Vision 7000 du missionnaire Ewald Frank




 

Titre original de l’ouvrage:
Vision 7000

Auteur:
Missionnaire Ewald Frank, Krefeld (Allemagne)

Copyright © 1985 by Freie Volksmission e.V., Krefeld (Allemagne)

Traduit de l’allemand. Tout droit de reproduction, même partiel, est réservé.

Editeur
Centre Missionnaire de la Parole Parlée,
Case Postale 5633,
1002 Lausanne
Suisse


Table des matières
    Introduction
    Les Prophéties bibliques ont le dernier mot
    Le jour du Seigneur
    Le retour de Christ
    La majesté de la création
    Destinés à vivre en communion avec Dieu
    Action surnaturelle de Dieu
    Le dernier appel
    Traditions humaines
    Décision personnelle

 



Chers lecteurs,

Seul un peu de votre précieux temps vous est nécessaire pour la lecture de ce court exposé. Nous vivons vraiment une époque très mouvementée, car chaque jour nous parviennent des nouvelles à propos d’événements particuliers. L’équivalent des événements qui, autrefois, avaient lieu pendant un siècle nous sont relatés aujourd’hui dans un seul bulletin radiophonique quotidien. Catastrophes naturelles, famines, détresses suscitées par la guerre, luttes tribales, “nettoyages” ethniques, terrorisme à motif religieux, crimes inconcevables et criminalité clans tous les domaines nous sont signalés dans le monde entier. Dans un même pays il est arrivé qu’en même temps, sur la côte Ouest un incendie dévore des centaines de kilomètres carrés de forêts pendant que sur la côte est, un ouragan cause des ravages inestimables. Rien ne semble plus être comme autrefois. Quand aux problèmes politiques, économiques et sociaux, aucune solution satisfaisante n’est trouvée, autant sur le plan national qu’international.

Dans cet exposé, nous voulons nous occuper brièvement des événements actuels à la lumière des prophéties bibliques, car nous nous approchons à vive allure de l’an 2000. Bientôt, pratiquement 6000 ans se seront écoulés depuis que les premiers hommes ont vu la lumière de ce monde. D’Adam à Abraham se sont écoulés approximativement 2000 ans; d’Abraham à Christ se sont écoulés encore 2000 ans et, de la naissance de Christ (c’est-à-dire depuis le début de notre chronologie) encore 2000 ans se sont écoulés. Nous pouvons nous demander avec raison si ce tournant du siècle ne sera pas également un tournant dans l’histoire de l’humanité.

Plus nous nous approchons de l’an 2’000, plus augmentent les spéculations faites à ce sujet. Les experts nous dépeignent une image sombre de ce proche avenir. Certaines personnes, comme ce membre du Congrès des Etats-Unis, expriment l’opinion que peut-être notre génération est la première à devoir craindre d’être la dernière de cette civilisation. On parte ouvertement de «l’eschatologie» et de «l’enfer apocalyptique» qui seraient sur le point de faire irruption sur le globe. La plupart des gens s’inquiètent visiblement de ce qui pourrait arriver dans un avenir très proche. Pour ce qui concerne ces thèmes tant importants, devons-nous recourir à des clairvoyants ou à des “non-voyants”? Devons-nous consulter les déclarations des philosophes et les interpréter, ou peut-être même rechercher ce que pensent les diseurs de bonne aventure et les astrologues? Pouvons-nous réellement trouver des réponses sûres à ces questions? — Certainement, car il est écrit: “Et nous avons la parole prophétique rendue plus ferme, à laquelle vous faites bien d’être attentifs, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur jusqu’à ce que le jour ait commencé à luire et que l’étoile du matin se soit levée dans vos coeurs…” (2 Pier. 1.19).

Une information actuelle, tirée des Saintes Ecritures, est urgente et devrait être bien accueillie par chaque personne qui aimerait avoir une réponse honnête et sincère. Parce que Dieu est omniscient, Il pouvait faire écrire dès le commencement ce qui allait arriver à la fin des temps. Les hommes ne peuvent écrire l’histoire que par la connaissance qu’ils ont des événements ayant déjà eu lieu. Par contre, c’est à l’avance que Dieu a décrit l’ensemble de l’histoire du monde, de même que «l’histoire du salut» qui s’y déroule; et cela jusqu’à l’établissement des nouveaux cieux et de la nouvelle terre, jusqu’à ce que le temps débouche de nouveau dans l’éternité. Le cours du temps est fixé et est sans retour.

Dans «Vision 7000» nous voulons d’une part attirer l’attention sur ce qui vient inexorablement à notre rencontre, et cela dans un proche avenir, de l’autre montrer le seul chemin possible pour échapper à la ruine imminente. En ce qui concerne le cours actuel des choses, il existe réellement une orientation claire, laquelle est en rapport avec les «signes des temps» annoncés à l’avance dans les Ecritures saintes. Même si depuis 2000 ans environ il semble que, directement du ciel, rien ne soit arrivé qui ait bouleversé le monde, et qu’ainsi les hommes aient de la peine à croire que Dieu soit à l’oeuvre dans l’histoire, cependant ce qui est écrit arrivera tout de même parce que cela a été dit à l’avance dans la Parole de Dieu.

Dieu créa le monde en six jours, puis il se reposa le septième jour. Lorsqu’il s’agit d’un «âge prophétique», aux yeux de Dieu un jour est comme mille ans pour nous. Il est ainsi écrit: “Mais n’ignorez pas cette chose, bien-aimés, c’est qu’un jour est devant le Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour” (2 Pier. 3.8; Ps. 90.4). Dans Actes 2.17, en se référant à la prophétie du prophète Joël, l’apôtre Pierre parle “des derniers jours” dans lesquels le Saint-Esprit serait répandu; par cela il indiquait les 2000 ans environ du temps de la grâce.

Comme il est certain que nous nous trouvons à la fin de la période de six mille ans, ainsi il est tout aussi certain que le «jour du Seigneur», le septième jour de Dieu qui est le septième millénaire, se trouve à notre porte. Conformément à Apocalypse 20 ce sera ce Règne de paix de mille ans où Christ sera avec les Siens sur terre et auquel se rapporte le verset 6: “Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection; sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui mille ans Après le processus de purification vient le renouvellement; la terre sera rétablie dans l’état d’un paradis et là régnera une «paix véritable»: même le loup et l’agneau paîtront ensemble (Esa. 11.6-9). Nous trouvons dans la Parole de Dieu d’instructives descriptions en rapport avec le sujet biblique de la «vision du septième millénaire».

 

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LES PROPHETIES BIBLIQUES ONT LE DERNIER MOT

Sous nos yeux s’accomplissent actuellement les prophéties faites auparavant dans les Saintes Ecritures, lesquelles étaient destinées au temps dans lequel nous vivons maintenant. A cet accomplissement appartient en premier lieu le retour du peuple d’Israël dans le «pays promis». Sa dispersion parmi toutes les nations avait déjà été annoncé à l’avance dans Deutéronome 4; et à la fin des temps il devait être à nouveau rassemblé (Esa. 14,1; Jér. 30.3; 31.7-12; Ezé. 36.38). Jésus-Christ a annoncé cela en symbole lorsqu’Il parlait du «figuier» — lequel symbolise Israël (Osée 9.10) — comme un signe tout particulier pour la génération actuelle (Mat. 24.32-41).

En ce qui concerne le cours des temps, en prenant comme exemple Israël, nous voyons d’une manière convaincante la façon divine de compter le temps au travers du concept des «jours prophétiques». Par la bouche du prophète Osée nous en venons à la connaissance de quelque chose de plus exact: “Venez, retournons à l’Eternel, car lui a déchiré, et il nous guérira; il a frappé, et il bandera nos plaies. Dans deux jours il nous fera vivre (ceci est déjà accompli); au troisième jour, il nous mettra debout et nous vivrons devant sa face (ceci doit encore s’accomplir) (Osée 6.1,2).

