LES OINTS DU TEMPS DE LA FIN

(The Annointed Onest At The End Time)

 

25 juillet 1965, matin
Branham Tabernacle
Jeffersonville — Indiana, U.S.A.

 



Bonjour à vous tous qui formez cet auditoire. Mais, tout d’abord, adressons-nous à notre Seigneur.

«Grand Dieu, Créateur des cieux et de la terre, Tu as pourvu à ce que nous ayons ces instants bénis pour T'adorer. Puissions-nous en nos coeurs, Seigneur, nous soumettre complètement à Ta volonté divine, afin que Ton Esprit agisse en nous et nous donne de saisir ce que Tu as décidé de nous faire connaître. Nous désirons devenir de meilleurs chrétiens et de meilleurs représentants de Toi-même. Nous nous attendons à Toi, afin que Tu nous l'accordes ce matin, dans le Nom de Jésus-Christ. Amen».

Nous sommes très heureux d’être à nouveau assemblés ici ce matin, au service du Grand Roi. Une fois de plus, nous devons malheureusement constater qu’il n’y a pas assez de place pour tout le monde mais, malgré ces circonstances, nous allons faire de notre mieux.

Ce matin, nous saluons aussi spécialement ceux qui sont en liaison téléphonique avec nous et nous écoutent dans les villes de New York, Beaumont (Texas), Prescott (Arizona), Tucson (Arizona), San José (Californie), Connecticut, Gainsville (Georgie) et New Albany (Indiana). Vous tous, d'un bout à l'autre de ce pays, nous vous saluons au Nom du Seigneur Jésus. L'Eglise, ici à Jeffersonville, est remplie au maximum et chacun est plein d'attente pour la réunion de ce dimanche. Je suis sûr que les plus riches bénédictions de Dieu reposent sur vous. Nous espérons trouver aussitôt que possible un moyen par lequel nous pourrons tous nous réunir. Peut-être qu'une grande tente fera l'affaire, car je me sens pressé de vous prêcher sur les sept coupes de la colère de Dieu, dans l'Apocalypse.

Nous avons une grande leçon à apprendre ce matin et j’ai recherché la face du Seigneur pour connaître ce que j’avais à vous dire, sachant que c’est peut-être le dernier service divin que nous pourrions avoir ensemble. La venue du Seigneur est proche.

J’ai lu dans les journaux, après la prédiction faite en Californie, que là-bas certains terrains dans lesquels se trouvent des maisons de 100’000 dollars, s’affaissent à la vitesse de 30 pouces (75 cm.) à l’heure. Les balcons se lézardent puis s’effondrent, mais les gens ne savent pas d’où cela provient. Nous arrivons à la fin des temps. Je me suis procuré les journaux avec leurs grands titres et leurs illustrations et je pense les apporter avec moi ce soir, car il y a encore un point sur lequel je désire vous parler à cet égard.

Après avoir réfléchi, dans un esprit de prière, à ce que j’avais à faire (sachant qu’un jour je devrai rendre compte de tout ce que j’aurai dit), je me suis senti poussé par l’Esprit à vous parler ce matin sur le sujet de la prophétie. Si nous ne sommes pas informés… ou plutôt, si quelque chose d’inattendu se produisait, nous devrions en être informés. Le Saint-Esprit nous a donné la prophétie pour nous avertir de ce qui peut survenir. Vous le savez, la Bible dit: “Dieu ne fait rien sans en avertir d’abord Ses serviteurs les prophètes”. Souvenez-vous aussi comment Jésus mettait le peuple en garde au sujet de ce qui devait arriver. Il nous sera profitable, pendant cette heure importante, de reconnaître dans quel temps nous vivons et ce qui va s’y passer. Il m’a été mis sur le coeur de vous parler, ce matin, sur le texte de Matthieu 24.15-28:

“C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, — que celui qui lit fasse attention! — alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes; que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison; et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là! Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat. Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. Si quelqu’un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus. Voici, je vous l’ai annoncé d’avance. Si donc on vous dit: Voici, il est dans le désert, n’y allez pas; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas. Car, comme l’éclair part de l’orient et se montre jusqu’en occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme. En quelque lieu que soit le cadavre, là s’assembleront les aigles”.

Je désire encore souligner tout particulièrement le verset 24:

“Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus”.

Ce verset nous donnera le thème de ce matin: Les oints du temps de la fin.

Je crois que nous vivons au temps de la fin. Je pense qu’un grand nombre de lecteurs de la Bible et de croyants savent qu’ainsi il sera inutile de faire une chronique historique des événements devant survenir prochainement dans le monde, pour la bonne raison qu’il ne restera plus personne pour la lire. Mais le moment exact et le temps qu’il nous reste jusque-là, je ne les connais pas. D’ailleurs même les anges dans le ciel ne connaissent ni l’heure, ni la minute. Cependant, le Seigneur Jésus nous a dit que lorsque ces choses (qui se déroulent maintenant sous nos yeux) commenceront à s’accomplir, nous devrons lever nos têtes, car notre “rédemption approche” (Darby). Ce que signifie exactement l’expression «approche» je ne le sais pas. A moins qu’il s’agisse peut-être de cette très grande faille dans l’écorce terrestre, de plusieurs milliers de kilomètres de longueur, dont certain savant nous parlait il y a quelques jours en affirmant qu’une grande portion du littoral s’engloutirait dans la mer. A la question posée: quand cela pourrait-il se produire? Il répondit que cela pourrait commencer à Los Angeles, aussi bien… dans cinq minutes que dans cinq ans.

Beaucoup d’entre vous ont pu voir à leur poste de télévision que cette faille a été observée au radar. Elle commençait dans les parages de San José et suivait toute la côte en remontant, se poursuivait à travers l’Alaska et tout au travers des îles Aléoutiennes et continuait encore pendant 300 km. au fond de la mer, puis revenait en arrière près San Diego pour se terminer en une large boucle autour de Los Angeles. Tous les séismes que nous avons éprouvés ces derniers temps proviennent de l’action volcanique échauffant cette sorte d’immense plongeur creux. D’ailleurs, ils désignent cela par un terme particulier. Quoi qu’il soit, ces actions souterraines sont la cause des tremblements de terre que nous avons ressentis depuis bien des années sur la côte ouest. Ainsi tout le territoire mentionné se trouve ceinturé par cette faille.

Le reporter dit au savant: «Il semble alors que tout ce territoire pourrait s’effondrer». Le savant répondit: «Non pas pourrait, mais il s’effondrera effectivement». Il demanda encore: «Mais, peut-être pas dans notre génération?». Le savant répondit: «Cela pourrait se produire dans les cinq prochaines minutes ou dans cinq ans. Nous ne pouvons pas le déterminer exactement».

Cette semaine, nous avons pu voir de grands titres dans les journaux nous annonçant que de grandes maisons d’une valeur de 100’000 dollars, commençaient à se lézarder, puis à se fissurer, au point que les gens devaient déménager. Il est impossible d’empêcher cela et d’ailleurs personne ne saurait quel moyen employer. Voyez-vous, Dieu est libre de faire ce qu’Il veut, Il n’a pas besoin d’être conseillé sur ce qu’Il va faire. Vous pouvez construire des maisons, en faire de belles réalisations scientifiques, mais Dieu est le Grand Créateur de toute science. Comment prétendriez-vous L’arrêter dans Son action? Ainsi, ce matin même, Il pourrait, s’Il le voulait, détruire toute la population du monde entier par des mouches. Sachez qu’Il pourrait appeler des mouches à l’existence qui en une demi-heure, couvriraient déjà une surface d’une cinquantaine de kilomètres de côté et en dévoreraient tous les habitants. Il est Dieu. Il fait exactement ce qu’Il veut, Il est Lui-même souverain en tout.

Considérant l’accumulation de ce grand nombre de preuves évidentes à l’heure actuelle, je crois qu’il sera bon pour nous de récapituler et de souligner certains faits. Depuis que les Sept Sceaux nous ont été ouverts avec leur signification, nous avons pu expérimenter de grandes vérité à cet égard. Dieu, dans Sa grâce, nous prouva Sa fidélité en nous montrant ces choses.

Je désire maintenant vous rendre attentifs à un point: dans Matthieu 24.24, Jésus emploie le terme “christs” (sans majuscule dans version Darby) au pluriel et non “Christ” au singulier. Le mot “Christ” signifie “L’Oint”. Or, s’il est question d’oints, il n’y aura pas seulement un oint, mais beaucoup d’oints. En d’autres termes, afin que nous comprenions mieux, Il aurait pu dire: “Dans les derniers jours, de faux oints se présenteront”. Cela nous semble presque impossible, mais notons que le terme qui suit immédiatement dans le texte est “faux prophètes” (mis à nouveau au pluriel). Un oint désigne quelqu’un chargé d’un message. Un message de Dieu doit être apporté par quelqu’un ayant reçu l’onction: ce quelqu’un devrait donc être un prophète. Ainsi, il se lèvera de faux oints faisant office de docteurs (un prophète donne l’enseignement de son message). Nous avons donc affaire à des hommes ayant l’onction, mais donnant de faux enseignements… “christs” (pluriel), “prophètes” (pluriel). Christ (au singulier) demeure semblable à Lui-même, tandis que ces autres christs seraient des hommes oints avec la prophétie de ce qu’ils enseignent. Mais ce sera autre chose que l’enseignement de l’Oint (Christ). Bien qu’ils soient oints, ils sont de faux christs.

