“Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement” (Hébreux 13.8).

Lettre circulaire N° 24 — Décembre 1980


Je vous salue tous affectueusement dans le précieux Nom de notre Seigneur Jésus-Christ par cette parole de 2 Corinthiens 13,11-13:

“Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix; et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous”.

De toutes les églises locales, c’est celle de Corinthe qui a causé le plus de difficultés à notre Seigneur et à Ses apôtres. Jamais autant d’épîtres n’ont été adressées à aucune d’entre elles, ni autant de problèmes et de besoins n’ont été traités à leur sujet, comme ce fut le cas pour cette église. A cela vinrent s’ajouter les disputes au milieu d’elle et les séparations de frères, lesquels s’étaient de leur propre chef placés et recommandés eux-mêmes dans le ministère. Les mystères du Corps de Jésus-Christ avaient été révélés à Paul, et il avait fort à coeur de voir cet organisme vivant fonctionner sans trouble aucun. Pour lui, il ne s’agissait pas de choses théoriques à porter au niveau de la controverse, mais bien de l’accomplissement de la mission voulue par Dieu pour l’Eglise.

Cette mise en demeure: “Perfectionnez-vous!” est adressée par l’apôtre aux croyants de tous les temps. Qui doit perfectionner qui? Qui doit être perfectionné, et de quelle manière? Enfin, qui donc voit la nécessité d’être perfectionné? Ne sommes-nous pas tous prêts en tout temps à dire aux autres de se perfectionner et, si nécessaire, à faire pression pour que cela se fasse? Mais qu’en est-il de nous-mêmes? Il ne suffit pas que les autres soient conduits à se mettre en ordre: nous, toi et moi, devons nous laisser perfectionner, et nous servir l’un l’autre dans un esprit de douceur. C’est seulement ainsi qu’un profond changement peut être atteint. Dans ce passage de l’Ecriture, il n’est pas dit que nous devions perfectionner les autres, mais que nous devons nous-mêmes nous laisser perfectionner.

“… consolez-vous” écrit l’homme de Dieu aux croyants. [en allemand il est écrit ici: exhortez-vous] Sur ce point ne sommes-nous pas également unanimes à exhorter facilement les autres? Mais alors, si quelqu’un ose venir nous exhorter, malheur à lui! Nous devrions nous poser la question de savoir si aux yeux de Dieu nous pouvons être, somme toute, déjà considérés comme l’Eglise du Seigneur. Si nous ne pouvons pas nous laisser corriger et exhorter, le Seigneur ne peut pas nous employer. Ce n’est qu’après avoir été aidés que nous pourrons aider les autres et nous prêter mutuellement assistance en tant que membres d’un même Corps.

“… ayez un même sentiment”, c’est ainsi qu’est exprimée l’injonction suivante. Mais comment est-ce possible, si chacun s’en tient à sa propre manière de penser et qu’il s’obstine à le faire? C’est possible uniquement là où les sentiments de Jésus-Christ se trouvent en chaque croyant et peuvent ainsi venir dans la communauté. L’unité créée par Dieu et la relation de chacun avec le Seigneur ont pour conséquence que tous ensemble dans le Seigneur peuvent avoir les mêmes sentiments que ceux qui étaient en Jésus-Christ.

“… vivez en paix”. Avec l’aide de Dieu la chose est possible, mais il faut seulement le vouloir. L’homme a reçu le libre arbitre pour toutes choses, cependant nous devons toujours être prêts à soumettre notre volonté à la volonté de Dieu. Autant que cela dépend de nous, nous devons donc vivre en paix. Celui qui y arrive, par la grâce de Dieu, c’est à lui que le Seigneur donne la force de transformer en réalité ce qui est exigé de nous. Les promesses suivantes sont liées à ce que nous venons de considérer:

“… et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous”. Nous disons en effet que Dieu est avec nous, mais demandons-nous donc une fois sérieusement s’il en est réellement ainsi. Le Saint-Esprit peut-Il rendre témoignage de cela et le confirmer au travers de nous? Le Seigneur a promis d’être avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde, et Il a fait la promesse que certains signes accompagneraient ceux qui croiraient. Si nous remplissons les conditions posées dans la première partie du verset que nous venons de considérer, Dieu tiendra alors Sa promesse et, par grâce, Il sera avec nous.

“… Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser”. C’est ce qui est ordonné à ceux qui aiment Dieu et les frères. Là où par l’Esprit de Dieu l’amour est versé dans les coeurs, là paraît la nature de Jésus. Ses vertus et Ses qualités forment alors les éléments stables et constants de notre nouvelle vie. Nous sommes ainsi intimement liés ensemble par l’amour de Dieu, et nous pouvons en tant que frères nous saluer les uns les autres par un saint baiser. Parmi nous ne se trouve alors aucun frère qui donne au Seigneur, ou aux Siens, le baiser de la trahison.

“… Tous les saints vous saluent”. La même chose se trouve de notre temps. Tous les saints saluent les saints dans le monde entier. Ils ont été unis ensemble par Celui qui est Saint et qui S’est sanctifié pour eux, et sont devenus participants de Sa sainteté. Le mot hébreu employé pour “sanctifié” signifie mis à part: consacré pour être rendu saint. Dieu nous a élus avant la fondation du monde, Il nous a mis à part, appelés à sortir et destinés à avoir part à Ses desseins les plus hauts. Le plein salut et la parfaite délivrance viennent du Seigneur. Nous ne pouvons rien y ajouter. Nous sommes les bénéficiaires de Sa grâce, Ses saints et Ses bien-aimés.

“… Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communication du Saint-Esprit soient avec vous tous!”. Quelle déclaration puissante! Après que l’apôtre ait eu sous la direction de l’Esprit autant à exhorter et à blâmer ses frères, il termine son épître à cette église par ces paroles. Depuis longtemps ce dernier verset est utilisé à la fin des cultes. Toutefois la grâce demeure seulement auprès de ceux qui ont obtenu grâce de la part de Dieu, selon ce qui est écrit dans Exode 33.19: “Je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde”. L’amour de Dieu est uniquement avec ceux qui ont été aimés par Dieu au travers de Jésus-Christ. La communication du Saint-Esprit ne peut avoir lieu en fait que là où les croyants ont reçu le Saint-Esprit. Cette communion du Saint-Esprit ne se trouve qu’au milieu de ceux qui ont été mis à part, sanctifiés et aimés. Il est indispensable que nous soyons réellement remplis du Saint-Esprit, afin que nous puissions parvenir à cette véritable communion.

QUI EST REMPLI DU SAINT-ESPRIT?

Quelquefois on devrait se poser la question de savoir s’il est suffisant de formuler une expression théorique au sujet d’une chose, ou s’il est indispensable d’en avoir fait l’expérience. Dans le christianisme original, il y a comme un fil rouge qui le traversait, et il y régnait l’unanimité aussi bien à propos du baptême biblique dans l’eau que concernant celui du Saint-Esprit. Chaque expression qui n’est pas en accord avec l’expérience originale et son résultat doit être refusée. Il y a beaucoup de “théologiens” du Message qui, pour des raisons explicables, voudraient passer à côté de certaines vérités bibliques, uniquement parce qu’ils n’ont pas fait eux-mêmes ces expériences bibliques. Depuis fort longtemps il se trouve des théologiens de l’Ecriture qui passent purement et simplement à côté de la Parole de Dieu lorsque Celle-ci ne correspond pas à leurs propres conceptions des choses.

Lorsque la question sur le baptême du Saint-Esprit ou sur la réception du Saint-Esprit est posée, cette question est biblique et elle a droit à une réponse biblique. Il y a ceux qui se réfèrent à une déclaration de frère Branham sans remarquer que dans ce passage la question proprement dite n’est pas posée, et n’a pas reçu de réponse. La question conforme au sens réel est donc celle-ci: «Quel est le signe qu’une personne a le Saint-Esprit?». La réponse conforme au sens réel est celle-ci: «C’est qu’elle croit la Parole de l’heure, qui est le Message».

Si nous ne voulons pas passer sur cela légèrement et superficiellement, nous nous devons d’entrer plus profondément dans la question. La même expérience que firent les croyants au commencement du christianisme doit avoir pour conséquence les mêmes résultats qu’elle eut alors. Depuis la première Pentecôte, et encore par la suite, l’événement nous est toujours décrit avec les répercussions qui lui sont liées. Bien entendu, il y en a beaucoup qui, ne croyant pas le Message, ont pourtant reçu une onction du Saint-Esprit; pareillement, il y en a qui croient le Message par leur intelligence sans avoir reçu le baptême de l’Esprit. Seul celui qui a les deux, la Parole et l’Esprit, subsistera au jour de l’avènement du Seigneur.

