LA PRIERE

 

   La prière est l’unique moyen d’entrer en relation avec son Dieu. C’est par ce moyen que les croyants arrivent à une communion personnelle avec leur Père céleste, pour Lui rendre hommage, Lui apporter la louange qui Lui est due et Lui demander Son secours dans tous leurs besoins.

   Pour comprendre davantage l’importance de la prière, il faut premièrement revenir sur ce qui s’est passé au commencement avec le premier homme placé sur la terre.

   Dès le commencement, Dieu était dans une parfaite communion avec le premier homme, Adam, qu’Il avait créé à Son image. Nous voyons dans la Parole de Dieu, que Dieu le Créateur parlait avec Adam Sa créature, comme un père parle avec son fils (Gen. 1.28-30; Gen. 2.16-17).

   Cette communion intime et quotidienne a cessé uniquement lorsque le péché, qui est l’incrédulité à l’égard de ce que Dieu dit, fut introduit dans cette communion, c’est cela qui a conduit à la désobéissance l’homme envers l’ordre que Dieu lui avait donné par Sa Parole se trouvant dans Genèse 2.16-17. Nous voyons clairement qu’après avoir désobéi à cette Parole de Dieu, Adam eut peur de la voix et de la présence de Dieu, alors que précédemment cette peur n’avait jamais existé. “Alors ils entendirent la voix de l’Eternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Eternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. Mais l’Eternel Dieu appela l’homme, et lui dit: Où es-tu? Il répondit: J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché” (Gen. 3.8-10).

   Dieu qui est fidèle à Sa Parole, a accompli exactement ce qu’Il avait dit. La mort a été prononcée, c’est-à-dire qu’il y a eu premièrement une séparation spirituelle d’avec Dieu, l’homme étant chassé du Jardin d’Eden, et n’ayant plus accès à cette communion personnelle directe avec Son Créateur à cause du doute envers la Parole de ce Dieu et Père (Gen. 3.22-24). Puis une séparation corporelle à cause de l’acte charnel qui suivit la désobéissance (Gen. 3). La conséquence du jugement touchant ce corps est: “… car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière” (Gen. 3.19b). Depuis ce moment-là, il n’y a plus eu de communion permanente sur la terre entre Dieu et l’homme, et la malédiction s’est étendue à tous les hommes qui ont suivi. “Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir” (Rom. 5.14).

   En continuant de lire dans la Genèse, nous voyons qu’après ces évènements, il y a aussi eu la séparation entre les deux enfants venus d’Eve, car ils provenaient de deux semences différentes. Dieu avait prononcé cela dans Son jugement. Je mettrai inimitié (inimitié = haine à long terme) entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon” (Gen. 3.15).

   Ce besoin de communion de l’être humain avec l’Eternel se fit ressentir au bout de quelque temps. C’est à ce moment que Caïn qui était de la descendance du serpent, fit une offrande à l’Eternel avec des fruits de la terre, car il était cultivateur, et Abel qui était descendant d’Adam, fit de son côté aussi une offrande avec des premier-nés de son troupeau, car il était berger (Gen. 4.2-5).

   L’Eternel porta un regard favorable sur l’offrande d’Abel, car elle était accomplie de la manière désirée par Dieu. “C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes; et c’est par elle qu’il parle encore, quoique mort” (Héb. 11.4). Abel fit cette offrande de cette manière par la foi, par révélation, car il connaissait que pour s’approcher de Dieu, il ne pouvait venir en tant que pécheur, mais il savait que le sang innocent d’un animal (en l’occurrence d’un agneau) devait couler pour le purifier devant Dieu. Il le savait, parce qu’il connaissait ce qui s’était passé avec ses parents dans le jardin d’Eden, où déjà des animaux innocents avaient dû être sacrifiés, pour que ses parents soient revêtus corporellement devant Dieu (Gen. 3.21).

   Caïn fut très irrité de ce que l’Eternel ne regarda pas favorablement son offrande, et il n’écouta pas le conseil que L’Eternel avait prononcé, il fut rempli de haine envers son frère et le tua dans les champs. Caïn fut le premier meurtrier et par conséquence il fut chassé loin de la face de l’Eternel (Gen. 4).

   Ce n’est que lorsque la lignée d’Adam continua avec Seth, le fils qui remplaça Abel, et que lui-même eut un fils du nom d’Enosch, que l’on commença à invoquer l’Eternel (Gen. 4.26). (Invoquer = appeler à l’aide, à son secours).