Les deux jours prophétiques qui viennent d’être mentionnés se rapportent indubitablement aux deux mille ans qui viennent de s’écouler, pendant lesquels le peuple d’Israël a été dispersé dans le monde entier dès l’an 70. L’Etat d’Israël existe de nouveau depuis 1948 et des Juifs venus de 143 pays différents y sont revenus. C’est une preuve de l’accomplissement des promesses divines. En ce qui concerne le troisième jour, il s’agit du millénaire qui va bientôt commencer lorsqu’Israël aura reconnu Jésus-Christ comme son Messie et qu’il recevra la vie spirituelle produite par l’Esprit. En rapport avec Israël l’apôtre Paul a écrit ce qui suit: “Car si leur réjection est la réconciliation du monde, quelle sera leur réception, sinon la vie d’entre les morts… Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère-ci, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux; c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée; et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit…” (Rom. 11.15,25,26).

Aussi les événements de ces derniers temps en Europe, spécialement le tournant pacifique d’octobre-novembre 89, se trouvent en accord avec l’accomplissement des prophéties bibliques. Devant nos yeux prend forme «l’Europe Unie» telle qu’elle avait été déterminée en 1957 dans le «Traité de Rome». Les ennemis jurés d’autrefois sont devenus des amis. Les contrastes entre l’Est et l’Ouest ont cessé pour le moment. La ligne de séparation divisant l’Allemagne et le continent européen n’existe plus. Il en résulte une «Maison commune européenne», dans laquelle tous doivent trouver place, une «Europe Unie». C’est ainsi que se relève de nouveau devant nos yeux «l’Empire Romain» — le dernier des quatre empires mondiaux que le prophète Daniel vit s’élever sur terre dans l’Ancien Testament (Dan. 2 et 7). Cela correspond à la «puissance de la Bête» de l’Apocalypse sortant de la mer des peuples européens et au sujet de laquelle le monde entier s’émerveille (Apoc. 13). En cela, Il ne s’agit pas seulement de la puissance mondiale politico-économique, mais principalement de la “cavalière” religieuse (Apoc. 17) qui tient en main les rênes et dirige de cette manière les événements. Cette «autorité mondiale» religieuse est respectée et reconnue par toutes les autorités religieuses et politiques. «L’Europe Unie» devient la première puissance mondiale qui donne forme, en particulier, au nouvel «ordre économique mondial». Il en résulte une union religieuse, politique et économique. La première phase de ce «processus d’unification» se terminera dans peu de temps, et toutes les conditions requises pour les événements futurs, qui sont déjà en cours de route, sont déjà présentes.

L’apôtre Paul, presque 2000 ans à l’avance, eut une vue du développement actuel à tous les niveaux, et presque 2000 ans à l’avance il écrivit ce qui devient une réalité sous nos yeux. “Car vous savez vous-mêmes parfaitement que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. Quand ils diront: Paix et sûreté, alors une subite destruction viendra sur eux, comme les douleurs sur celle qui est enceinte, et ils n’échapperont point” (1 Thess. 5.2,3).

Depuis que Michael Gorbatchev accéda au pouvoir, en 1985, bien des conférences pour la paix et la sécurité ont eu lieu les unes après les autres. Ce qui entra dans l’histoire sous le titre de «conférences au sommet», conduisit à la détente entre l’Est et l’Ouest, permit la réunification de l’Allemagne et il en résulta l’indépendance des peuples de l’Est Européen. Les politiciens recherchent maintenant avec encore plus d’ardeur cette «paix» promise et la «sécurité» totale. Ces expressions seront de plus en plus employées en rapport avec les événements du Proche-Orient. Israël sera de plus en plus le «point brûlant» des événements de la politique mondiale, ainsi que Jérusalem, laquelle sera une «pierre pesante» pour tous les peuples environnants, comme le prophète Zacharie l’avait prophétisé (Zach. 12).

Conformément au troisième «Accord d’Oslo», les pourparlers sur Jérusalem doivent être terminés en 1999. Comme cela est également annoncé dans la Parole prophétique, une paix sera finalement publiée. Malheureusement — même si Israël sacrifie des «terres pour la paix» — seulement une «paix fictive» sera atteinte par beaucoup de compromis, une paix négociée par les politiciens et «bénie» par la plus haute autorité religieuse. Comme il est écrit, c’est précisément à ce moment-là qu’une ruine soudaine surviendra.

 

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LE JOUR DU SEIGNEUR

Aussitôt que sera terminé le «jour du salut» (Esa. 49.8; 2 Cor. 6.2), directement avant le «jour du Seigneur», c’est-à-dire avant le septième millénaire, le monde sera frappé par de terribles plaies et jugements de la colère de Dieu. Dans Matthieu 24, ainsi que dans d’autres passages des Ecritures, le Seigneur Jésus Lui-même indique quelques circonstances qui accompagneront ce jour. Il parle de guerres et de cris de guerres, de tremblements de terre, de famines et de catastrophes naturelles de tout genre, et Il ajouta: “Ceci n’est que le commencement des douleurs”. Les tremblements de terre et les catastrophes naturelles de tout genre augmenteront de plus en plus, jusqu’à ce que survienne le tremblement de terre attendu depuis longtemps, qui surpassera tous les autres, celui de Californie, délimité par la fissure de San Andreas sur la côte Ouest des Etats-Unis, et que les scientifiques s’attendent à voir arriver à tout instant. Habituellement les douleurs précédent toujours une naissance. Selon Romains 8.19-22, la création toute entière soupire et souffre les douleurs d’un nouvel enfantement. Jésus annonce la grande tribulation par ces paroles: “Car il y aura alors une grande tribulation, telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, et qu’il n’y en aura jamais” (Mat. 24.21).

Dans Luc 21 et dans d’autres passages bibliques, nous est décrit ce qui aura lieu pendant la grande tribulation. “Et il y aura des signes dans le soleil et la lune et les étoiles, et sur la terre une angoisse des nations en perplexité devant le grand bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de peur et à cause de l’attente des choses qui viennent sur la terre habitée, car les puissances des cieux seront ébranlées” (Luc 21.25,26).

Nous ne pouvons pas entrer ici dans les détails des catastrophes inimaginables et des «jugements apocalyptiques de la colère de Dieu» qui viendront sur l’humanité impie après l’enlèvement de «l’Eglise-Epouse» de Jésus-Christ. Le Seigneur Dieu avait commandé aux hommes auxquels Il avait assigné cette terre de l’assujettir en communion avec Lui. Détachés de Lui, les hommes détruisent la terre, ainsi qu’eux-mêmes. Préoccupés, les experts parlent de la pollution de l’air, des eaux et de la terre, de la nature en général, du danger qu’apportent les trous dans la couche d’ozone, de «l’effet de serre» qui va déclencher une catastrophe climatique — jusqu’au point de dissoudre la couche d’ozone, ce qui fera que le rayonnement du soleil sera sept fois plus fort que normalement, comme le disent les Ecritures Saintes. C’est ainsi qu’il est écrit: “Et la lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, et la lumière du soleil sera septuple, comme la lumière de sept jours…” (Esa. 30.26).

Jean, le voyant, reçu sur l’île de Patmos une allusion par l’image suivante; “Et le quatrième versa sa coupe sur le soleil; et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu; et les hommes furent brûlés par une grande chaleur; et ils blasphémèrent le nom de Dieu qui a pouvoir sur ces plaies, et ils ne se repentirent pas pour lui donner gloire” (Apoc. 16.8,9). Dès ce moment le «jour de la grâce et du salut» est passé, de telle manière que les hommes ne peuvent plus se convertir à Dieu. Pour beaucoup de personnes ce sera véritablement un réveil terrible, un “trop tard” pour toujours.

Après que le soleil ait brûlé la surface de la terre, il sera changé en ténèbres, car il est écrit: “Le soleil sera changé en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne la grande et éclatante journée du Seigneur” (Act. 2.20; Joël 2.31). “… et le soleil devint noir comme un sac de poil, et la lune devint tout entière comme du sang; et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme un figuier agité par un grand vent jette loin ses figues tardives… Et les rois de la terre, et les grands, et les chillarques, et les riches, et les forts, et tout esclave, et tout homme libre, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes; et ils disent aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de celui qui est assis sur le trône et de devant la colère de l’Agneau; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?” (Apoc. 6.12-17).