Il y a des personnes qui prétendent avoir la Parole, et d’autres qui prétendent avoir l’Esprit. Pour les deux il y aura une même désillusion. Nous avons besoin de la révélation de la Parole ET d’être remplis de l’Esprit, car c’est Lui qui fait de la Parole une vivante réalité. Une connaissance par l’intelligence ne suffit pas. Selon Ephésiens 1.13, le scellement par le Saint-Esprit a lieu APRES que l’on a reçu la Parole de Vérité. Dans 1 Corinthiens 12.12,13 il est clairement écrit que c’est par le Saint-Esprit que nous avons été baptisés pour devenir les membres d’un seul Corps. Il n’existe pas d’autre possibilité pour faire partie du Corps de Jésus-Christ. Les différentes empreintes religieuses de notre temps et la confusion religieuse montrent clairement que l’union des membres pour former un seul Corps dans un même Esprit n’a pas encore eu lieu. Nous devons tous nous poser sérieusement la question de savoir si nous avons véritablement expérimenté une authentique conversion biblique à laquelle appartient le baptême du Saint-Esprit, ou si c’est seulement l’enthousiasme pour une cause qui nous pousse en avant. Du temps de Jésus, il y eut premièrement de grandes foules pour Le suivre. Même une fois ils crièrent: “Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!”, puis le temps vint où ils crièrent: “Ote-le! Crucifie-le! Crucifie-le!”. Il ne servit alors à rien aux gens qui le suivaient d’avoir de l’enthousiasme: il n’en resta que 120 pour être engrangés dans le grenier. Celui qui veut atteindre le but placé devant lui doit avoir été appelé du Seigneur Lui-même à Le suivre. Ceux-là se trouvent alors réunis dans une adoration unanime.

ETRE ENSEIGNE DE DIEU

Quelle différence importante il existe donc entre une démonstration humaine qui est claire pour l’intellect, et l’enseignement divin qui paraît être une folie à l’homme naturel. Ceux qui appartiennent à l’Eglise de Dieu prêteront l’oreille à l’enseignement divin sous tous les rapports. L’intelligence humaine voit les choses d’un point de vue humain, l’Esprit les voit du point de vue divin et les classe en rapport avec cela. Prenons par exemple Abraham, Sara et Agar, Ismaël et Isaac.

L’aspect historico-humain nous montre que jusqu’à ce jour, les descendants d’Ismaël et les descendants d’Isaac sont séparés par une profonde opposition entre eux. Par contre, Paul, lui, ne regarde pas ce que l’homme voit. Il ne tient pas quelque discours bien sensé qui puisse impressionner l’intellect d’une certaine couche élevée de la population. Il pénètre dans le domaine de l’Esprit et montre une partie de l’histoire du salut. Il ne parle pas seulement de l’histoire, et c’est ce qui fait une grande différence. Dans Galates 4, l’apôtre se rapporte aux deux fils d’Abraham, ainsi qu’à Sara et Agar. Il fait ressortir la signification prophétique de Agar, mais cela seulement en rapport avec le peuple d’Israël. “Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar, car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants” (v. 22-25).

Pour l’instant, ce qui nous étonne est le fait que l’apôtre n’ait pas fait la relation entre Agar et le monde Islamique, mais bien avec Jérusalem, malgré qu’il soit question du mont Sinaï qui se trouve en Arable. Il fait ressortir que la loi donnée à Israël, lequel se trouve dans l’esclavage de la loi, apparut au mont Sinaï. Au commencement c’était pour Israël la Parole révélée. Ensuite ils devinrent esclaves de cette Parole et en firent une religion. C’était pourtant le Message divin que le Seigneur Lui-même était venu donner sur cette terre par le feu sur le Mont Sinaï, au moyen de Son serviteur et prophète Moïse. Pour nous, la publication du plus grand Message de Dieu ne suffit pas, s’il ne conduit pas l’ensemble du peuple de Dieu et n’apporte pas la liberté de l’Esprit. Dans le Judaïsme il ne restait pour finir rien de plus qu’une foi en une lettre morte, et un récit de ce que Dieu avait fait autrefois.

“Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère; car il est écrit: Réjouis-toi stérile, toi qui n’enfantes point! Eclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que les enfants de celle qui était mariée! Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse” (v. 26-28).

En tant qu’enfants de la promesse, nous recevons aussi bien la Parole promise que l’Esprit promis. Dans Luc 24.49 et Actes 1.4, la promesse du Père est soulignée à nos yeux. Dans le deuxième chapitre des Actes des apôtres, et plus loin également, nous voyons la répercussion de cette expérience sur le plan pratique. Il en va ici de la vie ou de la mort. Ou bien le Saint-Esprit habite en nous, afin que nos corps mortels soient transformés et rendus vivants, ou alors notre marche aura été inutile. Il est à craindre que certains qui ne sont pas enfants de Dieu par droit d’aînesse, et par conséquent n’ont pas de prétention à faire valoir à l’égard de l’accomplissement de la promesse du Père, cherchent à tricher à ce sujet.

