau Testament pas plus que dans l’Ancien, aucun ne peut faire les choses à son gré ou laisser de côté ce qu’il veut. Il est nécessaire que Dieu établisse Lui-même quelqu’un dans une charge spirituelle, et c’est pour cela qu’il est écrit dans 1 Corinthiens 12.28: “Et Dieu a établi dans l’Eglise…”. Chacun de ceux que le Seigneur a établis sait pourquoi cela est arrivé et quelle est la tâche qu’il doit prendre en mains et mener à bien. Je ne serais jamais allé dans le monde entier, ni ne me rendrais actuellement de ville en ville pour publier la Parole de Dieu si le Seigneur ne m’avait donné pour tâche précise, à l’aube du 2.4.1962, d’emmagasiner la nourriture et de la distribuer.

ECLAIRCISSEMENTS

On m’a demandé de donner à nouveau une parole d’éclaircissement sur les sept tonnerres. Cependant, pas plus moi que d’autres ne sommes en mesure de le faire. Et ce n’est pas nécessaire non plus, car la Parole de Dieu s’éclaircit d’Elle-même, et c’est Elle qui donne les éclaircissements. Le message de frère Branham renferme plusieurs choses difficiles à comprendre en soi. Les ignorants et ceux qui sont peu affermis dans la foi en tordent le sens en s’attachant à leurs propres vues et cela pour leur propre ruine comme pour celle des autres; d’ailleurs, comme le dit 2 Pierre 3.16, ils font également cela avec les autres Ecritures. Pierre dit au verset suivant: “Vous donc, bien-aimés qui êtes avertis, mettez-vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté”. En fait, tous devraient savoir cela et prendre la chose à coeur. Cependant nous avons pu constater bien des fois que les exhortations n’ont pas été prises au sérieux. Toute déviation de la Parole de Dieu signifie que l’on s’engage dans une fausse direction. C’est pourquoi nous aussi devons nous en tenir à ce que disent les Saintes Ecritures même sur le thème des “sept tonnerres” et trouver dans quel contexte frère Branham les a classés.

L’ouverture du septième Sceau fut un événement que Dieu avait annoncé et dont Il avait souligné l’importance extraordinaire. A la fin de la prédication sur le septième Sceau, frère Branham fait une déclaration que nous devons tous considérer avec attention: «Ainsi donc, je pourrai vraiment dire que, au mieux de ma compréhension, selon la Parole de Dieu, la vision et la révélation, l’interprétation de toutes ces choses est: AINSI DIT LE SEIGNEUR!» (p. 57, §5). A part les sept Sceaux il n’y a qu’une prédication à la fin de laquelle frère Branham prononce le AINSI DIT LE SEIGNEUR, c’est Mariage et divorce. Cela signifie que ce n’est pas lui qui a parlé, mais le Seigneur même.

Les commentaires de frère Branham, dans la brochure sur le septième Sceau, des pages 52 à 57, font aussi partie de ce AINSI DIT LE SEIGNEUR. Dans ces passages, il se réfère également aux sept tonnerres. Citation: «Avez-vous remarqué, à l’ouverture du septième Sceau, qu’il y a aussi un triple mystère? Il y a celui dont j’ai déjà parlé et dont je parlerai encore, qui est le mystère des sept Tonnerres. Les sept Tonnerres des Cieux dévoileront le mystère. Cela se passera au moment même du retour de Christ, parce que Christ Lui-même a dit que personne ne saurait quand Il reviendrait.

Avez-vous remarqué à quel moment les Juifs Lui ont posé cette question? Lorsque dans l’Ecriture nous avons comparé les six Sceaux avec Matthieu 24, nous avons vu que le septième Sceau avait été laissé de côté, et cela parce que Christ dit que Dieu seul savait (les anges eux-mêmes ne savaient rien) Cela n’est pas étonnant, puisque cela n’est même pas écrit. Vous avez vu qu’il ne s’est rien passé à ce moment-là. Les anges ne savent rien. Personne ne connaît le jour de Sa venue. Mais il y aura sept voix, les voix des sept Tonnerres, qui donneront cette glorieuse révélation à ce moment-là.

Ainsi donc, je crois que… si nous ne le savons pas, et que cela ne sera pas connu avant ce temps-là… mais en ce jour, ce sera révélé à l’heure même où il faut que ce soit révélé. Ainsi, la seule chose que nous puissions faire est de rester pleins de crainte devant Dieu et de Le servir, de faire tout ce que nous pouvons selon notre connaissance et de vivre la vie de bons chrétiens.

Nous avons donc vu que le sixième Sceau nous a été révélé, mais que le septième Sceau, Lui, ne pourra pas être révélé avant la dernière heure.

Il y a bien eu une raison pour laquelle Dieu laissa résonner ces sept voix de Tonnerres, car il faut que… Nous voyons que Christ, l’Agneau, prit le Livre dans Sa main, et qu’il ouvrit le septième Sceau. Mais, vous voyez, c’est un mystère caché. Personne ne le connaît, et cela est bien conforme a ce qu’Il a dit, que personne ne saurait le jour de Sa venue, ni ne connaîtrait quoi que ce soit au sujet de ce mystère des sept Tonnerres. Vous voyez donc bien que ces deux choses sont liées». (Ce qui est dit là fait aussi partie du AINSI DIT LE SEIGNEUR. Amen!)

«Aujourd’hui, c’est tout ce que nous pouvons comprendre, parce que le reste a été révélé; mais ce septième Sceau n’a pas été révélé. Lorsque j’étais assis dans ma chambre, j’entendis… ou plutôt, je vis se dérouler ces Sceaux, jusqu’au septième. Pour l’instant, nous ne pouvons aller plus loin. Maintenant, je crois que chacun de vous servira Dieu, agira selon la justice, L’aimera pendant toute sa vie et Le servira — Alors, Dieu prendra soin du reste».

Il ne s’agit pas de sauter le fait que les sept tonnerres trouvent leur accomplissement en rapport avec le septième Sceau, lors de la venue de Christ. Cette phrase: «Cela est bien conforme à ce qu’il a dit, que personne ne saurait le jour de Sa venue, ni ne connaîtrait quoi que ce soit au sujet de ce mystère des sept Tonnerres», c’est le AINSI DIT LE SEIGNEUR et cela devrait engager chacun à réfléchir et à revenir à la raison. Cependant, celui qui affirme connaître le mystère des sept tonnerres devrait également dire quand le Seigneur vient! Les mêmes esprits religieux qui, en dépit de la Parole de Dieu, ont toujours voulu fixer la date de la venue de Christ, se sont maintenant spécialisés en déclarant que leur opinion sur les sept tonnerres était une révélation. Ces personnes ne demeurent pas dans la Parole, et elles se trouvent même en opposition directe avec Elle. Cependant, celui qui croit ce que le prophète de Dieu a dit doit rejeter tout ce qui n’est pas en accord avec ce qu’il a déclaré.