   En continuant de lire dans la Bible, nous voyons que Dieu était toujours avec celui qui marchait avec Lui. Ces hommes accomplissaient ce qui était juste selon leur conscience. “Hénoc marcha avec Dieu; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit” (Gen. 5.24) “… Noé trouva grâce aux yeux de l’Eternel. … Noé était un homme juste et intègre dans son temps; Noé marchait avec Dieu” (Gen. 6.8-9). Abram marcha aussi selon les paroles reçues de l’Eternel (Gen. 12). Nous lisons que ces hommes qui ont trouvé grâce auprès de l’Eternel, écoutèrent la voix de l’Eternel et Lui élevèrent des autels pour offrir des sacrifices en Son honneur et qu’ils invoquaient Son Nom, car Il les avait délivrés et secourus dans des temps cruciaux.

   C’est avec Abraham que l’Eternel fit une alliance (Gen. 17) et commença à donner des ordonnances et des lois pour sa marche, ainsi que pour sa descendance qu’Il lui avait promise. C’est en sortant de l’esclavage en Egypte, que Dieu donna par Moïse la loi et l’écrivit pour le peuple d’Israël, la descendance d’Abraham. Cette loi était nécessaire pour la marche de ce peuple, devenu nombreux en Egypte, afin qu’il soit trouvé agréable devant l’Eternel. Dans cette loi, pour chaque péché commis, c’est-à-dire pour chaque transgression envers une partie de cette loi, se trouve une ordonnance indiquant par quelle sorte de sentence les personnes commettant ces transgressions devaient recevoir et y être soumises.

   L’Eternel était en communion directe avec Moïse (qui était un type de Jésus-Christ — voir Romains 5.14), qui devait conduire ce peuple dans le pays promis à Abraham. Quand l’Eternel parla directement au peuple d’Israël pour donner les ordonnances, ils eurent peur comme Adam et Eve dans le Jardin d’Eden. “Ils dirent à Moïse: Parle-nous toi-même, et nous écouterons; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions” (Ex. 20.19). Depuis cet événement, L’Eternel parla au peuple de Dieu au travers de Son serviteur Moïse à qui Il parlait directement, puis par la suite par les prophètes suscités par Dieu Lui-même.

   Au Mont Sinaï, l’Eternel donna des ordres pour faire un Tabernacle où Il puisse habiter parmi Son peuple. La présence de L’Eternel était marquée depuis la sortie de l’Egypte, de jour par une colonne de nuée et de nuit par une colonne de feu. Lorsque le Tabernacle fut achevé, cette présence de l’Eternel au travers de cette manifestation se trouvait au-dessus de la tente d’assignation, et lorsque Moïse entrait dans la tente “la colonne de nuée descendait et s’arrêtait à l’entrée de la tente, et l’Eternel parlait avec Moïse … L’Eternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami (Ex. 33.8 et 11). La présence de l’Eternel dans ce Tabernacle fait de tente, accompagna le peuple d’Israël pendant tout leur voyage dans le désert.

   Pour le service dans le Tabernacle diverses ordonnances ont été promulguées, comme l’Eternel l’avait dit à Moïse: “… Aaron sera chargé des iniquités commises par les enfants d’Israël en faisant toutes leurs saintes offrandes; elle sera constamment sur son front devant l’Eternel, pour qu’il leur soit favorable”. Dans le Lévitique, nous voyons les diverses ordonnances pour les offrandes et sacrifices que le peuple devait nécessairement accomplir pour être entièrement agréable à l’Eternel; il est souvent écrit que ces offrandes sont: “… d’une agréable odeur à l’Eternel”.

   C’est du temps de David, lorsque le peuple était établi depuis un certain temps dans le pays promis, qu’après s’être construit un palais, il eut le désir dans son cœur de construire une maison pour l’Eternel, car l’arche de l’Eternel habitait toujours sous la tente: “Vois donc! j’habite dans une maison de cèdre, et l’arche de Dieu habite au milieu d’une tente” (2 Sam. 7.2). C’est son fils Salomon, selon ce que l’Eternel lui avait dit, qui construisit une maison pour l’Eternel (1 Rois 5.5; 1 Rois 8.19). Lors de l’inauguration de ce Temple par les sacrificateurs, nous voyons qu’ils ne purent y rester car la gloire de l’Eternel remplissait Sa maison par une nuée (2 Chron. 5.13-14).