Pendant cette réunion de dimanche, nous désirons apporter ceci dans la véritable lumière donnée par l’Ecriture et ne pas nous contenter de reprendre ce que n’importe qui aurait déjà dit à ce sujet. Peut-être êtes-vous amenés à vous écrier: «Comment cela peut-il se faire?». Quels sont les oints ici mentionnés? Ils sont de faux prophètes: oints, et pourtant faux prophètes. Jésus dit dans Matthieu 5.45: “La pluie tombe sur les justes et sur les injustes”.

Quelqu’un me dira peut-être: «Croyez-vous que l’onction venue sur ces hommes soit l’onction du Saint-Esprit?». Parfaitement, c’est le véritable Saint-Esprit de Dieu qui repose sur eux, et pourtant ils sont faux! Regardons maintenant le texte et voyons ce qu’Il nous dit: “Ils produiront des signes et des miracles, au point de séduire même les élus s’il était possible”. Ils sont pourtant oints de l’authentique Saint-Esprit de Dieu. Je me rends parfaitement compte que cela résonne comme une pure folie à vos oreilles; c’est pourquoi nous allons prendre tout le temps nécessaire pour l’expliquer par la Parole, qui est l’absolue Vérité, littéralement le “Ainsi dit le Seigneur”.

Relevons dans nos Bibles ce passage de Matthieu 5.44-45:

“Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injuste”.

Ainsi, vous venez de lire ce que la Bible nous dit là-dessus. Je prendrai le temps qu’il faut pour bien faire comprendre ce fait fondamental qui est en même temps une déclaration étrange, je le sais bien. Vous pouvez en effet me poser cette question étonnante: «Comment le Saint-Esprit peut-il oindre un faux docteur?». Mais pourtant, Jésus l’a dit, c’est bien cela qui va se passer, car: “la pluie tombe à la fois sur les bons et les méchants”.

“C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux oeuvres mortes, de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel. C’est ce que nous ferons, si Dieu le permet”.

“Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, — et qui sont tombés, — soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie. Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu; mais, si elle produit des épine et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu” (Héb. 6.1-8).

Paul écrivait aux Hébreux et leur montrait les ombres et les type de l’Ancien Testament, annonçant à l’avance les choses à venir pour amener du Judaïsme à la foi chrétienne. Les choses anciennes étaient comme l’ombre projetée des choses à venir.

Je désire maintenant attirer votre attention sur ce point particulier: Remarquez qu’au premier verset, il est écrit: “C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ… (au singulier). Avez-vous également noté qu’au verset 4 il est question “du don” et non “des dons” (“… ceux qui ont goûté le don céleste…”). Dans ce passage, “Christ” et “don” sont écrits au singulier. Comparez maintenant avec Matthieu 5.45 où Jésus dit que Dieu envoie le soleil et la pluie sur la terre, afin qu’elle leur produise des récoltes fécondes. Comme la mauvaise herbe se trouve dans le même champ que le bon grain, l’un et l’autre ont part à la même bénédiction de Dieu. La même pluie qui fait croître le froment produit aussi la croissance de l’ivraie.

Le Seigneur me donna une leçon à ce sujet la première fois que j’eus affaire à des gens de la Pentecôte. Jamais auparavant je n’avais entendu parler en langues. Là, cependant, j’eus affaire tout particulièrement à deux hommes: l’un parlait en langues, l’autre interprétait et vice-versa. Ce qu’ils disaient était selon la vérité et, entre autre ceci: «Il y a ici beaucoup de personnes qui devraient se repentir ce soir». Aussitôt des hommes et des femmes s’avancèrent au premier rang. Je trouvais cela magnifique!

Peu après, j’eus l’occasion de parler avec chacun de ces deux hommes et alors, par un don de discernement du Saint-Esprit, j’eus à constater que l’un des deux était un chrétien véritable, un réel serviteur de Christ, mais que l’autre était un hypocrite: il vivait avec une femme aux cheveux noirs, tandis qu’il avait en outre une liaison avec une femme blonde dont il avait même eu plusieurs enfants. Je vis cela nettement en vision, devant moi, d’une manière indéniable. Lorsque je m’adressai à lui, sur ce sujet, il me regarda, puis s’en alla et s’éloigna aux alentours du bâtiment.

Je fus alors passablement déconcerté. J’avais cru tout d’abord me trouver dans un rassemblement d’anges, mais ensuite je me demandai si je n’avais pas eu affaire à des démons. Comment cela était-il possible? Cela dépassait mon entendement et, pendant des années, je ne revins jamais sur ce thème jusqu’au jour où, me tenant auprès d’un vieux moulin, près duquel j’étais venu pour prier, le Saint-Esprit me remit en mémoire cette portion de l’Ecriture dans Hébreux 6.7-8: “Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu; mais si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu”.

Je compris alors que chacun de ces deux hommes avait eut part à la même source dispensatrice de vie, provenant de Dieu. Je compris aussi la parole de Jésus: “C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez” (Mat. 7.20).

Ainsi la pluie qui, dans la nature, tombe sur la végétation pour l’abreuver, est une image de la pluie spirituelle appelée pluie de la première et de l’arrière-saison; elle est versée par l’Esprit de Dieu sur Son Eglise. Remarquons maintenant cette chose étrange: les deux semences furent mises en terre (peu importe d’ailleurs de quelle manière cela se passa); or, si l’on eut affaire à des chardons, c’est qu’ils étaient chardons dès le début. De même, lorsque le bon grain se manifesta, c’est parce qu’au commencement déjà il était le bon grain. La mauvaise herbe aussi l’était dans sa semence, chaque semence se reproduisant elle-même selon sa nature, qu’elle avait au commencement.

“Ils séduiront même les élus s’il était possible”, car ils reçoivent la même pluie, ont part à la même bénédiction, produisent les mêmes signes et les mêmes miracles.

Evidemment, un buisson d’épines n’y peut rien de n’être qu’un épineux, pas plus d’ailleurs que le froment d’être du bon grain. Tout cela, le Créateur l’a déterminé dès le commencement. Le soleil se lève le matin et luit sur la face de toute la terre. Le soleil qui se lève à l’orient est le même soleil qui se couche à l’occident. Il est chargé, en outre, de faire mûrir le grain de la terre, de laquelle aussi nos corps furent tirés.

Nous vivons tous en nous alimentant de substances mortes et c’est pour nous la seule possibilité de demeurer en vie. Ainsi, chaque jour, quelque chose doit mourir, afin que notre vie naturelle se poursuive. Si notre corps dépend de substances qui viennent de mourir, de même aussi, spirituellement, quelque chose ne devait-il pas mourir afin de nous communiquer la vie spirituelle? Dieu s’est pour ainsi dire matérialisé, Il se fit chair et mourut, afin que nous puissions vivre. Aucune église, ni aucune autre chose dans le monde, ne peut vous sauver. Dieu seul le peut. Il est le seul par qui vous puissiez vivre. Selon les Ecritures, Jésus est la Parole.

“Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu” (Jean 1.1);

“Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père” (Jean 1.14);

“L’homme ne vivra pas de pain seulement (c’est-à-dire physiquement seulement), mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu” (Mat. 4.4).

Ainsi, vous voyez que nous vivons par la Parole, c’est-à-dire par Dieu. Le soleil luit sur la terre et amène le grain à maturité, mais celle-ci ne se produit pas d’un coup. Le grain doit germer, l’herbe croître jusqu’à la parfaite formation de l’épi. Ainsi en est-il de l’Eglise. Elle fut semence à son stade initial et pendant la sombre période du Moyen Age, elle était comme enfouie dans la terre; actuellement, elle est près de la maturité.

Nous pouvons comprendre cela clairement, car Dieu nous en donne l’image dans la nature.

Il n’est pas bon de troubler l’ordre de la nature. C’est pourtant un des maux dont nous souffrons aujourd’hui. Des essais atomiques ont été faits un peu partout, en particulier au milieu du Pacifique, troublant la nature en la blessant. Lorsque les hommes déboisent inconsidérément les forêts, l’ouragan vient et emporte tout avec lui. Si vous arrêtez le cours d’une rivière par un barrage, elle débordera par-dessus ses rives. Nous avons à chercher la voie de Dieu dans ce que nous désirons entreprendre et à nous y tenir.

