Titre original de l’ouvrage:
Gott und Sein Plan mit der Menschheit

Auteur:
Missionnaire Ewald Frank, Krefeld (Allemagne)

Copyright © 1985 by
Freie Volksmission e.V., Krefeld (Allemagne)

Traduit de l’allemand. Tout droit de reproduction,même partiel, est réservé.

Editeur
Centre Missionnaire de la Parole Parlée,
Case Postale 5633,
1002 Lausanne
Suisse




TABLE DES MATIERES
 
 
 
 
 
 
 
  Le Je Suis
  Le Roi
  Le Juge
  L’interruption
  Le pont
  Création Divine
  La qualité de Fils
  L’humanité de Jésus-Christ
  Le Serviteur
  Le prophète
  L’Agneau de Dieu
  Le Sacrificateur
  Médiateur et Intercesseur
  Des fils de Dieu
 
   

 


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DIEU ET SON PLAN POUR L’HUMANITE

Un exposé du point de vue biblique

AVANT-PROPOS

Dans cette brochure j’ai cherché à donner un court exposé sur Dieu et Son plan à l’égard de l’humanité en me basant sur l’Ancien et le Nouveau Testament. Pour cela j’ai dû mettre l’accent sur le thème de la divinité. Malheureusement nous ne pouvions parfois prendre en considération que quelques passages bibliques appartenant au thème traité. Le lecteur a cependant la possibilité de sonder plus profondément les Saintes Ecritures, et cela jusqu’à ce que la clarté nécessaire lui soit accordée par la Vérité.

Ainsi, de même que la plupart des Juifs n’ont pas compris le conseil de Dieu établi par la Parole prophétique, de même la chrétienté dans son ensemble a perdu la connaissance du conseil de Dieu. Lorsque le christianisme devint une religion d’Etat, une séparation se produisit entre les Juifs et les Chrétiens. Les Chrétiens accusaient les Juifs d’avoir mis à mort leur Messie, leur Sauveur; de leur côté, les Juifs s’élevaient contre la christianisation par la force. En s’éloignant du judaïsme, les Chrétiens se distancèrent en même temps de l’Ancien Testament et perdirent par cela même le fondement véritable de la foi. Ils perdirent la connaissance que sans l’Ancien Testament, on ne peut ni classer ni comprendre le Nouveau Testament. C’est ainsi qu’on en arriva à une théologie détachée de la Parole de Dieu, et par cela même sans fondement. C’est à cette théologie que nous avons encore affaire aujourd’hui.

Cette situation ne peut être acceptée plus longtemps. Tout homme sincère cherchant la Vérité a le droit d’apprendre ce que Dieu dit dans Sa Parole. En tout ce que le Seigneur Jésus fit et enseigna, Il se rapporta à l’Ancien Testament et ouvrit à Ses disciples la compréhension des Ecritures. De même les apôtres se référèrent uniquement à l’Ancien Testament. Pour reconnaître Dieu et Ses plans, on doit passer par le pont de la prophétie reliant l’Ancien au Nouveau Testament.

Celui qui écrit sur le sujet de la divinité saisit réellement un “fer brûlant” car il est généralement connu que Dieu est représenté et compris de manière diverse. Les uns croient que Dieu est une seule Personne, les autres croient qu’Il est constitué de deux Personnes, et un troisième groupe pense qu’Il consiste en trois Personnes distinctes. Nous ne voulons pas aborder ici toutes les autres représentations faites de Lui. Les images qui suivent montrent clairement, bien que partiellement, la manière de voir humaine.

Tant que les apôtres et les prophètes étaient présents, aucune spéculation n’existait au sujet de Dieu. Ce n’est que lorsqu’on abandonna le fondement biblique pour donner le premier rang aux pensées humaines que la direction du Saint-Esprit se perdit. La Pierre d’achoppement était Christ, et Elle l’est encore aujourd’hui. Les Unitariens se levèrent qui, c’est vrai, croyaient à un seul Dieu mais repoussaient la divinité de Jésus-Christ. A l’opposé se forma la doctrine de la trinité, laquelle voit Dieu en trois Personnes. Malheureusement, après la Réformation, les personnalités bien connues n’ont pas considéré ce thème à fond. Jusqu’en notre temps ces représentations traditionnelles furent reprises. C’est à l’intensité des combats menés par chacun des mouvements séparés que l’on reconnaît le prix qu’ils attachaient à la connaissance de Dieu qu’ils avaient acquise.

Pour une meilleure compréhension, nous avons employé ici et là les mots hébraïques d’Elohim, de Jahwe et de Jahshua parce que cela en fait davantage ressortir leur signification. Cependant la clarté réelle ne vient finalement pas de l’hébreu ou du grec mais seulement par le Saint-Esprit, qui a aussi inspiré les prophètes et les apôtres. C’est seulement ainsi que nous verrons ce qu’ils ont vu, que nous entendrons ce qu’ils ont entendu, que nous comprendrons de la manière qu’ils ont compris.

Chacun peut bien dire, en manière d’avertissement: “Eprouvez les esprits!” mais en disant cela ils pensent aux autres. Cependant nous voulons donner ici à tous la possibilité d’éprouver par la Parole les dogmes vieux de plusieurs siècles. Sans en être conscients, aussi bien ceux qui parlent que ceux qui écoutent apportent des interprétations à la Parole de Dieu au lieu de prêcher la Parole originale. Ceux qui nous ont apporté la Parole étaient des hommes envoyés et mandatés par Dieu, mais ce sont des théologiens qui nous ont donné les interprétations de cette Parole.

En aucun cas nous ne voudrions par cet exposé causer de peine à quelqu’un ou engager une polémique avec qui que ce soit. Il s’agit bien davantage de servir l’ensemble de l’Eglise du Dieu vivant. En plus de cela, mon désir est de montrer aux Juifs qui ont placé leur espérance dans le Dieu d’Israël et qui attendent leur Messie Quel est ce Messie. C’est de Jérusalem que la Parole est sortie, et la même Parole retournera de nouveau là-bas.

Puissent tous les lecteurs de cette brochure être richement bénis.

Krefeld, mai 1985
L’auteur


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L’image ci-dessus est censée représenter le Père avec le sceptre, le Fils avec la croix,
et le Saint-Esprit qui, sous la forme d’une colombe, plane au-dessus de l’un et l’autre.

 

Que voyez-vous sur ces images? Un Dieu ou trois dieux?

 
Les trois personnes
ci-dessus doivent
également représenter
un seul Dieu
 
Dieu ne peut pas davantage
être mathématiquement
expliqué que concrétisé

 

 

Une représentation de la trinité hindoue:
Brahmâ, le créateur;
Vishnu, le conservateur;
Shiva, le destructeur.

 

Les représentations humaines de Dieu sont extrêmement anciennes. Elles remontent à Nemrod et aux Babyloniens et, d’une manière incompréhensible, elles furent reprises plus tard par le christianisme sous une forme modifiée. Celui qui reconnaît véritablement ce que ces images expriment du point de vue de l’enseignement comprendra pour quelle raison un éclaircissement fondé sur l’Ecriture devenait d’une urgente nécessité.


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LA DIVINITE

Les religions juive, chrétienne et musulmane sont appelées monothéistes, ce qui signifie que leurs membres croient qu’il y a un seul Dieu. Cependant chacune d’elles est parvenue à une connaissance de Dieu complètement différente; leur enseignement et leur espérance contrastent vivement de l’une à l’autre.

Comment est-il possible que l’on soit parvenu à un développement si différent, alors que le point de départ doit avoir été le même? Dieu ne s’est-Il pas exprimé assez clairement? Le judaïsme, en tant que porteur du témoignage de Dieu, n’a-t-il pas reconnu la propre révélation de Dieu? Les chrétiens ont-ils mal compris cette révélation et les musulmans l’ont-ils entièrement rejetée? Dieu a rendu un témoignage universel de Lui-même. Il faut cependant faire une nette différence entre le témoignage des Ecritures donné avec une parfaite unanimité par l’intermédiaire de tous les prophètes de Dieu et ce que les scribes et les sages de ce monde ont fait de ces Ecritures. C’est seulement ce que Dieu a dit dans Sa Parole qui a de la valeur pour le véritable croyant. Ce que les hommes disent de Lui et de Sa Parole a seulement produit les diverses religions. Cependant le Seigneur veut se présenter à nous tel qu’Il est.

Dans Esaïe 43.10,11 il est dit: “Vous êtes mes témoins, dit l’Eternel, vous et mon serviteur que j’ai choisi, afin que vous connaissiez, et que vous me croyiez, et que vous compreniez que moi je suis le Même: avant moi aucun Dieu n’a été formé, et après moi il n’y en aura pas. Moi, moi, je suis l’Eternel, et hors moi il n’y en a point qui sauve” (Darby). Un véritable témoin doit avoir vu et entendu quelque chose; il doit avoir été présent lorsque la chose dont il veut rendre témoignage a eu lieu. Les prophètes étaient ceux à qui la Parole vint; c’est pour cela que Dieu les employait: pour rendre témoignage de ce qu’ils avaient vu, entendu et vécu. En tant que collectivité, le peuple d’Israël est appelé à être serviteur et témoin. Au travers d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, il a été élu pour porter le témoignage que Dieu se rendait à Lui-même, ce témoignage étant le bien le plus sacré de la foi. La tâche de l’église est de témoigner de la propre révélation de Dieu, ainsi que de la réalisation des plus grands mystères.

Il est écrit de Jean-Baptiste dans Jean 1.6-8: “Il y eut un homme envoyé de Dieu; son nom était Jean. Celui-ci vint pour rendre témoignage, pour rendre témoignage de la lumière, afin que tous crussent par lui. Lui n’était pas la lumière, mais pour rendre témoignage de la lumière” (Darby). Le témoin le plus digne de foi était le Seigneur Lui-même, car Il pouvait dire: “Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous; et de ce qu’il a vu et entendu, de cela il rend témoignage; et personne ne reçoit son témoignage. Celui qui a reçu son témoignage, a scellé que Dieu est vrai…” (Jean 3.31-33 — Darby).

Presque les mêmes paroles dites dans Esaïe 43 sont adressées aux apôtres qui avaient été également des témoins ayant vu et entendu les choses qui s’étaient passées en ce temps-là: “… et vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre” (Actes 1.8 — Darby). Les apôtres ont aussi confirmé individuellement cette réalité. Jean écrit dans 1 Jean 1.1,3: “Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de la vie… ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons” (Darby). Pierre dit dans 2 Pierre 1.16: “… comme ayant été témoins oculaires de sa majesté” (Darby)..

Chacun devrait être subjugué par l’harmonie qui existe entre l’Ancien et le Nouveau Testament, ainsi que par la pleine unanimité des prophètes et des apôtres. Toujours c’est l’unique et vrai Dieu qui parle, qui opère et qui agit. Jean dit dans Apocalypse 1.2: “… qui a rendu témoignage de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus-Christ, de toutes les choses qu’il a vues” (Darby). On ne trouve pas dans la bouche des prophètes et des apôtres ces expressions: «Je crois que… Je pense que… Je suppose que… Il se pourrait que…». Dans leurs paroles et dans leurs témoignages se trouve une certitude absolue, parce qu’ils ont entendu, qu’ils ont vu et ont pris part à ces choses.

Dans cet exposé nous n’allons pas nous occuper de ce que les savants théologiens ont pu dire, écrire ou interpréter. Nous allons au contraire nous occuper uniquement des Saintes Ecritures qui sont le seul fondement valable. L’affirmation que personne ne peut comprendre la Bible n’est pas juste. Bien au contraire, la parole de 1 Corinthiens 2.14 est juste, qui dit: “Or l’homme ne reçoit pas les choses qui sont de l’esprit de Dieu, car elles lui sont folie; et il ne peut les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement” (Darby).

Les véritables croyants sont conduits par l’Esprit dans toute la Vérité de la Parole, conformément à Jean 16.13 qui dit: “Mais quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité…” (Darby). La parole de Romains 8.14 a encore toute sa valeur: “Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu” (Darby). L’esprit de l’homme n’a aucun accès à cette dimension-là. Dans 1 Corinthiens 2.10, Paul écrit: “… mais Dieu nous l’a révélée par son Esprit; car l’Esprit sonde toutes choses, même les choses profondes de Dieu” (Darby). Au travers de la Parole de Dieu, la sagesse mystérieuse et cachée de Dieu nous est exposée (1 Cor. 2.7).

De toute éternité Dieu qui, dans Son être, est Esprit (Jean 4.23), était caché dans Sa plénitude originelle. Il est écrit dans 1 Timothée 6.16: “… Lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lequel aucun des hommes n’a vu, ni ne peut voir…” (Darby). L’éternité n’a jamais eu de commencement et à cause de cela elle n’aura non plus pas de fin. C’est lorsque Dieu sortit de l’éternité que commença le temps. Ce moment est appelé par la Bible: “au commencement”. Au commencement Dieu sortit de Sa plénitude originelle invisible et prit l’aspect d’une forme visible dans un corps spirituel.