   Dans ces deux différents Tabernacles dont seul l’extérieur était différent, nous voyons que la présence de l’arche avec les tables de la loi ainsi que le service étaient les mêmes. Le premier Tabernacle étant fait de tente pour le voyage, tandis que le deuxième était en pierre puisque le peuple était établi dans le pays promis à Abraham. Dans le Tabernacle nous voyons qu’il était nécessaire que des sacrifices soient offerts, particulièrement lorsqu’un péché était commis. C’était la seule façon pour être agréé devant la face de Dieu, car pour s’approcher de l’Eternel il faut être pur, afin d’éviter Sa colère. Ces sacrifices offraient le pardon et la réconciliation, mais n’ôtaient pas la présence du péché, il le recouvrait seulement et cela, jusqu’à la prochaine désobéissance, “car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés” (Héb. 10.12).

   Pour nous qui vivons dans ce temps de la fin, nous ne sommes plus sous cette ancienne alliance, car une alliance plus excellente, une “alliance nouvelle” a été accomplie pour nous en la personne de Jésus-Christ.

   Maintenant c’est nous même qui sommes devenue le temple du Seigneur, qu’Il veut remplir par le Saint-Esprit pour posséder une parfaite communion: “Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes” (1 Cor. 3.16-17). “Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?” (1 Cor. 6.19). “Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple” (2 Cor. 6.16).

   Sous la première alliance l’homme était incapable d’accomplir toutes les lois, il tombait sans cesse dans le péché à cause de la nature d’incrédulité héritée d’Adam, et de ce fait il devait accomplir sans cesse des sacrifices pour couvrir son péché. C’est avec l’œuvre accomplie par Jésus-Christ que cela a changé, non pour abolir cette loi, mais comme Il nous le dit pour l’accomplir: “Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir” (Mat. 5.17).

   En effet, c’est Lui qui est devenu ce sacrifice indispensable à notre rachat pour le pardon de nos péchés et la réconciliation avec notre Père Céleste. Jean-Baptiste L’a présenté comme tel: “Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde (Jean 1.29); “et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit: Voilà l’Agneau de Dieu (Jean 1.36). Sous la loi, bien souvent ce qui était demandé comme sacrifice, c’était un agneau, premier-né et sans défaut. Il est écrit dans le Lévitique 27.26, que “Nul ne pourra sanctifier le premier-né de son bétail, lequel appartient déjà à l’Eternel en sa qualité de premier-né; soit boeuf, soit agneau, il appartient à l’Eternel. Cela correspond à ce qui a été donné dans la loi à Moïse, qui se trouve dans Exode 13.2: “Consacre-moi tout premier-né, tout premier-né parmi les enfants d’Israël, tant des hommes que des animaux: il m’appartient (voir aussi versets 12 et 15). Jésus Lui-même a été présenté devant le Seigneur en tant que premier-né: “Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, — suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur (Luc 2.22-23). C’est pourquoi il est écrit dans 1 Pierre 1.17-21: Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’oeuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage, sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu”; “Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères (Rom. 8.29). Effectivement nous pouvons croire la promesse pour l’Eglise de Jésus-Christ, Son Epouse, qu’Il se présentera et qui sera semblable à Lui: “Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible (Eph. 5.25-27). Nous sommes des membres du Corps (Rom. 12; 1 Cor. 12) qui forment cette Epouse, c’est ainsi qu’il est écrit: “Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche…(Col. 1.21-22). C’est pour cette raison que nous pouvons prononcer la Parole se trouvant dans 1 Thessaloniciens 5.23: “Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ!”.

   Jésus Lui-même a annoncé cette nouvelle alliance lors du premier repas de communion avec Ses disciples: “Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous” (Luc 22.20; 1 Cor. 11.25). Dans 1 Jean 1.6-8, nous voyons l’importance de la communion avec notre Père céleste, au travers du sang de Son Fils Jésus-Christ: “Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous”.

   Nous voyons l’importance du sang, car c’est dans le sang que se trouve la vie. Comme nous l’avons vu précédemment, sous la première alliance, c’est le sang d’un animal innocent qui devait couler pour couvrir le péché. Sous cette ancienne alliance “presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon” et à présent “… là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché” (Héb. 10.18).