Nous avons absolument voulu donner des noms et des étiquettes à des églises, à des organisations, et nous pouvons en constater maintenant les résultats! Restez dans le chemin que Dieu a prévu.

Revenons maintenant à notre sujet. Jésus nous dit, dans Matthieu 24, que cela serait un signe pour les temps de la fin. Si ce signe ne doit être connu que dans les temps de la fin, alors il doit l’être après l’ouverture des Sceaux, afin que les élus ne soient pas dans la confusion à cet égard. Il devait être révélé et clairement établi que le bon grain et l’ivraie vivraient tous deux de la même onction venue du ciel et que tous deux s’en réjouiraient.

Reportons-nous à ce certain jour où j’eus cette vision près du vieux moulin: je vis devant mes yeux comme un vaste terrain labouré ayant l’air d’avoir été fraîchement hersé. Comme je regardais, je vis d’abord apparaître un semeur. Je désire vous rendre spécialement attentifs à ce qui se passa d’abord, puis à ce qui suivit. Cet homme, qui vint en premier, était vêtu de blanc, et sema sa semence sur toute la surface du terrain. Derrière lui survint un homme en habits sombres. Il allait comme à pas de loup, suivant furtivement le premier, tout en semant de l’ivraie. Après cela, je vis les deux semences commencer à croître de plus en plus. Dans la même récolte, l’une des semences était du bon grain, l’autre de l’ivraie. Puis vint une grande sécheresse. Les deux sortes de plantes courbèrent leur tête de plus en plus bas, en soupirant après la pluie. Alors un grand nuage couvrit tout le champ et la pluie tomba. Le blé redressa sa tige et la tête haut levée s’écria: «Gloire à Dieu! Gloire à Dieu!». L’ivraie aussi releva sa tête et cria: «Gloire à Dieu! Gloire à Dieu!». Même situation: toutes deux se desséchaient et périssaient. Ainsi, dans un même champ, un même jardin, un même endroit, dans de mêmes circonstances, le bon grain poussa tout comme l’ivraie. La même eau redonna force de vie au blé et à la mauvaise herbe. Le même Saint-Esprit qui oint l’Eglise, qui produit en elle le désir d’amener les âmes au salut, qui lui donne la puissance d’accomplir des miracles, ce même Esprit est aussi répandu sur les injustes comme il le fut sur les justes. C’est le même Esprit.

Il n’y a aucun autre moyen de se représenter cela si l’on veut bien comprendre Matthieu 24.24. Jésus dit qu’il y aurait de faux christs [avec minuscule dans version Darby — N.d.T.], donc de faux oints. Ils seront oints effectivement du Saint-Esprit et malgré cela seront de faux prophètes et de faux docteurs.

Quel mobile pousserait un homme à être un faux docteur? On doit trouver là quelque chose touchant à la vérité. Quand nous aborderons le thème de la marque de la bête, vous verrez alors qu’il s’agit des dénominations. Ce sont des christs (oints), mais de faux docteurs. C’est la seule manière dont nous puissions exprimer cela.

Il y a quelque temps, je parlais à l’un de mes amis propriétaire d’une plantation de citronniers dans l’Arizona. Il me fit voir un oranger qui portait des pamplemousses, des citrons, des mandarines, des clémentines et d’autres variétés d’agrumes, tous ensemble sur le même arbre. «Quelle sorte d’arbre est-ce donc?» lui demandai-je.

— «L’arbre lui-même est un oranger», répondit-il.

— «Comment se fait-il qu’il porte des pamplemousses et des citrons?».

— «Ils lui ont été greffés».

— «Ah! très bien, je comprends». Puis, repris-je, «l’année prochaine, quand cet arbre produira une nouvelle récolte, je pense qu’il ne portera que des oranges?».

— «Pas du tout», me dit-il, «chaque branche greffée produira son propre fruit».

— «Ainsi», continuai-je, «tu prétends que chaque branche de citronnier sera porteuse de citrons venant en définitive de ce tronc d’oranger?».

— «Parfaitement, car cela ne dépend que de la nature des branches greffées sur lui».

— «Gloire à Dieu!».

— «Qu’entends-tu par là?» fit-il, surpris.

— «Encore une seule question: cet oranger pourrait-il encore porter des oranges?».

— «Seulement si une autre branche de la même nature pousse du tronc de l’arbre et non l’une de celles qui y ont été greffées. Celles-là ne portent que des citrons, car elles ont été sorties du citronnier et continuent à vivre de la vie du citronnier, bien que tirant présentement leur sève de l’oranger».

— «Maintenant nous y voilà!» lui dis-je. «Les Méthodistes continueront à produire des Méthodistes, les Baptistes des Baptistes et les catholiques des catholiques, mais l’église du Dieu vivant produira Christ, à partir de la racine — et chaque fois par la Parole seulement — lorsque le Seigneur fait surgir un sarment du tronc du cep».

Les pamplemousses, citrons, clémentines, mandarines, tous ces agrumes peuvent effectivement vivre sur un seul arbre, mais ils rendent de lui un mauvais témoignage, bien qu’ils vivent tous de la vie de l’arbre. Vous voyez qu’ils vivent et participent de la vie même de cet arbre.

Nous voici maintenant au coeur de Matthieu 24.24. Ils vivent de la vraie vie, mais eux n’étaient pas vrais dès le commencement déjà. Ils rendent de l’arbre un faux témoignage. Nous voici devant un oranger et en définitive c’est un citronnier. Ils disent: «Cette communauté, cette dénomination, rend témoignage de Christ» et ils ont un faux baptême et un faux témoignage de la Parole, essayant de nous faire croire que la puissance de Dieu n’était réservée qu’aux disciples du temps de Jésus alors que Lui-même dit: “Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création” (Marc 16.15). Toute branche, qui, sous cette impulsion sortira du tronc, produira le fruit de l’arbre, et les signes accompagneront les branches originales. Pendant combien de temps? Aussi longtemps qu’il y aura un arbre faisant surgir des branches — jusqu’à la fin du monde. Dans Marc 16.15-18, nous lisons:

“Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris”.

Voyez-vous maintenant ce que Jésus a dit? Souvenez-vous que cela se rapporte au temps de la fin et pas à celui de Wesley; ainsi c’est en notre temps que nous devons en attendre l’accomplissement. Prenez garde à l’Ecriture: elle doit rendre témoignage. Jésus dit: “Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi(Jean 5.39). En d’autres termes, si cet arbre fait surgir d’autres branches. Jésus dit ailleurs: “Je suis le cep, vous êtes les sarments” (Jean 15.5).

“En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes…” (Jean 14.12), c’est-à-dire: «celui qui était au commencement déjà dans Ma racine». Pour cette raison, Jésus était à la fois: la racine et le rejeton de David. Il était avant David, en David et après David. Il est l’Etoile du Matin, la Rose de Saron, le Lys de la Vallée, l’Alpha et l’Oméga, Père, Fils et Saint-Esprit.

“Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité” (Col. 2.9). Jésus voulait en réalité dire ceci: “Celui qui est de cette vie élue et prédestinée, celui qui est en Moi (et Il est la Parole) depuis le commencement, celui-là, lorsqu’il surgit, portera mon fruit”. D’autres pourtant viendront se nourrir de la même vie et se nommeront aussi chrétiens et croyants.

Dans Matthieu 7.21, il est dit: “Ceux qui me disent: Seigneur! Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux”.

Pendant des années, vous m’avez entendu prêcher sur le vrai cep et le faux cep qui ont poussé ensemble. Nous l’avons vu avec évidence dans les personnes de Caïn et d’Abel. Ces deux se retrouvèrent devant un autel. Chacun des deux était religieux, oint, désirant la vie, et tous deux adoraient le même Dieu. Pourtant l’un fut rejeté et l’autre reçut un accueil favorable. Abel fut en faveur auprès de Dieu parce qu’il agit différemment de son frère, et pour cette seule raison: cela lui fut révélé. La Bible dit:

“C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes; et c’est par elle qu’il parle encore, quoique mort” (Héb. 11.4).

Dieu attesta qu’Abel était juste.

Jésus mit en évidence cette révélation spirituelle lorsqu’Il posa cette question:

“Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme? Ils répondirent: Les uns disent que tu es Jean-Baptiste; les autres, Elie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis? Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise…” (Mat. 16.13b-18a).

Qu’est-ce que ce roc? C’est la vraie révélation de ce qu’Il était: la Parole, le Vrai Cep.

C’est par la foi qu’Abel agit. Vous direz: «Ce n’était pas une révélation, c’était la foi». Mais qu’est-ce que la foi? La foi est quelque chose qui vous est révélé, qui n’est pas encore là; mais vous croyez que cela arrivera. La foi est la révélation de la volonté de Dieu. Les Eglises, aujourd’hui, ne croient même pas à une révélation spirituelle. Les gens croient en un enseignement dogmatique se rattachant à tel ou tel système.