Il est écrit dans Genèse 1.1: “Au commencement Dieu créa les cieux et la terre”. Dieu créa premièrement le ciel et tout ce qui s’y trouve; ensuite Il fit la terre et la mer, et tout ce qui s’y trouve. Cette planète était d’abord déserte et vide; il n’y avait sur la terre aucune lumière, aucune vie. Les ténèbres recouvraient l’étendue des flots. Alors Dieu prononça la Parole toute puissante: “Que la lumière soit”. “Et la lumière fut”. Toutes choses vinrent à l’existence par la force de Sa Parole parlée, car Sa Parole possède une puissance créatrice (Héb. 11.3). La majesté de l’univers rend un puissant témoignage à la grandeur de son Créateur.

Personne ne devrait chercher à sonder Dieu par sa propre intelligence, ni essayer de Le définir par une formulation de compréhension humaine. Il est au-dessus de toute connaissance et Il est littéralement au-dessus de toute compréhension. Il est écrit dans 1 Rois 8.27: “Voici, les cieux, et les cieux des cieux, ne peuvent te contenir” (Segond). Dans Esaïe 66.1 nous lisons ceci: “Les cieux sont mon trône, et la terre est le marchepied de mes pieds”. Le Tout-Puissant remplit l’univers sans fin; Il est présent partout. Il n’est pas un Dieu caché, inconnu et sans nom, mais au contraire dès le commencement Il s’est fait connaître aux hommes de diverses manières.

Dans l’Ancien Testament nous rencontrons en premier lieu le mot hébreu Elohim, qui a été traduit dans nos Bibles par le mot Dieu. Le mot Elohim contient toutes les différentes qualités dans lesquelles Dieu s’est révélé: Créateur, Conservateur, Sauveur et ainsi de suite. El, Elah ou Elohim servent à désigner Dieu. Dans Genèse 14.18 Dieu se révèle sous le nom de El Elyon, ce qui signifie “Dieu le Très-Haut”. Le Seigneur Dieu s’est présenté à Abraham comme El Shaddaï (Gen. 17.1). Ce nom décrit Dieu comme Celui qui prend soin, Celui qui fortifie, Celui qui est pleinement suffisant. Ce mot est répété trente-et-une fois, seulement dans le livre de Job. Dans Genèse 21.33 nous trouvons le mot hébreu El Olam, qui signifie “le Dieu éternel”, et dans Esaïe 9.6 (Darby) nous trouvons El Gibbor, qui signifie “Dieu puissant”.

Cette dernière désignation est d’une extraordinaire importance, parce qu’elle est un élément de la promesse du Sauveur et qu’elle est une preuve irréfutable de Sa divinité. “Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule; et on appellera son nom: Merveilleux, Conseiller, Dieu fort (en hébreu: El Gibbor), Père du siècle, Prince de paix”. Comme nous le verrons plus loin, le témoignage uniforme que rendent Dieu et Ses prophètes est que Lui-même voulait venir et voulait être Emmanuel, ce qui signifie: “Dieu avec nous” (Esaïe 7.14; Mat. 1.22,23).

En rapport avec Elohim, le mot Jahwe (en hébreu: JHWH) est aussi utilisé. Jahwe signifie “Celui qui est éternellement”, “Celui qui existe par Lui-même”, et ce mot est rendu dans nos Bibles par le mot “Eternel”.

Dans le premier chapitre de la Genèse nous ne trouvons que la désignation Elohim. Là se trouve relaté que Dieu a créé l’homme à Son image, c’est-à-dire qu’Il le créa en un corps spirituel. Dans Genèse 2.4 nous rencontrons pour la première fois l’expression “l’Eternel Dieu”. Il est employé en relation avec les hommes formés de la poussière de la terre dans un corps de chair.

Cependant c’est seulement au temps de Moïse, alors que Dieu devint réellement un Sauveur qu’Il fit connaître ce Nom et révéla par là sa signification: “Et Dieu parla à Moïse, et lui dit: Je suis l’Eternel (Jahwe). Je suis apparu à Abraham, à Isaac, et à Jacob, comme le Dieu Tout-puissant (El Shaddaï); mais je n’ai pas été connu d’eux par mon nom de l’Eternel (Elohim Jahwe) (Ex. 6.2,3 — Darby). Le prophète Moïse savait qu’Elohim s’était fait connaître dans une forme visible sous le nom de Jahwe, et lorsqu’il écrivit la Thora, c’est-à-dire les cinq premiers livres de la Bible, il choisit toujours le mot juste pour désigner Dieu. C’est conformément à la promesse que Dieu avait faite à Abraham dans Genèse 15.13-16 que le peuple d’Israël fut sauvé (Ex. 3.12). C’est pourquoi le nom de Jahwe est en relation avec la libération d’Israël. Jahwe est le nom d’alliance de l’Eternel Dieu dans l’Ancien Testament. C’est en ce nom qu’Israël devait être béni (Nom. 6.22-27).

De la même manière qu’Elohim exprime chaque fois la diversité de Dieu correspondant à Ses différentes relations, ainsi en est-il avec le nom de Jahwe:

Jahwe-Jireh “l’Eternel pourvoira” (Gen. 22.7-14);
Jahwe-Rapha “l’Eternel qui me guérit” (Ex. 15.26);
Jahwe-Nissi “l’Eternel ma bannière” (Ex. 17.8-15);
Jahwe-Schalom “l’Eternel notre paix” (Juges 6.24);
Jahwe-Tsidkenu “l’Eternel notre justice” (Jér. 23.6);
Jahwe-Shammah “l’Eternel est ici” (Ezé. 48.35);
Jahwe-Sabaoth “l’Eternel des armées” (1 Sam. 1.3).

Si l’on met ensemble ces sept expressions par lesquelles le Seigneur Dieu exprime Ses attributs, on obtient une image complète de ce qu’Il est.

Jusqu’aujourd’hui, le peuple d’Israël n’emploie dans ses prières que les expressions Adonaï et Elohim. En cela ils se conforment bien à la parole d’Amos 6.10, où il est dit: “Et il dira: Silence! car nous ne pouvons faire mention du nom de l’Eternel (Jahwe) (Darby). Adonaï signifie “Seigneur, Maître, Souverain”. Cette expression est employée à diverses reprises dans le Nouveau Testament en rapport avec Christ, par exemple dans Jean 13.13, Luc 6.46, etc. Cependant avec le mot Adonaï il n’y a aucune combinaison de nom comme c’est le cas avec Elohim et Jahwe. Dans Exode 4.10 nous trouvons dans le texte original: “Et Moïse dit à l’Eternel (Jahwe): Ah, Seigneur (Adonai)! je ne suis pas un homme éloquent” (Darby). Moïse était bien conscient que Dieu l’avait destiné à Son service, et c’est pourquoi il s’adresse au Seigneur en Lui disant Adonaï. Cette expression décrit les relations entre un Seigneur, un Souverain, et ceux qui accomplissent Ses commandements et les ordres qu’Il leur confie.

Ce n’est pas Jahwe qui s’est révélé comme Elohim, mais au contraire c’est Elohim qui s’est fait connaître comme étant Jahwe. C’est ainsi que Dieu agissait et marchait, qu’Il parlait et opérait durant toute la période de l’Ancien Testament. Le Dieu Tout-puissant nous rencontre en tant que Seigneur. C’est d’une grande importance pour Sa propre révélation dans le Nouveau Testament. Le Fils ne se révèle pas comme Père, mais au contraire le Père apparaît dans le Fils. C’est cela la révélation de Dieu.

Aucun apôtre ou prophète n’a cru en une pluralité de personnes au-dedans de la divinité. Au contraire ils ont mis l’accent sur l’état de fait qu’il n’y a qu’un seul Dieu. C’est Lui qui a fait écrire par Moïse: “Ecoute, Israël: L’Eternel, notre Dieu, est un seul Eternel. Et tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, et de toute ton âme, et de toute ta force” (Deut. 6.4,5 — Darby).

Les paroles de Deutéronome 4.35-39 sont également un témoignage clair: “Cela t’a été montré, afin que tu connusses que l’Eternel est Dieu, et qu’il n’y en a point d’autre que lui. Des cieux, il t’a fait entendre sa voix pour t’instruire, et, sur la terre, il t’a fait voir son grand feu, et tu as entendu ses paroles du milieu du feu… Sache donc aujourd’hui, et médite en ton coeur, que l’Eternel est Dieu dans les cieux en haut, et sur la terre en bas: il n’y en a point d’autre”. Il y a seulement un Dieu, cependant Il peut se révéler sur terre et être en même temps dans le Ciel; Il peut faire retentir Sa Voix du Ciel, et Lui-même se trouver malgré tout sur la montagne du Sinaï.

Nous lisons dans Néhémie 9.13: “Et tu descendis sur la montagne du Sinaï; et tu parlas avec eux depuis les cieux, et tu leur donnas des ordonnances droites et des lois de vérité, de bons statuts et de bons commandements” (Darby). Ces passages de l’Ecriture se rapportent aux événements qui eurent lieu lorsque la loi leur fut donnée. Le Seigneur était descendu sur la montagne, dans le feu, et Il leur parlait d’une voix puissante. Le peuple était un témoin oculaire de ces événements, et il s’effraya. “Et tout le peuple aperçut les tonnerres, et les flammes, et le son de la trompette, et la montagne fumante; et le peuple vit cela, et ils tremblèrent et se tinrent loin, et dirent à Moïse: Toi, parle avec nous et nous écouterons; mais que Dieu ne parle point avec nous, de peur que nous ne mourions” (Ex. 20.18,19 — Darby).

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LE SEIGNEUR DANS UNE FORME D’ANGE

Il nous est rapporté de Moïse que l’Ange de l’Eternel lui est apparu comme une flamme de feu et que Sa voix retentissait du milieu d’un buisson d’épines (Ex. 3.2 — Darby). Nous lisons au verset 4: “Et l’Eternel (Jahwe) vit qu’il se détournait pour voir; et Dieu (Elohim) l’appela du milieu du buisson et dit: Moïse! Moïse! Et il dit: Me voici. Et il dit: N’approche pas d’ici; ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. Et il dit: Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Et Moïse cacha son visage, car il craignait de regarder Dieu”.

Dans ce récit, il est aussi bien parlé de Dieu que de l’Eternel et de l’Ange de l’Eternel. Cependant il ne s’agit pas ici de trois personnes, mais bien de trois différentes désignations pour une seule et même Personne. “L’Ange du Seigneur” est l’apparition visible de Dieu dans une forme d’Ange. C’est ainsi qu’Il marchait dans le jardin d’Eden et parlait avec Adam et Eve; c’est ainsi qu’Il a rencontré Abraham dans Genèse 18 lorsqu’Il le visita en compagnie de deux anges. Il est dit littéralement ceci à cette occasion: “Et l’Eternel (Jahwe) lui apparut auprès des chênes de Mamré; et il était assis à l’entrée de la tente, pendant la chaleur du jour”. Abraham a même lavé les pieds du Seigneur et a fait préparer un repas à ses visiteurs de haut rang. Les deux anges, qui avaient également une apparence humaine, se rendirent à Sodome (chapitre 19.1), mais le Seigneur demeura auprès d’Abraham et eut avec lui une plus longue conversation.

Nous lisons dans Exode 33.9,11: “Et il arriva que, comme Moïse entrait dans la tente, la colonne de nuée descendit, et se tint à l’entrée de la tente, et l’Eternel parla avec Moïse… Et l’Eternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami” (Darby). Moïse exprimait ses demandes particulières, disant: “Et maintenant, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître, je te prie, ton chemin, et je te connaîtrai, afin que je trouve grâce à tes yeux: et considère que cette nation est ton peuple. Et l’Eternel dit: Ma face ira, et je te donnerai du repos. Et Moïse lui dit: Si ta face ne vient pas, ne nous fais pas monter ici” (Ex. 33.13-15 — Darby).

Dans Exode 23.20,21 le Seigneur dit: “Voici, j’envoie un ange devant toi, pour te garder dans le chemin, et pour t’amener au lieu que j’ai préparé. Prends garde à toi à cause de sa présence, et écoute sa voix; ne l’irrite pas; car il ne pardonnera point votre transgression, car mon nom est en lui (Je suis personnellement en lui) (Darby). Extérieurement les gens voyaient la forme d’un Ange, cependant dans cette forme le Seigneur Dieu était personnellement présent, comme Il l’a dit Lui-même.

Dans la Parole prophétique, lorsque le Seigneur apparaît sous une forme visible, Il est aussi appelé “l’Ange de Sa face”. Il est écrit dans Esaïe 63.9: “Dans toutes leurs détresses, il a été en détresse, et l’Ange de sa face les a sauvés; dans son amour et dans sa miséricorde il les a rachetés, et il s’est chargé d’eux, et il les a portés tous les jours d’autrefois” (Darby). Dans le dernier prophète de l’Ancien Testament, Malachie 3.1, il est dit: “… et l’Ange de l’alliance en qui vous prenez plaisir, voici, il vient, dit l’Eternel des armées” (Darby).