Si nous sommes enfants de la promesse à la manière d’Isaac, la Jérusalem d’en haut est notre mère, et nous recevrons alors les biens promis qui nous sont nécessaires pour que nous arrivions là-haut. Sur le moment, la chose peut nous faire un peu mal, mais c’est la pure vérité devant Dieu. Seule la Vérité de la Parole peut nous affranchir de nos propres erreurs. Mais sommes-nous prêts à nous laisser corriger en vue de la perfection? Avons-nous la volonté de mettre de côté tout argument venant de notre raison, et laisser l’Esprit de Dieu agir de la même manière qu’il le fit au commencement?

CE QUI EST CHARNEL VIENT EN PREMIER

Bien qu’Abraham eût reçu très clairement la promesse pour Isaac, il se laissa influencer par Sara et engendra Ismaël suivant la volonté de l’homme, et cela de bonne foi. Ce n’est pas Dieu, mais la femme, qui perdit patience. Le Seigneur permit cela parce qu’il y avait là une signification pour l’histoire du salut de l’Eglise du Nouveau Testament. Le fils engendré selon la chair représente le vieil homme qui se trouve sous l’esclavage du péché et de la loi; alors qu’Isaac représente l’homme nouveau qui, conformément à la promesse, naîtra au temps déterminé par Dieu. De la même façon dont les choses se sont passées autrefois, ainsi en sera-t-il maintenant avec la semence d’Abraham. Les enfants engendrés selon la volonté de l’homme, avec toutes les caractéristiques d’Ismaël, ont été manifestés maintenant. Dans le Royaume de Dieu il n’y a, dans l’histoire du salut, aucun hasard. La vieille nature a été manifestée comme jamais auparavant. Mais cela aussi est une grâce. Ce qui n’empêche pas que subsiste la promesse de l’apparition du fils mâle. La création toute entière soupire après la manifestation des fils de Dieu. Le fils engendré suivant la volonté de l’homme paraît en premier, et il sera faussement considéré comme le fils de la promesse par ceux qui veulent aider Dieu; cependant Dieu ne change pas Ses desseins. Il S’en tient à Ses promesses et Il les accomplira sans retard, et sans tenir compte des horaires établis par les hommes. La semence divine de la Parole révélée semée dans les âmes paraîtra en une Vie nouvelle. La troupe des vainqueurs sortira pour naître hors de l’Eglise. Elle écoute ce que l’Esprit dit, et non ce que disent les hommes.

LE DISCERNEMENT EST NECESSAIRE

Beaucoup de choses charnelles sont présentées comme spirituelles. Cependant les élus le remarquent; comme par exemple lorsqu’une espèce d’atmosphère charismatique est créée par la main des hommes. Si nous parlons dans ce court exposé de l’action de l’Esprit, nous ne voulons cependant en aucun cas parler des imitations humaines. Nous plaçons devant nos yeux les véritables promesses et expériences bibliques que Dieu nous a données. Cela appartient simplement à la restauration de tout ce qui était au commencement dans l’Eglise, et qui doit être rétabli en elle. Cela ne doit pas seulement être exposé en paroles agréables, mais au contraire être révélé dans la réalité. Les vrais croyants sont désignés comme étant la semence d’Abraham, l’ami de Dieu. Ils sont porteurs de la parole de la divine promesse, et ils s’avanceront à la manière d’Isaac comme héritiers, pour entrer en possession de tout l’héritage divin.

Il a été dit à frère Branham que seul l’amour parfait pourrait entrer dans la gloire. L’achèvement de l’ensemble de l’Eglise des premiers-nés ne peut avoir lieu qu’après que le premier amour soit revenu. Comme je l’ai souvent dit, nous attendons la transformation de notre corps; cependant, si notre âme n’est pas transformée, que notre être n’est pas renouvelé et que notre corps n’est pas devenu un temple du Saint-Esprit, alors nous attendrons en vain la transmutation et l’enlèvement. Il ne s’agit pas de transporter quelque chose de psychique dans le domaine spirituel, mais bien que l’action de l’Esprit s’accomplisse dans notre âme.