C’est bien par révélation qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn, Dieu attestant par son approbation qu’il était juste. Amen. J’espère que vous avez compris cela? Reconnaissez-vous maintenant dans quels temps nous vivons? Voyez-vous l’heure qu’il est? Dernièrement, je m’entretenais avec un prédicateur chrétien très distingué. Il me dit: «M. Branham, nous refusons toutes les révélations». Je lui répondis: «Vous devez alors refuser également Jésus-Christ, car Il est la révélation de Dieu, proclamée dans une chair d’homme. Si vous ne croyez pas cela, vous êtes perdu. Si vous êtes incapable de croire qu’Il est la révélation de l’Esprit de Dieu, manifesté sous une forme humaine, vous êtes perdu. Si vous faites de Lui une troisième ou une deuxième personne ou quelque autre personne que Dieu même, vous êtes perdu. Dans Jean 8.24b nous lisons: “… si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés”».

Une révélation! Il n’est pas étonnant qu’ils ne puissent voir qui Il était, car dans Jean 6.44-45 il est écrit:

“Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes: ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement vient à moi”.

Et, dans Jean 6.37, il est dit: “Tout ce que le Père me donne viendra à moi”.

Oh! comme nous devrions L’aimer, L’adorer et Le louer. La semence du fruit de l’Esprit, produit pendant les derniers temps, vient à maturité dans l’Arbre-Epouse, exactement pendant ce temps-ci.

Le vrai et le faux cep ont part à la même onction. La même pluie est tombée sur chacun d’eux, c’est pourquoi ne soyons pas étonnés: Il nous avertit que les élus même seraient séduits, s’il était possible. Remarquez-le: ils ont la même apparence, ils ont été oints de la même manière, mais c’est à leurs fruits seuls que vous les reconnaîtrez.

Comment saurez-vous que cette branche n’est pas celle d’un oranger? Parce qu’elle porte un pamplemousse. La branche vit de la vie du tronc, pourtant elle porte un pamplemousse qui n’est finalement pas le fruit originel de l’arbre.

Une dénomination peut prétendre croire que Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement, et néanmoins nier Sa puissance, Ses oeuvres et Sa Parole. Une communauté croyant en Jésus-Christ fera également les oeuvres de Jésus-Christ et elle aura en elle la vie de Jésus-Christ. On ne devrait remarquer aucune différence. Une branche peut sembler faire partie du tronc, mais si elle n’a pas été prédestinée dès la racine, elle portera continuellement des pamplemousses, fruit tout à fait différent du véritable prévu dans la racine. Celui qui a la vie prédestinée, surgie de la racine, «portera» alors Jésus-Christ, le même hier, aujourd’hui, et éternellement (Héb. 13.8). La Parole a été produite par la racine et Il est la racine, l’origine des temps.

Jésus a dit: “Vous les reconnaîtrez à leurs fruits”. Ce qu’ils produisent montre clairement la différence: on ne cueille pas de grappes de raisin sur des chardons, même si les chardons poussent au milieu des vignes. On peut les y trouver effectivement, mais le fruit seul nous donnera la preuve de l’espèce à laquelle ils appartiennent. Qu’est-ce que le fruit? Le fruit est la Parole. C’est le fruit en sa saison, l’enseignement pour une époque donnée.

Par là, nous pouvons reconnaître le temps et distinguer entre l’enseignement d’hommes, l’enseignement d’une dénomination, ou s’il s’agit de la Parole de Dieu au temps propice. Nous pourrions parler encore longtemps de tout cela, mais je suis sûr que vous comprenez ce que j’essaie de mettre en évidence. L’onction repose sur les injustes et les faux docteurs, mais ils sont néanmoins poussés à faire justement ce que Dieu leur disait de ne pas faire. Ils le font malgré tout et rien ne peut les en empêcher. De même qu’on ne peut empêcher un chardon d’être un chardon, quelle que soit la quantité de bonne pluie qui tombe sur lui, il n’en demeure pas moins un chardon. C’est la raison pour laquelle Jésus dit que cela sera si proche de la vérité que même les élus portés dans la racine seraient séduits, s’il était possible. Mais cela n’est pas possible, car le froment ne peut faire autre chose que de produire à nouveau du froment.

Souvenez-vous: ce n’est pas Dieu l’auteur ou le promoteur des organisations, mais le diable. J’ai toujours et toujours encore prouvé et rappelé cela. Dieu, nous le savons, n’appelle pas des hommes à se rassembler pour faire une organisation. Il s’est passé plusieurs centaines d’années après la mort du dernier disciple avant que ne prenne forme la première organisation. Elles se sont d’ailleurs toujours acheminées vers la faillite. Si vous n’êtes pas de cet avis, dites-moi alors pourquoi tous les Méthodistes, les Baptistes, les Presbytériens et les catholiques ne sont pas animés d’un même amour les uns envers les autres aujourd’hui? Pourquoi les oeuvres de Dieu ne nous suivent-elles pas, puisque chaque communauté se réclame de la Parole? Ce sont ces choses-là qui séparent les hommes et les frères. Actuellement, les communautés sont plus éloignées de Dieu qu’elles ne l’ont jamais été.

Il nous a été enseigné que les événements de l’Ancien Testament nous avaient été donnés pour nous servir d’exemple, d’enseignement et d’avertissement, pour notre édification. Ainsi, l’Ancien Testament projette une ombre de ce que sera la réalité aux jours du Nouveau Testament. Si, par exemple, vous n’aviez jamais vu votre main et que vous la teniez entre une source de lumière et une paroi lisse, de couleur claire, l’ombre formée donnerait le contour exact de votre main. L’ombre en serait le négatif. En faisant mouvoir votre main (le positif) l’ombre (le négatif) révélera que votre main a cinq doigts. De même, la Bible nous dit que l’Ancien Testament était une ombre ou un type de choses nouvelles qui devaient venir. Ces événements n’étaient pas les choses elles-mêmes, mais l’ombre, le type, la préfiguration de ce qui devait s’accomplir.

Reportons-nous en arrière et voyons si l’objet de notre leçon d’aujourd’hui peut se retrouver déjà à une autre époque et avoir ainsi pleine confirmation par la Parole. Nous ne voulons surtout pas rechercher l’idée ou la théorie d’un homme, si éminent soit-il. Que cela vienne de moi-même ou de quelque autre, si cela ne concorde pas avec la loi et les prophètes, il n’y a aucune lumière en lui selon Romains 3.4a: “Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur…”.

Considérons le livre de l’Exode: nous pourrions parler d’un caractère appelé Moïse, qui était un prophète oint et envoyé de Dieu, porteur de la Parole et dans la volonté de Dieu pour sa génération. La permanence de la Parole de Dieu est à nouveau démontrée, car dans Amos 3.7 il est dit: “Car le Seigneur, l’Eternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes”. Ensuite seulement Il accomplit cette Parole. Il ne peut mentir et être Dieu, Il doit demeurer le Véritable. Il ne peut changer ce qu’Il a dit une fois, sinon Il ne serait pas Dieu. Il est infini, ce qui signifie qu’Il ne peut faire aucune erreur. Quoi qu’Il ait dit ou promis, cela demeurera éternellement vrai.

Dieu promit à Abraham que sa descendance séjournerait pendant quatre cents ans dans un pays étranger et qu’ensuite Il l’en ferait sortir à main forte et à bras étendu, avec des signes et des miracles aux yeux du peuple parmi lequel il habitait.

Le temps de la promesse approchait, mais le peuple l’avait oublié. Ils avaient leurs Pharisiens, leurs Sadducéens, leurs dénominations, etc. Et soudain Dieu entra en scène, mais en dehors de leurs groupements. Jamais, en quelque temps que ce soit, Dieu n’a appelé un prophète parmi une dénomination. Assurément pas, car son état spirituel aurait été altéré à un point tel qu’il lui aurait été impossible de faire l’oeuvre d’un prophète. Il aurait été asservi à cette dénomination.

Moïse, homme envoyé de Dieu, et avec la Parole de Dieu, était en route avec Israël, sur le chemin de la Terre promise, conformément au commandement de Dieu. C’est alors qu’il rencontra un autre prophète, oint lui aussi de la véritable onction du même Esprit-Saint qui reposait sur Moïse. Le Saint-Esprit reposait sur ce prophète nommé Balaam. Bien que remontant à 2800 ans, les choses prophétisées par cet homme à l’égard d’Israël sont toujours valables actuellement. Par exemple nous lisons dans Nombre 24.9: “… Béni soit quiconque te bénira, et maudit soit quiconque te maudira!”.

De l’endroit vers lequel il avait été amené, il voyait toutes les tentes d’Israël et se proposait, en son coeur, d’en maudire le peuple.