Le fait que du temps de l’Ancien Testament Dieu apparaissait sous la forme visible d’un Ange est d’une grande importance pour Sa révélation personnelle dans une forme humaine. Ce qui arriva à Jacob, le père des douze tribus d’Israël, doit nous servir également de témoignage. Il est écrit de lui: “… et par sa force il lutta avec Dieu; oui, il lutta avec l’Ange et prévalut: Il pleura et le supplia. A Béthel, il le trouva; et là, il parla avec nous: et l’Eternel, le Dieu des armées, l’Eternel, est son mémorial” (Osée 12.4-6 — Darby). Dans ce texte il est de nouveau parlé de l’Ange de l’Eternel, et de Dieu, et cependant il s’agit là seulement de l’Unique, qui se révèle de diverses manières et demeure toutefois le Même.

Nous trouvons la description détaillée de cet événement dans Genèse 32, depuis le verset 24. Cet Ange y est décrit comme un homme qui combattit avec Jacob et le frappa fortement à la hanche: “Et Jacob resta seul; et un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. Et lorsqu’il vit qu’il ne prévalait pas sur lui, il toucha l’emboîture de sa hanche; et l’emboîture de la hanche de Jacob fut luxée, comme il luttait avec lui. Et il dit: Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et il dit: Je ne te laisserai point aller sans que tu ne m’aies béni. Et il lui dit: Quel est ton nom? Et il dit: Jacob. Et il dit: Ton nom ne sera plus appelé Jacob, mais Israël (celui qui lutte avec Dieu): car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes, et tu as prévalu. Et Jacob demanda, et dit: Je te prie, déclare-moi ton nom. Et il dit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Et il le bénit là. Et Jacob appela le nom du lieu Péniel (face de Dieu): Car j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été délivrée” (Darby).

Cet événement semble presque trop humain. Cependant c’est précisément en cela que consiste la grandeur et l’élévation du Tout-Puissant qui, bien qu’omniprésent, ait voulu se révéler aux hommes d’une manière qui leur soit compréhensible. Avant de mourir, Jacob bénit les deux fils de Joseph en croisant les bras et dit: “Que le Dieu devant la face duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour, l’Ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes hommes; et qu’ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu’ils croissent pour être une multitude au milieu du pays” (Gen. 45.15,16 — Darby).

Nous lisons dans Exode 24, depuis le verset 9: “Et Moïse et Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix des anciens d’Israël montèrent; et ils virent le Dieu d’Israël et sous ses pieds comme un ouvrage de saphir transparent, et comme le ciel même en pureté. Et il ne porta point sa main sur les nobles d’entre les fils d’Israël: ils virent Dieu, et ils mangèrent et burent” (Darby). Aucun homme ne pouvait voir Dieu dans sa plénitude originelle, en tant qu’Esprit. Il ne fut vu qu’après être entré dans Son corps spirituel. Les soixante-dix anciens, et d’autres le virent dans Sa gloire. Le prophète Ezéchiel rapporte ceci au premier chapitre et au verset 26: “Et au-dessus de l’étendue qui était sur leurs têtes, il y avait comme l’aspect d’une pierre de saphir, la ressemblance d’un trône; et, sur la ressemblance du trône, une ressemblance comme l’aspect d’un homme, dessus, en haut” (Darby). Il n’y a aucun passage de l’Ecriture où l’on puisse voir trois personnes sur le trône. On ne trouve pas davantage dans la Bible les expressions “un Dieu en trois” ou “trinité”. Aucun prophète ou apôtre n’a interprété même un seul passage des Saintes Ecritures dans le sens que Dieu consisterait en plusieurs personnes.

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UNE PAROLE D’ECLAIRCISSEMENT

A la lumière de ce que nous venons d’exposer, nous pouvons reconnaître à qui Dieu parle lors de la création lorsqu’Il dit: “Faisons l’homme à notre image…” (Gen 1.26 — Darby). Les Saintes Ecritures ont aussi une réponse clarifiante et catégorique à ce sujet. Dans Job 38.4-7, le Seigneur demande à Son serviteur: “Où étais-tu quand j’ai (non pas: nous) fondé la terre? Déclare-le moi, si tu as de l’intelligence. Qui lui a établi sa mesure, si tu le sais? Ou qui a étendu le cordeau sur elle? Sur quoi ses bases sont-elles assises, ou qui a placé sa pierre angulaire, quand les étoiles du matin chantaient ensemble, et que tous les fils de Dieu éclataient de joie?” (Darby). Voilà qui ne peut être dit plus clairement. Lorsque le Seigneur Dieu créa la terre, les armées célestes chantaient ensemble et les anges éclataient de joie. Ainsi Dieu n’était pas seul; Il n’a parlé ni à Lui-même ni à un autre Dieu, car il n’y en avait point d’autre. Mais c’est aux anges qui l’entouraient qu’Il a parlé.

Dans Genèse 11.7 le Seigneur dit: “Allons, descendons, et confondons là leur langage, afin qu’ils n’entendent pas le langage l’un de l’autre” (Darby). Il avait été dit au verset 5: “Et l’Eternel descendit…”. Chaque fois le Seigneur est vu environné des armées célestes. Le prophète Michée rend ce témoignage: “J’ai vu l’Eternel assis sur son trône, et toute l’armée des cieux se tenant à sa droite et à sa gauche” (2 Chr. 18.18 — Darby). Là également, le Seigneur a parlé aux anges qui L’environnaient.

Esaïe rend compte d’un événement semblable: “Je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes: de deux ils se couvraient la face, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Et l’un criait à l’autre, et disait: Saint, saint, saint, est l’Eternel des armées; toute la terre est pleine de sa gloire!” (Es. 6.1-3 — Darby). Il y a une différence entre les anges qui prennent une forme humaine, et les chérubins et les séraphins. Là, les chérubins et les séraphins planaient au-dessus du Seigneur, alors que les anges se tiennent debout devant Lui. Nous lisons au verset 8: “Et j’entendis la voix du Seigneur qui disait: Qui enverrai-je, et qui ira pour nous?”. Là aussi, le Seigneur parlait aux armées célestes présentes.

Dieu S’est révélé aux hommes qui croyaient en Lui. Ils recevaient Ses promesses et étaient au clair à Son égard. Pas plus les prophètes de l’Ancien Testament que les apôtres du Nouveau Testament n’ont jamais entamé une discussion au sujet de Dieu. Ce n’est qu’au troisième siècle après Christ, lorsque les philosophies grecques et les idées romaines qu’il y a plusieurs dieux eurent été reçues dans le christianisme, après qu’elles eurent été enseignées par les érudits sur la base de leurs représentations traditionnelles et que leurs pensées furent exposées, c’est alors que surgit la doctrine de la trinité. C’est sur cela que la théologie actuelle des églises officielles ou indépendantes est bâtie, et non sur le témoignage originel des prophètes et des apôtres, comme on le croit généralement d’une manière erronée. La connaissance de Dieu falsifiée est considérée généralement comme juste, et la véritable connaissance de Dieu est rejetée comme fausse. Dieu n’est pas tel que nous Le faisons, mais bien tel qu’Il est. Les hommes font plusieurs dieux, toutefois le Seigneur demeure Dieu, “le même hier, aujourd’hui et éternellement” (Ps. 102.26-28; Es. 48.12; Héb. 13.8).

Dieu ne s’est pas davantage multiplié qu’Il n’a changé. Aucun Juif ne pourrait arriver à l’idée d’une trinité; c’est tout simplement exclu parce qu’une telle chose ne peut se trouver dans le témoignage entier des Saintes Ecritures. Dieu se présente bien à nous dans Sa diversité, mais chaque fois, la façon qu’Il a de Se révéler est en relation avec la réalisation de Son plan.

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LA TRANSITION

En ce qui concerne le thème de la divinité, le Nouveau Testament réserve aux hommes des difficultés sensiblement plus grandes que l’Ancien. Cela vient de ce qu’aujourd’hui nous avons affaire à l’héritage d’une pensée théologique tout à fait antibiblique Même au concile de Nicée, en 325, il n’y avait encore aucune discussion sur une trinité. Il est connu de tout historien de l’Eglise qu’à cette occasion il était question de la divinité de Jésus-Christ, doctrine qu’Athanase défendait clairement, par opposition à celle d’Anus. Les diverses formulations de la trinité sont le produit de l’entendement et elles sont basées sur un malentendu total. Non seulement les paroles des prophètes et des apôtres n’ont pas été prises en considération à ce sujet, mais également les déclarations des hommes de Dieu qui ont suivi les temps apostoliques. La doctrine de la trinité provient d’une époque de la pensée philosophico-théologique. On commandait à sa propre raison, disant: «Tu dois voir les trois Personnes comme étant un seul Dieu!». Néanmoins on n’en voyait pas qu’un seul mais trois, et c’est ainsi qu’on passa du monothéisme au trinitarisme.

La vision de l’histoire du salut, présentant un Dieu qui s’abaisse et qui en tant que Parole (le Logos), agit jusqu’à ce qu’Il se fasse connaître sous une forme corporelle, fut perdue (Jean 1.1,14). Dieu avait parlé au travers des prophètes, cependant lorsqu’Il parla dans le Fils, ce n’était plus pour annoncer encore une autre promesse, mais c’était la réponse, le résultat. A qui une apparence de connaissance spéculative peut-elle bien être utile? Mais il s’agit bien là de la plus grande et de la plus sainte révélation. Celui qui se tient au-dessus de tout ce qui est temporel entra dans l’histoire, et ainsi la Parole qui était au commencement devint chair et habita au milieu de nous (Jean 1.1,14). La lumière vint et un nouveau jour commença: le jour du salut (Es. 49.8; 2 Cor. 6.2). Le soleil de la justice se levait; une vie nouvelle, réalisée par l’Esprit, en sortait. C’était une intervention divine dans l’histoire de l’humanité. En fait nous avons affaire à la révélation de Dieu et à l’unité de Son être. C’est seulement s’il est vrai que Dieu Lui-même était en Christ qu’il est vrai que Dieu Lui-même nous a réconciliés avec Lui (2 Cor. 5.19).

Un historien écrit ceci sur Athanase, le docteur de l’Eglise, lequel se rapporte à Irénée: «La pensée d’Athanase est décisive lorsqu’il dit qu’en Jésus, Dieu Lui-même nous est apparu, que Dieu Lui-même s’est fait connaître à nous et nous a rachetés, que nous avons le Père même en Lui». Ajoutons une citation de Luther: «Le réconciliateur doit être Dieu Lui-même parce que, pour que nous soyons arrachés à notre horrible chute dans le péché et à la mort éternelle, aucun autre moyen ne pouvait nous venir en aide, si ce n’est au travers d’une Personne éternelle qui ait pouvoir sur le péché et la mort et puisse nous en racheter, et à la place nous donner la justice et la Vie éternelle. Aucun ange ou aucune autre créature ne pouvait le faire, mais il fallait bien que ce fût Dieu Lui-même». La doctrine tout à fait anti-biblique de la «tri-unité» devint un grand obstacle pour les Juifs et les Musulmans. Au lieu de voir la révélation du Père, Fils et Saint-Esprit de manière successive, on les présenta l’un à côté de l’autre.

Le fait que l’Ancien et le Nouveau Testament doivent pleinement concorder et qu’aucune contradiction ne peut s’y trouver devrait éclairer toute personne craignant Dieu. La prophétie et son accomplissement doivent être en parfait accord, et ils le sont. Ainsi, aussi bien l’Ancien que le Nouveau Testament rendent témoignage du fait que Lui qui était en forme de Dieu est entré pleinement dans un être humain.

Conformément à Genèse 1.26-28, Adam a été créé à l’image de Dieu, c’est-à-dire dans un corps spirituel. Ce n’est que plus tard, au chapitre deux, verset 7, que le Seigneur Dieu lui forma un corps charnel terrestre. Après cela, d’Adam il tira Eve. Parce que l’homme était tombé, dans ce corps de chair, il fallait que Dieu vînt dans un corps de chair. Christ était le dernier Adam (1 Cor. 15.45). A Golgotha Son côté fut ouvert et par l’action du rachat Son Epouse fut tirée de Lui. Elle est chair de sa chair… (Eph. 50.30). L’homme devait être rendu divin et c’est pourquoi Dieu devint homme quant à la chair, mais quant à l’Esprit Il resta Dieu. Seul Lui-même pouvait ramener les hommes à leur position divine.

Qu’il n’y ait qu’un seul Dieu, le Nouveau Testament nous en rend aussi bien témoignage que l’Ancien. “Et Jésus lui répondit: le premier de tous les commandements est: Ecoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur; et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force” (Marc 12.29,30 — Darby). Nous trouvons dans Romains 3.30: “… puisque c’est un seul Dieu qui justifiera la circoncision sur le principe de la foi et l’incirconcision par la foi”. Il est écrit dans l’épître de Jude, au verset 25: “… au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus-Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles! Amen”.