De même qu’au temps de Noé, Dieu dans Son amour et Sa grâce, avait donné aux hommes la possibilité d’être sauvés de la catastrophe inévitable du déluge, c’est-à-dire en entrant dans l’arche, ainsi la Parole de Dieu nous indique comment échapper à la ruine qui arrive, c’est-à-dire en trouvant le salut en Jésus-Christ (1 Pier. 3). Ceux qui croient le message de Son Evangile et se laissent préparer, seront en mesure d’échapper à tout ce qui va arriver et seront enlevés auprès de Lui dans la gloire céleste (Luc 21.34-36 et autres). A ce contexte appartient aussi cette déclaration de Jésus-Christ: “Et quand ces choses commenceront à arriver; regardez en haut, et levez vos têtes, parce que votre rédemption approche” (Luc 21.28).

Une atmosphère de fin du monde n’est pas à sa place ici, elle n’apporterait aucune solution. Ce n’est pas la panique, mais plutôt la réflexion et la conversion à Dieu qui sont requis. Le commandement de cette heure est “Hâte-toi de sauver ton âme!”, “Car que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier, et qu’il fasse la perte de son âme?” (Mat. 16.26). Le temps de la grâce arrive à sa fin. Le compte à rebours a déjà commencé. Le dernier appel de Dieu retentit comme le son de la trompette. Celui qui désire se réconcilier avec Dieu doit le faire maintenant. Dans ce contexte, le texte biblique suivant nous mettant en garde, nous fait voir ce qui suit: “Or le jour du Seigneur viendra comme un voleur; et, dans ce jour-là, les cieux passeront avec un bruit sifflant et les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les oeuvres qui sont en elles seront brûlées entièrement. Toutes ces choses devant donc se dissoudre, quelles gens devriez-vous être en sainte conduite et en piété, attendant et hâtant la venue du jour de Dieu, à cause duquel les cieux en feu seront dissous et les éléments embrasés se fondront. Mais, selon sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dans lesquels la justice habite (2 Pier. 3.10-13).

Beaucoup d’autres textes bibliques pourraient êtres cités sur l’ensemble de ce thème. Tout ce qui a été écrit il y a déjà longtemps entrera bientôt dans l’histoire. Toutefois, nous devons agir avec sobriété et prudence et planifier tout à fait normalement notre vie, car personne ne connaît réellement le temps ni l’heure; nous devrions seulement nous soucier de marcher avec Dieu et d’être prêts en tout temps à rencontrer le Seigneur. Ce tout dernier âge, dans lequel nous vivons maintenant a été comparé par notre Seigneur Jésus-Christ aux jours de Noé et de Sodome et Gomorrhe (Luc 17.26-30). Personne ne contestera que dans le monde entier et sous tous les rapports les choses sont pires qu’en ce temps-là. Aujourd’hui comme en ce temps-là, le monde tombé de la position qu’il avait auprès de Dieu est mûr pour le jugement. Dieu offre les deux choses: la grâce et le jugement. Que voulez-vous choisir?

 

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LE RETOUR DE CHRIST

En tant que Créateur, Dieu a un plan pour Sa création; de même, en tant que Rédempteur, Il a un plan pour Ses rachetés. Celui qui croit à l’existence d’un Dieu personnel est également convaincu qu’il n’a rien laissé au hasard. L’Eternel dit: “Je suis Dieu, et il n’y en a point comme moi, déclarant dès le commencement ce qui sera à la fin, et d’ancienneté ce qui n’a pas été fait, disant: Mon conseil s’accomplira, et je ferai tout mon bon plaisir…” (Esa. 46.10). “… car il consomme et abrège l’affaire en justice, parce que le Seigneur fera une affaire abrégée sur la terre” (Rom. 9.28).

Celui qui s’y connaît dans les Ecritures, sait que l’annonce de la venue d’un Rédempteur a été l’espérance du peuple de Dieu tout au long de l’Ancien Testament, depuis le jardin d’Eden (Gen. 3). De même, le retour de Jésus-Christ, le Rédempteur, est l’espérance du peuple de Dieu depuis le commencement du Nouveau Testament – depuis Son ascension. Il leur dit: “… je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi; afin que là ou je suis, vous, vous soyez aussi” (Jean 14.3). Ce plus grand événement de l’histoire du salut se trouve maintenant réellement sur le point de s’accomplir. Selon les nouvelles apparues dans la presse à la fin de 1995, des millions de personnes dans le monde entier attendent cet événement. Il y a aussi des fanatiques religieux, comme le démontre le dernier cas tragique de «L’ordre du temple solaire», qui causa en octobre 1994 le suicide de 53 personnes, et en décembre 95 de 16 autres. Comme l’a relaté la presse, ils exerçaient leur dévotions cinq fois par jours, portant le capuchon de l’Ordre, et ils célébraient chaque jour la messe. Ce sont des charlatans qui se lèvent toujours à nouveau et qui diffament la foi véritable. Mais il existe aussi des croyants bibliques qui attendent joyeusement le retour de Jésus-Christ et qui mènent une vie tout à fait normale. Ils sont sobres, transparents et véridiques dans tout ce qu’ils font.

Savoir si le retour promis de Jésus-Christ et les événements prédits qui le suivront arriveront avant ou après le tournant du millénaire, cela appartient à Dieu seul. Cependant, les signes des temps, auxquels nous devons prendre garde, nous font reconnaître clairement que le temps s’est avancé. Fixer une date, comme cela a été fait plusieurs fois dans le passé — Dieu soit loué — n’est pas possible et n’est également d’aucune utilité. Ainsi, par exemple, dans les prophéties bibliques, l’année est dotée de 360 jours, contrairement aux 365 selon l’usage courant. Déjà, de fait, il y a une différence considérable de temps. Ce qui demeure, c’est qu’à l’exception de Dieu, personne ne connaît, ni le jour ni l’heure. Cependant, pour notre orientation, des prophéties claires nous ont été données dans les Saintes Ecritures comme indices.

Lors de la première venue de Christ, plus de 100 prophéties de l’Ancien Testament se sont accomplies. Tous les détails important Le concernant, à commencer par Son engendrement surnaturel, Sa naissance à Bethléem, Son ministère, Ses souffrances et Sa mort, jusqu’à Sa résurrection et Son ascension, avaient été prophétisés dans l’Ancien Testament. La même chose se rencontre pour ce qui est du temps de la deuxième venue de Christ. Il est saisissant de lire les passages bibliques correspondants, lesquels sont devenus maintenant tout à fait actuels.

Il y a 2000 ans que l’apôtre Pierre a vu en Esprit comment, dans les derniers jours précédant le retour de Christ, les gens se moqueraient de Sa venue. Et c’est ce qui se fait maintenant. Les principaux critiqueurs se trouvent parmi les théologiens incrédules, lesquels ne comprennent pas le plan des temps établi par Dieu, pas plus qu’ils ne comprennent la manière dont Dieu a composé les Ecritures. Ils prétendent, par exemple, que les apôtres et Jésus Lui-même se seraient trompés jusqu’au dernier chapitre du Nouveau Testament, quand il dit: “Voici, je viens bientôt!”. Toutefois la Bible a été écrite de telle manière qu’elle soit valable en tout temps. Toute parole écrite peut être prêchée et crue pendant tout le temps de la grâce, jusqu’au moment où l’événement annoncé arrive réellement.

Pierre fait le point sur ce thème et dit: “… sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours des moqueurs viendront, marchant dans la moquerie selon leurs propres convoitises et disant: Où est la promesse de sa venue? (2 Pier. 3.3,4). A cette question il répond lui-même: Le Seigneur ne tarde pas pour ce qui concerne la promesse, comme quelques-uns estiment qu’il y a du retardement: mais il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse mais que tous viennent à la repentance” (2 Pier. 3.9). Toutefois il reste peu de temps aux moqueurs, leurs rires et leurs blasphèmes vont se changer en hurlements et en grincements de dents. “Ne soyez pas séduits; on ne se moque pas de Dieu: car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera” (Gal. 6.7). Conformément au témoignage des Ecritures, Christ revient bientôt comme Il l’a promis et Il enlèvera les Siens dans la gloire (1 Thess. 4), avant que commence la grande tribulation (1 Thess. 1.10).