Cette phrase: «Alors, Dieu prendra soin du reste» est également d’une très grande importance. Ce n’est pas un homme, mais c’est Dieu qui en prendra soin. Cette phrase ne doit pas non plus être sautée: «Mais il y aura sept voix, les voix des sept Tonnerres, qui donneront cette glorieuse révélation à ce moment-là». Ainsi, cela ne s’accomplit pas par un prédicateur ou un huitième messager comme quelques-uns le disent, et pas davantage par sept hommes particuliers comme d’autres le prétendent, mais comme frère Branham l’a dit en accord avec les Saintes Ecritures, par la voix des sept tonnerres. Celui qui passe à côté de ces claires déclarations faites de la part de Dieu à la fin des sept Sceaux méprise le AINSI DIT LE SEIGNEUR; cet homme-là n’écoute pas la Voix de Dieu qui S’est fait entendre au travers de frère Branham, mais il écoute une autre voix. Quand Dieu parle, il y a de la clarté. Mais si ce sont les hommes qui parlent il y a de la confusion.

Dans Apocalypse 10.1, le Seigneur descend avec le Livre ouvert en qualité d’Ange de l’alliance, et il crie d’une voix forte (v. 3). C’est alors que retentit la voix des sept tonnerres. Nous voyons ici que les sept tonnerres sont en relation avec la venue de Christ. Personne ne peut savoir ce qu’ils contiennent car la voix qui retentit du ciel dit à Jean: “Scelle ce qu’ont dit les sept tonnerres, et ne l’écris pas”. Ce que disent les voix terrestres n’a pas de valeur.

Quand dans les évangiles il nous est dit que le Seigneur cria d’une voix forte, chaque fois nous voyons que c’est en rapport avec la résurrection de morts (Mat. 27.50; Jean 11.34; Luc 8.54). C’est la seule Voix que nous écoutons. Toutes les autres doivent faire silence, et elles devront bien se taire.

Dans Apocalypse 5, le Livre est tout d’abord encore scellé, puis les Sceaux sont brisés et il est fait connaître ce que sont les mystères. Après cela, plus rien d’autre n’est scellé si ce n’est ce qu’ont dit les sept tonnerres d’Apocalypse 10. Cela a été commandé par la Voix retentissante du ciel. Cela ne devait pas être écrit et, comme frère Branham l’a dit, cela reste un mystère entier. Bien qu’il ait vu le déroulement de ces choses, il ne devait rien en dire. Il a clairement insisté sur le fait que Dieu Lui-même en prendra soin, et qu’à la venue de Christ c’est Lui qui le fera avoir lieu.

La décision de Dieu était que Jean ne devait rien écrire et que frère Branham ne devait pas davantage parler de ce que Dieu leur avait montré au sujet des sept tonnerres. Nous respectons cette décision divine, car si ces deux hommes de Dieu devaient garder le silence, nous ne devons rien dire non plus des sept tonnerres. Ces personnes qui en ont parlé avaient été enseignées pendant de nombreuses années et elles avaient lu les prédications de frère Branham, et à proprement parler elles auraient dû être bien fondées dans la Parole.

Beaucoup de passages d’autres prédications pourraient être cités, mais justement ce qui est dit à la fin du septième Sceau devrait être pour nous un absolu, car cela est confirmé par le AINSI DIT LE SEIGNEUR. De ce fait toutes les autres déclarations s’éclaircissent d’elles-mêmes. Cependant les prédications sont toutes à disposition car elles sont gardées telles quelles. Chacun peut les lire et se laisser éclairer par le Saint-Esprit. C’est la pure nourriture spirituelle que toute me destinée à faire partie de l’Epouse prendra telle qu’elle a été préparée.

FALSIFICATIONS INTENTIONNELLES

Dieu laissera-t-iI impuni celui qui sort de son contexte original différents passages, les extrayant de différentes prédications, et qui les insère et les dispose selon sa propre conception?

J’ai devant moi deux traités en anglais. L’un porte le titre “The Head-stone” (La Pierre du faîte), et l’autre “The Seven Thunders” (Les sept Tonnerres). Ils sont composés de passages extraits de 26 prédications de frère Branham et arbitrairement disposés ensemble. Par exemple, il y a des textes sortis de la prédication La stature de l’homme parfait, prêchée le 14.10.1962, et qui ont été insérés dans la théorie des sept tonnerres sans que tout au long des 60 pages de la prédication de frère Branham celui-ci ait fait une seule fois allusion aux sept tonnerres. Cela ne peut être que voulu et dans l’intention d’induire en erreur ceux qui lisent cela, car ce rassemblement de passages ne va absolument pas ensemble!

Les sept vertus sont une partie intégrante de la nouvelle vie que reçoivent tous les croyants, du commencement à la fin de l’Eglise. Les âmes inconscientes avalent simplement tout cela parce qu’une fausse impression leur est transmise selon laquelle frère Branham aurait parlé de ces sept vertus en rapport avec les sept tonnerres. Combien souvent n’a-t-il pas insisté sur le fait que parce que Eve a cru à un seul mot dénaturé, par cela même elle a entraîné toute l’humanité dans la mort. Comme au temps d’Elisée, les disciples du prophète de ce temps-ci ont mis n’importe quoi dans le pot, et la mort se trouve là-dedans (2 Rois 4.38-41).

Tous doivent comprendre que lorsque frère Branham parle dans ses différentes prédications des “sept tonnerres” il se rapporte à différents événements:

1. à la vision qu’il eut le 22 décembre 1962 dans laquelle il vit sept anges dans la nuée, et où il entendit retentir sept roulements de tonnerres l’un après l’autre. Il parle de cet événement dans la prédication du 30.12. 1962, Messieurs, est-ce le temps?. En ce temps-là, il ne savait pas lui-même très exactement ce que tout cela signifiait, et il relie à ce puissant événement certaines choses qu’il attendait.

2. à l’accomplissement de cette vision, le 28 février 1963, lorsque les sept tonnerres firent réellement entendre leurs voix et que les sept anges apparurent dans la nuée. C’est là qu’il reçut l’ordre de retourner à Jeffersonville pour prêcher sur les sept Sceaux.

3. aux sept tonnerres d’Apocalypse 10.

Par exemple, ce que frère Branham dit dans la prédication Christ est la Révélation du Mystère de Dieu du 28 juillet 1963, à la page 21, §5, n’a rien à voir avec Apocalypse 10. Citation: «C’est parce que ce serait quelque chose d’absolument extraordinaire qu’Il en parla ici et montra ces sept tonnerres, et que les journaux Look et Life (j’en ai un exemplaire ici) ont montré la photo de ce “cercle de nuages et de lumière” dont ils ne comprirent pas le sens et dont ils ne comprennent toujours pas le sens… Mais Il me dit: ‹Va là-bas et attends jusqu’à ce que ces mystères soient révélés›. Il me fallut attendre plusieurs mois, mais alors tout se passa exactement comme il l’avait dit».