Avant d’entrer de façon détaillée dans les différentes sphères où notre Seigneur a exercé Son ministère dans Sa diversité, nous devons encore une fois mettre l’accent sur Sa divinité telle que nous la montre le Nouveau Testament. Romains 9.4,5 rend témoignage que le Messie est Dieu: “… qui sont Israélites, auxquels sont l’adoption, et la gloire, et les alliances, et le don de la loi, et le service divin, et les promesses; auxquels sont les pères, et desquels, selon la chair, est issu le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen!” (Darby). L’apôtre Jean s’exprime ainsi: “Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et nous a donné l’intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, savoir dans son Fils Jésus-Christ: Lui est le Dieu véritable et la vie éternelle” (1 Jean 5.20 — Darby).

Paul rend un témoignage convaincant lorsqu’il dit ceci: “Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand: Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru au monde, a été élevé dans la gloire” (1 Tim. 3.16 — Darby). Le témoignage unanime des prophètes et des apôtres ne peut pas être ignoré, pas plus qu’il ne peut être mis de côté. Paul écrit aux Colossiens: “… afin que leurs coeurs soient consolés, étant unis ensemble dans l’amour et pour toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, pour la connaissance du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance” (Col. 2.2,3 — Darby). La divinité de Jésus-Christ est le fondement de notre foi et la condition absolue pour notre rédemption.

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LE CREATEUR

Les désignations employées dans l’Ancien Testament à l’égard de Dieu sont également employées à l’égard du Seigneur dans le Nouveau Testament: Rédempteur, Roi, Berger, et ainsi de suite. Le Seigneur Jésus est même placé en rapport avec la création. Nous lisons dans Jean 1.10: “… et le monde fut fait par lui; et le monde ne l’a pas connu” (Darby). Dans Colossiens 1.16,17 il est écrit: “… car par lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles, soit trônes, ou seigneuries, ou principautés, ou autorités: toutes choses ont été créées par lui et pour lui; et lui est avant que toutes choses, et toutes choses subsistent par lui” (Darby). Il ressort du contexte que ces passages bibliques se rapportent bien à Jésus-Christ.

Nous trouvons dans 1 Corinthiens 8.6: “… toutefois, pour nous, il y a un seul Dieu, le Père, duquel sont toutes choses, et nous pour lui, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par lequel sont toutes choses, et nous par lui” (Darby). Dans ce verset le Fils est désigné tel qu’Il est, c’est-à-dire comme le Seigneur.

Par Dieu le Père, toutes choses sont venues à l’existence, et par le moyen de Jésus-Christ également. Au travers de qui sont-elles donc parvenues à l’existence? Avons-nous deux Créateurs? Certainement pas. Il n’y a qu’un seul Créateur. Il est Dieu, et en tant que Père Il s’est révélé dans le Fils, et le Fils est Seigneur, et par cela le même Dieu.

Dans le livre prophétique du Nouveau Testament, Il est de nouveau le Seigneur Dieu. Apocalypse 4.11: “Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, et l’honneur, et la puissance; car c’est toi qui as créé toutes choses, et c’est à cause de ta volonté qu’elles étaient, et qu’elles furent créées” (Darby).

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LE JE SUIS

Dans Jean 8.24 il est écrit: “Je vous ai donc dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas que c’est moi, vous mourrez dans vos péchés” (Darby). La désignation “JE SUIS” a déjà depuis les jours de Moïse une signification particulière. “Et Moïse dit à Dieu: Voici, quand je viendrai vers les fils d’Israël, et que je leur dirai: Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous, et qu’ils me diront: Quel est son nom? que leur dirai-je? Et Dieu dit à Moïse: JE SUIS CELUI QUI SUIS. Et il dit: Tu diras ainsi aux fils d’Israël; JE SUIS m’a envoyé vers vous” (Ex. 3.13,14 — Darby).

Notre Seigneur a répété ces paroles de l’Ancien Testament dans le Nouveau en se rapportant à Lui-même. Il dit: “JE SUIS le chemin, la Vérité et la Vie. JE SUIS la résurrection. JE SUIS le Pain de la vie. JE SUIS la Lumière du monde”, et ainsi de suite. Nous rencontrons constamment ces mêmes expressions. Dans Jean 8.57 il est écrit: “Les Juifs donc lui dirent: Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham! Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous dis: Avant qu’Abraham fût, JE SUIS” (Darby). C’était donc JE SUIS qui, en tant que Jahwe, parla avec Abraham.

Dans Esaïe 44.6b le Seigneur dit: “JE SUIS le premier, et JE SUIS le dernier; et hors moi il n’y a pas de Dieu” (Darby). Nous trouvons une parole semblable dans Esaïe 48.12b: “Moi, JE SUIS le Même, moi, le premier, moi, le dernier” (Darby). La même expression se retrouve dans le Nouveau Testament: “Ne crains point; moi, JE SUIS le premier et le dernier, et le vivant; et j’ai été mort; et voici, JE SUIS vivant aux siècles des siècles…” (Apoc. 1.17,18 — Darby). Il ressort clairement de ces paroles de QUI il est question ici.

Jahwe dit dans l’Ancien Testament: “JE SUIS le premier et le dernier…” et Jésus dit dans le Nouveau Testament: “JE SUIS le premier et le dernier…”. Dans Apocalypse 1.8, Il est de nouveau le Seigneur Dieu: “Moi, JE SUIS l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, et qui était, et qui vient, le Tout-puissant”. Il est vraiment merveilleux de suivre la démonstration de la Parole. Jahwe de l’Ancien Testament est Jésus du Nouveau Testament, et Il demeure toujours le Même. Le témoignage qu’Il donne de Lui-même dans Apocalypse 1.8 est d’un poids tout particulier. Bienheureux celui qui peut croire comme l’Ecriture le dit. Dieu n’a pas du tout la pensée de faire écrire une nouvelle Bible. Il dirait aujourd’hui ce qu’Il a toujours dit; Il n’a pas besoin d’en corriger quoi que ce soit.

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LE ROI

Certes, aucun lecteur de la Bible ne peut ignorer combien de fois le Seigneur Dieu est appelé dans l’Ancien Testament le Roi. David s’écrie au psaume 5.2: “Sois attentif à la voix de ma supplication, mon Roi et mon Dieu! car c’est toi que je prie” (Darby). Le prophète Jérémie dit: “Mais l’Eternel Dieu est vérité, lui est le Dieu vivant et le Roi d’éternité…” (Jér. 10.10 — Darby). Le prophète Esaïe l’exprime par les paroles suivantes: “Ainsi dit l’Eternel, le roi d’Israël et son rédempteur, l’Eternel des armées…” (Esa. 44.6 — Darby). Nous trouvons dans Zacharie 9.9: “Réjouis-toi avec transports, fille de Sion; pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; il est juste et ayant le salut, humble et monté sur un âne, et sur un poulain, le petit d’une ânesse” (Darby).

C’est une promesse prophétique qui s’est littéralement accomplie dans le Nouveau Testament. Nous lisons à cet égard Matthieu 21.1-4: “… alors Jésus envoya deux disciples, leur disant: Allez au village qui est vis-à-vis de vous, et aussitôt vous trouverez une ânesse attachée, et un ânon avec elle; détachez-les et amenez-les moi. Et si quelqu’un vous dit quelque chose, vous direz: Le Seigneur en a besoin; et aussitôt il les enverra. Et tout cela arriva, afin que fût accompli ce qui avait été dit par le prophète…” (Darby). La foule fut transportée de joie, étendit ses vêtements sur la route, arracha des branches d’arbres pour en orner le chemin, et fit tout cela parce que le Roi faisait Son entrée dans Jérusalem. Ils criaient: “Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts!” (Mat. 21.9 — Darby).

Après que le Seigneur soit né, des sages vinrent de l’Orient à Jérusalem et demandèrent: “Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer” (Mat. 2.2 — Segond). Après son arrestation on demanda à notre Seigneur: “Toi, tu es le roi des Juifs?”. A la fin de l’interrogatoire, Pilate arriva à cette conclusion: “Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis que moi je suis roi. Moi, je suis né pour ceci, et c’est pour ceci que je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité, écoute ma voix” (Jean 18.33,37 — Darby).

Dans l’Ancien Testament le Seigneur Dieu était désigné comme étant le Roi; de même, dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ a été décrit comme étant le Roi. Paul résume cela par les paroles suivantes: “Or, qu’au roi des siècles, l’incorruptible, invisible, seul Dieu, soit honneur et gloire aux siècles des siècles! Amen” (1 Tim. 1.17 — Darby). Oh, quelle profondeur de la sagesse et de la connaissance de Dieu! Ce n’est qu’au travers de la révélation que nous pouvons voir la diversité dans laquelle Dieu se fait connaître à nous. Seul celui qui croit, conformément à la Bible, que Dieu s’est révélé en Christ peut amener tous les passages bibliques au même dénominateur.

L’établissement de la royauté est encore à venir. Cependant cet événement est aussi déjà annoncé dans la parole prophétique. “Chantez Dieu, chantez; chantez à notre roi, chantez; car Dieu est le roi de toute la terre; chantez avec intelligence. Dieu règne sur les nations, Dieu est assis sur le trône de sa sainteté” (Ps. 47.6-8 — Darby). Nous trouvons également ces paroles dans le psaume 96.9 et suivants: “Adorez l’Eternel en sainte magnificence; tremblez devant lui, toute la terre. Dites parmi les nations: l’Eternel règne! Aussi le monde est affermi, il ne sera pas ébranlé. Il exercera le jugement sur les peuples avec droiture. Que les cieux se réjouissent, et que la terre s’égaie…”.

Apocalypse 11.17 appartient à ce même contexte. “Nous te rendons grâce, Seigneur, Dieu, Tout-puissant, celui qui est et qui était, de ce que tu as pris ta grande puissance et de ce que tu es entré dans ton règne” (Darby). Dans Matthieu 25.31,32 il est dit ceci: “Or, quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront assemblées devant lui…” (Darby). Il est dit dans Zacharie 14.9: “Et l’Eternel sera roi sur toute la terre. En ce jour-là, il y aura un Eternel, et son nom sera un” (Darby). Dans le même contexte nous trouvons Apocalypse 15.3: “Grandes et merveilleuses sont tes oeuvres, Seigneur, Dieu, Tout-puissant! Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations!” (Darby). Ces passages bibliques devraient nous suffire pour montrer que l’un et l’autre, le Seigneur Dieu et le Seigneur Jésus-Christ, sont décrits pareillement comme étant le Roi. S’il n’en était pas ainsi, que Jahwe et Jahshua soient Le Même, alors nous aurions affaire à deux rois différents.

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LE JUGE

Beaucoup de passages des Ecritures témoignent que Dieu est aussi le Juge. Le psaume 7.10 dit: “Dieu est un juste juge” (Darby). Le psaume 50.6 dit: “… car Dieu lui-même est juge” (Darby). Le psaume 58.11 dit: “… certainement il y a un Dieu qui juge sur la terre” (Darby). La parole d’Esaïe 33.22 est particulièrement instructive: “Car l’Eternel est notre juge, l’Eternel est notre législateur, l’Eternel est notre roi; lui nous sauvera” (Darby). Le Même qui a édicté la loi jugera conformément à Sa loi. Jacques exprime la même chose dans le Nouveau Testament: “Un seul est législateur et juge, celui qui peut sauver et détruire” (Jacq. 4.12 — Darby). Le prophète Jérémie déclare le Seigneur comme étant également le Juge. “Et toi, Eternel des armées, qui juges justement…” (Jér. 11.20 — Darby). A la fin de sa carrière, Paul pouvait dire: “… désormais m’est réservée la couronne de justice que le Seigneur juste juge me donnera dans ce jour-là…” (2 Tim. 4.8 — Darby). Il est écrit dans Jean 5.22: “Car aussi le Père ne juge personne, mais il a donné tout le jugement au Fils” (Darby).

Au chapitre dix des Actes des apôtres, Pierre présente en peu de mots au centenier Corneille et à ceux qui se trouvent dans sa maison le plan du salut de Dieu. Conformément à sa prédication, Jésus a été établi par Dieu Juge des vivants et des morts (verset 42). Il est écrit dans Hébreux 12.23: “Mais vous vous êtes approchés… de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous…” (Segond). Ici également nous pourrions de nouveau demander: qui donc alors sera Juge? Sera-ce Dieu ou le Seigneur Jésus? Certainement qu’un seul sera Juge, c’est-à-dire Celui qui a donné la loi. Qu’on L’appelle Dieu ou Père, Seigneur ou Fils, c’est égal; il s’agit toujours de l’Unique. Les comparaisons et parallèles pourraient être poursuivis à volonté.

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L’INTERRUPTION

Malheureusement, dans son ensemble l’humanité n’a pas compris ce que Dieu veut, ni comment Il réalise Son plan. Le dessein de Dieu consiste en ce qu’Il veut avoir pour l’éternité des fils et des filles vivant en communion avec Lui. C’est pour cette vocation élevée que l’homme a été créé à son image. Il était le couronnement de Son oeuvre de création; c’est à lui que fut donnée la responsabilité d’exercer la domination sur la terre entière.