Avant que le Seigneur Jésus ne nous ait précédés dans la gloire, Il fit aux Siens la promesse de revenir et de les prendre à Lui (Jean 14). Lors de Son retour, tous les enfants de Dieu qui se sont endormis dans la foi en Christ et qui auront part à la “première résurrection” seront ressuscités, et ceux qui vivent dans la foi en Christ seront transmués, alors tous ensemble ils iront à Sa rencontre pour être pour toujours avec Lui (1 Thess. 4.13-18). Ils Le contempleront et seront transformés à Son image (1 Jean 3). Cela arrivera tout aussi certainement que cet événement a été annoncé à l’avance dans la Parole de Dieu.

 

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LA MAJESTE DE LA CREATION

La réalisation du plan de salut divin a déjà commencé lors de la création. Chacun de nous s’est certainement déjà émerveillé de la majesté de la création. Tous ne reconnaissent malheureusement pas logiquement le Créateur, bien que chacun sache qu’un horloger devait se trouver là avant qu’une horloge ne soit construite, qu’un entrepreneur devait exister avant qu’une maison ne soit bâtie, et ainsi de suite. Il est bien connu que, depuis qu’ils eurent réalisé par de grandes découvertes des choses qui semblaient impossibles, les hommes ont mis en doute l’existence de Dieu. Ils ont mis en doute le récit de la création et l’ont déclaré invraisemblable, et cela plus particulièrement depuis que Darwin, en 1859, a publié ses thèses. Dans ces derniers siècles, les philosophes athées ont réussi à rendre crédibles leurs théories contradictoires, et en même temps ils ont fait tomber les hommes dans l’incrédulité. Dieu est méconnu et l’homme loué. On a même mis en avant que tout serait venu de soi-même à l’existence. Celui qui croit de telles choses peut tout aussi bien renier son père et sa mère et prétendre s’être fait lui-même – être le produit de l’évolution.

Qui donc pourrait se représenter que le cosmos, dans son étendue incommensurable, avec ses étoiles innombrables et sa parfaite harmonie, soit venu à l’existence de lui-même, par exemple par une explosion originelle? Jusqu’à présent personne ne s’est présenté qui ait pu améliorer tant soit peu la majesté de la création. Pensons aux innombrables êtres vivants dans les océans, auxquels ont été destinés des conditions de vie idéales, ou bien pensons aux millions d’espèces de bêtes et d’oiseaux vivant sur tous les continents, comme leur mode de vie s’accorde parfaitement avec les conditions climatiques différentes où ils sont placés.

Tel qu’au commencement le Créateur a formé et ordonné toutes choses par Sa Parole Toute-puissante, ainsi demeurent-elles encore aujourd’hui. Depuis la création de la terre il est semé et récolté chaque année, comme l’Eternel Dieu l’a ordonné depuis le début: “Désormais, tant que seront les jours de la terre, les semailles et la moisson et le froid et le chaud, et l’été et l’hiver, et le jour et la nuit, ne cesseront pas” (Gen. 8.22). Ce n’est que là où l’homme agit dans la nature sans réfléchir que surgissent des perturbations et des désordres. Des milliards de personnes sont journellement nourries, et si la nourriture était distribuée équitablement, personne sur la terre ne devrait souffrir de la faim. Non seulement Dieu nourrit journellement un nombre incalculable d’êtres vivants, mais au travers de la nature il nous adresse une puissante prédication sur la vie, la mort, et la résurrection. Chaque printemps s’éveille une vie nouvelle qui va porter de nouveaux fruits. L’été vient ensuite avec sa riche récolte, puis l’automne, et les arbres perdent leurs feuilles et la nature meurt. Puis vient le sommeil de l’hiver, lequel est tout aussi certainement suivi du réveil printanier pour reprendre le même rythme. “Parce que ce qui peut se connaître de Dieu est manifeste parmi eux; car Dieu le leur a manifesté; car depuis la fondation du monde, ce qui se peut voir de lui, savoir et sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne par le moyen de l’intelligence, par les choses qui sont faites, de manière à les rendre inexcusables” (Rom. 1.19,20).

De même, la réalité que tout être vivant se reproduit selon son espèce subsiste pour toujours. Aujourd’hui encore, la semence qui est répandue est la même que celle sortie pour la première fois de la terre, lors de la création. Les mêmes arbres croissent toujours et portent les mêmes fruits, et les mêmes sortes d’animaux vivent encore sur la terre. Les hommes, le couronnement de la création, se trouvent être encore exactement les mêmes qu’Adam et Eve en leurs jours. Dieu leur avait donné les capacités créatrices, et cela a été démontré au cours des siècles passés, et plus particulièrement encore dans ces derniers cinquante ans. De la traction animale nous avons passé à l’avion pour arriver à la navette spatiale. L’homme peut accomplir en principe tout ce qu’il veut entreprendre, comme Dieu l’avait dit: “… et maintenant ils ne seront empêchés en rien de ce qu’ils pensent faire” (Gen. 11.6). Je compris cela tout particulièrement le 9 décembre 1995, lorsque l’astronaute d’Apollo 16, le général hors service Dr. Charles Duke, parla à Berlin de son voyage sur la lune en avril 1972.

Il n’y a qu’une seule chose que l’homme ne peut pas faire: créer la vie. Ceux qui croient à l’évolution et parlent d’une cellule initiale, devraient dans ce cas nous dire qui est celui qui a créé la cellule initiale et a mis la vie en elle? On pourrait aussi poser la question de savoir qui a donné la capacité à tout être vivant de se multiplier? Pourquoi donc les athées ne sèment-ils pas du blé fabriqué artificiellement? C’est parce qu’ils savent très bien qu’il ne germerait pas, n’ayant point de germe de vie en lui. La création majestueuse et toute-puissante devrait en fait donner à tout homme normal qui réfléchit la certitude de l’existence d’un Créateur Tout-puissant. Si les hommes ne s’étaient pas détournés de Lui, ils pourraient croire Sa Parole et discerner le témoignage que la création déploie chaque jour devant nos yeux. Pour tous ceux qui sont dignes de la Vie éternelle, Dieu et Sa Parole demeurent éternellement vrais et dignes de foi.

 

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DESTINES A VIVRE EN COMMUNION AVEC DIEU

Selon la volonté de Dieu les hommes ont été destinés dès le commencement à vivre en communion avec Lui. C’est la raison pour laquelle, quelle que soit leur race ou leur religion, ils ont le désir d’adorer un Etre suprême. Tous ressentent en eux-mêmes un besoin inexplicable d’adoration, sans égard à la manière dont elle est pratiquée. Si une personne ne trouve pas une chose religieuse qu’il puisse adorer, il adorera alors Mammon, une passion, le sport, quelque passe-temps favori, ou encore une idole. Cette profonde aspiration que chaque homme, riche ou pauvre, porte en lui ne peut être valablement étanchée que par ce qui est divin.

Les croyants juifs prient le Dieu qui s’était présenté personnellement à eux, du temps de Moïse, comme étant le Dieu d’Israël. Un Juif véritable ne peut croire qu’à un seul et unique Dieu, car Lui-même a dit: “Ecoute, Israël, l’Eternel, notre Dieu, est un seul Eternel” (Deut. 6.4). Dans l’Ancien Testament il est écrit environ 6’700 fois “L’Eternel Dieu” – “Yahweh Elohim”. Les croyants bibliques juifs attendent en tout temps la venue du Messie et la reconstruction du Temple, comme l’Eternel le leur a promis.

Les musulmans prient également un seul Dieu, qu’ils appellent Allah. Leur prophète Mahomet croyait que le Messie avait été engendré par l’Esprit, mais il niait la crucifixion de Christ. Pour lui c’était un grand prophète et messager de Dieu, et il croyait que Dieu l’avait repris à Lui à la fin de son service, mais il ne croit pas qu’il était Le Seigneur et Sauveur. Mahomet prêchait le monothéisme absolu, mais il n’avait aucune compréhension de la révélation de Dieu Lui-même en Christ, ni de la nécessité de la rédemption.