Nous comprenons pourquoi l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 13 et dans d’autres passages de l’Ecriture, de même que Jean, aient d’une manière toute particulière exalté l’amour divin. L’amour divin ne périt jamais. L’amour humain, lui, dépend des circonstances, et il passe. Cependant l’amour de Dieu est éternel selon Romains 5.5, il est versé dans nos coeurs par le Saint-Esprit. Il supporte et endure tout. Il ne cesse pas d’exister si quelqu’un a une autre connaissance que nous, ou s’il ne voit pas certaines choses comme nous les voyons. L’amour de Dieu révèle la nature de Jésus dans la vie de ceux qui sont devenus croyants. L’amour est libre de la jalousie. Cela ne peut être dit de l’amour humain, et 1 Jean 3.11,12 nous met en garde de la manière de faire de Caïn, lequel était motivé par la jalousie et devint le premier meurtrier. Une excellente parole de frère Branham dit ceci: «Il n’est pas nécessaire de planter un couteau dans le dos d’une personne pour la tuer; vous pouvez détruire sa réputation et tuer son influence par une parole. Si vous parlez contre votre pasteur, si vous dites quelque chose de mauvais sur lui, il serait préférable que vous l’ayez tout de suite tué d’un coup de feu».

Nous pouvons tous passer un test sur nous-mêmes pour constater sous quelle influence nous nous trouvons. Agissons-nous réellement selon le commandement ci-dessus, dans l’amour de Dieu? Voici une citation de frère Branham qui peut nous aider à nous éprouver nous-mêmes: «Si vous n’êtes pas d’accord avec quelqu’un au sujet de quelque chose, et qu’à cause de cela vous ne pouvez pas lui tendre la main et avoir pour lui les mêmes sentiments qu’auparavant, c’est qu’il y a quelque chose de faux en vous. Si le ne suis pas d’accord avec une personne et que je me trouve en extrême opposition avec elle, et que je ne peux cependant pas l’estimer comme Christ l’estime, en ce cas il y a quelque chose de faux dans mon esprit, je n’ai pas l’Esprit de Christ». Le Seigneur nous fera grâce à tous, car c’est Lui notre Libérateur qui nous a donné les promesses en Sa Parole; Il est le puissant Dieu de Jacob et Il les accomplira et nous donnera à tous ce qui nous est nécessaire.

CRITIQUES DES TRADUCTIONS

Il y a des personnes qui critiquent les traductions, et je dois dire que devant Dieu comme devant les hommes, je suis absolument certain d’avoir rendu le sens exact tel qu’il se trouve dans les prédications de frère Branham. Je suis prêt en tout temps à rencontrer chacun de mes “critiqueurs” en présence de témoins qui maîtrisent parfaitement les deux langues. Si les censeurs peuvent faire mieux, c’est une question qui reste en suspens, mais ce qui est regrettable, c’est que par leurs remarques ils détruisent la confiance des autres. Il est naturel que dans une traduction le choix des mots puisse être différent, bien que le même sens y soit exprimé. Ce fait a été depuis longtemps clairement constaté en ce qui concerne les différentes traductions de la Bible, et cela dans les nombreuses langues distinctes de la terre. Tous ont puisé dans les mêmes textes originaux et cependant chaque traduction se différencie de l’autre. La chose même dont il s’agit vient clairement s’exprimer dans chacune des traductions, quand le Saint-Esprit nous en révèle la teneur. C’est l’ennemi qui a détruit la foi en l’inspiration de la Bible chez les professeurs qui enseignaient sur la chaire des séminaires chrétiens, puisqu’ils dirent: «Qui peut savoir quelle traduction est la bonne?». C’est arrivé au point que l’on en vint à douter du contenu. La même chose se passe maintenant avec le Message, l’ennemi employant des personnes qui s’asseyent dans la chaire de frère Branham. Après eux, il ne reste que ruines et destruction.

Regardons un peu comment les scientifiques jugent et critiquent les divers récits de ceux qui ont écrit les quatre évangiles! Nous, en tant que croyants, savons que les écrivains de ce temps-là ne se sont pas concertés, ni n’ont pris conseil les uns des autres, mais qu’ils ont été inspirés de Dieu. Si nous mettons tout cela ensemble, nous voyons se déployer devant nous une image panoramique en parfaite harmonie divine. On peut dire la même chose des différentes traductions de la Bible. Chacune contribue à mieux transmettre la vue d’ensemble. Il faut mettre fin à la destruction, car le temps de la reconstruction est arrivé! Le Seigneur édifie Son Eglise; ce n’est que l’ennemi qui la détruit. Eprouvons-nous pour savoir à quoi nous sommes occupés, et au service de qui nous sommes engagés.