En son temps j’ai amené directement avec moi des Etats-Unis les deux illustrés. L’un est daté du 19 avril, et l’autre du 17 mai 1963. Frère Branham se rapporte aux passages déjà cités de l’événement du 28.2.63 qu’il avait eu en vision le 22.12.62. Les illustrés ne pouvaient rien écrire sur les sept Sceaux, et encore moins sur les sept tonnerres d’Apocalypse 10! Jusqu’aujourd’hui ils ne savent pas encore que frère Branham a parlé sur les sept Sceaux. Ils ne pouvaient que se rapporter uniquement à cet extraordinaire événement de l’apparition de la nuée, et ils ne savaient même pas que sept anges étaient apparus dans cette constellation en forme de pyramide. Frère Branham parle souvent de la prédication sur la pyramide et sur les sept tonnerres. Mais avec cela il ne pense à rien d’autre qu’à l’événement de la nuée. Pourquoi les frères jettent-ils tout cela pêle-mêle, à tort et à travers?

De même l’affirmation que l’Eglise doit encore recevoir un huitième messager lequel devrait amener à bonne fin les choses de Dieu, est fausse. Dans la brochure N° 2 de la Révélation des sept Sceaux, La Brèche, à la page 2, frère Branham se rapporte à la prédication de Messieurs, est-ce le temps? et il demande combien ont lu ou entendu cette prédication. A la page 3 il parle de l’expérience qu’il a faite quand l’épée a été placée dans sa main. C’était l’épée du Roi, la Parole de Dieu vivante et révélée. A la page 6, après que frère Branham ait lu les premiers versets d’Apocalypse 10, il dit: «Notez que c’est Christ, parce que Lui, dans l’Ancien Testament, était nommé le Messager de l’Alliance Il vient directement pour les Juifs maintenant, car le temps de l’Eglise est achevé… Vous souvenez-vous de cet Ange d’Apocalypse chapitre 1er? C’est le même. Un ange est un messager, et Il est un Messager pour Israël. L’Eglise a été enlevée (ou Elle est sur le point de l’être). Il vient pour Son Eglise». Cela ne peut avoir qu’une signification, c’est que cet Ange est Christ, le Seigneur. Il n’y a pas besoin d’autres commentaires.

A la page 7 il se rapporte à Apocalypse 10.7 et il dit: «Ainsi, le mystère du Livre des sept Sceaux sera-t-il révélé quand la voix de l’ange du septième Age de l’Eglise se fera entendre. Le septième ange commence à sonner de la trompette, et voilà les messages qui sont écrits ici, messages que nous avons sous forme de bandes magnétiques ou de brochures».

Lorsque quelqu’un lit des déclarations aussi claires, comment peut-il croire qu’un autre messager doit se lever pour révéler les mystères de Dieu? Est-ce que ce qu’ont dit et la Parole de Dieu, et frère Branham, n’aurait donc plus de valeur? Quelqu’un peut-il vraiment être aussi présomptueux, et ne pas reconnaître que le septième messager était le dernier? Conformément à Apocalypse 1.20 il n’y avait dans la main du Seigneur ressuscité que sept étoiles, c’est-à-dire les sept anges des sept Eglises. C’est AINSI DIT LE SEIGNEUR. Si maintenant quelqu’un veut se faire élever au rang de huitième, c’est une très mauvaise séduction. Un tel homme doit se laisser dire que conformément à la Parole de Dieu il n’y a dans la main du Seigneur que sept étoiles, qui sont les anges-messagers. Par conséquent le huitième doit se trouver dans les mains d’un autre!

Si encore après cela quelqu’un veut prétendre qu’Apocalypse 10.8-11 s’accomplit par le ministère d’un homme particulier, chacun a le devoir d’éprouver par la Parole de Dieu pour vérifier si cela est juste et si c’est ainsi. Jean écrit au verset 11: “Puis on me dit: Il faut que tu prophétises de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois”. Cet homme qui prétend être ce messager doit préciser le temps et l’heure où cette parole lui a été adressée. S’il affirme que tel est bien le cas, alors chacun a le droit de lui demander quand, où et ce qu’il aurait prophétisé auparavant sur les peuples et les rois, car l’expression: “Il faut que tu prophétises de nouveau…” signifie qu’il aurait déjà prophétisé auparavant. En plus, on peut lui demander ce qu’il en est de cela et comment c’est arrivé. Ne ressort-il pas clairement du verset 8 qu’il s’agissait de Jean? C’est une honte de devoir prendre du temps pour s’occuper d’une affirmation aussi insensée qui est une tromperie évidente. Est-ce que, pour quelques-uns, il ne serait plus écrit dans Apocalypse 10.7 que le mystère de Dieu “s’accomplirait à la voix du septième messager”? Ces gens ne remarquent-ils pas qu’ils ont été systématiquement éloignés du messager et du message et sont tombés en voulant suivre un homme? En plus, dans l’intervalle, il y a déjà environ dix frères qui ont prétendu être le huitième messager. Même il s’en trouve un qui est à la recherche de sept hommes particuliers qui devraient faire leur apparition dans peu de temps. Le tout entraîne une parfaite confusion parmi ceux qui en réalité se sont détournés du AINSI DIT LE SEIGNEUR de la Parole révélée pour fabriquer leur propre affaire naturellement sous la vieille bannière du Message!

Bien que ces hommes se présentent humblement devant les gens, comment veulent-ils subsister devant Dieu alors qu’ils faussent la Parole de Dieu et le message, autant pour leur propre ruine que pour celle des autres. Aujourd’hui, je mets au défi n’importe qui voudra bien me montrer seulement un passage pas deux ou trois, seulement un seul dans lequel frère Branham met les sept tonnerres d’Apocalypse 10 en relation avec les sept vertus de 2 Pierre 1.

Pourquoi aucun des frères qui se vantent de révélations particulières ne viennent-ils vers moi? Ils savent parfaitement que je me tiens sur la base de la Parole de Dieu et du message. Le mensonge ne peut jamais subsister devant la vérité. Mais l’heure sonnera bientôt à laquelle Dieu leur arrachera les âmes précieuses qu’ils ont, avec beaucoup de ruses et de cachotteries, conduites dans l’erreur sous le prétexte de la foi pour l’enlèvement.

Le premier qui prétendit avoir la révélation des sept tonnerres fut La. des Indes. Remarquez qu’il eut cette prétendue révélation en juillet 1969, aux Etats-Unis: Il est connu qu’il a parlé de cela avec différentes personnes. Déjà en ce temps-là, la conversation des ces personnes déteignait en partie sur ceux qui aujourd’hui se distinguent d’une étrange manière. Les esprits de mensonge se sont emparés de ceux qui se sont détournés de la Vérité. Mais cette vérité demeure: “… aucun mensonge ne vient de la vérité” (1 Jean 2.21).