Les Hindous croient à leur trinité principale, composée de Brahma, le créateur, de Vishna, le conservateur, et de Shiva, le destructeur et rénovateur, et ils ont aussi un grand nombre de dieux. Ils mettent leur confiance en l’enseignement qui dit que dans une autre vie à venir, éventuellement sous la forme d’une bête, et que, par un processus de purification perpétuel, ils finiront par atteindre le but. Les Bouddhistes croient de la même manière à la réincarnation et se fondent, pour leur salut, sur la méditation. Là aussi, de même que dans l’islam et l’Hindouisme, c’est en vain que l’on cherche un message divin exprimant le salut et l’espérance pour l’éternité, comprenant la certitude de la victoire sur la mort. Mais une religion sans le salut ni une véritable espérance n’est-elle pas une religion vaine?

Ce qui est important, c’est la “volonté de Dieu” révélée et confirmée, dans laquelle l’homme doit se laisser insérer. Une période a existé, dans laquelle, au paradis, les premiers hommes vécurent dans une communion directe avec l’Eternel Dieu. Dans cet état originel d’innocence ils ne connaissaient rien de la souffrance, des douleurs, de la maladie ou de la mort. En tant que créatures de l’Eternel ils étaient destinés à vivre éternellement. Le Dieu éternel leur avait donné le libre arbitre, de telle manière qu’ils pouvaient prendre leur propre décision, laquelle signifierait la vie ou la mort. Ils pouvaient choisir entre le bien et le mal, l’obéissance et la désobéissance, la loi et l’incrédulité. Il en est aujourd’hui de même pour chacun de nous. Dès le commencement le point capital était l’obéissance, et malheureusement c’est là que l’homme faillit; tout d’abord Eve, puis ensuite Adam. Eve écouta les arguments et les mensonges de Satan venu sous la forme du serpent, fut séduite, tomba dans le péché, et entraîna Adam avec elle. Ainsi, le péché originel fut accompli et par la transgression des commandements de Dieu tous deux tombèrent sous l’influence du méchant et durent mourir. Le Dieu Eternel accomplit ainsi la menace qu’il avait faite et Il les chassa du jardin d’Eden. La communion avec Lui était brisée, et la souffrance, les maladies et la mort vinrent sur toute l’humanité, malgré la belle promesse faite par l’ennemi: “Vous ne mourrez point certainement… et vous serez comme Dieu…” (Gen. 3.4,5).

Personne ne peut se déclarer innocent en disant: «Je ne suis pas coupable de cela». En effet, chaque homme et chaque femme, chaque jeune homme et jeune fille, aurait fait exactement comme Adam et Eve – et c’est certainement ce qu’ils font encore aujourd’hui. Dieu connaît tous les hommes et Il savait qu’aucun n’était capable, de lui-même, d’accomplir tous Ses commandements et Ses préceptes. Cependant, dans Sa justice, il les a donnés afin que nous reconnaissions notre transgression et notre désobéissance à Son égard.

S’il n’existait point de lois divines, personne ne pourrait être convaincu de transgression, et aucun ne verrait la nécessité du pardon et du salut. Nous sommes tous venus dans ce monde séparés de Dieu et perdus loin de Lui, et c’est la raison pour laquelle nous avons besoin du salut et de la réconciliation avec Lui. La conscience exhorte chacun, même ceux qui n’ont jamais entendu le Message divin, ni lu la Bible. Chacun sait très bien quand il ment, quand il trompe, vole ou fait quelque chose de défendu. Nous nous sommes tous rendus coupables envers Dieu, que l’on soit riche ou pauvre, bon ou méchant. Qu’aucun ne s’imagine que, parce qu’il n’a ni tué, ni volé, ni fait tort à personne, ce n’est pas si mauvais que cela. Le juste jugement de Dieu a été prononcé sur chacun, et c’est la raison pour laquelle tous doivent mourir. Rien dans la vie n’est aussi certain que la mort. “Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela le jugement…” (Héb. 9.27). Nous sommes responsables de nos actes.

La communion avec Dieu a été interrompue par la chute dans le péché. Cependant Dieu a pensé à nous et à Lui-même ouvert un chemin conduisant à Lui par Celui qui pouvait dire: “Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie; nul ne vient au Père que par moi” (Jean 14.6). Dans Son amour infini et Sa miséricorde, l’Eternel est venu à nous afin que nous puissions venir à Lui.

Comme c’est dans ce corps terrestre que nous avons péché, Dieu dut prendre un corps pareil au nôtre pour être le substitut de l’humanité entière, afin que Lui, le seul innocent, puisse prendre le péché de nous tous et nous réconcilier avec Dieu. C’est ce qui est arrivé en Jésus-Christ notre Seigneur, Lequel appelle encore aujourd’hui: “Venez à moi vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos”. Les personnes qui répondent à Son appel et viennent à Lui peuvent alors, lorsque leur dernière heure est venue, remettre leur esprit entre Ses mains et être certains qu’Il leur donnera aussi la même réponse: “En vérité, je te dis: Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis” (Luc 23.43). Mais sans aucun doute, celui qui vit consciemment sans Lui, mourra aussi sans Lui. Seuls sont bienheureux ceux qui vivent avec Christ et qui meurent en Lui (Rom. 14. 7,8; Apoc. 14.13).

 

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ACTION SURNATURELLE DE DIEU

L’incarnation du Sauveur fût une action surnaturelle de Dieu dans le domaine naturel. Marie naquit dans ce monde de la même manière que tout autre être humain, et elle aussi eut besoin du salut. Tout simplement, elle avait été choisie par Dieu pour être un vase terrestre dans lequel la Semence divine fût placée afin que la Parole puisse devenir chair. Marie eut besoin elle-même de faire une expérience de salut, et c’est pourquoi le jour de Pentecôte, elle se trouvait dans la chambre haute à Jérusalem parmi les 120 qui expérimentèrent le baptême du Saint-Esprit, expérience qui fait partie du salut (Act. 1.14; et autres).

Dieu n’a qu’une manière de sauver, et c’est toujours en rapport avec la foi dans la Parole promise. Marie crut le message divin apporté par l’ange Gabriel, et elle dit: “Voici l’esclave du Seigneur qu’il me soit fait selon ta parole” (Luc 1.38). C’est de cette manière que la Parole est devenue chair et que le Fils de Dieu est né. De la même manière, tous les hommes et toutes les femmes doivent croire le message divin, se mettre à disposition de Dieu et recevoir en eux-mêmes la Parole de promesse. C’est uniquement de cette manière que peut naître en eux une vie divine, opérée par l’Esprit, au travers de la nouvelle naissance. Après la fondation surnaturelle de l’Eglise du Nouveau Testament par l’effusion du Saint-Esprit le jour de Pentecôte, Marie n’est plus mentionnée, même pas une seule fois, jusqu’à la fin de la Bible, que ce soit par Pierre, Jean, Jacques, où même Paul et d’autres. Elle avait simplement accompli la tâche qui lui avait été confiée. Dès lors il ne s’agit plus que de Jésus, le Christ, le seul Sauveur, le seul Médiateur et Intercesseur. La “Mariologie” est tout à fait étrangère à la Bible et se trouve opposée à Jésus-Christ.

Quand à l’esprit, Jésus-Christ était Dieu, quand à la chair, Il était homme. Il était absolument saint et sans péché et c’est pourquoi Il pût prendre sur Lui-même tous les péchés de chacun de nous, et mourir à notre place. Par Son Sang, dans Lequel se trouvait la vie divine, Il a accompli la réconciliation et apporté à tous le pardon. Cependant, seuls ceux qui croient cela peuvent l’expérimenter. Une pleine expiation et le parfait salut de l’âme, de l’esprit et du corps ont été ainsi accomplis en Lui. Par Sa résurrection au troisième jour, l’oeuvre de délivrance a été divinement couronnée et légitimée. La mort, l’enfer et le diable ont été vaincus, et le Seigneur ressuscité est le véritable vainqueur de Golgotha. Après Sa résurrection Il est apparu à Ses disciples pendant quarante jours et Il les a enseignés au sujet du Royaume des cieux (Act. 1.3). Et c’est ensuite sous leurs yeux qu’il est monté au ciel (Luc 24.50,51). Ces réalités divines sont pour tous les croyants bibliques l’ancre inébranlable de leur âme. C’est dans Sa résurrection que nous avons le fondement de la résurrection de tous les Siens; c’est dans Son ascension que nous avons la certitude d’être enlevés dans notre Patrie céleste pour être auprès de Lui.