Dans le Royaume de Dieu, le Seigneur attribue les tâches comme Il le veut. Je n’y peux rien de ce que le Seigneur m’a destiné à publier les prédications de frère Branham et à apporter le Message dans le monde entier. Les frères Woods et Sothmann étaient assis à la même table que moi, ce 3 décembre 1962, lorsque frère Branham, par révélation divine, me donna des directives précises.

Il n’y a pas de cas dans la Bible où le Seigneur ait confié à plusieurs la même tâche particulière. Combien de fois avons-nous entendu frère Branham dire que le Seigneur avait appelé chacun de Ses serviteurs pour une tâche déterminée en un temps déterminé. Jamais deux d’entre eux ne faisaient la même chose. C’est là que réside la difficulté. Seuls les imitateurs s’efforcent de s’attribuer la tâche originellement donnée à un autre. Je ne voudrais pas me trouver dans leurs souliers. Si quelqu’un pense qu’il a les capacités ou l’argent pour financer quelque chose, il faut cependant qu’il sache que son argent appartient au Seigneur et non pas à lui-même. Sinon il pourrait arriver qu’avec son argent et la chose qu’il veut entreprendre il s’en aille dans la perdition, et en entraîne d’autres avec lui. Ne voulons-nous pas cesser de promouvoir nos propres entreprises et prier Dieu de nous indiquer notre vraie place? Si la confusion des langues est encore aussi grande que l’on ne peut se comprendre l’un l’autre, ne voulons-nous pas aller au grenier, et expérimenter une nouvelle Pentecôte? Alors le clair langage de l’Esprit sera compris, même des incrédules destinés au salut.

PREDICATIONS EN PARABOLES

Chacun sait qu’au travers de paraboles terrestres, le Seigneur montre des choses profondément spirituelles. Comme vous le savez aussi depuis de nombreuses années, le Seigneur a donné l’ordre à frère Branham d’emmagasiner de la nourriture. Singulièrement, dans une vision, toutes sortes de nourritures matérielles lui furent montrées, jusqu’aux légumes mêmes. C’est après cela que la Parole du Seigneur lui ordonna d’emmagasiner la nourriture. Pour moi, sans que j’aie eu de vision, les mêmes choses furent nommées par leur nom. Chacun de nous sait bien que chaque aliment doit être préparé et réuni avec d’autres pour former un repas. Ainsi par exemple furent mentionnées entre autres la farine et l’huile. Cependant, lequel d’entre nous irait mettre la farine sur la table et nous prier de la manger? On ne peut pas davantage servir de l’huile, ou simplement placer devant quelqu’un les pommes de terre. Ainsi les aliments spirituels que Dieu a donnés et qui ont été emmagasinés après avoir été présentés avec beaucoup de détails dans les prédications de frère Branham doivent être, pour chaque aliment, préparés par dosage judicieux, afin d’être servis comme repas à “sept services”, comme le disait une fois frère Branham. il n’est pas suffisant de parler seulement des choses prises séparément, mais on doit recevoir de Dieu l’intelligence et la vue d’ensemble quand à la manière de préparer le repas et de le présenter. Nous ne voulons pas une nourriture doctrinaire unilatérale, mais nous voulons avoir part à tout ce que Dieu nous a préparé.

RETABLISSEMENT SPIRITUEL

Beaucoup ont été entraînés par la tempête qui a éclaté sur nous et sur le peuple de Dieu. Dieu n’était pas dans la tempête, car elle a causé des dévastations et de grands dommages. Des maisons tombèrent et des particuliers, comme aussi des familles entières, furent ensevelis sous les décombres. De grands arbres robustes tombèrent. Mais on peut constater que toujours plus de personnes réfléchissent et se souviennent des bénédictions et de l’action de l’Esprit dans les années passées. Cette forte tempête n’a pu renverser le bateau de la foi, parce que le Seigneur Jésus a commandé à la tempête de se calmer. Beaucoup sont devenus malades par la traversée sur cette mer démontée et quelques-uns qui auparavant savouraient dans la foi la nourriture spirituelle agréable et fortifiante ont vomi ce qu’ils avaient mangé. Maintenant tout est passé, et cela est derrière nous. La plupart sont sur le chemin du rétablissement et plusieurs sont guéris. C’est avec reconnaissance que nous avons pu le constater, en voyant le grand nombre de participants lors de l’assemblée qui eut lieu la première semaine d’octobre. Celui qui veut aller de l’avant ne doit pas regarder en arrière. Dieu ne dispute pas à toujours, Il n’est pas continuellement irrité, sinon tout homme disparaîtrait de devant Sa face.