“N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur” (Prov. 30.6). De même que personne ne peut rien ajouter à ce qu’ont dit Moïse, Elie, Esaïe, Paul et beaucoup d’autres au Nom du Seigneur, aussi certainement rien ne peut-il être ajouté à ce que Dieu a dit par frère Branham. Ce sérieux avertissement d’Apocalypse 22.18: “Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre” est adressé à ceux qui ont été appelés par la révélation de la Parole, car c’est seulement en notre temps que ce livre mystérieux a été ouvert. D’après ce que le Seigneur dit dans ce passage, tous ceux qui ajoutent à ce livre de l’Apocalypse se trouvent sous le jugement de Dieu, et les plaies annoncées par Dieu viendront sur eux.

Nous avons uniquement été invités à tenir ferme la Parole prophétique de ce livre, et à garder ce qui y est écrit. Autant Dieu avait employé Jean sur l’île de Patmos pour lui montrer les choses qui devaient être écrites, tout aussi certainement Dieu a-t-il employé frère Branham pour révéler tout ce qui était écrit. C’est ainsi que le programme de Dieu est complet. Notre tâche est de lire les prédications dans un esprit de prière, tout en remerciant Dieu de nous avoir jugés dignes d’expérimenter ces glorieuses et puissantes choses. Pour ma part, sur la base de l’appel divin que j’ai reçu, je n’ai qu’une tâche: partager et répandre plus loin la nourriture spirituelle que le Seigneur nous a donnée au travers de frère Branham. Je sais tout aussi bien que toute adjonction et interprétation viennent d’une autre source, et que celle-ci vise un tout autre but que celui qui avait été placé devant les yeux de frère Branham. Nous pouvons avoir la conviction que le Seigneur veut faire sortir les Siens de cette heure d’épreuve et que, par Sa Parole et Son Esprit, Il veut leur donner la clarté sur toutes choses.

Parce que je porte une responsabilité devant Dieu, je suis contraint de faire connaître cette claire position. Les appelés ont été dispersés par les frères qui ont répandu leurs interprétations. Ce n’est pas dans la volonté de Dieu qu’il en soit ainsi. Comme Paul, frère Branham avait entendu un appel direct du Seigneur et il était envoyé avec un message pour préparer la seconde venue de Christ. C’est cela seul qui peut être le fondement sur lequel nous pouvons tous nous tenir sous l’autorité d’une seule Tête Christ et être unis dans un seul Esprit. Nous devons revenir au point de déviation qui a conduit à cette grande confusion, pour pouvoir en réchapper.

RECIT DE VOYAGES

Au terme de mes voyages missionnaires de janvier et février, il faut que je partage avec vous les puissantes impressions et expériences que j’en ai rapportées. C’était tout simplement une marche triomphale du Seigneur, Lequel a tout conduit merveilleusement. Mes yeux ont vu des milliers de personnes auxquelles Dieu a fait grâce et qui ont reçu le Message. De toutes nouvelles portes se sont également ouvertes. J’ai été particulièrement saisi lorsqu’un prédicateur me dit devant une foule de gens rassemblés là: «Frère Frank, toutes ces personnes ont lu les brochures en anglais que tu as faites et ils sont venus par cela à la foi». C’est intentionnellement que j’évite de donner les noms de personnes ou de villes car je ne veux pas que, comme cela est déjà arrivé par le passé, des personnes non autorisées se servent elles-mêmes des adresses pour nouer des contacts et faire avancer leur propre affaire.

Que ce soit en Malaisie, à Sumatra, à Java, aux Philippines ou dans tout autre pays, la main du Seigneur était agissante. Lors de ce voyage se sont ouvertes de toutes nouvelles portes pour la Thaïlande, le Népal, la Corée, le Japon et la Chine. Je n’oublierai jamais la rencontre que j’ai eue avec un prédicateur Baptiste d’origine chinoise. Cet homme qui est rempli du Saint-Esprit avait lu mes brochures en anglais, et il vint me chercher à l’hôtel en disant qu’il avait attendu impatiemment ce jour. Dieu lui a mis à coeur de voyager avec moi en Chine afin d’apporter l’heureuse nouvelle à son peuple. Son père, qui est âgé de presque 80 ans, a travaillé de nombreuses années en Chine avec Watchman Nee. Les communautés de là-bas attendent notre venue.

Dans un pays que je visitai au mois de février, on avait répandu depuis une année en tout cas des papillons imprimés parlant contre moi. Personne, même parmi mes amis les plus proches, ne croyait que malgré la situation tendue je viendrais réellement. Cependant Dieu a pris soin de tout. L’homme qui était responsable d’avoir imprimé ces papillons était un engagé fanatique pour un frère des Etats-Unis et pour sa doctrine particulière. Il se sentait tenu de mener une campagne contre moi et se crut autorisé à calomnier un prédicateur trinitaire. Cependant celui-ci alla le trouver et lui demanda raison de ses accusations. A la deuxième visite il amena avec lui 11 hommes qui réglèrent vigoureusement les comptes avec le calomniateur, selon la loi de Moïse. Après cela, il ne put plus rien faire.

Un autre, qui se proposait de déranger les rencontres, en fut empêché lui-même d’une manière tragique. Déjà auparavant il avait chargé un jeune homme de semer le trouble. Mais lorsque ce dernier vint il fut saisi puissamment par le Saint-Esprit. A la fin de la réunion il vint en hâte vers l’avant, rendit témoignage et demanda pardon. Le Seigneur a dit: “Je combattrai pour toi!” et je l’ai expérimenté littéralement.

Dans une grande ville je n’étais pas tout à fait satisfait du programme préparé pour les réunions. Le jeune frère pensait bien faire, mais il avait encore trop peu d’expérience. Et j’étais attristé dans mon coeur. Le 17 février je me trouvais à 10 h. du matin sur le chemin du bureau de voyage pour faire confirmer mon vol pour le lendemain. Alors que je passais près du bureau de poste, un monsieur âgé s’adressa à moi et me demanda s’il pouvait me parler. Je lui répondis que j’allais au bureau de voyage et que j’avais peu de temps. Là-dessus cet homme me dit: «Je suis un prédicateur de l’Evangile. Le Seigneur m’a envoyé jusqu’ici et je t’attends depuis tôt ce matin». Cet homme n’avait encore jamais entendu mon nom. Il dit: «Dieu veut t’employer tout particulièrement dans notre pays. Je vais arranger des rencontres pour toi dans cette ville». Ensuite nous sommes allés ensemble au bureau de voyage, parlant et priant ensemble pour remettre tout cela entre les mains du Seigneur.