Le Dieu Tout-Puissant a préparé avant la fondation du monde un Royaume éternel destiné à Ses fils et Ses filles. Il était impossible que la faillite des hommes puisse rendre irréalisable le plan de Dieu et le rendre vain, Il en résulta une interruption momentanée que Dieu avait déjà prévue. L’humanité, qui s’était élevée de sa propre volonté contre Dieu et s’était ainsi placé sous l’autorité de Satan, a été rachetée et ramenée par le Seigneur sans qu’elle n’y soit pour rien. Le salut est à la fois une réalité historique aussi bien qu’une réalité de l’histoire du salut. C’est par l’Evangile que le message divin qui réjouit et libère les âmes est apporté aux hommes. En lui se trouve compris tout ce que la grâce de Dieu nous offre. A cause de cette rédemption et lorsqu’ils acceptent pour eux-mêmes ce salut dans la foi, les enfants des hommes qui étaient dès leur naissance des enfants de la mort, deviennent des enfants de Dieu nés de nouveau et ayant la vie éternelle.

Puisque le Royaume de Dieu est un Royaume éternel, tous ceux qui veulent y entrer doivent posséder la vie éternelle. C’est la raison pour laquelle il est indispensable, comme notre Seigneur Lui-même l’a exigé, que chacun naisse de nouveau (Jean 3). La Semence pour cette naissance d’En-haut est la Parole de Dieu. Elle porte en Elle-même le germe de vie divine. C’est sur tous ceux qui reçoivent avec une pleine foi la Parole de Dieu que le Saint-Esprit vient et opère l’engendrement divin. Par l’engendrement naturel nous sommes devenus des créatures terrestres, périssable – des enfants des hommes. Par l’engendrement surnaturel de l’Esprit, nous devenons des enfants de Dieu, “… vous qui êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu” (1 Pier. 1.23). A l’instant où nous expérimentons la nouvelle naissance nous devenons des enfants de Dieu et Dieu devient notre Père céleste.

Celui qui croit de cette manière biblique dans le Seigneur comme Sauveur, peut l’expérimenter personnellement. Cette offre incomparable de la grâce de Dieu est valable pour tous les hommes qui l’acceptent, et cela aussi longtemps que dure le jour du salut. Personne ne peut vraiment se représenter combien ce sera terrible pour les hommes ayant refusé le salut, d’entrer dans l’éternité séparés de Dieu. Au plus tard, à l’heure de la mort, tous seront confrontés à cette réalité qu’avec la mort rien n’est terminé, même ceux-là qui croient que la vie ne continue pas après la mort.

 

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LE DERNIER APPEL

Avant que le Seigneur Jésus ne revienne, il faut que l’ordre de mission qu’il a donné Lui-même (Marc 16.14-18) soit accompli dans le monde entier pour la dernière fois. “Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre habitée tout entière, en témoignage à toutes les nations; et alors viendra la fin” (Mat. 24.14). En aucun autre temps comme aujourd’hui, il n’y a eut la possibilité d’accomplir cette tâche par le moyen des médias. Sur l’île de Patmos cela fût montré symboliquement à Jean, le voyant: “Et je vis un autre ange volant par le milieu du ciel, ayant l’évangile éternel pour l’annoncer à ceux qui sont établis sur la terre, et à toute nation et tribu et langue et peuple” (Apoc. 14.6).

Il devrait être suffisamment connu de tous que, depuis la Réformation, de nouveaux réveils spirituels toujours plus profonds ont constamment eu lieu. Celui qui est informé à cet égard sait bien qu’au tournant de ce siècle une puissante action de l’Esprit a commencé dans le monde entier; après la seconde guerre mondiale, une brèche toute spéciale s’est faite vers la véritable prédication apostolique.

Avant chaque événement particulier Dieu a en vérité envoyé Ses serviteurs et prophètes, auxquels Il a révélé Son secret (Amos 3.7). A cet égard nous pensons à Noé, Moïse et d’autres encore, comme aussi aux serviteurs qui se sont levés au cours de l’histoire de l’Eglise. Comme cela avait été promis dans Esaïe 40.3 et Malachie 3.1, promesses confirmées par Jésus-Christ dans les évangiles, ainsi Jean-Baptiste comme précurseur, s’est levé avant la première venue de Christ, portant un “message d’introduction” pour préparer Son chemin. Ce ministère était de première importance dans l’histoire du salut et se trouvait en relation directe avec les événements dans le Royaume de Dieu. En cette dernière période du temps de la grâce, avant le seconde venue de Christ, Dieu a de même accompli Sa promesse et Il a envoyé un messager de la même grandeur qu’Elie, avant l’arrivée du “jour de l’Eternel”, comme cela avait été annoncé dans Malachie 4.5,6 avec le “message actuel” de la Parole révélée. Jésus-Christ Lui-même a confirmé cette promesse, alors qu’elle était encore à venir, dans Matthieu 17.11, comme Il a confirmé le ministère de Jean-Baptiste qui venait d’être manifesté (v. 12). Il s’agit donc maintenant de préparer le chemin du Seigneur et de tourner le coeur des enfants de Dieu vers la doctrine et la pratique des pères apostoliques. Au temps de Jean-Baptiste il s’agissait d’incliner le coeur des pères de l’Ancien Testament vers les enfants de la Nouvelle Alliance (Luc 1.16,17). Maintenant nous avons affaire aux événements qui clôturent l’histoire du salut et qui conduisent à l’achèvement de l’Eglise du Nouveau Testament.

Le ministère, confirmé surnaturellement, de l’homme de Dieu bien connu William M. Branham (1909-1965), dont j’ai personnellement bénéficié, porte tous les signes de celui d’un apôtre et d’un prophète. Ce ministère rend témoignage qu’en notre génération les Saintes Ecritures se sont accomplies sous nos yeux. Dans son ministère, des choses extraordinaires se sont accomplies, lesquelles nous rappellent le ministère prophétique de notre Seigneur Jésus, comme aussi les récits des évangiles et du livre des Actes des Apôtres. C’est également ce que peuvent témoigner plusieurs personnalités connues dans le monde entier dans les divers mouvements de réveil, car elles ont elles-mêmes entendu et vu de leurs propres yeux toutes ces choses. Le premier à rendre témoignage des choses qu’il avait vues de ses propres yeux à la fin des années quarante, et qui est mondialement connu, c’est l’éditeur du périodique Voice of Healing, le Rév. Gordon Lindsay, de Dallas, Texas, USA. En 1950 il publia le livre “William Branham – Un homme envoyé de Dieu”. La doctrine et la pratique de cet humble homme de Dieu correspondaient réellement avec le témoignage biblique des apôtres et des prophètes. Face à cette réalité, tous ceux qui critiquent William Branham devraient considérer à fond cette réalité.

Toutes les grandes églises nationales et autres confessions chrétiennes furent à leur tour saisies par ce réveil spirituel qui commença en 1946. Des centaines d’évangélistes furent inspirés par son ministère et entrèrent eux-mêmes dans le service. Depuis ce temps-là, des campagnes d’évangélisation interconfessionnelles ont lieu dans le monde entier, telles que celles des “Hommes d’Affaires du Plein Evangile”, ainsi que les manifestations charismatiques. Aujourd’hui “l’action de l’Esprit”, “la prière pour les malades”, etc. ne sont plus seulement le fait de petits groupes chrétiens marginaux, mais cela est généralement pratiqué, et même les mass-médias en prennent connaissance. Toutefois, souvent sans le savoir, les église nationales et libres demeurent impliquées dans des doctrines et des traditions non bibliques.