Cela fait exactement de mai 1976 à mai 1979 que nous avons dû passer par cette très forte épreuve. Malheureusement, moi-même et d’autres n’avons pas bien supporté cette épreuve. Ensuite une confusion a pris naissance, laquelle ne venait pas de l’Esprit de Dieu, mais avait été déclenchée par d’autres esprits. Différentes choses qui avaient été annoncées ne se sont pas accomplies. A cet égard, frère Branham a dit littéralement: «Si quelqu’un annonce quelque chose qui n’arrive pas, c’est qu’il y a un esprit séducteur. Priez jusqu’à ce que vous en soyez délivrés». Nous, et plus particulièrement moi, avons dû apprendre la plus grande leçon qu’il peut être donné aux hommes d’apprendre. Dieu, Lui, sait pourquoi. Il a seulement des chemins d’amour et de paix même au plus profond de l’affliction.

Entre-temps, la plupart ont compris qu’aucun n’atteindrait le but en marchant seul, ou en formant des groupes. Un grand jour de réconciliation doit avoir lieu, sans conditions préalables ni exigences, car aucun n’est dans le juste, et aucun n’est dans le tort. Aucun n’est victorieux, et aucun n’est perdant. Il n’y a que ceux qui ont obtenu grâce, ceux à qui le pardon a été accordé. Jésus-Christ, le vainqueur de Golgotha, publiera à Sa façon le droit et la justice. Celui qui pense encore à son droit pense à lui-même, et non pas aux choses de Dieu. Il est réellement nécessaire que chacun de nous s’en remette à Dieu, et que nous puissions nous retrouver dans le Seigneur, humblement et dans l’amour.

Notre coeur et notre porte sont ouverts à tous ceux qui cherchent la paix, et qui désirent la communion de l’Esprit. Que Christ, le Seigneur élevé et glorifié, veuille attirer à lui tous les enfants de Dieu dispersés et nous unir en Lui. Celui qui est né de Dieu recevra la grâce de se laisser attirer sans opposer aucune résistance. Personne ne doit échouer, ni être déshonoré ou accusé, car chacun se place sous l’autorité du Seigneur. Pour nous tous il n’y a qu’un chemin qui conduit à la croix, et par elle à la victoire de la croix. Ensuite nous remercierons ensemble notre Dieu et nous exalterons Son Nom. Je demande à tous de me pardonner, et j’assure à chacun que je ne lui garde aucune rancune. Nous voulons tous nous laisser perfectionner, afin de revenir avec plaisir à la maison du Seigneur qu’Il nous a donnée pour en disposer en commun. Il fera de nouveau d’elle une maison de prière, un lieu de bénédiction pour beaucoup.

Agissant de la part de Dieu.
Br. Frank

 

EDITORIAL

“Jette ton pain sur la face des eaux, car avec le temps tu le retrouveras; donnes-en une part à sept et même à huit, car tu ne sais pas quel malheur peut arriver sur la terre. Dès le matin sème ta semence, et le soir ne laisse pas reposer ta main: car tu ne sais point ce qui réussira, ceci ou cela, ou si l’un et l’autre sont également bons”. Ecclésiaste 11.1,2,6

Chers frères et soeurs en Jésus-Christ,
Que la grâce, la miséricorde et la paix de notre Tout-Puissant Père céleste soient multipliées à chacun de vous, afin que Celui qui nous aime et a donné Sa Sainte Vie à Golgotha soit honoré et glorifié en chacun de nous qui formons Son Epouse. Amen!

La fin d’une année est comme la fin d’une saison pour les choses naturelles. Chaque printemps, la vie recommence à se manifester dans les plantes et dans les arbres et, avant que l’hiver ne vienne faire retourner dans le sol cette vie qui réjouit nos coeurs, les fruits qu’elle a donné à la nature de porter tout au long de l’année restent comme un témoignage vivant de la grâce que Dieu a accordée aux hommes. Quand l’hiver est là, nous nous nourrissons de ces fruits et nous réjouissons d’avance de voir cette vie se manifester à nouveau la saison suivante. Ce temps de repos nous donne l’occasion d’apprécier les bienfaits et les merveilles de Dieu, et de Le louer pour la vie manifestée dans la nature.

Tout cela nous parle de la Vie éternelle que notre Tout-Puissant Créateur a donnée aux hommes en Son Fils Bien-aimé, notre merveilleux Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Que Son Nom en soit sans cesse béni!