   Comme nous l’avons vu au début, c’est bien à cause de la désobéissance d’un seul homme que toute l’humanité vit dans le péché (“même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam” — Rom. 5.14), mais le nouvel homme Jésus-Christ avec une nouvelle nature d’obéissance et de foi, au travers de Son corps offert en sacrifice, et de Son sang qui a coulé à cette croix de Golgotha, Il nous a justifié et a ouvert l’accès à la vie éternelle au lieu d’une mort certaine: “C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,... Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes” (Rom. 5.12-18 — Lire tout Romains 5).

   Nous devons nous approcher de notre Père céleste par la prière, et nous pouvons le faire uniquement parce que Jésus-Christ est venu ôter le péché qui nous empêchait d’avoir cette relation naturelle avec notre Créateur. En effet, comme nous l’avons vu, Dieu ne peut supporter le péché devant Sa face, et c’est pour cette raison que nous nous présentons devant Sa face, en le faisant au nom de Jésus-Christ, car c’est Lui qui est devenu le médiateur de cette nouvelle alliance: “Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous” (1 Tim. 2.5-6). Avec ce verset, nous voyons clairement que tous les hommes mettant leur confiance dans la religion (sensée relier l’homme à Dieu) sont trompés. Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, c’est réellement une personne, cet homme Jésus-Christ qui est mort et ressuscité pour nous.

   Nous voyons la grandeur et la puissance de ce Nom dans la Parole se trouvant dans Jean 1.12, où Jésus dit à Ses disciples: “… et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils”; ainsi que dans les Philippiens 2.9-11: “C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père”. C’est pour ces raisons que toutes nos prières sont faites au Nom du Seigneur Jésus-Christ, car c’est Lui qui intercède en notre faveur: “Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie! Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!” (Rom. 8.33-34). Il nous est aussi dit dans 1 Jean 2.1 qu’Il est notre avocat: “Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste”.

   Lorsque nous adressons une prière à notre Père céleste, la première condition importante pour que celle-ci soit agréée, c’est la foi. Cette condition était présente dès le début comme nous l’avons vu pour l’agrément de la première offrande: “C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu…”. (Héb. 11.14). Nous trouvons clairement cette condition dans la nouvelle alliance, dans Hébreux 11.6: Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent”. Il y a encore une Parole très précise et précieuse en ce qui concerne la foi: “Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez” (Mat. 21.22).

   Dans 1 Timothée 2, versets 1 à 8, nous trouvons l’exhortation suivante: “J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. C’est là le témoignage rendu en son propre temps, et pour lequel j’ai été établi prédicateur et apôtre, — je dis la vérité, je ne mens pas, — chargé d’instruire les païens dans la foi et la vérité. Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées”.

   Nous voulons prendre en considération ces dernières paroles concernant la prière. Nous voyons qu’effectivement ce n’est pas uniquement dans un lieu particulier (là où les disciples se rassemblent) que nous devons prier, mais en tout lieu et dans n’importe quelles circonstances de la vie. Dans Actes 16.25, nous lisons ce qu’ont fait Paul et Silas lorsqu’ils étaient prisonniers: “Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient”. Dans Actes 7.59, nous voyons dans quelle circonstance Etienne priait: “Et ils lapidaient Etienne, qui priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit! Puis, s’étant mis à genoux, il s’écria d’une voix forte: Seigneur, ne leur impute pas ce péché! Et, après ces paroles, il s’endormit”. Dans Luc 11, nous lisons que le lieu où Jésus priait n’est pas précisé: “Jésus priait un jour en un certain lieu”. Jésus Lui-même a indiqué à la femme Samaritaine ce qui avait le plus d’importance dans la prière: “Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande (Jean 4.21-23). Nous pouvons encore lire ce que Paul a écrit dans sa lettre à l’Eglise de Corinthe: “… et à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre…” (1 Cor. 1.2).

   Lorsqu’il est dit d’élever des mains pures, cela veut dire qu’on prie avec une bonne conscience. C’est-à-dire, en n’ayant rien à se reprocher, et cela ne peut arriver seulement lorsqu’on s’examine soi-même sérieusement. David l’exprime dans le Psaume 18, au verset 20: “L’Eternel m’a traité selon ma droiture, Il m’a rendu selon la pureté de mes mains. Paul l’exprime aussi clairement dans Actes 24.16: “Je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes. S’efforcer, c’est faire tous ses efforts pour se trouver dans cette bonne position devant Dieu et les hommes. Si nous n’y arrivons pas, alors c’est que le péché habite et règne encore en nous comme il est dit dans Romains 7. “Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi…”. Nous voyons dans ce chapitre que Paul porte un jugement sur lui-même, mais qu’il a aussi la solution pour en être délivré: “Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur!...”.