Oh! vous, faux docteurs, vous avez entendu ces dernières années les messages enregistrés sur bandes magnétiques et vous avez pu voir Dieu confirmer exactement que ce qu’Il dit, Il le fait aussi. Chez vous, à votre table de travail, vous reconnaissez que c’est la vérité. Vous vous opposez pourtant au message en raison des différentes interprétations de la Parole dans vos dénominations, et vous dites à vos gens que ce n’est pas exact. Malheur à vous! Votre temps est proche!

Balaam était oint du même Esprit qui reposait sur Moïse. Il y avait pourtant une différence. D’où venait-elle? De l’enseignement. L’enseignement de Moïse était parfait. Dans 2 Pierre 2 la Bible dit que Dieu ne pardonna jamais au peuple d’Israël d’avoir reçu l’enseignement de Balaam. Ce fut pour eux un péché impardonnable et pas un d’entre eux n’échappa à la mort. Pourtant ils avaient tous été conduits hors d’Egypte, ayant eu part aux bénédictions de Dieu, et ils avaient vu la main de Dieu agir puissamment pour confirmer le ministère de Son prophète. Cet autre prophète se présenta pour combattre Moïse et, par un enseignement opposé, chercha à prouver aux gens que Moïse avait tort. Koré, Dathan, et beaucoup d’autres, étaient dans cette même pensée en incitant le peuple à commettre adultère, à se mêler à leurs organisations, lui enseignant qu’ils étaient tous égaux, tous également saints — qu’ils soient Méthodistes, Baptistes, Presbytériens ou Pentecôtistes. Mais nous ne sommes pas pareils. Nous sommes un peuple séparé, saint pour le Seigneur, destiné à la Parole et à l’Esprit de Dieu et à porter Son fruit selon Sa promesse pour ce temps-ci. Nous ne sommes pas de ceux-là! Sortez du milieu d’eux! Je sais que ces paroles sonnent très durement, mais elles sont, malgré tout, l’expression de la vérité.

Ainsi, seul l’enseignement de Balaam était faux et non pas sa prophétie. Cette partie-là était juste, selon Dieu. Sa prophétie était rigoureusement exacte, car l’onction ne lui aurait pas permis de dire autre chose et Dieu en prouva par la suite l’exactitude. Mais l’enseignement de Balaam était tout autre chose.

Comparez ceci avec Matthieu 24.24. Ils sont des oints, mais leur enseignement est faux, comme par exemple celui de la trinité et autres enseignements semblables. Tout cela est faux! C’est ANTI-CHRIST!

J’espère que vous n’allez pas vous sentir mal. Ne vous levez pas pour vous en aller, mais restez tranquillement assis et voyons si le Saint-Esprit ne va pas révéler et prouver qu’il en est bien ainsi. Ecoutez et demandez à Dieu d’ouvrir vos coeurs et vous déterminerez vous-mêmes si vous êtes un buisson d’épines ou un chardon, ou à quoi vous en êtes.

La Bible dit de Judas qu’il est né comme étant fils de la perdition, exactement comme Jésus, Lui, naquit Fils de Dieu. Judas était assis devant Jésus qui lui dit: “Tu es celui-là. Ce que tu as désiré faire depuis toujours et ce que tu dois faire, fais-le promptement”. Jésus savait ce qu’il allait faire, celui qui, pour trente pièces d’argent et par goût de la popularité, vendit notre Seigneur Jésus-Christ. Judas était l’un de Ses disciples, le trésorier de la communauté, celui que Jésus avait appelé «son ami». Afin de séduire même les élus s’il était possible.

Un autre exemple se trouve dans 1 Rois 22. Il s’agit ici d’un prophète du nom de Michée, le fils de Jimla. Il y avait aussi un autre prophète, chef d’une organisation de prophète ou de oints. La Bible dit bien qu’ils étaient prophètes, tout comme elle dit aussi que Balaam était prophète.

Michée était un prophète oint par Dieu et envoyé de Dieu avec Sa Parole. Cet autre prophète, Sédécias, pensait qu’il était envoyé de Dieu. Il était bien oint de Dieu, mais son enseignement était contraire à la Parole de Dieu. Notons que tous deux étaient oints, mais comment déterminer le vrai du faux? Remarquons tout d’abord quelle fut la parole prononcée sur Achab.

Le prophète qui parut avant ces événements fut Elie, l’un des plus grands prophètes de son temps et justifié par Dieu. Cet authentique prophète avait dit qu’ensuite de la mauvaise action du roi Achab (qui tua Naboth pour entrer en possession de son bien) les chiens lécheraient le sang du roi. Il avait ajouté que les chiens mangeraient le corps de Jézabel et que son cadavre serait comme du fumier à la surface des champs.

Ainsi, comment bénir ce que Dieu a maudit? Ou, comme Balaam l’a dit lui-même, comment maudire ce que Dieu a béni? Les prophètes, sous l’autorité de Sédécias, étaient sincères. Il ne fait même pas de doute qu’ils aient été des hommes bons et honorables pour cette seule raison: pour être prophète en Israël ou même déjà simplement Israélite, il fallait être honorable, sinon on vous lapidait. Ils étaient également des hommes intelligents et éduqués, représentant l’élite d’Achab. En vue de la position qu’ils occupaient, ils avaient été choisis spécialement d’entre tous ceux de la nation.

Ainsi lorsque Michée eut sa vision, il sut dans son coeur ce que la Parole avait dit, mais il désirait voir ce que dirait l’Esprit qui était en lui.

Les prophètes s’adressèrent donc à Michée à peu près dans ce sens “Nous savons que tu es un prophète, mais tu répands toujours la malédiction sur Achab. Maintenant dis ce que tous les autres prophètes ont annoncé et tu pourras alors entrer dans notre communauté, dans notre dénomination. Sédécias (Grand Chef, Pape, ou peu importe ce qu’il ait toujours été) a béni Achab et lui a dit d’aller faire tranquillement ce qu’il avait projeté de faire depuis longtemps. Alors toi, dis la même chose. Vois-tu Michée, tu es un pauvre homme qui n’as pas une grande communauté, et vois ces hommes-là: ils rassemblent des millions de personnes. La nation entière est pour eux. Et maintenant parle comme eux, et alors tu auras part aux richesses du pays”. Mais ils frappèrent à une bien mauvaise porte en s’adressant à lui de cette façon!

Il aurait tout aussi bien pu s’engager le dialogue suivant entre eux et lui: — “Pourrais-tu trouver une faute quelconque en Sédécias?”.

— “Non”, leur aurait-il répondu.

— “L’as-tu vu commettre un péché?”.

— “Non”.

— “Penses-tu que son titre de docteur soit faux?”.

— “Non”.

— “Penses-tu que sa formation universitaire soit correcte?”.

— “Assurément, puisqu’elle a été approuvée par le Conseil supérieur. J’admets qu’elle est correcte”.

— “Alors pourquoi ne te joins-tu pas à lui?”.

— “Parce que”, aurait répondu Michée, “il est en dehors de la Parole”.

Ils seraient revenus à la charge en disant: “Eh bien! voyons cela encore une fois”. Tout comme Michée était respectueux envers la Parole prononcée par Elie le prophète, dans une époque antérieure, de même, vous aussi enfants de Dieu, vous aurez le même respect envers les prophètes de cette Bible. C’est la Parole.

Sédécias aurait tout aussi bien pu dire: “Je sais bien ce que le prophète Elie a dit à Achab, mais cela se rapporte aux générations futures, dans un temps bien éloigné de nous!”.

Les paroles de Michée furent: “Attendez jusqu’à ce qu’une vision vienne de Dieu et alors je vous la ferai connaître. Je ne ferai que redire exactement ce que Dieu a dit, ni plus ni moins. Je ne puis y ajouter aucune parole, n’y rien en retrancher non plus”.

Cette nuit-là, Michée étant en prière, le Seigneur lui apparut dans une vision. Alors, au matin, il sortit et les rencontra. N’oubliez pas que l’homme le plus important du peuple, au point de vue militaire et national, était Sédécias. Il était le chef des prophètes du roi et il était le prophète écouté de tous les prophètes de cette organisation. Il était probablement le plus instruit, le mieux éduqué, en un mot celui qui convenait le mieux à ce poste. Il était oint du Saint-Esprit, car il est appelé prophète. Il n’était pas un simple prophète, mais un. prophète hébreu. Et maintenant observons-le.

Sédécias s’écrie: “Le Seigneur m’a dit: fais-moi ces deux cornes de fer…” — un symbole. Un prophète emploie habituellement des symboles. “Le Saint-Esprit m’a oint, m’a béni et m’a dit…”. Je ne voudrais pas vous amener à penser que je suis sacrilège, mais j’aimerais mettre un point en évidence. — “…Le Saint-Esprit qui parle en langues au travers de moi, Celui qui confirme mes paroles, m’a dit: Prends ces cornes et va dire au roi que par elles il repoussera les Syriens hors du pays et je lui redonnerai le pays qui appartient de droit à Israël, donc à la communauté”.