Dans une autre grande ville de l’est du pays j’ai parlé dans une église Méthodiste. Dans cette réunion vinrent beaucoup de personnes qui avaient lu l’annonce dans le journal. Après le service divin un homme vint à moi pour me serrer la main, et il dit: «Tu nous as prêché la Parole de Dieu clairement et puissamment». Puis il ajouta: «Je t’invite à venir manger avec nous demain à midi. Il y aura aussi des prédicateurs Méthodistes qui y seront». Je promis de venir, et le jour suivant j’eus une surprise, car il dit: «J’ai tout bien compris, j’ai noté les passages bibliques et j’en ai parlé jusque tard dans la nuit avec ma femme. J’ai déjà préparé beaucoup de campagnes pour de grands évangélistes, y compris pour Billy Graham. Dis-moi seulement quand tu peux venir et j’arrangerai des réunions dans les plus grandes villes du pays». Je lui fis cette objection: «Ecoute, cela va te créer de grosses difficultés, car mon ministère est en rapport direct avec celui de frère Branham, et partout tu vas rencontrer de l’opposition». Mais il me dit: «Laisse-moi faire, car je t’ai entendu. C’est le message dont nous avons besoin». Que la volonté de Dieu se fasse!

Après cette même réunion une femme d’environ soixante ans vint vers moi avec sa fille, et en pleurant elle me dit: «Je suis Arménienne, j’ai habité de nombreuses années à Jérusalem et j’ai toujours dit à mes enfants que le Seigneur enverrait un précurseur. Je ne suis jamais venue auparavant dans cette église, cependant quand je lus l’annonce de cette rencontre, l’Esprit de Dieu me dit: ‹Vas-y, car Dieu veut te parler au travers de cet homme›». Elle recommença à pleurer et elle ne pouvait cesser de remercier le Seigneur.

Dans la même ville je parlai le 19. 2.1982 à 16 h. devant les professeurs, les instituteurs et les élèves du plus grand séminaire biblique du pays. C’était un événement en soi. Comme Dieu le conduisit, cet exposé se tint dans l’immense salle de lecture où des milliers de livres se trouvaient rangés sur les rayons à la vue de tous, et la plupart écoutèrent avec attention. Subitement, pendant mon allocution, je fus saisi par l’Esprit de Dieu et en montrant les livres je m’écriai d’une voix forte: «Vous pouvez lire tous ces livres et pourtant ne pas savoir encore ce que Dieu fait maintenant! Car tous ces écrivains ont vécu avant notre temps, et ils ne pouvaient pas se douter de ce que Dieu allait faire maintenant!». C’est là que se réveillèrent aussi les rêveurs! Je suis moi-même étonné de voir comment Dieu accorde toujours à nouveau la grâce et la sagesse pour proclamer Son conseil devant les grands et les petits.

Le dimanche matin 21.2.1982 j’étais annoncé comme orateur pour le service principal à l’Eglise nationale. Tout d’abord je ne savais pas ce que j’allais prêcher là-bas. Cependant, lorsque dans cette église protestante j’entendis au commencement du culte réciter la profession de foi et que j’entendis les paroles: «… je crois à la sainte église Catholique…» subitement beaucoup de passages des Ecritures me passèrent devant les yeux et je commençai par Jérémie 51.7. Je ne pus rien faire d’autre qu’employer l’épée de l’Esprit avec tout son tranchant. L’Eglise se trouvait, comme l’avaient déjà dit les réformateurs, dans la captivité de Babylone. Il n’y a qu’un seul enseignement apostolique et qu’une confession de foi des apôtres: c’est dans la Bible. En plus de cela je leur expliquai que le soi-disant symbole des apôtres ne venait pas des apôtres et qu’il n’était pas en accord avec la Parole de Dieu. Il avait été formé dans un concile en l’an 325 et établi comme doctrine en 381. L’invitation à revenir à la Parole de Dieu fut faite à tous en les engageant à sortir de toute confusion religieuse. Par la grâce de Dieu, ces personnes ont eu la possibilité d’entendre la Vérité, et elles ont eu l’occasion de prendre leur décision.

Dans une église Presbytérienne bondée le pasteur dit, après le service divin: «J’aurais pu crier à haute voix lorsque j’ai entendu la prédication biblique». Sa mère, une dame très âgée, vint et me saisit par la main en disant: «Dieu a parlé aujourd’hui par ta bouche. Ne tarde pas à revenir!».

On pourrait donner encore beaucoup de nouvelles, mais cela nous conduirait trop loin. Pour moi ces voyages étaient une toute nouvelle et puissante confirmation de la tâche divine qui m’a été confiée. Je suis très reconnaissant au Seigneur pour l’ouverture des portes qui étaient fermées jusqu’à présent. Nous savons que l’achèvement de l’Eglise-Epouse ne peut avoir lieu qu’après seulement qu’Elle ait été appelée hors de tous peuples, langues et nations.

Souvenez-vous de moi dans vos prières, et renfermez tous les frères et soeurs du monde entier dans votre intercession. Je remercie affectueusement au Nom du Seigneur tous ceux qui soutiennent l’oeuvre de Dieu par leurs dons.

Agissant de la part de Dieu
Br. Frank

 


EDITORIAL

“II tenait dans sa main un petit livre ouvert. Il posa son pied droit sur la mer, et son pied gauche sur la terre; et il cria d’une voix forte, comme rugit un lion. Quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs voix”.
Apocalypse 10.2,3

Chers frères et soeurs par le Sang précieux de Jésus-Christ,

Que le Seigneur vous bénisse et qu’il vous garde! Que le Seigneur fasse luire Sa face sur vous et qu’il vous accorde Sa grâce! Que le Seigneur tourne Sa face vers vous et qu’il vous donne la paix! Au Nom qui est au-dessus de tout nom, Celui de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen!

Plus d’une année s’est écoulée depuis que nous vous avons envoyé la dernière lettre circulaire, c’est pourquoi nous sommes d’autant plus reconnaissants à notre Père céleste de pouvoir vous envoyer ce numéro 26. Nous vous le faisons parvenir au Nom de Son Fils Bien-aimé en ayant l’assurance que ce qu’il contient sera en riche bénédiction à tout disciple de Jésus-Christ car c’est la volonté de Dieu que nous soyons des disciples de Son Fils et non pas d’un credo quelconque.