   Nous trouvons aussi une exhortation précise et précieuse que les croyants doivent mettre en pratique pour être agréable devant la face de Dieu, et qu’Il puisse répondre à toutes leurs prières: “Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses” (Marc 11.25-26). Cette pensée se trouve également dans l’enseignement de la prière donné par Jésus à Ses disciples: “… pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense…” (Luc 11.4). Il est vrai, que les croyants ont plus de facilité à pardonner face à un incrédule, qu’à un croyant qui l’offense, parce qu’il sait très bien que ce dernier connaît la vérité. Mais pourtant c’est bien envers notre prochain, sans égard à sa foi, que nous sommes appelés à lui accorder le pardon. Jésus nous a demandé d’aller même encore au-delà, lorsqu’Il a enseigné à Ses disciples: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux;…” (Mat. 5.44-45; Luc 6.27-28).

   En ce qui concerne la colère, nous trouvons premièrement une Parole montrant que la colère n’accomplit pas la justice de Dieu: “Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère; car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu (Jacq. 1.19-20). Jésus a montré à Ses disciples quelles sont les conséquences de la colère: “Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne. Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande (Mat. 5.20-24). Pour nous, il est clair que pour que nos prières ou nos louanges à Dieu, soient agréées et reçues favorablement devant la face de Dieu, il nous est demandé de nous réconcilier avec toutes personne. Cela peut paraître difficile, mais c’est bien la loi du Royaume des cieux que Jésus a enseignée dans Matthieu 5. Il nous est aussi clairement demandé dans les Ecritures ceci: “Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne donnez pas accès au diable” (Eph. 4.26-27). Nous trouvons d’autres exhortations qui nous poussent à faire disparaître cette manifestation de la chair (Gal. 5.19-21). “Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous (Eph. 4.31). “Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche” (Col. 3.8). Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus Christ, qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillons, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui” (1 Thess. 5.9-10).

   Concernant les mauvaises pensées, nous trouvons une exhortation dans les Proverbes 30, verset 32: “Si l’orgueil te pousse à des actes de folie, et si tu as de mauvaises pensées, mets la main sur la bouche. Il est clair qu’il vaut mieux fermer sa bouche, qu’adresser une prière à Dieu lorsque l’on a de mauvaises pensées envers son prochain ou même envers Dieu. Toutes ces choses proviennent de l’orgueil. Nous voyons que cette situation a été dénoncée dans l’enseignement donné par Jésus avec la parabole suivante: “Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres: Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé” (Luc 18.10-14). Nous devons bien saisir que le simple fait d’avoir cette pensée charnelle envers son prochain, c’est-à-dire de se considérer supérieur, plus juste, meilleur ou toute autre pensée de ce genre, n’est pas agréable à Dieu. Ceci ne correspond point du tout à l’amour manifesté par Jésus et qu’Il désire que nous possédions également. Il est clairement écrit que “La charité (charité = l’amour de Dieu et de son prochain) est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n’est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout” (1 Cor. 13). Nous voyons donc l’importance de se revêtir de l’amour de Dieu, afin que toutes ces choses qui sont désagréables à Dieu puissent disparaître définitivement du milieu des croyants et du peuple de Dieu. C’est ce qui est nécessaire pour que nos prières soient réellement inspirées par l’Esprit et soient efficaces, pour que Dieu nous réponde favorablement et selon Sa volonté. Dans les Colossiens nous trouvons un autre verset sur l’importance de la charité en ce temps de la fin, avant le retour de Christ selon Ses promesses: “Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection (Col. 3.14).

   Un autre enseignement nous montre que ce n’est pas en multipliant des paroles, ou en justifiant son comportement dans les prières, que celles-ci seront exaucées: En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés”. Au contraire, nous sommes exhortés à déposer dans l’humilité tous nos besoins devant Dieu: “Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces” (Phil. 4.6). Bien souvent nous ne savons comment exprimer notre besoin, c’est pour cette raison qu’il nous faut être inspiré par le Saint-Esprit lorsque nous prions: “De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les coeurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints (Rom. 8.26-27). Pour cela il faut du moins demeurer dans la position juste et correcte, selon les exhortations que nous avons vues dans la Parole de Dieu, la Bible. Il est très important de ne pas se reposer sur sa propre justice, ou croire être meilleur simplement en regardant le comportement de son prochain. Chaque croyant doit personnellement prendre conscience de sa responsabilité pour sa propre vie, car le Seigneur voit exactement nos actes et nos pensées comme il est écrit: Car les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont attentives à leur prière, mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal” (1 Pier. 3.12). Dans Jacques 5.16, il est aussi écrit: “Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