C’est pourquoi, à la fin de cette année, nous voulons remercier encore une fois ensemble notre Père céleste pour tous Ses bienfaits, et pour la manifestation dans le monde entier de la Vie éternelle. Partout où la Semence de la Vie éternelle, la Parole de Dieu révélée, a été reçue dans les coeurs, partout Elle a porté Ses fruits. Nous ne pouvons pas connaître toutes les oeuvres de vie que le Seigneur notre Dieu a opérées par Sa Parole et par Son Esprit, parce que nous vivons encore dans un corps infirme et limité, mais par l’Esprit de révélation et la foi qu’Il nous a donnés, nous nous réjouissons infiniment de la Vie que notre Seigneur a manifestée de différentes manières au cours de cette année. Nous en glorifions notre Seigneur Jésus-Christ, car c’est le fruit du travail qu’Il a accompli sur la terre lorsqu’il Se trouvait au milieu de nous dans un corps de la même nature que le nôtre. Nous pouvons rendre témoignage, comme il est écrit, de ce que l’oeuvre de l’Eternel prospère entre Ses mains, et nous sommes aussi infiniment reconnaissants à notre Seigneur Jésus de nous avoir accordé une part avec Lui dans Son travail. Par le Saint-Esprit Il est présent au milieu de Son troupeau, comme un Bon Berger qui conduit Ses brebis dans les gras pâturages et auprès des eaux paisibles. Que le Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, qui est au-dessus de tout nom, soit loué et béni sans cesse! Amen!

Par Sa Parole, révélée au travers du Message apporté par notre frère Branham, le Seigneur a nourri notre vie. En même temps Il nous a donné de quoi partager avec d’autres, car Il est “Celui qui fournit de la semence au semeur, et du pain pour sa nourriture” (2 Cor. 9.10). Nous avons donc de quoi partager cette nourriture spirituelle et, comme le dit l’Ecclésiaste, d’en donner une part à sept et même à huit. C’est une grâce que Dieu nous fait, et c’est aussi de cette façon que notre Seigneur Jésus peut poursuivre Son oeuvre d’amour envers les malheureux de ce monde, les affamés du Royaume et de la justice de Dieu. Que notre Dieu en soit béni!

Ne nous lassons donc pas de partager cette Parole révélée, même s’il semble aux yeux de certains que c’est du gaspillage. Il est vrai que pour l’homme charnel c’est une folie de jeter son pain à la surface des eaux, mais la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes (1 Cor. 1.25). Le Seigneur nous assure qu’avec le temps nous retrouverons ce pain jeté sur la face des eaux. Quelle grâce et quelle gloire! car la Parole de Dieu demeure éternellement, et c’est dans l’éternité que nous pourrons jouir véritablement de ce pain retrouvé. Nous nous retrouverons alors autour de la table du Seigneur avec tous ceux qui auront recueilli ce pain jeté sur la face des eaux. Ce sera merveilleux! Et puis, si nous sommes engagés par le Seigneur à jeter ce pain sur la face des eaux, c’est parce que nous ne sommes pas dans les ténèbres du dehors, mais que nous marchons dans la lumière avec notre Seigneur. Nous savons donc que le malheur prêt à arriver sur la terre est la séduction et le jugement survenant sur celui qui n’a pas reçu la Parole de Dieu envoyée à notre génération. N’ayant pas reçu la Parole révélée qui fortifie et éclaire, ils ne pourront pas résister au jour de la séduction qui vient sur le monde entier, et ils tomberont sous le jugement parce qu’ils n’auront pas résisté au prince de ce monde par la force et la connaissance qui viennent de la Parole révélée. Nous devons donc redoubler d’attention et d’efforts pour jeter notre pain sur la face des eaux, et cela aussi longtemps qu’il fera jour pour travailler. Vous savez que la nuit vient dans laquelle plus personne ne pourra travailler.

Il y a autant de joie pour le semeur à jeter sa semence sur la face de la terre qu’il y en a pour le moissonneur à recueillir les fruits portés par la semence. Et souvent le moissonneur est également celui qui a semé dès le matin. Que le Seigneur veuille donc vous accorder, à vous tous mes frères et soeurs en Jésus-Christ, de travailler avec joie à la publication de ce Message des temps de la fin, la Parole de Dieu révélée à notre génération. Si nous ne nous revoyons pas sur le champ de mission, nous sommes assurés de jouir ensemble auprès du Seigneur de la récolte recueillie dans les greniers célestes. Amen!

Votre frère en Jésus-Christ.
A. Barilier

 

 

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