Plusieurs nous ont écrit nous demandant pour quelle raison les lettres circulaires avaient cessé de paraître, et beaucoup se sont posé la même question. La cause en est fort simple: c’est que nous agissons avec la force et les moyens que notre merveilleux Père céleste juge bon de nous donner. Nous refusons de faire des dettes ou de solliciter l’aide matérielle des hommes, car nous savons que lorsque le Seigneur donne une oeuvre à exécuter, Il donne aussi les moyens nécessaires pour l’accomplir. Par conséquent nous agissons avec les moyens dont nous disposons, et comme les demandes d’envoi des prédications de frère Branham sont nombreuses et que vu nos faibles ressources nous n’arrivons pas à les satisfaire autant que nous le souhaiterions, nous avons donc dû faire passer les prédications en priorité. Voilà pourquoi, au cours de l’année dernière et jusqu’à ce jour, nous n’avons pu ni traduire, ni éditer en français les lettres circulaires de frère Frank qui ont paru en allemand. Nous nous rendons bien compte de ce qu’ont dû ressentir beaucoup d’entre vous qui appréciez ces lettres circulaires: c’est un peu comme si nous vous privions d’une partie de la nourriture spirituelle. Cependant nous croyons que notre Bon Berger agit au mieux pour Ses brebis et que cette épreuve avait sa raison d’être. En tout cas l’Ecriture affirme que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon Son dessein (Rom. 8.28). Nous croyons aussi que notre Père céleste n’a pas manqué d’aider chaque disciple de Son Fils Bien-aimé à mettre à profit ce temps de privation et qu’il a pourvu aux besoins spirituels de tous ceux qui se sont tournés vers Lui. Que Son Nom en soit béni et loué! Amen!

Nous saisissons l’occasion donnée par cette lettre pour remercier tous nos frères et soeurs qui nous portent au trône de la grâce dans leurs prières. Ce que nous demandons à notre Dieu c’est qu’il accomplisse Son entière volonté en nous comme aussi dans tous les membres du Corps de Christ, conformément aux desseins qu’il a formés pour ces temps de la fin. Que le Seigneur vous bénisse et vous récompense pour le soutien de vos prières, comme aussi pour les dons matériels que vous nous faites parvenir et qui nous permettent de poursuivre cette oeuvre si importante de diffusion de Sa Parole révélée à notre génération. Amen!

J’aimerais partager avec vous un éclaircissement que le Seigneur nous a donné au sujet du temps dans lequel l’Ange puissant d’Apocalypse 10 crie d’une voix forte, et où les sept tonnerres font entendre leurs voix. Cette nouvelle lumière sur la Parole de Dieu confirme ce que nous savions déjà, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un temps bien déterminé dans le futur, temps durant lequel cet événement s’accomplit sur la terre. C’est un frère de Marseille, notre frère Rambaud, qui a remarqué qu’à part le passage d’Apocalypse 10.3 où il est dit que l’Ange puissant “cria d’une voix forte”, nous trouvons dans les Evangiles trois circonstances dans lesquelles notre Seigneur Jésus crie également d’une voix forte. La première se trouve dans Luc 8.54, chez Jaïrus, lorsque Jésus, ayant pris la main de la jeune fille, crie en disant: “Jeune fille, lève-toi!” Le résultat immédiat fut la résurrection de cette enfant. La seconde fois, c’est devant la tombe de Lazare, en Jean 11.43, que Jésus crie à haute voix: “Lazare, sors dehors!” Le résultat immédiat fut que Lazare jaillit du tombeau, bien que son corps fût encore lié de bandelettes. La troisième fois, l’événement s’accomplit à Golgotha alors que Jésus était exposé sur la croix pour la délivrance parfaite des croyants. Matthieu 27.50 (Darby) nous dit que Jésus ayant encore crié d’une voix forte, rendit l’esprit; alors plusieurs événements extraordinaires s’accomplirent à cet instant: il est dit entre autres que les sépulcres s’ouvrirent, que beaucoup de corps des saints ressuscitèrent et qu’étant sortis des sépulcres après la résurrection de Jésus ils entrèrent dans la sainte ville et apparurent à plusieurs. Ces trois fois où il est écrit que Jésus cria d’une voix forte, il y a résurrection, et même nous pouvons remarquer que chaque fois, l’intensité et la gloire de l’événement deviennent de plus en plus grands puisque le troisième événement se rapporte à la résurrection des saints endormis depuis longtemps. Dans diverses prédications, frère Branham nous dit qu’il s’agit de la résurrection de saints tels qu’Abraham, Job et autres patriarches. Vous pouvez donc vous représenter la gloire et la puissance de ce cri de notre Seigneur Jésus-Christ!

Ce que nous devons aussi remarquer, c’est qu’à part ces trois occasions où notre Seigneur Jésus a crié de cette manière alors qu’Il était dans un corps de la même nature que le nôtre, nous retrouvons ce même cri puissant dans Apocalypse 10.3 et 1 Thessaloniciens 4.16 (Darby). Dans Apocalypse 10, c’est Jésus-Christ, Le même hier, aujourd’hui et éternellement qui se manifeste sous la forme de cet “autre ange puissant” descendant du ciel avec les caractéristiques de l’Ange de l’Alliance. Remarquez bien qu’à ce moment-là Il ne paraît pas avec les caractéristiques de l’Epoux venu dans les airs à la rencontre de Son Epouse. Non, car cet Ange puissant ne s’arrête pas dans les airs, mais il vient poser l’un de Ses pieds sur la terre, et l’autre sur la mer. Par son cri plein d’autorité il met fin à une chose et Il marque le commencement d’une autre. C’est-à-dire qu’à ce moment prend fin l’alliance de grâce conclue avec toutes les nations pour susciter du milieu d’elles une Epouse, et que commence la réintégration d’Israël selon l’élection de la grâce dont parle Romains 11. D’après le verset 15, cette réintégration d’Israël est considérée comme “une vie d’entre les morts” (Darby), et cela nous fait penser à l’application spirituelle d’Ezéchiel 37 en faveur d’Israël. Les pieds de l’Ange puissant posés l’un sur la mer et l’autre sur la terre symbolisent cette double action du Seigneur à ce moment précis. Comme le dit Apocalypse 17.15 concernant la prostituée qui est assise sur les eaux, ces dernières représentent les peuples, les foules, les nations, les langues, du milieu desquels le Seigneur a fait sortir Ses élus pour former Son Epouse; et le fait que c’est le pied droit qui est posé sur la mer est un signe que le Seigneur déploie la puissance victorieuse de Sa droite pour faire entrer les élus de l’Epouse dans la plénitude qu’il a promise, et achever ce qui La concerne. Par contre, la terre sur laquelle il pose Son pied gauche représente Son héritage, le peuple d’Israël, qu’il ente à nouveau sur l’olivier franc en lui faisant miséricorde, comme Il avait fait miséricorde aux élus des nations pendant ces deux mille ans. Le fait que c’est le pied gauche que l’Ange puissant pose sur terre montre bien que c’est une affaire de coeur, de famille; c’est comme lorsque les frères de Joseph vinrent en Egypte chercher du blé afin de sauver leur vie. La première fois qu’ils se trouvèrent à nouveau en présence de Joseph, ils ne le reconnurent point et ne virent en lui que l’homme puissant régnant sur l’Egypte et dont dépendait leur subsistance. Dans ce passage d’Apocalypse 10, ce n’est que l’Ange puissant qui est manifesté et les Israélites ne peuvent pas encore reconnaître leur frère, ni l’Epouse reconnaître Celui qu’Elle attend pour aller à Sa rencontre sur les nuées. Remarquez aussi qu’à la fin de la grande tribulation, quand Jésus viendra mettre fin à la guerre d’Harmaguédon dont parle le prophète Zacharie, il posera Ses deux pieds sur le mont des Oliviers. Mais quand il vient en tant qu’Ange puissant, Il vient pour une préparation, aussi bien pour Son peuple d’Israël que pour l’Epouse, laquelle doit encore être préparée pour l’enlèvement.