   Dans les Ephésiens 6.18, nous trouvons la Parole suivante: “Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints”. Dans cette parole, il nous est montré quelque chose d’important en ce qui concerne la prière: c’est la persévérance. La persévérance conduit à persister, à insister, pour continuer à accomplir l’action en cours, malgré toutes les difficultés rencontrées qui semblent contrarier le but de l’action. Au début de l’Eglise, il est dit des disciples et des apôtres que Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus” (Actes. 1.14). Après que Jésus “… est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts…” (1 Cor. 15.1-10), nous voyons que le jour de Pentecôte, seulement cent-vingt disciples reçurent le Saint-Esprit que Jésus avait promis (Actes 1). C’est par leur persévérance dans la prière qu’ils ont reçu cette onction Divine. Après être sortis de la chambre haute conduits par le Saint-Esprit et avoir rendu témoignage de Jésus-Christ, nous lisons que “Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières (Actes 2.41-42). Nous trouvons encore d’autres exhortations nous demandant de persévérer dans la prière: “Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière (Rom. 12.12); Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces” (Col. 4.2); “Celle qui est véritablement veuve, et qui est demeurée dans l’isolement, met son espérance en Dieu et persévère nuit et jour dans les supplications et les prières (1 Tim. 5.5).

   Dans Luc 18.1-8, Jésus nous donne une parabole importante sur la prière, et ceci particulièrement pour nous qui nous trouvons à la fin du temps de la fin, juste avant Son retour: “Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. Il dit: Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire: Fais-moi justice de ma partie adverse. Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même: Quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne, néanmoins, parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête. Le Seigneur ajouta: Entendez ce que dit le juge inique. Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?. C’est bien à nous, les élus de Dieu se trouvant sur la terre avant qu’Il revienne chercher Son Epouse, que s’adresse cette parabole. Nous voyons ici, qu’il y a deux choses essentielles auxquelles nous sommes ramenés dans la prière: la persévérance et la foi.

   Dans Jacques 4.1-3, il nous est montré pour quelles raisons nos prières ne sont pas toujours agréées et demeurent inefficaces: “D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres? Vous convoitez, et vous ne possédez pas; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas. Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. Bien souvent c’est là que se trouve le problème dans les prières, c’est que l’on demande des choses selon le dessein de notre chair. Mais, il faut bien se rendre à l’évidence, que nous devons intercéder pour que la volonté de Dieu s’accomplisse en nous. Dans Jean 9.31, nous trouvons une Parole importante à ce sujet: “Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, c’est celui-là qu’il exauce”. Jésus Lui-même avait ce comportement et savait que Son Père lui répondait toujours parce qu’Il accomplissait Sa volonté, comme Jésus le dit dans Sa prière lors de la résurrection de Lazare: “Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé” (Jean 11.41-42). Dans 1 Jean 5.14-15, il est écrit que: “Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée”; “C’est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients” (Col. 1.9-11).

   Nous voyons donc que ce n’est pas dans les disputes et les querelles que se trouve l’exaucement de nos prières, mais bien comme Jésus a enseigné à Ses disciples, c’est de rechercher cette unité dans nos prières: “Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux” (Mat. 18.19-20). Nous voyons aussi que cette parole est précieuse en ce qui concerne la vie d’un couple, et que dans le choix d’un conjoint nous devons tenir compte de cette parole. Lorsque des rassemblements de croyants ont lieu, et que des prières sont prononcées individuellement, il est important que celles-ci ne soient pas inspirées par la chair, car les paroles prononcées dans ces lieux sont entendues par toutes les personnes présentes. C’est pour cette raison que ces instants de prières ne doivent pas être utilisés pour faire ressortir quelque chose en particulier, vouloir donner un enseignement, émettre des reproches envers l’assemblée, un frère ou une sœur en particulier, porter un jugement ou toutes autres choses dans ce même sens. Cette manière de faire n’accomplit pas la volonté de Dieu, mais au contraire crée des divisions au lieu d’apporter cette recherche d’union, car le but est de s’accorder ensemble dans un même esprit pour demander des choses saintes et agréables au Seigneur et selon Sa volonté. La prière est adressée premièrement à Dieu et non indirectement aux personnes présentes. Elle ne doit pas être utilisée comme un instrument de la chair qui cherche à satisfaire sa convoitise. Il faut qu’elle soit réellement inspirée par le Saint-Esprit, afin que chaque personne présente dans le lieu, puisse prononcer d’un commun accord son: «Amen!» (qu’il en soit ainsi) pour que Dieu réponde favorablement aux prières prononcées.