Si Dieu confirme Sa Parole dans la vie des auditeurs croyants par des guérisons, ceci n’est pas encore la preuve de la justesse de la doctrine de l’évangéliste ou de celui qui accomplit le miracle. Ceci est seulement la preuve que Dieu est fidèle. Qu’il exauce les prières et qu’il accomplit Ses promesses à l’égard de ceux qui croient en Lui.

La bénédiction divine vient sur tous ceux qui y aspirent “car il fait lever son soleil sur les méchants et les bons, et envoie sa pluie sur les justes et les injustes” (Mat. 5.45). Sur ce point également la Parole de notre Seigneur nous donne l’éclaircissement nécessaire: “Vous les reconnaîtrez à leurs fruits” (Mat. 7.16). Ainsi donc la preuve ne vient pas des dons de l’Esprit, que l’on peut s’approprier et imiter, mais bien des fruits de l’Esprit (Gal. 5.22,23) qui ont besoin de croître pour rendre témoignage de quel “arbre” il s’agit en réalité. Ce n’est pas la pluie spirituelle qui est décisive à cet égard, mais bien la sorte de semence qui se trouve dans les coeurs et sur laquelle cette pluie tombe, car chaque semence se reproduit selon son espèce. Aussi bien la bonne que la mauvaise semence se trouvent toutes deux sur le champ de ce monde. Le Seigneur dit: “Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson!” (Mat. 13.30). Au temps de la moisson, l’ivraie sera liée ensemble et jetée au feu, mais le blé sera recueilli dans Son Grenier. Cette Parole qu’a dite notre Seigneur doit également s’accomplir: “Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom, et n’avons-nous pas chassé des démons en ton nom, et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom? Et alors je leur déclarerai: Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi vous qui pratiquez l’iniquité” (Mat. 7.22,23).

Conformément aux déclarations de notre Seigneur, le juste et le faux existent côte à côte. Le faux est même tellement semblable au juste que l’on peut dire: “Christ est ici. Christ est là”. Mais Jésus nous met en garde par cette parole: “Car il s’élèvera de faux christs (faux oints) (Marc 13.22). En réalité Dieu est présent uniquement là où Il peut montrer Son chemin et là où Sa volonté est accomplie; là où se trouvent Sa Parole et Son Esprit et où l’enseignement et la pratique sont en accord avec la Bible.

Les signes et les miracles en eux-mêmes ne sont pas un critère. Une atmosphère suggestive ne compte pas pour Dieu. Pour Lui tout doit s’accorder avec les Saintes Ecritures. Maintenant, il faut arriver à la même prédication de la Parole et que s’ensuivent les mêmes pratiques que du temps des apôtres, jointes à la foi qui vient des Ecritures, fondée uniquement sur la Parole de Dieu et ancrée en Jésus-Christ.

Avec un profond respect tous ceux qui craignent véritablement Dieu doivent reconnaître et croire les promesses données à l’Eglise de Christ pour cette dernière période, en attendre leur accomplissement et les expérimenter. Avant que Christ ne puisse revenir, il faut premièrement que tout soit ordonné bibliquement, c’est-à-dire selon le modèle de l’Eglise primitive, et que toute chose soit rétablie comme cela est écrit dans Actes 3.21: “Lequel il faut que le ciel reçoive, jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes de tout temps”.

Tout à la fin, avant le retour de Christ, une communauté biblique non organisée de croyants, sortira pour se cristalliser sous l’autorité de Christ, leur Chef. Dans l’Eglise du Seigneur la grande brèche vers la prédication et la pratique sans compromis du Christianisme primitif, conformément au modèle des Actes des Apôtres, est proche; et avec cela “l’achèvement de la Réformation”. De même qu’il en a été au commencement, au temps des apôtres, ainsi doit-il en être de nouveau à la fin. Le livre des Actes des apôtres se trouve être le seul modèle valable devant Dieu pour l’Eglise du Nouveau Testament.

 

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TRADITIONS HUMAINES

Chacun naît avec en lui une certaine idéologie ou conception du monde, et la plupart s’y tiennent jusqu’à la fin de leur vie sans avoir réfléchi ni s’être persuadé, même pas une seule fois, de sa justesse ou de son erreur. Il est, selon eux, de bon ton de rester fidèle aux traditions héritées de leurs pères. Beaucoup de ceux qui accomplissent leurs devoirs religieux veulent en somme qu’on les laisse tranquilles quant à leur croyance en Dieu. La raison de cette attitude et de ce développement ne doit pas être recherchée en dernier lieu ailleurs que dans les religions elles mêmes. L’impression s’est installé que les religieux règlent tout pour tous. De la naissance à la mort les gens sont munis de rites et de cérémonies religieuses, sans avoir jamais entendu la Bonne Nouvelle qui sauve, sans avoir expérimenté personnellement le salut ni trouvé la paix intérieure.

Les grandes confessions chrétiennes, avec leur structure bien organisée, ne constituent pas une exception. Elles doivent aussi accepter de se soumettre à un profond examen. Se référer à Christ, aux apôtres ou à la Bible ne profite à personne. Depuis les églises officielles ou églises libres jusqu’aux plus petits groupements croyants, toutes utilisent des versets bibliques qu’ils adaptent à leur concept. On appelle cela “l’unité dans la diversité”. Après un examen plus attentif, on peut affirmer que le christianisme d’aujourd’hui n’a en fin de compte presque rien de commun avec l’Eglise primitive. L’Eglise catholique romaine non plus ne remonte pas, comme on l’admet généralement, à Christ ou à Pierre. Au contraire, elle s’est formée dans “l’lmperium Romanum” du temps de Constantin, après le Concile de Nicée en 325, comme organisation hiérarchique et Eglise d’Etat. En 380 l’empereur romain Théodose, ainsi que Gratien, mirent fin à la liberté religieuse générale. Une année plus tard le christianisme orthodoxe fut déclaré religion d’Etat. Ce n’est qu’en 441 que le pape Léon 1er se réclama du verset de Matthieu 16.18 et que l’on commença à parler d’une “succession apostolique”. Ce processus fut achevé par l’empereur Justinien, de l’empire romain d’Orient (527-565), lorsque celui-ci établit les prêtres comme fonctionnaires d’Etat. En fait, ce n’est que depuis cette date que l’on peut parler de l’existence de l’Eglise catholique universelle.

Aujourd’hui, la même Bible est interprétée de cent manières différentes. A la place de la Parole divine révélée, de nouvelles doctrines humaines sortent sans cesse, des interprétations, des commandements et des dogmes sont établis, mais aucun d’eux n’a de fondement biblique réel. N’est-il pas vrai que chacun a édifié son propre royaume sous le prétexte d’établir le Royaume de Dieu? Malgré tout, Christ bâtit Sa propre Eglise au milieu du monde des églises, et Il est en train de L’amener à Son achèvement. Dieu a établi un plan pour l’humanité, et Il l’amènera à bonne fin. Pour le comprendre, il nous faut nous défaire de toute tradition et croyance et revenir au point de départ originel, c’est-à-dire à la Parole de Dieu. Dieu n’exige de personne une foi aveugle. La foi véritable a deux yeux spirituels en bonne santé et deux pieds spirituels bien fermes. Elle se tient sur le fondement inébranlable de l’Ancien et du Nouveau Testament, et en eux voit le conseil de Dieu à l’égard de l’humanité dès le commencement et jusqu’à la fin.

Même si la plus grande majorité de ceux qui sont à la recherche de quelque chose se contente de l’atmosphère chaleureuse entretenue dans les assemblées, et que la plupart demeurent plus ou moins dans les doctrines et traditions reçues en héritage, les personnes véritablement sincères consulteront les Ecritures et agiront uniquement d’après Elles. C’est à celles-ci que Dieu accordera de parvenir à la position de l’Eglise primitive.

Les croyants bibliques véritables font tous leurs efforts pour être en toutes choses en accord et en harmonie avec les Saintes Ecritures. Les doctrines apostoliques sur la Divinité, le baptême, le Repas du Seigneur et autres choses, de même que la pratique originale de l’Eglise primitive sont toujours valables pour eux, et cela jusqu’à la fin. Tous ceux qui appartiennent à la vraie Eglise du Seigneur, qui demeurent sur le fondement biblique, expérimenteront l’action finale de Dieu, ainsi que leur perfectionnement pour le jour de Jésus-Christ, lequel est toujours plus proche (Phil. 1.6).