Dans la brochure N° 2 de la Révélation des sept Sceaux, La Brèche, à la page 6, frère Branham, après avoir lu les premiers versets d’Apocalypse 10, dit: «(Notez que c’est Christ, parce que Lui, dans l’Ancien Testament, était nommé le Messager de l’Alliance; Il vient directement pour les Juifs maintenant, car le temps de l’Eglise est achevé. Bien!) “… et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu”».

«Vous souvenez-vous de cet Ange d’Apocalypse chapitre 1er? C’est le même. Un ange est un messager, et Il est un Messager pour Israël. L’Eglise a été enlevée (ou elle est sur le point de l’être). Il vient pour Son Eglise».

Frère Branham indique donc que ce Messager de l’alliance, qui est Christ, vient pour les Juifs et l’Eglise quand le temps de l’Eglise est achevé. Tout d’abord frère Branham dit qu’à ce moment-là l’Eglise a été enlevée, mais il se reprend dans la phrase suivante et déclare qu’Elle est sur le point d’être enlevée («The Church has been raptured. Now… or fixing to be raptured. He cornes for His Church. Now watch») Nous pouvons donc comprendre par cette déclaration sans équivoque de frère Branham qu’il voyait bien qu’au moment où le temps de l’Eglise était terminé, cet Ange puissant, qui est Christ, venait pour les Juifs et pour l’Eglise. Ce qui confirme ce que nous venons de dire en nous appuyant sur la Parole de Dieu.

Ce qui est aussi remarquable et significatif, c’est qu’à ce moment précis ce n’est plus la voix de l’Agneau immolé qui se fait entendre, parce que pour les nations le temps de grâce et de pardon est terminé. Il n’y a plus de Sang sur l’autel, car c’est la voix du Lion qui retentit. Que se passe-t-il donc au cri de l’Ange puissant? Tout simplement pour les vainqueurs des sept âges de l’Eglise l’espérance devient réalité, selon ce que Paul déclare dans 1 Thessaloniciens 4.14-18: les morts en Christ ressuscitent. Il y a une concordance frappante entre le cri d’Apocalypse 10.3 et celui de 1 Thessaloniciens 4.16. La traduction de Segond ne permet pas de le discerner assez clairement, car elle traduit par “un signal donné” l’expression que Darby rend par “un cri de commandement”, et qui peut aussi être traduite par “un cri de rassemblement”. 1 Thessaloniciens 4. 16 nous dit que le Seigneur Lui-même descendra avec un cri de commandement (ou de rassemblement), à la voix d’un archange (c’est-à-dire d’un ange puissant), et au son de la trompette de Dieu. C’est à ce moment-là que les morts en Christ ressusciteront premièrement! Lors de ce glorieux événement nous retrouvons ce même cri fort et puissant que fit entendre notre Seigneur Jésus lorsqu’Il ressuscita la fille de Jaïrus, de même que Lazare et aussi les saints de la première alliance dans Matthieu 27. Comme Apocalypse 10.3 correspond en cela à 1 Thessaloniciens 4.16, cela revient à dire qu’au jour où l’Ange puissant, l’Ange de l’alliance, criera à haute voix comme rugit un lion, alors les morts en Christ ressusciteront premièrement. Frère Branham a parlé de cette résurrection des morts en Christ dans différentes prédications et en particulier dans la brochure Comment puis-je vaincre? [série 2 N° 4] et il a montré entre autres, aux paragraphes 22 et 61, qu’avant l’enlèvement de l’Epouse à la rencontre de Son Epoux, il y aurait comme première étape cette résurrection des morts en Christ. Quelque part il dit qu’ils demeureraient présents sur cette terre pendant 30 ou 40 jours, comme ce fut le cas pour notre Seigneur Jésus avant Son ascension.

Puisque nous voyons par l’Ecriture qu’au cri de l’Ange puissant les morts en Christ ressuscitent premièrement et se manifestent sur la terre comme le firent les saints de la première alliance dont il est parlé dans Matthieu 27.52,53, cela signifie que les sept messagers des sept âges de l’église ressuscitent également et qu’ils se manifestent aussi sur la terre pendant cette période. Il n’est donc pas étonnant que, lorsque l’Ange puissant eut crié comme rugit un lion, il nous soit dit sans transition dans le même verset: “… et quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs propres voix” (Darby). Quand ils étaient dans la chair, les messagers des sept âges de l’église ont fait retentir la Voix de Dieu sur la terre, et la mort n’a certainement pas pu changer leur ministère de messagers de Dieu. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les voix des sept tonnerres soient celles des sept messagers qui font entendre une fois encore la Voix de Dieu sur la terre. Mais cette fois, pour les nations, la grâce est terminée depuis que le Lion a fait entendre Sa Voix (il n’y a plus de Sang sur l’autel pour l’expiation des péchés) et c’est une voix de jugement qu’ils font entendre. N’oublions pas que les tonnerres font toujours entendre leurs voix juste avant la venue de la tempête. Et c’est exactement ce qui arrive lorsque les sept tonnerres font entendre leurs voix, car après la résurrection des morts en Christ et la transmutation des disciples vivants de Jésus-Christ à la trompette de Dieu (1 Cor. 15.51-55) lesquels vont ensemble à la rencontre de l’Epoux Divin, alors la colère de l’Agneau frappe les nations qui ont méprisé la Parole de la Grâce.