Frères, cela est un fait fondamental. Balaam, lui aussi, était sur le même fondement que Moïse. Le nombre parfait de Dieu est sept et Balaam, dans le chapitré 23 des Nombres, dit: “Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers”. Cela préfigurait la venue du Fils de Dieu. Au départ, il était aussi juste que les autres.

Sédécias, lui aussi, partait du vrai fondement. Il aurait pu dire: “Ce pays nous appartient et ces Syriens, nos ennemis jurés, se remplissent le ventre de la nourriture qu’il produit, tandis que nos enfants, auxquels Dieu a donné le pays, doivent s’en aller à vide”.

Frères, c’est un excellent argument. Je suis sûr que s’il avait été proclamé, Israël l’aurait acclamé de toutes ses forces avec des cris d’allégresse. Je m’en vais comparer tout cela avec ce que nous avons actuellement. J’espère que vous me suivez!

Dans un de mes messages intitulé «Cherchant à servir Dieu», je vous ai montré David essayant de servir Dieu sans qu’Il le lui ait ordonné (2 Sam. 6). Aussi bon et sincère que cela ait pu paraître, Dieu n’en tint aucun compte.

Ainsi, Sédécias admit sans autre qu’il agissait juste. C’est pourquoi Michée dit: “Laissez-moi consulter Dieu”. Quand il revint, au matin du jour suivant, il avait le: Ainsi dit le Seigneur. Il savait que sa vision était conforme à la Parole.

Il aurait pu dire à Sédécias: “As-tu réalisé que le prophète de la Bible a annoncé ce qu’il arriverait à cet homme?” (1 Rois 21.19). Mais il ne lui dit rien de tel, car Sédécias était sincère. Il essayait (tâchez de bien comprendre ceci)… il essayait de redonner à la communauté les choses qui lui appartenaient. Il cherchait à la faire rentrer dans la propriété tombée aux mains de l’ennemi.

S’il avait essayé de leur redonner des biens spirituels, il aurait secoué la nation tout entière, comme Elie le fit; mais il tenta de leur redonner des choses matérielles: «Nous possédons tout en commun, nous sommes une grande organisation et nous lui appartenons. Vous, protestants, vous devriez vous unir à nous. Nous sommes de toute façon frères et soeurs». Ce n’est pas vrai, cela ne l’a jamais été et ne le sera jamais avec la véritable Eglise de Dieu.

Remarquez-le, Sédécias avait eu une vision et c’est pourquoi il dit: “Dieu m’a parlé”. Notons la sincérité de cet homme. Il fit une paire de cornes de fer et proclama: “Tenez ces cornes devant le roi et poussez contre l’ouest (ou dans la direction du territoire à conquérir depuis le lieu où ils se trouvaient), poussez avec elles et ce sera avec le «ainsi dit le Seigneur» qu’il engagera le combat, remportera la victoire et reviendra…” une victoire pour la communauté. “Nous les chasserons hors de là”. Très simple n’est-ce pas?

Quand ils invitèrent Michée à venir donner sa prophétie, il leur dit simplement: “Montez, mais j’ai vu Israël dispersé comme des brebis qui n’ont point de berger”.

Ces deux prophètes étaient juste à l’opposé l’un de l’autre. Et maintenant vous, comme communauté, comment allez-vous déterminer celui qui est le vrai prophète? Par la seule manière possible: les éprouver par la Parole.

Ils dirent à Michée: “D’où tiens-tu cela?”. Il répliqua: “J’ai vu l’Eternel assis sur son trône”. Souvenez-vous que Sédécias prétendait, lui aussi, avoir vu Dieu par le même Esprit et qu’Il lui aurait enjoint de faire ces cornes par lesquelles les ennemis seraient repoussés hors du pays. Ce pays appartenait à Israël, par conséquent l’ennemi n’y avait aucun droit.

Si Israël était demeuré dans sa position devant Dieu, le pays promis lui aurait appartenu, mais le peuple s’était détourné de Dieu. C’est aussi l’état dans lequel se trouvent les organisations et les communautés d’aujourd’hui. Elles ont droit aux promesses, mais elles se les sont faites enlever, car elles se sont éloignées de Dieu, de l’Esprit de Dieu et de l’onction. Ce qui confirme d’ailleurs exactement la Parole de Dieu à leur égard pour ce temps-ci. Efforcez-vous de bien saisir ce message.

Michée, donc, leur dit: “Je vis Dieu assis sur le trône, dans le ciel, toute son armée céleste rassemblée autour de lui”. Il dit: “Qui enverrons-nous pour séduire Achab, afin que la Parole prononcée par Elie se réalise? Elie fut mon prophète attitré auquel j’avais déclaré ce qui arriverait. Il annonçait ma Parole — les cieux et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. Aussi modernes, bons, bien élevés ou aussi grands que soient ceux de l’entourage du roi, peu importe, mes Paroles ne passeront point!”.

Alors un esprit malin surgit hors de l’enfer et, tombant sur ses genoux, dit: “Si seulement tu veux bien me le permettre, je peux leur donner mon onction, avec des signes et des miracles, jusqu’à ce qu’ils soient attirés loin de la Parole. Ils ne sauront même pas que c’est Ta Parole. Ils l’ignoreront à cause de la popularité”. (Frères, les temps n’ont pas changé. Frère Neville tu le sais aussi: c’est la vérité!)

Il continua: “Je viendrai sur lui pour le pousser à prophétiser et il dira un mensonge, tout comme ses subalternes le feront également”. Comment donc sa parole put-elle être un mensonge? Parce que c’était contraire à la Parole. Que vous preniez l’un de ces faux baptêmes ou de ces faux enseignements, peu m’importe que cela sonne vrai, ou que cela soit une imitation presque parfaite du véritable, c’est un mensonge si c’est en contradiction avec la Parole de Dieu pour cette heure!

Ni la sincérité, ni l’instruction, ni l’intelligence, ni la sagesse, n’ont quelque chose à voir ici, hormis ce fait: si c’est en contradiction avec la Parole pour cette heure-ci, Dieu ne veut rien savoir de cette chose-là.

Sédécias fut sans aucun doute un homme bon et sincère, mais Michée lui dit (pas directement, mais en d’autres termes): “Tu es oint d’un esprit de mensonge”. N’est-il pas inouï d’oser dire une telle chose à un évêque? Et pourtant il le fit. L’évêque alors s’avança vers lui, disant: “Tu n’auras plus jamais de contact avec nous, tu sais que je suis un homme en vue, populaire et élu du peuple de Dieu. Ma communauté m’a appelé à la tête de cette chose. Dieu nous a donné ce pays, afin que nous le possédions. J’ai le ainsi parle le Seigneur”. L’évêque frappa alors Michée au visage et lui demanda: “Par où l’Esprit de Dieu s’en alla-t-il lorsqu’il me quitta?”. Michée répliqua: «Tu en feras l’expérience l’un de ces jours, lorsque la Californie s’effondrera dans l’océan…» (Oh! c’est la même chose!) “Tu en connaîtras le chemin lorsque tu seras assis à l’intérieur d’une prison”. “Alors, Achab qu’en dis-tu? — Je crois à mes prophètes” répondit celui-ci.

Que se serait-il produit s’il avait cherché la Parole? Mais il ne désirait pas se voir lui-même maudit. Ecoutez-moi bien! Il ne voulait pas se voir comme étant maudit. Personne ne le veut d’ailleurs.

Mes frères, membres d’organisations, je vous le dis: ce cas est aussi le vôtre. Vous aimez à penser que vous avez raison, pourtant, du fond de votre coeur, vous savez que vous mentez lorsque vous baptisez en employant la formule: “au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit”. Vous savez que vous avez tort lorsque vous dites que les langues sont le signe initial et évident du baptême dans le Saint-Esprit.

Comment cela pourrait-il être le signe initial alors que, parlant en langues, vous parlez contre la promesse de Dieu pour ce temps-ci? Comment est-ce possible? Vous ne voulez pas la malédiction n’est-il pas vrai? Mais pourtant il est écrit nettement ici qu’il en sera exactement ainsi. C’est la marque de la bête. Ce sera si proche de la vérité que, s’il était possible, les élus eux-mêmes seraient séduits. Aucun signe ou miracle n’y manquera. Il y aura des hommes oints de la prophétie et toutes sortes d’autres choses arriveront encore. Comment allez-vous reconnaître ce qui les différencie du vrai? Prenez garde à la Parole pour cette heure! C’est la seule manière de pouvoir le déterminer.