   Souvenons nous que pour la prière, comme pour le jeûne, il nous est demandé de le faire dans la discrétion, comme Jésus nous le demande dans ce passage: “Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra (Mat. 6.5-6). Nous voyons que la prière est réellement en premier une communion personnelle entre un enfant né de nouveau devenu un fils de Dieu et son Père, son Créateur et Sauveur, et que dans toutes nos préoccupations nous devons les lui exposer dans l’intimité (Phil. 4.6). C’est pour ces raisons que nous devons prendre garde lorsque nous prions dans les rassemblements, afin de ne pas exposer des sujets trop personnels. Ceci étant nécessaire, pour éviter que ces sujets entendus par des personnes présentes soient colportés dans de mauvaises intentions. Il en est de même, lorsque des sujets sont exposés, non vraiment devant Dieu, mais dans le but de les faire connaître aux personnes présentes, ou pour montrer avec orgueil que l’on connaît des situations que son prochain ne connaît pas. Quand les croyants sont rassemblés, il s’agit souvent seulement d’une partie des membres du Corps de Christ, et c’est pour cette raison que l’on doit penser à intercéder pour tous les besoins du Corps dans son ensemble, c’est-à-dire pour tous les autres membres absents appelés à former ce Corps de l’Epouse de Jésus-Christ. Dans 1 Corinthiens 12, nous trouvons clairement des paroles qui expriment cette pensée en ce qui concerne les membres du Corps. C’est aussi pour cette raison que Paul nous a exhortés en disant: “… et priez pour tous les saints” (autre version: “… et intercédez pour tous ceux qui appartiennent à Dieu”) (Eph. 6.18).

   Il est aussi nécessaire d’intercéder pour que cet Evangile soit apporté librement dans le monde entier, comme Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, l’a exprimé: “Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Evangile, pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle avec assurance comme je dois en parler” (Eph. 6.19-20). Dans 2 Thessaloniciens 3.1-2, il y a la même pensée: “Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur se répande et soit glorifiée comme elle l’est chez-vous, et afin que nous soyons délivrés des hommes méchants et pervers; car tous n’ont pas la foi”. Nous devons prier pour les véritables ministères établis par Dieu, et prier le Maître de la moisson pour qu’Il pousse des ouvriers: “La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson” (Mat. 9.37-38 et Luc 10.2). Cette parole s’adresse bien à nous qui vivons dans ce temps de la moisson, et c’est pour cela que nous devons nous rassembler et prier, comme cela s’est fait avec les premiers disciples juste après que Pierre et Jean furent libérés de la prison: “Lorsqu’ils l’eurent entendu, ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble, et dirent: Seigneur, toi qui as fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s’y trouve, c’est toi qui as dit par le Saint Esprit, par la bouche de notre père, ton serviteur David: Pourquoi ce tumulte parmi les nations, et ces vaines pensées parmi les peuples? Les rois de la terre se sont soulevés, et les princes se sont ligués contre le Seigneur et contre son Oint. En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec les peuples d’Israël, pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d’avance. Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main, pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla; ils furent tous remplis du Saint Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance (Actes 4.24-31).

   En ce qui concerne le peuple de Dieu, il y a encore une chose pour laquelle nous devons prier: c’est contre la tentation. Il nous en est clairement parlé dans Hébreux 3, et aux versets 7 à 9 il est écrit: “C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint Esprit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs, comme lors de la révolte, le jour de la tentation dans le désert, où vos pères me tentèrent, pour m’éprouver, et ils virent mes oeuvres pendant quarante ans”. C’est juste avant d’être livré dans le jardin à Gethsémané, que Jésus a enseigné à Ses disciples de veiller et de prier pour ne pas tomber en tentation: “Lorsqu’il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit: Priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation. Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria, disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. Après avoir prié, il se leva, et vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de tristesse, et il leur dit: Pourquoi dormez-vous? Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation (Luc 22.40-46).