Pendant la période de 30 ou 40 jours qui suit la résurrection des morts en Christ, quelque chose se passe pour les vainqueurs des âges de l’église, car ceux qui ont part à l’Epouse de Christ doivent encore être préparés. Dans la prédication Le Chef-d’oeuvre, au paragraphe 195, nous lisons cette parole mystérieuse de frère Branham: «Moi, je dois veiller sur Elle; Elle ne peut plus marcher au pas de la Parole si je ne veille pas quand Elle défile. Peut-être que ce sera pour moi ce que j’aurai a faire, quand je serai de l’autre côté, quand j’aurai terminé ma course, ou quoi que ce soit». Il disait cela en rapport avec le paragraphe 193 où il avait vu quelques jeunes filles composant l’Epouse ne plus marcher au pas, et auxquelles «il criait quelque chose pour les remettre à la cadence de la troupe». Il pensait donc que ce serait ce qu’il aurait à faire quand il serait de l’autre côté. En réalisant ce que signifie réellement Apocalypse 10.3, nous pouvons imaginer ce que sera son travail pendant les 30 ou 40 jours consécutifs à la résurrection des morts en Christ, alors que les élus formant l’Epouse finiront d’être préparés par la voix des sept tonnerres et seront rassemblés pour former le Corps parfait de Christ allant à la rencontre de Sa Tête, Son Epoux Divin. Amen! Actes 1.3 nous dit que pendant les 40 jours suivant la résurrection de Jésus, Celui-ci Se montra à Ses disciples, leur donna plusieurs preuves assurées de Sa résurrection, et qu’il leur parla des choses qui regardent le Royaume de Dieu. La même fonction qui était sur Jésus s’est manifestée sur Ses messagers au travers des sept âges de l’église et ils agiront également comme le fit le Maître après Sa résurrection, lorsqu’à leur tour ils auront part à la résurrection des morts en Christ. Dans plusieurs de ses prédications frère Branham montre qu’il faut bien un événement de cet ordre pour donner aux élus la foi pour l’enlèvement. Dans la prédication Messieurs, est-ce le temps? frère Branham dit à la page 43: «Et lorsque le mystère est fini, l’Ange dit: ‘il n’y aura plus de temps’, et les sept tonnerres font entendre leurs voix. Et si c’était quelque chose nous permettant de savoir comment entrer dans la foi de l’enlèvement? Est-ce cela? (…) Quelque chose est-il sur le point d’arriver qui fera que ces vieux corps défigurés et sans valeur seront changés? Puis-je vivre pour le voir, oh Seigneur? (…) Cela peut être plus proche que vous ne le pensez (…) Il n’y aura plus de temps. Il annonce que le temps est passé. Que s’est-il passé? Que s’est-il passé? Cela pourrait-il être ainsi, mes frères? Réfléchissez sérieusement! Si c’est le cas, alors la pyramide est coiffée par les sept tonnerres». Il est donc clair que par ces sept tonnerres l’édifice de Dieu, qui est la nouvelle Jérusalem spirituelle, c’est-à-dire l’Epouse dont parle Apocalypse 21, est achevé dans sa préparation pour aller à la rencontre de l’Epoux dans les airs. Il y a tant de choses à faire pour que le Seigneur puisse se présenter à Lui-même cette assemblée glorieuse, n’ayant ni tache ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable (Eph. 5.27 — Darby). Paul dit dans 2 Corinthiens 5. 10 qu’il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ; et il dit aussi dans Hébreux 11.40 que tous les témoins de la foi qui nous ont précédés ne pouvaient parvenir à la perfection sans nous. Nous pouvons donc comprendre l’importance que revêt la voix des sept tonnerres pour l’achèvement de la préparation de l’Epouse qui doit aller à la rencontre du Seigneur afin d’être éternellement avec Lui. Une oeuvre doit donc s’opérer sur la terre, et cela ne se fera pas par la puissance ni la force de l’intelligence charnelle, mais bien par l’Esprit de Dieu, comme le dit Zacharie 4.6.

Aujourd’hui nous n’avons pas besoin de savoir ce qu’ont dit les sept tonnerres, car Dieu en prend soin Lui-même. Il ne s’agit pas de fabriquer “une révélation” sur les sept tonnerres, mais bien d’écouter et de mettre en pratique la Parole de Dieu qui a été révélée à notre génération au travers du ministère de notre frère Branham. Un fait est certain, c’est que les Sceaux ont été ouverts et que Dieu a fait entendre Sa Voix. Que celui qui a des oreilles écoute, croie et mette en pratique la Parole (le Logos) qui est venue à nous par la grâce de Dieu. Pourquoi les uns veulent-ils appeler “sept tonnerres” la Parole révélée, alors que nous lisons dans les Ecritures que les voix des sept tonnerres se font entendre dans une circonstance bien précise? Reconnaissons que cette confusion est suscitée par l’adversaire qui voudrait séduire les élus si c’était possible. Heureusement, Jésus dit que Ses brebis ne suivront point un étranger, mais qu’elles fuiraient loin de lui parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers (Jean 10.5).

Je le répète, il y a un temps bien déterminé où ces sept tonnerres font entendre leurs voix, c’est lorsque le Seigneur Se révèle au travers de l’Ange puissant et crie comme rugit un lion. Ce temps est en rapport avec la fin du temps de la grâce pour les nations, avec la résurrection des morts en Christ, le perfectionnement des élus destinés à faire partie de l’Epouse et le rassemblement du Corps de Christ enlevé à la rencontre de Sa tête. Ce sera aussi le temps où les vierges folles diront aux sages: “Donnez-nous de votre huile car nos lampes s’éteignent” et elles s’entendront répondre: “Non, de peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous”. Pour les unes ce sera le temps des pleurs et des grincements de dents, mais pour les autres ce sera un moment inexprimable de sainteté et de gloire. Amen!

En conclusion j’aimerais dire une chose: pour ce qui nous concerne, nous qui vivons ces temps de la fin, nous devons veiller à être trouvés en Jésus-Christ, non avec une justice venant d’une loi religieuse quelconque, mais bien avec la justice qui vient de Dieu par la foi en Sa Parole révélée au travers du Message envoyé à notre génération. Paul, qui aspirait à avoir part à cette première résurrection d’entre les morts, nous montre en Philippiens 3.8-11 le chemin nous y conduisant. En effet, à quoi nous servirait-il de connaître ce que sont, et ce qu’ont dit, les sept tonnerres si nous n’avons pas part à cette première résurrection et que nous nous trouvions parmi les vierges folles? Ecoutons et méditons attentivement cette parole de Paul pour parvenir nous aussi, si possible, à la résurrection d’entre les morts:

“Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je le puis, à la résurrection d’entre les morts”.

Votre frère en Jésus-Christ.

A. Barilier

COMMUNIQUE

Nous vous faisons savoir qu’un voyage missionnaire est prévu cet été pour le Zaïre, le Gabon, le Cameroun, la Côte d’ivoire et la Haute-Volta. Voici l’itinéraire que nous nous proposons de suivre, Dieu voulant. Nous vous faisons savoir par la même occasion que nous n’avons plus de communion fraternelle avec le citoyen Mukuna Tshipuya wa Kazadi. Cela, après qu’il ait montré suffisamment, et à de nombreuses reprises, qu’il consacrait plus de temps à accuser les frères (comme celui dont parle Apocalypse 12.10) qu’à être un témoin de la grâce qui nous a été faite en Jésus-Christ, et qui nous a été encore plus particulièrement révélée au travers de ce Message des derniers temps.