Pensez à Moïse, comment a-t-il pu démasquer Balaam? Et Michée, comment savons-nous qu’il était dans la vraie position? Avant lui, la Parole concernant Achab avait déjà été prophétisée. De même aussi, avant nous, la Parole a depuis longtemps déjà prophétisé au sujet de ces organisations et de la malédiction qui y est attachée. Elle a aussi prophétisé concernant les choses qui doivent se passer avec sa vraie Eglise ointe. Car elle aura gardé la Parole. Ils formeront une «Parole-Epouse». Nous trouvons de nos jours ce qui fut tout au début.

La Bible dit: “Toute affaire se réglera sur la déclaration de deux ou de trois témoins” (2 Cor. 13.1). Je vous ai parlé de Moïse et de Balaam, puis de Michée et de Sédécias. Il y aurait des centaines d’autres exemples, mais je vais vous en donner encore un, afin d’avoir nos trois témoins.

Jérémie fut un prophète rejeté par le peuple, mais approuvé de Dieu. Il fut un homme haï du plus grand nombre (Jér. 1.19). On lui jeta à la tête des fruits «avancés» (trop mûrs) et bien d’autres choses encore. Il prononça la malédiction sur eux. Souvenez-vous comment il procéda, se couchant sur le côté et montrant par ces signes qu’Israël avait tort. Tout vrai prophète qui s’est élevé dans le monde a prononcé la malédiction sur les organisations dénominationnelles. Comment espérez-vous un changement d’attitude de la part d’un Dieu qui ne change pas? Le Saint-Esprit est le prophète de cette heure-ci. Il confirme Sa Parole et l’atteste avec preuves à l’appui.

Le Saint-Esprit fut aussi le prophète au temps de Moïse et de Michée. Il est l’auteur de la Parole et c’est Lui qui vient et la confirme. Tout comme la parole d’Elie fut confirmée au temps de Michée, lorsque Achab mourut et que les chiens léchèrent son sang, de même vous aussi, faux docteurs, vous récolterez un jour ce que vous avez semé. Vous êtes d’aveugles conducteurs d’aveugles! AINSI PARLE DIEU. Je ne dis pas cela par méchanceté, je ne fais que dire la vérité. Je voudrais bien n’avoir pas à le dire, mais, lorsque j’étais en prière dans la pièce au-dessus, le Saint-Esprit me dit: «Dis-le de cette manière». Vous ai-je jamais dis quelque chose de faux? Dieu n’a-t-il pas toujours prouvé que c’était juste? Réveillez-vous, mes frères, avant qu’il ne soit trop tard!

Mais pourtant, une épine pourrait-elle se réveiller pour devenir un chardon, alors qu’elle était prédestinée à être ce qu’elle est? Comment les élus peuvent-ils être empêchés de voir, alors qu’ils étaient prédestinés à voir?

Dans Jean 6.37a Jésus a dit: “Tout ce que le Père me donne viendra à moi…”. Cependant aucun d’eux ne peut venir, à moins qu’Il ne me l’ait donné dès avant la fondation du monde, alors qu’Il inscrivit leurs noms dans le Livre de Vie de l’Agneau.

Notons que Jérémie, approuvé de Dieu, se tint devant le peuple, mais eux le haïrent. Ils dirent: “Oh! nous sommes le grand peuple de Dieu, parce que nous sommes Israël. Nous sommes tellement sincères dans nos Synagogues, dans lesquelles nous nous rendons chaque dimanche. Nous offrons nos sacrifices, nous donnons de notre argent. Comment Nébucadnetsar entrerait-il en possession des saintes choses de Dieu?”. Ce sont vos péchés qui en sont la cause. Dieu avait dit: “Si vous gardez mes commandements, je ne le ferai pas, sinon tout cela vous arrivera”. Cela est rigoureusement vrai et maintenant encore: gardez Ses commandements, Sa Parole pour cette heure — ce qu’Il avait promis.

Ainsi, Jérémie, ce prophète authentifié par la volonté de Dieu, fut malgré tout haï, même par le roi. Chaque prophète d’ailleurs fut détesté en son temps. Ils accomplissaient des choses étranges et se trouvaient en contradiction avec les dénominations établies. C’est ainsi qu’il se mit un joug sur la nuque et déclara: “Ainsi dit le Seigneur, le peuple servira le roi de Babylone pendant septante ans”. Il a pu dire cela parce qu’il avait la compréhension de la Parole de Dieu. Hanania, un prophète parmi le peuple, se leva, prit et enleva le joug du cou de Jérémie et le brisa. Il voulait se faire bien voir du peuple, mais il parla contre la Parole de Dieu. Il disait: “Dans deux ans, vous serez de retour, ainsi parle l’Eternel”.

Le peuple était donc en présence de deux prophètes oints. Il y avait pourtant une différence entre eux. Laquelle? L’un avait la Parole du Seigneur, l’autre pas. Jérémie lui avait répondu: “Amen”, car Hanania voulait prouver aux anciens de la communauté et à tout Israël qu’il était au moins aussi grand que Jérémie: “Tu sais, Jérémie, que de toute façon ils ne t’aiment pas; or, moi aussi, je suis prophète. En fait, je suis meilleur prophète que toi, car tu prophétises un mensonge. Tu prétends me persuader que le peuple de Dieu subira de telles difficultés?”.

C’est aussi ce qu’ils disent aujourd’hui! En tant que communauté, vous passerez aussi par là! Vous êtes maudits de cette malédiction! Vous, Eglises et dénominations qui tenez plus à la tradition des hommes qu’à la Parole de Dieu, vous êtes maudits de Dieu!

Voici donc venir Hanania qui, arrachant le joug (symbole donné par Dieu) de dessus la nuque de Jérémie, le brise en s’écriant: “Ainsi parle le Seigneur, dans deux ans ils reviendront”. Mais ce n’était que chercher à impressionner la foule — “Je suis tel et tel”. Il était le prophète d’une organisation, tandis que Jérémie était un homme du désert, habitué à la solitude. S’il prophétisa le mal contre eux, c’est parce qu’ils vivaient dans le mal.

Mais cet homme, Hanania, leur dit: «Pour vous, tout va bien puisque vous êtes Israël. Il n’y a que cela qui compte. De toute façon, Dieu ne fera pas ce que Jérémie a prophétisé. Je sais bien qu’il va se passer quelque chose, mais ne vous alarmez pas, ne vous laissez pas effrayer!”.

Mes frères, nous en voyons encore aujourd’hui de ceux-là: “Ne vous faites pas de soucis, tout va bien. Tout est sous notre contrôle. Nous sommes l’Eglise, ne vous tourmentez pas. Dans deux ans, ils seront tous de retour de Babylone. Quelques petits événements suivront leurs cours, mais rien d’extraordinaire. Nébucadnetsar viendra effectivement chez nous, mais le Seigneur prendra soin de tout”. Pourtant la Parole avait annoncé qu’ils seraient pendant septante ans à Babylone jusqu’à ce que cette génération fût remplacée entièrement par la suivante. On compte quarante ans pour une génération. Dans ce cas selon la Parole de Jérémie, ce furent donc deux générations qui durent rester.

Hanania dit: “Rappelez-vous que nous sommes à la fois prophètes et enseignants (prédicateurs)”.

Mais je te dis ceci, mon frère: souviens-toi qu’il y a eu des prophètes bien avant nous et qu’ils ont prophétisé contre des croyants et contre bien d’autres choses encore. Toutefois, quelles que fussent les paroles du prophète, sa prophétie devait s’accorder avec la Parole, ainsi qu’il en fut de celle de Michée, de Moïse et de tous les autres. Sinon, voyez ce qu’il arriva: Hanania, saisi d’une juste colère, avait dit à peu près ceci: “Je suis Hanania, le prophète de Dieu, et je dis: deux ans…”. Ce qui, en d’autres termes s’énoncerait: “Peu m’importe ce que la Parole dit…”.

Jérémie se détourna de lui et dit: “Seigneur, je ne me laisse pas troubler par ce qu’il affirme, je crois fermement et je sais que la Parole dit septante ans. Je demeurerai fidèle devant Toi et ne me laisserai pas tromper par lui”.

Dieu lui répondit: “Retourne vers Hanania et dis-lui qu’à cause de ces paroles qu’il a dites, je ferai un joug de fer et il sera lui-même ôté de la surface de la terre”. Hanania mourut cette même année.

Ainsi, dans ces récits pris comme exemples, nous voyons deux prophètes côte à côte. On pourrait en dire bien davantage actuellement, mais remarquons simplement que, dans Matthieu 24.24, Jésus en parlant des temps de la fin annonce que ces deux esprits se tiendront extrêmement près l’un de l’autre. Notez qu’ils deviendront encore plus proches qu’ils ne l’ont jamais été, parce que nous vivons maintenant les temps de la fin. Oh! mes enfants, que Dieu ait pitié de nous! Le faux ressemblera tellement à la vérité que, s’il était possible, les élus mêmes seraient séduits.