L’homme n’a pas été fait pour être un automate, mais au contraire il a reçu le libre arbitre, avec la faculté d’aimer, de ressentir, de décider, etc. Cependant le principe de l’obéissance devait être appliqué; c’est-à-dire que l’homme devait exercer son pouvoir dans la dépendance du Dieu Tout-puissant. L’homme fut soumis à une épreuve au cours de laquelle il devait prendre librement sa décision. Le Seigneur lui donna un ordre facile à accomplir (Gen. 2.15-17). On ne peut mieux se représenter la chose qu’en considérant que garder ce commandement aurait été une affaire d’honneur. Cependant l’homme refusa, se rendit autonome et perdit sa dépendance à l’égard de Dieu. Par cela fut détruite la pleine harmonie existant entre lui et son Créateur, et il fut séparé de Lui.

Il ne nous est pas relaté combien de temps a duré cette communion sans mélange avec Dieu. En tout cas, avant la chute dans le péché, il n’y avait pas de peine, pas de larmes, pas de douleur, pas de maladie, pas de mort. C’est parce que nous avons été destinés à vivre sans l’accompagnement de tous ces phénomènes que nous aspirons à être replacés dans notre état originel.

Selon Esaïe 14.12-15 il y eut premièrement un archange qui s’éleva contre Dieu, et c’est à cause de cela qu’il fut précipité loin de la présence de Dieu. Conformément à Ezéchiel 28.13, il se trouvait en Eden, le jardin de Dieu. Après s’être détaché de Dieu, il essaya de dresser les hommes contre Dieu afin de les séparer de Lui.

Satan étant un esprit ne pouvait pas séduire les hommes vivant dans la chair. Il s’empara donc du serpent, lequel dans presque toutes les langues est un nom masculin, et qui en ce temps-là se tenait droit en marchant. Ce n’est qu’après la malédiction qu’il devint un reptile (Gen. 3.14). Ce qui ressort du troisième chapitre de la Genèse, c’est qu’il entraîna Eve dans une longue conversation. En disant à Eve: “Dieu a-t-il réellement dit…” le serpent fit monter le doute en Eve à l’égard de la Parole de Dieu. En plus de cela, il est question de “convoitise des yeux”, de “connaissance”, et de “devenir intelligent”, “d’être comme Dieu”, et ainsi de suite.

Dieu avait mis Adam en garde, lui disant: “… car, au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement” (Gen. 2.17 — Darby). Par le serpent, Satan dit à Eve le contraire en ajoutant un seul mot: “Vous ne mourrez POINT certainement” (Gen. 3.4). C’est ainsi que finalement il réussit à entraîner Eve par son charme et à la séduire. A son tour elle entraîna Adam avec elle dans la désobéissance (conséquence de l’incrédulité à l’égard de la Parole de Dieu), et la communion entre Dieu et l’humanité fut détruite.

Depuis lors le monde entier se trouve dans le mal et sous l’influence du méchant. Tout homme naissant dans ce monde est un enfant voué à la mort.

Afin que l’homme ne doive pas vivre à toujours dans son péché, il ne fallait pas qu’après sa transgression il mangeât de l’arbre de la Vie. C’est la raison pour laquelle Dieu l’expulsa du paradis. Il fallait premièrement qu’une expiation soit obtenue et que la réconciliation puisse avoir lieu. Lorsque ceci arriva, le Seigneur dit au malfaiteur: “En vérité, je te le dis: Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis” (Luc 23.43 — Darby).

En naissant dans ce monde tout homme est séparé de Dieu. Chacun de nous agit et réagit comme le firent Adam et Eve. Nous nous sommes rendus coupables devant Dieu et nous avons besoin du salut. Les pratiques religieuses que l’on accomplit par crainte de la punition de Dieu ne peuvent pas nous couvrir davantage que le firent pour Adam et Eve les feuilles de figuier. Ainsi tout être humain se trouve encore aujourd’hui devant Dieu dans la même position qu’Il trouva les premiers êtres humains après qu’ils eurent transgressé Sa Parole.

Dans les deux premiers millénaires, il y eut quelques personnes auxquelles Dieu se révéla individuellement, comme par exemple Hénoc, Noé, Abraham. L’humanité suivait son propre chemin et honorait toutes sortes de dieux. Du temps de Moïse, Dieu choisit le peuple d’Israël. Dieu donna la législation et les différents sacrifices qui devaient être présentés furent disposés. Ces sacrifices ne pouvaient pas opérer une réconciliation définitive, mais ne faisaient que couvrir les transgressions. Ils étaient une indication de la venue de l’Agneau de Dieu qui allait mourir pour les péchés du monde et enlever le mur de séparation entre Dieu et les hommes. La loi était nécessaire, car ce n’est que par elle que vient la connaissance du péché (Rom. 3.20). L’Esprit de Dieu nous convainc de péché en vertu des ordres et des interdictions que nous ne pouvons pas observer, mais qu’au contraire nous transgressons. Ce n’est que de cette manière que nous reconnaissons notre culpabilité à l’égard de Dieu et la nécessité du salut.

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LE PONT

Les interruptions temporelles, par les manquements et la désobéissance des hommes, ne peuvent pas rendre impuissant le plan éternel de Dieu à l’égard de l’humanité. Par la transgression, l’homme se détacha de Dieu et devint un “sans Dieu”. Mais Dieu dit: “Je suis vivant, dit le Seigneur; l’Eternel, si je prends plaisir en la mort du méchant, …mais plutôt à ce que le méchant se détourne de sa voie et qu’il vive!” (Ezé. 33.11 — Darby). Parce que l’homme a été destiné à la vie et à la communion avec Dieu, le Seigneur a préparé un chemin pour nous délivrer de la mort et nous faire revenir dans la Vie éternelle. Par nous-même, nous n’avions aucune possibilité de revenir à Dieu; il fallut donc que Lui-même vienne et nous prenne en charge. C’est pour cela que nous lisons dans Esaïe 40.3: “La voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin de l’Eternel, aplanissez dans le lieu stérile une route pour notre Dieu”. Nous lisons encore au verset 9: “Elève ta voix avec force, Jérusalem, messagère de bonnes nouvelles: élève-la; ne crains point; dis aux villes de Juda: Voici votre Dieu! Voici, le Seigneur l’Eternel viendra avec puissance, et son bras dominera pour lui” (Darby).

Dans Esaïe 52.10 il est écrit: “L’Eternel a mis à nu le bras de sa sainteté aux yeux de toutes les nations; et tous les bouts de la terre verront le salut de notre Dieu” (Darby). Au chapitre 35, verset 4, il est dit: “Dites à tous ceux qui ont le coeur timide: Soyez forts, ne craignez pas; voici votre Dieu: la vengeance vient, la rétribution de Dieu! Lui-même viendra, et vous sauvera”.

En tant qu’Esprit, Dieu ne pouvait pas souffrir la mort. C’est pourquoi Il devait venir dans un corps de chair. C’est seulement ainsi qu’il était possible de nous délivrer de ce corps de mort, et de nous placer de nouveau dans la position divine originelle que les véritables croyants auront après la résurrection.

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CREATION DIVINE

C’est par procréation que Dieu commença une nouvelle création. Le genre humain commença par une création, mais c’est par le moyen de la procréation que commença la race divine. Une relation de Père à fils devait être établie entre Dieu et les hommes. Dieu ne pouvait pas le faire par le moyen d’Abraham, de Moïse ou d’un autre prophète qui étaient nés dans ce monde par la procréation naturelle, et qui à cause de cela, étaient une partie de la création déchue. Dieu commença une nouvelle création au travers d’une procréation surnaturelle; cela arriva par le Fils Unique.

Dieu créa le germe de Vie dans la vierge Marie. Elle-même n’est que la porteuse de l’enfant. Marie dit: “Voici l’esclave du Seigneur; qu’il me soit fait selon ta parole” (Luc 1.38 — Darby). Ni Dieu ni les prophètes ou apôtres ne savent rien d’une mère de Dieu. Jésus Lui-même ne l’a jamais appelée “mère”, mais toujours “femme”.

Jésus est devenu le premier-né d’entre beaucoup de frères (Rom. 8.29). Adam avait été créé, alors que Christ est le Fils engendré de Dieu. Ce n’est qu’au travers de Lui que nous pouvons être engendrés spirituellement, naître de nouveau, et par cela devenir participants de la race divine. Il est écrit: “De lui nous sommes la race… Ainsi donc, étant la race de Dieu…” (Act. 17.28,29 — Segond). Dans Apocalypse 3.14 il est écrit: “Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu”. Il ne s’agit pas ici de la création de l’univers, mais bien de Christ, qui est l’origine, le commencement de la nouvelle création de Dieu par procréation. Tous les fils et filles de Dieu doivent également être nés de la Parole et de l’Esprit. Le Seigneur dit catégoriquement: “Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu” (Jean 3.3 — Darby). Les pratiques religieuses ne conduisent à aucune naissance par le Saint-Esprit. Il faut premièrement que soit mise dans notre âme la Semence divine de la Parole. Sans semence, aucune vie ne peut sortir, qu’elle soit terrestre ou spirituelle.

Dans Jean 10.33-36 (Segond), les Juifs accusaient le Seigneur de blasphème en Lui disant: “… parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. Jésus leur répondit: N’est-il pas écrit dans votre loi: Moi, j’ai dit: Vous êtes des dieux? (Ps. 82.6 — Segond) Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée (Darby: est venue), et si l’Ecriture ne peut être anéantie, celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites: Tu blasphèmes! Et cela parce que j’ai dit: Je suis le Fils de Dieu” (Segond). Dans l’Ancien Testament c’est aux prophètes que la Parole venait. Et parce que cette divine Substance, la Parole, était reçue par leur moyen, ils ont été appelés dieux. De Dieu ne peut sortir que ce qui est divin. C’est pourquoi la Parole qui sort de Dieu est la Semence divine (Luc 8.4), par le moyen de Laquelle nous devenons enfants de Dieu. “De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de vérité, pour que nous soyons une sorte de prémices de ses créatures” (Jacq. 1.18 — Darby).

Durant les quatre mille ans de l’Ancien Testament, aucun prophète n’a adressé la parole à Dieu en l’appelant “Père céleste”. De la même manière, il n’est relaté d’aucun d’eux qu’il se soit adressé à un Fils de Dieu. Nous n’apprenons pas davantage qu’une conversation se soit engagée entre le Père et le Fils dans le Ciel. Il est très important de savoir cela! Le passage de l’Ancien au Nouveau Testament était indispensable pour le salut. Le Même qui dans l’Ancien Testament est appelé l’Eternel (Jahwe) est appelé dans le Nouveau Testament le Fils (Seigneur Jésus). Le Dieu invisible (Elohim) s’est fait connaître en tant que l’Eternel (Jahwe) dans une forme visible. Le même Dieu, en tant que Père, s’est révélé dans le Fils sous une forme humaine visible. Le Nom de Jésus (en hébreu: Jahshua) signifie: Jahwe-Sauveur.

Chaque appellation de Dieu et chacune de Ses révélations doivent être vues dans le contexte déterminé, et c’est là qu’elles doivent être laissées, car c’est là leur place. Là où il est question de Père, on ne peut pas simplement mettre le mot de “Fils”; là où il est parlé de Fils, on ne peut pas employer la désignation de “Père”. Cependant il y a un seul Dieu qui s’est révélé dans le Ciel, et sur la terre dans le Fils. En tant que Père, Il n’est jamais né, et non plus Il n’est jamais mort. En tant que Fils, Il a été engendré, Il est né, Il a souffert, Il est mort et Il est ressuscité.

C’est pour nous que cela est arrivé. Nous avons été insérés dans le plan de Dieu. “Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera aussi par sa puissance” (1 Cor. 6.14 — Segond). “En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection…” (Rom. 6.5 — Segond). Aussi certainement que Dieu s’est révélé en Christ, tout aussi certainement Christ se révèle dans les croyants.

C’est un sujet de réflexion pour nous lorsque nous voyons que nulle part dans la Bible ne se trouve l’expression “Fils éternel” ou “Fils céleste” mais bien “Dieu éternel” et “Père céleste”. On ne peut pas davantage dire: celui qui a vu Elohim a vu Jahwe; mais celui qui a vu le Seigneur peut s’écrier: «J’ai vu Dieu!». Le Père ne pouvait pas dire: “Celui qui me voit, voit le Fils”, mais le Fils pouvait dire: “Celui qui m’a vu a vu le Père” (Jean 14.9). Nous lisons dans Luc 10.22: “… et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père; ni qui est le Père, si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils voudra le révéler” (Darby).