 

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DECISION PERSONNELLE

Chacun doit faire ses expériences personnelles avec Dieu, il doit expérimenter une conversion à Lui et naître de nouveau par le Saint-Esprit (Jean 3.6); il doit obtenir la certitude du salut (Rom. 8.16), être rempli du Saint-Esprit (Act. 2. 4. et autres) et être scellé par Lui (Eph. 1.13 et autres). En Jésus-Christ notre Seigneur, Dieu a réconcilié l’humanité – vous aussi personnellement! – avec Lui-même (2 Cor. 5.19). La foi qui sauve est en rapport avec le message de l’Evangile: “Soyez réconciliés avec Dieu!”.

Aucune pratique religieuse ou institution chrétienne ne peut communiquer la Vie éternelle et le salut éternel. Ces réalités sont accordées à tous ceux qui font une expérience personnelle avec Dieu, par le moyen de la foi en Jésus-Christ qui a été crucifié et est ressuscité victorieusement. C’est de l’exposé de l’Evangile par la prédication (Rom. 10) que vient la foi à la délivrance pleinement accomplie, laquelle sauve et accorde à chacun le pardon. Seul celui qui a reçu la Vie éternelle par une expérience personnelle avec Dieu vivra éternellement.

“Et c’est ici le témoignage: que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils; celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie” (1 Jean 5.11,12).

“Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom; lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu” (Jean 1.12,13).

“En vérité, en vérité, je te le dis: Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu” (Jean 3.3). “Car comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été constitués pécheurs, ainsi aussi par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes” (Rom. 5.19). Celui qui a fait l’expérience de la nouvelle naissance se soumettra au Seigneur et à Sa volonté.

Puisse ce passage de la Bible cité ci-après devenir réalité dans la vie de tout lecteur qui invoque Dieu. “Au temps agréé je serai exaucé, et en un jour de salut je t’ai secouru. Voici, c’est maintenant le temps agréable; voici, c’est maintenant le jour du salut” (2 Cor. 6.2).

Pour terminer, remarquez qu’il y a des personnes qui voient Dieu dans toutes les religions et nomment Jésus-Christ en même temps et de la même manière que n’importe quel philosophe religieux. Cela fait vraiment de la peine d’entendre de telles choses. Notre Seigneur et Sauveur est infiniment plus élevé et se distingue de tous les fondateurs de religions. La foi en Lui est en même temps la foi en Dieu Lui-même, la foi en l’espérance éternelle et au salut. C’est en fait un blasphème que de Le comparer, Lui, le Seigneur de gloire, avec quelque homme se prétendant prophète. Tous ceux qui ont fondé des religions ont été ensevelis avec leurs propres idées. Aucun d’eux n’est ressuscité. Ils n’étaient que des hommes comme nous, incapables de venir en aide à eux-mêmes, ni à aucun autre. Tous ceux qui les suivent se trouveront aussi là où ils se trouvent. Pour toujours un seul a pu dire: “Je suis le chemin, la vérité et la vie” et ceux qui Le suivent seront là où Il se trouve. Seul en Christ Dieu nous a rencontrés personnellement, et c’est uniquement en Lui que nous pouvons rencontrer Dieu personnellement. Il n’y a qu’un seul homme par lequel le Père céleste s’est révélé sur la terre, soit en Son Fils seul engendré, Jésus-Christ. C’est en Lui qu’il a fait de nous des fils et des filles de Dieu. “… nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté” (Eph. 1.5).

L’urgence de faire la dernière invitation et de donner le dernier avertissement va de soi si l’on considère les événements des temps actuels. Personne ne peut continuer de passer à côté de l’accomplissement des nombreuses prophéties faites longtemps à l’avance. Toutes les prophéties bibliques qui ne se sont pas encore accomplies sont en train de se réaliser jusque dans les plus petits détails. Il fut ordonné au prophète Daniel “… cache les paroles et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs courront çà et là; et la connaissance sera augmentée” (Dan. 12.4). Lorsque le temps de l’accomplissement d’une prophétie arrive, c’est seulement alors que notre compréhension s’ouvre pour elle.

L’occasion doit être donnée à chaque lecteur de s’occuper sérieusement et sincèrement de ces thèmes. Il s’agit enfin de compte de vous personnellement. Dieu a formé un plan pour l’humanité, lequel est clair et compréhensible pour tous.


Chers lecteurs,

J’espère que vous n’êtes pas fâchés à cause de ces paroles claires, mais au contraire que vous voyez dans ces arguments un indicateur vous montrant le chemin qui conduit au ciel. La foi qui apporte le salut n’est pas placée en un sauveur mort, mais bien en un Seigneur et Sauveur Vivant, qui est ressuscité et monté au ciel, et qui va revenir. Il n’a pas seulement prétendu: “Je suis la résurrection et la vie” mais Il en a apporté la preuve irréfutable et en même temps Il assume et garanti notre résurrection.

“Jésus lui dit: Moi, je suis la résurrection et la vie: celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, vivra; et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra point, à jamais. Crois-tu cela?” (Jean 11.25,26). Il n’y a véritablement que ce seul chemin qui est ouvert à tous ceux qui veulent être sauvés, et qu’ils doivent parcourir. Celui qui veut atteindre le but éternel doit se détacher de tout ce qui n’est pas d’origine divine, y compris des interprétations religieuses, et revenir au Seigneur.

L’appartenance à une religion n’a rien à faire avec le salut de l’âme et la rédemption, car cela vient uniquement de Dieu. Il n’y a pas de sacrement qui puisse donner le salut, ni de pratiques religieuses qui puissent sauver. Ce n’est que dans le Sauveur que l’on trouve le salut, et seulement dans le Rédempteur que nous avons la rédemption. Il s’agit d’avoir la foi individuelle dans le seul vrai Dieu, Lequel S’est révélé à nous en Jésus-Christ.

Même les meilleurs résolutions que les hommes ne cessent de prendre, conduisent en dehors de Dieu et Le manquent, et elles sont finalement condamnées à la faillite. L’homme est justifié devant Dieu par la foi en Jésus-Christ. C’est un don de grâce gratuit qui est offert à l’humanité. Vous pouvez maintenant prendre votre décision, qui est alors valable pour l’éternité. L’évangile de Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur, sera pour vous tout personnellement un message de joie réelle et libérateur, que vous pourrez expérimenter par l’action de la puissance de Dieu.

Croyez maintenant que le Seigneur Jésus a également porté vos péchés et vous a fait grâce. Vous êtes aussi appelés à revenir à la foi biblique qui a été éprouvée depuis longtemps et que les prophètes et apôtres, ainsi que les véritables enfants de Dieu, ont eu dans tous les temps. Personne n’a besoin de continuer à se laisser tromper, leurrer par de belles promesses et embobiner pour toute l’éternité. Chacun peut expérimenter personnellement le salut de Dieu et recevoir la certitude d’avoir reçu la grâce du Seigneur et d’être agréé par Lui.

Après avoir lu ceci jusqu’à la fin, cherchez directement maintenant a entrer en conversation avec Dieu, et cela au travers de la prière. Parlez-Lui et croyez simplement que ce qui est écrit est également valable pour vous: “Car c’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes infirmités, qui rachète ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de compassion…” (Ps. 103). Soyez certains que l’appel du Sauveur: “Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos” (Mat. 11.28) est encore valable aujourd’hui, comme aussi la déclaration de Jésus: “Et je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi” (Jean 6.37). Le jour d’aujourd’hui peut devenir le plus important de votre vie!

Dans ce traité nous ne pouvions qu’aborder brièvement quelques points. Pour tous ceux qui se sentent intérieurement interpellés et qui désirent en savoir davantage, de la littérature se rapportant à ces choses, basée uniquement sur les Saintes Ecritures, est à leur disposition. Ce n’est certainement pas dû au hasard, mais bien à une disposition de Dieu, si cette simple brochure a été dirigée pour parvenir entre vos mains.

Je vous souhaite de tout coeur les riches bénédictions de Dieu.
E. Frank

 


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