   Nous trouvons d’autres passages qui nous montrent l’importance de lutter en prière contre la tentation. C’est avec la parabole du semeur qui se trouve dans Luc 8, que nous voyons que la tentation peut être un piège pour le croyant, et même une source de perdition (Lire: 1 Tim. 6.9). “Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation(Luc 8.13). Pourtant il nous est très bien montré que ce n’est pas Dieu qui nous tente, mais bien encore le péché qui habite en nous, comme il est écrit dans Jacques 1.12-15: “Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise: C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort. Dans 1 Corinthiens 10.13, il est écrit qu’“Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. Nous voyons donc que prier pour ne pas tomber en tentation a de l’importance, car après l’avoir supportée c’est la couronne de vie qui nous attend. Autrement vous mourrez dans le désert, comme nous le voyons avec le peuple d’Israël. “Il donna à ce lieu le nom de Massa et Meriba (Massa signifie “contestation, épreuve”; Meriba = “querelle”), parce que les enfants d’Israël avaient contesté, et parce qu’ils avaient tenté l’Eternel, en disant: L’Eternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas?. Nous voyons donc que le peuple de Dieu doit prendre garde à cette mauvaise pensée, car nous sommes appelés à croire toute les promesses, et particulièrement la promesse qui est écrite dans Romains 8: “Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?”. Cette parole est valable tant pour l’individu, que pour le peuple de Dieu. Nous devons bien comprendre ce qu’est la tentation. La tentation, c’est d’être attiré vers quelque chose qui est contraire à la volonté de Dieu, contraire à Sa Parole, contraire aux enseignements reçus. Malgré cette connaissance de la vérité, nous sommes attirés, à causes de la chair, par ces choses que Dieu nous demande de ne pas accomplir, cela dans le but de nous protéger des conséquences de ces actes. Pour accomplir ces choses défendues, nous devons obligatoirement contester la Parole de Dieu, et de ce fait nous nous révoltons contre Lui en contestant Son autorité. C’est pour cette raison que nous devons intercéder, pour ne pas être tentés, afin de ne pas Le contester, mais apprendre à Lui obéir avec joie et reconnaissance.

   La prière prononcée avec foi par les croyants est une arme précieuse, défensive et offensive, que l’adversaire de Dieu, Satan et les anges déchus, n’apprécient point. Elle est une arme efficace contre les pièges et les attaques de l’ennemi. Dans les psaumes, David l’a expérimenté lorsqu’il écrit dans le Psaume 18: “Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Eternel, j’ai crié à mon Dieu; de son palais, il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu devant lui à ses oreilles. … Il me délivra de mon adversaire puissant, de mes ennemis qui étaient plus forts que moi”. Nous trouvons dans d’autres Psaumes cette même pensée. Jonas a aussi expérimenté la délivrance lorsqu’il était dans le ventre du poisson: “Il dit: Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Eternel, et il m’a exaucé; du sein du séjour des morts j’ai crié, et tu as entendu ma voix” (Jonas 2.2). Dans les Ephésiens 6, il est fait mention des armes que nous avons à notre disposition, et il nous est exhorté clairement ceci: “Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes (Eph. 6.11-12). Nous voyons que nos luttes sont spirituelles, et les armes dont nous avons besoin sont des armes spirituelles, et la prière est une arme spirituelle efficace!

   Beaucoup de choses pourraient être dites au sujet de la prière, mais chacun individuellement peut sonder et méditer ce qui se trouve dans les Ecritures, afin de se trouver en accord avec Elles. Nous savons et voyons que la prière est quelque chose de très important dans la vie du croyant et lors des rassemblements. Nous devons bien prendre conscience, qu’actuellement si ici bas, sur cette terre, nous n’avons pas de relation avec Lui au-travers de la prière, alors il ne faut pas s’attendre à en avoir en-haut, au ciel.

   Pour conclure, c’est dans Matthieu 6 que nous lisons la manière de prier que le Seigneur Jésus a enseignée à Ses disciples. En réalité elle contient les choses que nous avons vues, et en lisant ces paroles nous y trouvons beaucoup d’enseignement et de profondeur. Cette prière est connue et prononcée par beaucoup de personnes, mais peu la disent en la croyant de tout leur cœur pour qu’elle devienne une réalité. Que le Seigneur vous bénisse richement.

Notre Père qui es aux cieux!
Que ton nom soit sanctifié;
Que ton règne vienne;
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien;
Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;
Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin.
Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!
(Matthieu 6.9-13).

“La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière” (1 Pier. 4.7).

 




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