Déjà avant la fondation du monde, la gloire de Dieu dont le Fils devait être glorifié était prête (Jean 17.5). Pareillement, ceux qui sont à Lui avaient déjà été élus en Lui avant la fondation du monde (Eph. 1.4,5) et leur nom avait été écrit dans le Livre de Vie de l’Agneau, avant la fondation du monde (Apoc. 13.8). Il y a une prédestination divine qui se rapporte à Christ et à Son Eglise-Epouse. A cause de Sa préconnaissance, Dieu a renfermé dans Son plan fait avant les temps éternels de nous faire grâce (2 Tim. 1.9). Nous sommes inclus dans ce plan.

On ne trouve pas une seule fois dans la Bible cette formule employée dans la chrétienté d’aujourd’hui: «Que Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit vous bénissent!». Dans le Nouveau Testament, Dieu est déclaré être notre Père, mais il n’est jamais écrit “Dieu le Fils”; par contre nous trouvons toujours “le Fils de Dieu” ou “le Fils du Très-haut”. La même chose est valable aussi pour le Saint-Esprit. Il n’est pas écrit: “Dieu le Saint-Esprit se mouvait au-dessus des eaux”, mais bien: “L’Esprit de Dieu…” (Gen. 1.2). Ce n’est pas Dieu le Saint-Esprit qui, lors du baptême du Messie, descendit mais bien l’Esprit de Dieu (Mat. 3.16). Ce n’était pas Dieu le Saint-Esprit qui couvrit Marie de Son ombre, mais il est bien écrit: “Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu” (Luc 1.35 — Segond). Si le Saint-Esprit était une personne indépendante par elle-même, alors l’enfant aurait dû être appelé “Fils du Saint-Esprit” puisque l’engendrement avait eu lieu par l’Esprit. Mais le Saint-Esprit EST l’Esprit de Dieu.

Dans Joël 2.28 Dieu dit: “Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair…” (Segond). L’accomplissement de cette promesse nous est décrite dans Actes 2. Dieu n’a pas envoyé une autre personne, mais c’est bien Son Esprit qu’Il a répandu. Jésus donna aux Siens la promesse du Père (Act. 1.4-8). Jésus a dit les deux choses: dans Jean 16.7, Il dit qu’Il enverrait le Saint-Esprit et dans Jean 14.18, qu’Il viendrait Lui-même à eux. A Pentecôte, Il vint par l’Esprit et fit Sa demeure dans les croyants. C’est ainsi que Christ est en nous comme étant l’espérance de la gloire (Col. 1.27). Lors de sa première prédication, Pierre expose ceci: “Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez” (Actes 2.33 — Segond). Jean-Baptiste annonçait déjà: “Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu” (Mat. 3.11 — Segond). C’est une doctrine purement apostolique. En Christ, Dieu était AVEC nous; par le Saint-Esprit, Il habite EN nous. Dans Jean 4.24 le Seigneur dit: “Dieu est esprit”. Dans 2 Corinthiens 3.17, Paul écrit: “Or, le Seigneur c’est l’Esprit”. Qu’il soit écrit “l’Esprit de Dieu”, “l’Esprit du Seigneur” ou “le Saint-Esprit”, il s’agit toujours d’un seul et même Esprit.

Ni le Fils ni l’Esprit ne sont indépendants. Dans le Fils, Dieu est entré en relation avec nous, alors que par I’Esprit, nous sommes en relation avec Lui. Le Fils dit: “Je suis sorti du Père…” (Jean 16.28). Il est dit de l’Esprit: “… l’Esprit de vérité, qui vient du Père…” (Jean 15.26).

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LA QUALITE DE FILS

Nous lisons au psaume 2.7: “Je raconterai le décret: l’Eternel m’a dit: Tu es mon fils; aujourd’hui, je t’ai engendré” (Darby). Le mot “aujourd’hui” ne se rapporte nullement à l’éternité car celle-ci n’a point d’aujourd’hui et point de demain. C’est une notion de temps. Dans l’Ancien Testament, le Conseil de Dieu est pour l’avenir, c’est un projet prophétique qui y a été déposé et dont l’accomplissement arrive dans le Nouveau Testament.

Il est dit plus loin dans le psaume 2.8: “Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage, et, pour ta possession, les bouts de la terre”. Dans ces deux versets il est question de l’engendrement du Fils, auquel tous les peuples de la terre sont donnés en héritage. Pas un seul homme ne sera sauvé parce qu’il croit qu’il y a un Dieu. Le diable le croit aussi (Jacq. 2.19). La foi qui sauve consiste en ce que nous croyons que le seul vrai Dieu nous a sauvés en Son Fils. C’est pourquoi il est écrit: “Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille” (Act. 16.31 — Segond).

Cette réalité est éclairée divinement au psaume 2.12: “Baisez le Fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans le chemin quand sa colère s’embrasera tant soit peu. Bienheureux tous ceux qui se confient en lui!” (Darby). On ne doit pas passer sans autre sur cette parole. Beaucoup parlent de Dieu et du cher Père dans les Cieux, mais ne reconnaissent pas que le Père s’est fait connaître dans le Fils, ici sur la terre, comme Sauveur. La seule foi en Dieu, valable et qui sauve, c’est la foi en Jésus-Christ, car c’est seulement en Lui que Dieu a rencontré l’humanité. C’est uniquement en Lui que nous pouvons rencontrer Dieu et trouver le salut. C’est de cette manière que nous devons croire en Lui, car c’est ainsi qu’Il est apparu aux hommes pour leur apporter le salut et la félicité (Tite 1.11-14).

C’est à cause de nous que Dieu a établi une relation Père-Fils, afin que nous puissions devenir des fils et des filles de Dieu. Dans 2 Samuel 7.14 se trouve cette proclamation prophétique: “Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils” (Segond). Ensuite le pont est jeté du Fils vers les fils. Nous lisons dans Osée 2.1: “… et au lieu qu’on leur disait: Vous n’êtes pas mon peuple! on leur dira: Fils du Dieu vivant” (Segond). Paul résume cette parole dans 2 Corinthiens 6.17: “Sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur Tout-puissant” (Segond). Dans Ephésiens 1.5, l’apôtre fait ressortir clairement le sens et le but de cela: “… nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté” (Segond). Il y a sur la terre des personnes qui se laissent insérer dans le plan et dans la volonté de Dieu. Ils sont en Christ, et le bon plaisir de Dieu repose sur eux.

Dans le psaume 89.26,27 il est dit en considération du Fils de Dieu: “Lui me criera: Tu es mon père, mon Dieu, et le rocher de mon salut. Aussi moi, je ferai de lui le premier-né, le plus élevé des rois de la terre” (Darby). Dans Son corps de chair, le Fils de Dieu souffrit et mourut à la place de tous les fils et filles de Dieu. Par Sa résurrection, Son corps a été ramené de la mortalité dans l’immortalité. C’est sur cela aussi qu’est fondée notre résurrection et notre transmutation.

Il ne s’agit pas ici d’une doctrine ou d’une connaissance sur laquelle on puisse discuter, il s’agit bien plus de la réalisation des desseins de salut divin qui, d’enfants des hommes que nous sommes, fait de nous des enfants de Dieu. Il est écrit dans le psaume 68.19,20: “Béni soit le Seigneur qui, de jour en jour, nous comble de ses dons, le Dieu qui nous sauve. Sélah. Notre Dieu est un Dieu de salut; et c’est à l’Eternel, le Seigneur, de faire sortir de la mort” (Darby). Il n’y eut aucun homme qui aurait eu pouvoir sur la mort; au contraire la mort exerce son pouvoir sur tout homme. Tous les cimetières que nous voyons en sont la meilleure preuve. Cependant le Seigneur dit: “Je les délivrerai de la main du shéol, je les rachèterai de la mort. O mort, où sont tes pestes? O shéol, où est ta destruction?” (Osée 13.14 — Darby). Dans Zacharie 9.11 est annoncée de quelle manière la délivrance et la libération du séjour des morts des saints de l’Ancien Testament devrait avoir lieu: “Et pour toi, à cause de ton alliance scellée par le sang, je retirerai tes captifs de la fosse où il n’y a pas d’eau” (Segond).

Dans l’Ancien Testament, il y a déjà la promesse de la nouvelle alliance. Jérémie écrit par exemple au chapitre 31.31-34: “Voici, des jours viennent, dit l’Eternel, et j’établirai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle, non pas comme l’alliance que je fis avec leurs pères, au jour où je les pris par la main pour les faire sortir du pays d’Egypte, mon alliance qu’ils ont rompue, quoique je les eusse épousés, dit l’Eternel. Car c’est ici l’alliance que j’établirai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit l’Eternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, et je l’écrirai sur leur coeur, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple; et ils n’enseigneront plus chacun son prochain, et chacun son frère, disant: Connaissez l’Eternel; car ils me connaîtront tous, depuis le petit d’entre eux jusqu’au grand, dit l’Eternel; car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché” (Darby).

Ceci s’est accompli lorsque notre Seigneur mourut et qu’Il établit la nouvelle alliance. Il en témoigne dans Matthieu 26.28 avec ces paroles: “Car ceci est mon sang, le sang de l’alliance…” (Segond). Dans Matthieu 27.45-54 et dans les autres évangiles encore, ce puissant événement nous est décrit. Par Sa mort, Jésus a vaincu le diable et l’enfer. Par sa résurrection, Il est sorti en vainqueur du séjour des morts.

Pierre résume l’oeuvre de salut par les paroles suivantes: “Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit” (1 Pier 3.18 — Segond). Il a libéré ceux qui étaient livrés à la mort et a racheté ceux qui étaient descendus dans le séjour des morts, comme c’est écrit dans Hébreux 2.14,15: “Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire, le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude” (Segond) .

Après avoir achevé l’oeuvre de rédemption, Jésus est ressuscité le troisième jour, et quarante jours plus tard Il est monté au Ciel. Les passages bibliques correspondants, dans le Nouveau Testament, doivent être généralement bien connus. Cet événement de l’histoire du salut a aussi été annoncé déjà dans l’Ancien Testament, par exemple dans le psaume 68.18 où il est dit: “Tu es monté en haut, tu as emmené captive la captivité; tu as reçu des dons dans l’homme…” (Darby). Dans le psaume 47.6 nous pouvons lire ce qui suit: “Dieu monte au milieu des cris de triomphe, l’Eternel s’avance au son de la trompette” (Segond). Ephésiens 4.10 nous donne des informations à ce sujet, disant qui était Celui qui est mort, a été enseveli, qui est descendu au séjour des morts, est ressuscité victorieux et est monté dans le Ciel: “Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses” (Segond) .

Nous voulons terminer ce chapitre par le témoignage de l’apôtre Paul. “Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures; et qu’il est apparu à Céphas, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Après eux tous, il m’est aussi apparu à moi, comme à l’avorton” (1 Cor. 15.3-8 — Segond).

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L’HUMANITE DE JESUS-CHRIST

Nous allons nous occuper maintenant des domaines dans lesquels Christ nous est présenté dans Son humanité aux côtés de Dieu en tant que Fils de Dieu, Fils de l’homme, Fils de David, Agneau de Dieu, Médiateur et Intercesseur, Prophète, etc. Il est écrit de Lui: “… mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix” (Phil. 2.7,8 — Segond). Le Roi des rois naquit dans ce monde, fut enveloppé dans des langes et placé dans une mangeoire (Luc 2.7 —Segond). Nous lisons depuis le verset 21: “Le huitième jour, auquel l’enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu’avait indiqué l’ange avant qu’il fut conçu dans le sein de sa mère”. Matthieu 1.21 disait: “… et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés” (Segond). L’enfant fut consacré au Seigneur “suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur” (Luc 2.23 — Segond).

Le deuxième chapitre de l’évangile de Luc donne aux personnes qui essaient de sonder les mystères de Dieu par leur intelligence un problème de réflexion insoluble. D’une part il s’y trouve écrit: “… il vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur” (verset 11 — Segond), mais d’autre part il est dit que cet enfant, qui est Christ, le Seigneur, devait être consacré au Seigneur à Jérusalem en tant que premier-né. C’est pourquoi nous avons déjà exposé auparavant que “Jahwe”, le Seigneur Dieu dans Son corps spirituel, et “Jahshua”, qui a été révélé dans la chair, est le Seigneur. Ainsi Jahshua fut présenté au Seigneur Dieu. Pour que le Sauveur puisse souffrir et mourir, il était absolument nécessaire qu’Il fût homme à cent pour cent; de même, pour vaincre la mort et le diable, il était absolument nécessaire qu’Il fût Divin à cent pour cent. Dans Son humanité Il mangea et but, Il se fatigua et dormit, Il pria et fut trouvé comme nous en toutes choses. “En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères…” (Héb. 2.17 — Segond). Partout où Son humanité apparaît, nous Le voyons en relation avec nous auprès de Dieu.

Jésus-Christ, le Fils de Dieu, fut engendré de Dieu par le Saint-Esprit. C’est pourquoi Son Sang, Ses pensées, toute Sa Vie, étaient parfaitement saints et sans péché. La mort, le séjour des morts et Satan n’avaient aucun droit sur Lui. Depuis Sa naissance jusqu’à Son ascension, le Messie nous est décrit dans Sa nature humaine dans les quatre Evangiles. Nous lisons dans Luc 3.21,22: “Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit, et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j’ai mis toute mon affection” (Segond).

Il ne s’agit pas ici de relater seulement un événement, mais il s’agit de savoir qu’en tant que fils et filles de Dieu nous expérimentons la même chose. Celui qui est devenu croyant conformément à la Bible se laissera aussi baptiser bibliquement dans l’obéissance à la Parole de Dieu. Lors du baptême de Jésus, le Ciel s’ouvrit sur le Fils de Dieu. De même, tous les fils et filles de Dieu se trouvent sous un Ciel ouvert, et le Saint-Esprit descend sur eux comme au commencement. Chacun doit faire une expérience personnelle, afin de recevoir le témoignage d’être agréé de Dieu. Il est nécessaire d’avoir cette confirmation surnaturelle pour être certain que l’affection de Dieu repose sur nous en tant que fils et filles de Dieu.

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LE SERVITEUR

Christ est désigné dans son abaissement comme étant le serviteur du Seigneur. Il vint pour accomplir la parfaite volonté de Dieu. Nous lisons dans Esaïe 42.1: “Voici mon serviteur, que je soutiendrai, mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon Esprit sur lui; il annoncera la justice aux nations” (Segond). L’Esprit de Dieu vint sur Christ parce que Dieu avait trouvé Son plaisir en Lui. Ensuite Il commença Son ministère. Dans Luc 4, le Seigneur Jésus fit la lecture du passage du prophète Esaïe 61.1,2: “L’Esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance; pour publier une année de grâce de l’Eternel”. Il est dit dans Esaïe 42.6: “Moi, l’Eternel, je t’ai appelé pour le salut, et je te prendrai par la main, je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire sortir de prison le captif, et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres” (Segond). Chacun peut lire l’accomplissement de cette parole dans Matthieu 12.15-21. Ce qu’Il a dit autrefois est valable encore aujourd’hui: “Il ne brisera point le roseau cassé, et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore; il annoncera la justice selon la vérité. Il ne se découragera point et ne se relâchera point, jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre, et que les îles espèrent en sa loi” (Es. 42.3,4 — Segond).

Dans le prophète Esaïe, du chapitre 52.13 au chapitre 53.12 (Segond), le Sauveur est vu par avance, sous sa forme de serviteur, sur le chemin qui le conduit de Gethsémané àGolgotha. “… il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas”(v. 2,3). Les versets suivants (v. 4,5) exposent le coeur de l’oeuvre de salut: “Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris”. Dans le psaume 129.3 nous trouvons aussi une indication prophétique de Ses souffrances: “Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont tracé de longs sillons” (Segond). Nous lisons ce qui suit dans Esaïe 50.6 : “J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe; je n’ai pas dérobé mon visage aux ignominies et aux crachats” (Segond).

Sous sa forme de serviteur, le Messie a été humilié d’une façon incompréhensible pour nous, et Il a été traité comme un criminel. Marc 14.65 nous rapporte ceci: “Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à lui voiler le visage et à le frapper à coups de poing, en lui disant: Devine! Et les serviteurs le reçurent en lui donnant des soufflets” (Segond). On parle au chapitre 15 de Sa flagellation, et comment on Lui mit sur la tête une couronne d’épines, et toutes les moqueries qu’Il dut endurer. Au verset 28 nous est donné cet éclaircissement: “Ainsi fut accompli ce que dit l’Ecriture” (Es. 53.12): “Il a été mis au nombre des malfaiteurs”.

Dans Esaïe 53 nous est aussi donnée l’explication de la raison pour laquelle notre Sauveur a dû passer par toutes ces choses. Nous lisons au verset 11: “A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, et il se chargera de leurs iniquités” (Segond). Nous étions les coupables qui méritions la mort, cependant Il prit notre place. Nous étions ceux qui étaient abandonnés de Dieu. Lorsqu’Il était sur la croix, Jésus s’écria à notre place: “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?”. Dans le psaume 22 David prophétise en disant par l’Esprit ces paroles: “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?” (v. 2). “Tous ceux qui me voient se moquent de moi…” (v. 8). “Car des chiens m’environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent; ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique” (v. 17-19 — Segond).

Considérons donc avec quelle exactitude plus de cent paroles prophétiques de l’Ancien Testament en rapport avec le Messie se sont accomplies. Par Ses souffrances et Sa mort Il nous a délivrés, et Il a enlevé l’inimitié existant entre nous et Dieu. C’est ainsi que nous sommes devenus des hommes nouveaux et des pacificateurs (Eph. 2.13-17).

En tant que serviteur, Jésus refusa d’être appelé “bon maître”. Il dit au chef: “Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul” (Luc 18.18,19 — Segond). Il dit littéralement: “Je ne tire pas ma gloire des hommes… Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire des uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul?” (Jean 5.41,44 — Segond). Il était venu pour accomplir la volonté de Dieu, et c’est pourquoi Il dit: “Celui qui m’a envoyé est avec moi; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable” (Jean 8.29 — Segond). En tant que serviteur Jésus est venu pour servir, c’est pourquoi Il dit: “C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs” (Mat. 20.28 — Segond).

L’Eglise primitive employait à Son égard la désignation de “serviteur”, même dans ses prières. “En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec les peuples d’Israël, pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d’avance” (Actes 4.27,28 — Segond). Sous la direction du Saint-Esprit, les hommes ont toujours dit, prié, écrit et fait ce qui était juste. Bien des choses peuvent sembler être contraires à la raison, cependant il devait être rendu compte de chaque Parole de Dieu. Ceci devrait subjuguer chacun et faire naître en lui le désir d’appartenir à la vraie Eglise biblique, dans laquelle les pensées de Dieu, Ses Paroles et Ses actions puissent se réaliser sur la terre. De même que toutes les paroles des Ecritures relatives au Messie s’accomplirent, de même toutes les promesses faites à l’Eglise doivent s’accomplir en Elle et au travers d’Elle. La prière de l’Eglise primitive se termine ainsi: “Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main, pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla; ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la Parole de Dieu avec assurance” (Actes 4.29-31 — Segond).

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LE PROPHETE

En tant que prophète, Jésus devait accomplir Sa tâche exactement comme dans tout autre domaine. Dans Actes 3.22,23 Pierre se réfère à la parole de Deutéronome 18.18 et dit de Jésus: “Moïse déjà a dit: Le Seigneur votre Dieu, vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi; vous l’écouterez dans tout ce qu’il pourra vous dire; et il arrivera que toute âme qui n’écoutera pas ce prophète sera exterminée d’entre le peuple” (Darby). En tant que Fils de l’homme, Jésus était Le Prophète. Dans ce passage se trouve une sérieuse mise en garde quand il est écrit: “… il arrivera que toute âme qui n’écoutera pas ce prophète sera exterminée d’entre le peuple”. Si nous écoutons et croyons le AINSI DIT LE SEIGNEUR, c’est la Vie pour nous.

Sur la montagne de la transfiguration retentit la Voix puissante qui sortait de la nuée surnaturelle, et disait: “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir; écoutez-le. Ce que les disciples ayant entendu, ils tombèrent le visage contre terre et furent saisis d’une très grande peur” (Mat. 17.5,6 — Darby). Ils virent leur maître glorifié dans Sa gloire originelle. C’est ainsi que Jean vit à nouveau le Seigneur dans l’île de Patmos lorsqu’il fut ravi en Esprit (Apoc. 1.12-17). Quiconque voit Jésus transfiguré entend aujourd’hui la même parole: “Ecoutez-Le!”. Nous voyons ici la pleine harmonie existant entre Deutéronome 18.18 et Actes 3.20,21.

En tant que Dieu-Prophète, Jésus a publié et accompli la Parole et la volonté de Dieu. Il fut demandé à Jean-Baptiste: “Es-tu le prophète? Et il répondit: Non” (Jean 1.21 — Segond). Jean était le plus grand des prophètes. Il avait jeté le pont entre l’Ancien et le Nouveau Testament et avait présenté Christ, l’Agneau de Dieu. Mais il n’était pas Le prophète au sujet duquel Moïse avait prophétisé. Celui-ci était le Messie qui fit ressortir la partie prophétique de l’histoire du salut et accomplit son service prophétique: “Les hommes donc, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: Celui-ci est véritablement le prophète qui vient dans le monde” (Jean 6.14 — Darby).

Il est écrit dans Jean 5.19: “En vérité, en vérité, je vous dis: Le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins qu’il ne voie faire une chose au Père, car quelque chose que celui-ci fasse, cela, le Fils aussi de même le fait”. C’est de cette manière qu’Il a pleinement et entièrement révélé Son humanité. Nous ne voyons pas ici un Dieu sans secours parler à un Dieu plus puissant, mais c’est bien le Fils de l’homme, Jésus-Christ, qui parlait à Dieu. Les prophètes envoyés par le Seigneur étaient des voyants. Par l’inspiration de l’Esprit, la volonté de Dieu leur était révélée; ils voyaient dans des visions divines ce qu’Il voulait leur faire savoir. Le Fils de l’homme était “Le Prophète” et Il voyait et entendait les choses qu’Il devait accomplir. Jésus dit aussi: “Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé” (Jean 5.30 — Segond). La parole de l’Ecriture, dans l’Ancien Testament, au psaume 40.7 se rapporte aussi à Lui: “Alors j’ai dit: Voici, je viens; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir…” (Darby). Cette parole est citée dans Hébreux 10.7-9 (Darby). Au verset 10 de ce même passage suit cette explication: “C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ faite une fois pour toutes”. Adam ne fut pas capable d’accomplir la volonté de Dieu. Toutefois le Fils de Dieu engendré par l’Esprit enleva par Son obéissance la désobéissance du premier Adam. Il accomplit la parfaite volonté de Dieu, prit sur Lui notre malédiction, afin que la bénédiction de Dieu vienne sur nous. Dieu prit sur Lui notre malédiction, afin que la bénédiction de Dieu vienne sur nous. “Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonnés toutes nos fautes” (Col. 2.13 — Darby).

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LAGNEAU DE DIEU

Dans l’Ancien Testament, l’agneau innocent était une victime, image de l’Agneau parfait du sacrifice, qui devait mourir à la place de l’homme qui s’était rendu coupable. En montrant Jésus, Jean-Baptiste s’écria: “Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde!” (Jean 1.29 — Darby). Pierre écrit ceci: “Sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache” (1 Pier. 1.18 — Segond). L’Eglise a été acquise par Son Sang divin (Actes 20.28).

“C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice… en justifiant celui qui a la foi en Jésus” (Rom. 3.25,26 — Segond). Quelle merveilleuse vérité! C’est le coeur même de l’Evangile. Tous les passages bibliques reliés les uns aux autres, et leur accord les uns avec les autres, conduisent à une réponse divine.

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LE SACRIFICATEUR

Le Messie devait aussi être un Sacrificateur. Il est dit en Hébreux 9.11-14: “Mais Christ étant venu, souverain sacrificateur des biens à venir, par le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas fait de main, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création, et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle… combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant!” (Darby). Nous lisons dans Hébreux 5, au verset 7: “Durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, quoi qu’il fût Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes; et ayant été consommé, il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur du salut éternel, étant salué par Dieu souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec” (Darby).

Il nous est relaté ceci dans Genèse 14.18: “Et Melchisédec, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin (or il était sacrificateur du Dieu Très-haut); et il le bénit, et dit: Béni soit Abram de par le Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre! Et béni soit le Dieu Très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains! Et Abram lui donna la dîme de tout” (Darby). Celui qui considère seulement ce passage de l’Ecriture a l’impression qu’un roi régnait à Jérusalem et exerçait en même temps un ministère de prêtre. Dans Hébreux 7 ce sacrificateur et roi nous est décrit de plus près: “Premièrement, étant interprété, roi de justice, et puis aussi roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix” (v. 2 — Darby). Il n’y a qu’un seul qui puisse être appelé roi de justice et roi de paix, c’est le Roi des rois. Du temps d’Abraham Il n’était pas encore venu dans la chair. Au verset 3 Melchisédec nous est présenté ainsi: “Sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni commencement de jours, ni fin de vie, mais assimilé au Fils de Dieu, demeure sacrificateur à perpétuité”. Chaque roi et chaque sacrificateur terrestres ont un père, une mère et une lignée généalogique. Mais Melchisédec n’en avait point. C’est une preuve saisissante de plus que le Seigneur n’était pas encore né comme Fils dans ce monde, lorsqu’en tant que Sacrificateur Il rencontra Abraham en ce temps-là. En tant que Sacrificateur, Il vint à la rencontre d’Abraham avec le pain et le vin, ce qui était un symbole du repas du Seigneur.

Dans l’Ancien Testament, le Souverain sacrificateur ne pouvait entrer dans le lieu très saint qu’une fois l’an, c’est-à-dire au jour des expiations, après que le sang des victimes ait été répandu (Héb. 9.7). En tant que Souverain sacrificateur, Christ est entré une fois pour toutes avec Son propre Sang, lequel ne s’est pas perdu dans le sable de cette terre, car après être monté, Jésus l’a présenté au trône de la grâce. Pour quiconque croit conformément à la Bible, ce Sang a aujourd’hui encore la même action justifiante. C’est bien sûr le Sang de la nouvelle alliance qui, pendant le temps de la grâce, est efficace pour tous ceux qui y croient.

Il est écrit: ”S’il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence; il prolongera ses jours, et le plaisir de l’Eternel prospérera en sa main” (Esa. 53.10 — Darby).

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MEDIATEUR ET INTERCESSEUR

La notion “d’expiation” conduit à un médiateur et à un intercesseur. Job a exprimé très clairement cette pensée par cette parole: “S’il y a pour lui un messager, un interprète, un entre mille, pour montrer à l’homme ce qui, pour lui, est la droiture, il lui fera grâce, et il dira: Délivre-le pour qu’il ne descende pas dans la fosse: J’ai trouvé une propitiation… Il chantera devant les hommes, et dira: J’ai péché et j’ai perverti la droiture, et il ne me l’a pas rendu; Il a délivré mon âme pour qu’elle n’allât pas dans la fosse, et ma vie verra la lumière” (Job 33.23,24,27,28 — Darby). Il est question ici d’un intercesseur, d’expiation et de délivrance. Job rend témoignage au chapitre 19, verset 25: “Et moi, je sais que mon rédempteur est vivant”.

Dans ces différentes positions nous voyons le Fils de l’homme au côté de Dieu. Il est écrit dans 1 Timothée 2.5: “Car Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, l’homme Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous” (Darby). Dans Hébreux 12.24 il est dit que nous sommes venus “… à Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance; et au sang d’aspersion qui parle mieux qu’Abel” (Darby). Dans l’Ancien Testament, la notion de “médiateur” nous est rendue claire au travers du prophète Moïse. A ce sujet il nous est dit ce qui suit dans Actes 7.38: “C’est lui qui fut dans l’assemblée au désert, avec l’ange qui lui parlait sur la montagne du Sinaï; et avec nos pères; qui reçut des oracles vivants pour nous les donner” (Darby).

Le médiateur devait être également un intercesseur. Jean exhorte ceux qui étaient devenus croyants par ces paroles: “Mes enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez pas; et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le juste; et lui est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour le monde entier” (1 Jean 2.1,2 — Darby). En tant qu’intercesseur, Il se trouve à la droite de Dieu car il est écrit dans le psaume 110.1: “L’Eternel (Jahwe) a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds” (Darby).

Ce n’est pas seulement pendant Sa vie sur la terre, mais encore maintenant que Jésus-Christ nous est montré au côté de Dieu. Lorsqu’Etienne vit le ciel ouvert, il rendit le témoignage suivant: “Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu” (Act. 7.56 — Darby). Nulle part dans les Saintes Ecritures quelqu’un n’a vu un autre Dieu à côté de Dieu. Le Seigneur Jésus avait dit Lui-même devant le sanhédrin: “Dorénavant vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la puissance, et venant sur les nuées du ciel” (Mat 26.64 — Darby). Chaque fois que nous voyons notre bien-aimé Seigneur dans la perception ou l’exercice d’une tâche en rapport avec notre salut, Il nous est montré auprès de Dieu. L’apôtre exhorte les croyants en disant: “Fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu” (Héb. 12.2 — Darby).

Le Même qu’Etienne vit dans le ciel à la droite de Dieu en tant que Fils de l’homme, Jean Le vit dans l’Eglise, marchant au milieu des sept chandeliers d’or (Apoc. 1.12-20). A Saul Il apparut sur le chemin de Damas dans une lumière éclatante. Nous pouvons lire ce qui suit dans Actes 9.3-6: “Et tout à coup une lumière brilla du ciel comme un éclair autour de lui. Et étant tombé par terre, il entendit une voix qui lui disait: Saul! Saul! pourquoi me persécutes-tu? Et il dit: Qui es-tu, Seigneur? Et il dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Mais lève-toi, et entre dans la ville; et il te sera dit ce que tu dois faire” (Darby). Le Seigneur peut se révéler comme Il veut, où Il veut et à qui Il veut. Nous pouvons Le voir en même temps dans une grande diversité, et cependant Il demeure le Même. Dans Jean 3.13 Jésus dit: “Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel” (Segond). Lorsque Jésus dit cela, Ses deux pieds étaient bien sur terre et Il parlait à Nicodème. Il devient toujours plus clair que nous nous trouvons sur le terrain de la révélation divine.

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DES FILS DE DIEU

La relation de Dieu avec les hommes par le Fils de l’homme nous est montrée dans Hébreux 2.6-9: “Qu’est-ce que l’homme que tu te souviennes de lui, ou le fils de l’homme que tu le visites? Tu l’as fait un peu moindre que les anges; tu l’as couronné de gloire et d’honneur, et tu l’as établi sur les oeuvres de tes mains; tu as assujetti toutes choses sous ses pieds; car en lui assujettissant toutes choses, il n’a rien laissé qui ne lui soit assujetti; mais maintenant nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient assujetties; mais nous voyons Jésus, qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la passion de la mort, couronné de gloire et d’honneur, en sorte que, par la grâce de Dieu, il goûtât à la mort pour tout” (Darby). Tout cela est arrivé à cause de nous. Dans Hébreux 2.10,11 il est dit ceci: “Car il convenait pour lui, à cause de qui sont toutes choses et par qui sont toutes choses, que, amenant plusieurs fils à la gloire, il consommât le chef de leur salut par des souffrances. Car, et celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifies sont tous d’un; c’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères” (Darby).

Ce qui dans l’Ancien Testament se trouve écrit en tant que promesses s’accomplit littéralement dans le Nouveau Testament. Après Sa résurrection le Seigneur, s’adressant aux femmes qui étaient venues au tombeau, leur dit: “N’ayez point de peur; allez annoncer à mes frères qu’ils aillent en Galilée, et là ils me verront” (Mat. 28.10 — Darby). La pensée que Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés ont le même Père se trouve aussi confirmée dans Jean 20.17: “Jésus lui dit: Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père; mais va vers mes frères, et dis-leur: Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu” (Darby). Lors de l’achèvement sera révélé que nous avons été transformés à l’image du Fils de Dieu. Jean écrit: “Nous savons que quand Il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est” (1 Jean 3.2 — Darby). Aussi certainement que c’est écrit, tout aussi certainement cela s’accomplira. Son conseil éternel envers ceux qui Le croient s’approche de sa réalisation définitive.

Nous trouvons ceci dans le psaume 22.22: “J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de la congrégation” (Darby). Le Nom n’est pas annoncé à tous, mais comme c’est écrit Il le fait connaître à Ses frères, c’est-à-dire à ceux qui peuvent appeler en vérité Dieu leur Père céleste. Dans le Fils Dieu nous a tout donné. “Car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement; et vous êtes accomplis en lui, qui est le chef de toute principauté et autorité” (Col. 2.9,10 — Darby). Nous voyons qu’en devenant un être humain notre Seigneur devait discerner les différentes tâches qui Lui étaient attribuées. En ce temps-là Jésus disait: “Sondez les écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi” (Jean 5.39 — Darby). En sondant les Ecritures nous devons accorder une pleine foi à leur témoignage. Jésus disait: “Et c’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ” (Jean 17.3 — Darby). Il disait aussi: “Car c’est ici la volonté de mon Père: que quiconque discerne le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle” (Jean 6.40 — Darby). Dans le verset suivant est exprimée l’importance de la foi en la révélation de Dieu dans le Fils: “Qui croit au Fils a la vie éternelle; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui” (Jean 3.36 — Darby). Malgré la diversité dans laquelle notre Seigneur s’est fait connaître, nous regardons au-delà de l’enveloppe humaine et nous confessons avec Thomas: “Mon Seigneur et mon Dieu!” (Jean 20.28 — Darby). Selon le témoignage de l’apôtre Paul, seuls ceux qui ont véritablement le Saint-Esprit peuvent témoigner que Jésus-Christ est le Seigneur (1 Cor. 12.3).

En tant que Bon Berger, Jésus a donné Sa Vie pour nous afin de faire de nous les brebis de Son pâturage et le troupeau que Sa main conduit. Il est Roi et Sacrificateur, et Il a fait de nous des rois et des sacrificateurs (Apoc. 1.6). Il est le Rocher, la précieuse Pierre angulaire sur laquelle nous, en tant que pierres vivantes, pouvons être édifiés pour former une maison spirituelle (1 Pier. 2.4-10). En tant que Fils, Jésus a fait de nous des fils et des filles de Dieu (Eph. 1.5). Et ainsi de suite. Celui qui voit le Seigneur dans Son humanité auprès de Dieu doit se souvenir que tout cela est arrivé afin que les projets éternels de Dieu envers l’humanité puissent s’accomplir. En tant que Fils de Dieu Jésus est Sauveur, en tant que Fils de l’homme Jésus est prophète, en tant que Fils de David Jésus est Roi. Il s’assiéra sur le trône, et nous régnerons mille ans avec Lui (Apoc. 3.20,21). Il a donné cette grande promesse aux Siens (Apoc. 3.20,21). Après cela le temps débouche dans l’éternité, et Dieu sera tout en tous.

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CELUI QUI EST DIGNE D’HONNEUR

Dans Daniel 7.9,10 un événement remarquable nous est relaté: “Je vis jusqu’à ce que les trônes furent placés, et que l’Ancien des jours s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine pure; son trône était des flammes de feu; les roues du trône, un feu brûlant”. Certainement que Dieu n’est ni un vieillard ni un grand-père. Il est Père et demeure le même de tout temps, un Dieu qui ne change pas. Avec Lui, il ne peut être question d’âge. Dans cette vision, Daniel Le vit comme Juge, comme la plus haute autorité, dans toute Sa majesté et Sa dignité. Daniel rend ce témoignage au verset 13: “Je voyais dans les visions de la nuit, et voici, quelqu’un comme un fils d’homme vint avec les nuées des cieux, et il avança jusqu’à l’Ancien des jours, et on le fit approcher de lui”.

Cela nous surprendra de retrouver dans le Nouveau Testament la description du vénérable Vieillard dans celle du Fils de l’homme. Voici ce que vit Jean dans Apocalypse 1.13: “… et au milieu des sept lampes quelqu’un de semblable au Fils de l’homme, vêtu d’une robe qui allait jusqu’aux pieds, et ceint, à la poitrine, d’une ceinture d’or. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; et ses yeux, comme une flamme de feu…” (Darby). Le prophète Daniel nous présente Dieu avec une tête aux cheveux blancs. Dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ, le Fils de l’homme, nous est décrit de la même manière avec une tête aux cheveux blancs. Cela confirme une fois encore que la révélation du Fils débouche de nouveau en Dieu (1 Cor. 15.28). “Voici, il vient avec les nuées, et tout oeil le verra, et ceux qui l’ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui, amen! Moi, je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, et qui était, et qui vient, le Tout-puissant” (Apoc. 1.7,8 — Darby).

Dans Apocalypse 20.11, le jugement final nous est décrit. Jean rend ce témoignage: “Et je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus, de devant la face duquel la terre s’enfuit et le ciel; et il ne fut pas trouvé de lieu pour eux”.

Jusque dans ce dernier chapitre de la Bible nous rencontrons encore des notions de temps qui ne se rapportent pas à l’éternité. Ainsi par exemple, dans Apocalypse 22, il est question de l’Arbre de la Vie portant ses fruits chaque mois. Ceci se passera pendant le Millénium (Ezé. 47.12). Il est aussi question dans ce chapitre du trône de Dieu et de l’Agneau, cependant il en est parlé au singulier, et non pas au pluriel: “… et ses esclaves le serviront, et ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts” (Apoc. 22.3,4 — Darby). A la fin l’Unique parle de nouveau, Celui qui avait parlé au commencement: “Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon que sera son oeuvre. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin” (v. 12 et 13).

A cause du patrimoine de la foi qui a été enseignée une fois aux saints, nous voulons tenir fermement à la Parole de Dieu. Ce qui ne s’est pas encore accompli s’accomplira certainement au temps voulu (Hab. 2.2,3). Lors de l’achèvement il sera révélé que Dieu a réalisé Ses grands desseins et a exécuté Son conseil éternel. Aussitôt que le temps débouche dans l’éternité, il n’y a plus besoin de Fils de l’homme, ni de médiateur ou d’intercesseur, etc. Le Seigneur Dieu demeurera haut élevé et nous avec Lui. Ce qui décrit de façon la plus juste la condition définitive est la Parole que nous trouvons dans Apocalypse 21.3-7: “Voici, l’habitation de Dieu est avec les hommes, et il habitera avec eux; et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux; et la mort ne sera plus; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées. Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il me dit: Ecris, car ces paroles sont certaines et véritables. Et il me dit: C’est fait. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai, moi, gratuitement, de la fontaine de l’eau de la vie. Celui qui vaincra héritera de ces choses, et je lui serai Dieu, et lui me sera fils” (Darby). Amen! Amen!