Comment alors déterminer ce qui est juste aujourd’hui? Toujours de la même manière: demeurez fermes sur la Parole. — “Jésus-Christ est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement”.

Un jour, lorsque le Seigneur aura terminé avec moi sur cette terre, je m’en irai. Gardez précieusement ce message, relisez-le souvent et soyez bien attentifs à ce que je vous dis. S’il me reprend avant Son retour, rappelez-vous que c’est au nom du Seigneur que je vous ai parlé et par Sa Parole!

Ce sera si proche de la vérité que les élus mêmes seraient séduits s’il était possible. Il y aura les mêmes signes, les mêmes miracles, par le même Esprit. N’est-ce pas exact? Cela se manifestera de la même manière qu’avec les prophètes dont nous venons de parler tout à l’heure. Je suis debout ici devant vous et il fait très chaud, mais pourtant je suis heureux, car je sais que je vous dis la vérité.

Mais retournons à nos Bibles tout en ayant présent à l’esprit l’avertissement de Paul: “Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème” (Gal. 1.8).

“Sache que, dans les derniers jours… (“derniers jours” — c’est-à-dire lorsque cela se produira) … il y aura des temps difficiles… (nous y sommes maintenant). Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu…” (2 Tim. 3.1-4).

Regardez les foules d’aujourd’hui, elles sont en complète dépravation: voyez les jeunes gens dans les rues avec leur cheveux retombant jusqu’au bas de leur front, comme des femmes — perversion sodomite!

Un article paru dans un magazine de ce mois mentionne que pour le peuple américain, un âge de 20 à 25 ans représente la moitié de la vie d’un individu. A cet âge ils sont finis, usés. La science dit que leur vie est dépravée, leur corps souillé, corrompu de toutes manières. Oh! Amérique! Combien Dieu a tardé avec toi, mais maintenant ton heure est venue. Tu as conduit le monde dans la boue.

“insensibles” (pas de véritable affection l’un pour l’autre — de l’homme envers la femme ou de la femme envers l’homme — même pas d’affection naturelle. Ils sont sexuellement dépravés).

“déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien (ils nous disent: «Vous n’êtes que des mômiers!») traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu”.

Vous me direz: «Mais, frère Branham, c’est du communisme!». Voyez donc ce que dit le verset suivant: “Ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force”.

La Parole — “Jésus-Christ, le même hier, et aujourd’hui, et éternellement” — révéla la promesse pour notre temps. Tout comme des Hanania, des Sédécias, des Balaam, et autres faux prophètes ayant une apparence de piété…, ils sont tous oints, ministres (prédicateurs) consacrés. Ils ont une forme de piété, mais ils nient qu’Il est le Même. Ils renient Sa Parole.

Comment, et qui renièrent-ils lorsqu’ils renièrent Jésus? Ils renièrent la Parole. Ils étaient religieux et enseignaient d’après leurs Bibles, mais pourtant ils renièrent la Parole pour ce temps-là.

Et aujourd’hui, que font-ils? Nous assistons aux mêmes faits: ils sont oints, ils prêchent l’Evangile de Pentecôte, mais ils renient la Parole confirmée pour les temps actuels! JESUS-CHRIST, LE MEME HIER, ET AUJOURD’HUI, ET ETERNELLEMENT, le discernez-vous?

“Il en est parmi eux qui s’introduisent dans les maisons, et qui captivent des femmes d’un esprit faible et borné, chargées de péchés, agitées par des passions de toute espèce,…” (2 Tim. 3.6)

Elles ont leurs rencontres de couture, etc. Puis, quelqu’un vient et, interprétant faussement la Parole, dit: «Tout va bien pour toi, chère soeur, ne te fais pas de soucis pour tes cheveux courts, ne prête pas attention à ce bêta. Tu es libre d’avoir l’air qui te plaît; ce n’est pas cela qui compte, mais c’est ce qui sort du coeur de l’homme qui le souille».

Lorsque tu parles ainsi, réalises-tu qu’un esprit méchant, sensuel et impur est en toi? Bien sûr, tu peux bien chanter dans un choeur en ayant les cheveux coupés courts, mais tu as un esprit méchant, et c’est ce que dit la Bible. Tu es en contradiction avec la Parole. Tu peux dire aussi: «Je porte des shorts, mais ce n’est pas ça qui va me condamner». Lorsqu’une femme porte une pièce d’habillement qui est attribuée à l’homme, c’est une abomination aux yeux de Dieu. C’est le Dieu qui ne change pas qui le proclame dans Deutéronome 22.5.

Il y aurait encore tellement de choses à dire que le temps dont nous disposons n’y suffirait pas. Mais vous en savez maintenant assez pour être capables de juger entre ce qui est faux et ce qui est juste.

Comment puis-je les amener à le faire? Pourquoi vous irritez-vous à ce sujet? Je témoigne contre vous. Un jour, au jour du jugement, vous ne trouverez même pas un coin où vous cacher. Comment Michée pouvait-il les arrêter? Et Moïse, le pouvait-il, bien qu’il ait fortement élevé la voix à ce sujet? Lorsque Phinées, le Lévite, tira son épée et frappa les coupables, ils réagirent aussi de la même façon. Il avait été prédit qu’ils le feraient.

Ils le feront aujourd’hui encore, car c’est: «Ainsi parle le Seigneur, ils le feront…». Pensez-vous que les dénominations renieront leur esprit dénominationaliste pour revenir à la Parole? C’est: AINSI PARLE LE SEIGNEUR, ils ne le feront pas. Entreront-ils donc dans le système de l’Anti-Christ? Exactement, car c’est: «Ainsi dit le Seigneur, ils le feront».

«Bien, mais alors pourquoi perdre son temps à leur en parler» me direz-vous? Je dois être un témoin, et vous de même. Tous les croyants doivent l’être!

Et maintenant écoutez: Que vont faire les faux prophètes dans les derniers temps? Ils rendront “captives des femmes d’un esprit faible et borné, chargées de péchés, agitées par des passions de toute espèce”. — «… Oui, je le sais bien, mais les autres femmes le font aussi!…». C’est en ordre, alors continuez…

Que disais-je donc à ce sujet en Californie? «Toi, peuple de Los Angeles, chaque année lorsque je revenais te visiter, je trouvais de plus en plus de femmes avec les cheveux courts et d’hommes mous et lâches. J’ai trouvé chaque fois davantage de prédicateurs entrant dans des organisations. Tu n’as aucune excuse. Si les oeuvres puissantes qui ont été faites chez toi l’avaient été dans Sodome et Gomorrhe elles subsisteraient encore aujourd’hui. Oh! Capernaüm… Toi qui t’appelles d’un nom d’ange «Los Angeles»…».

Voyez-vous ce qui se passera? Elle sera engloutie au fond de la mer! Quand? Je ne le sais pas, mais cela arrivera certainement. Vous, jeunes gens, alors même que je ne le verrais plus moi-même, souvenez-vous en: elle sera engloutie, certainement!

“Apprenant toujours et ne parvenant jamais à la connaissance de la vérité”.

Nous en arrivons maintenant à un passage qui choque bien des gens: “De même que Jannès et Jambrès s’opposèrent à Moïse, de même ces hommes s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi” (2 Tim. 3.8).

… La foi qui fut donnée en partage aux saints, bien entendu. Comme il est écrit dans Malachie 4.6: “Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, et le coeur des enfants à leurs pères…”.

Pour tout ce qui touche à la foi, ils n’ont pas de sens, ils sont réprouvés. Savez-vous ce que le mot «réprouvé» signifie? Si vous possédez une Bible Scofield, vous y trouverez annoté: chute, apostasie. Et c’est bien l’état dans lequel ils sont. Il n’y a qu’une seule foi. Je voudrais maintenant lire dans Luc 18.1-8: “Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. Il dit: Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire: Fais-moi justice de ma partie adverse. Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même: Quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne, néanmoins, parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête. Le Seigneur ajouta: Entendez ce que dit le juge inique. Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?”.

Or maintenant la question se pose aussi pour nous: Trouvera-t-il de la foi sur la terre? Ceci nous amène à Apocalypse 10.7 où il est dit: “… mais qu’aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplirait,…”.

D’autres questions se présentent: Si vous suivez cette ligne de pensée, est-ce pour cette heure-ci qu’il doit s’accomplir? Trouverai-je LA FOI? Malachie 4.5-6 s’accomplira-t-il dans ce temps-ci, ramenant la foi des enfants à la foi des pères c’est-à-dire à la Parole originale?

Faites bien attention, nous lisons maintenant dans 2 Timothée 3.8a où il est écrit: “De même que Jannès et Jambrès s’opposèrent à Moïse, de même ces hommes s’opposent à la vérité,…”. Dans les derniers temps, ces mêmes réprouvés se montreront. Notez encore qu’il est dit: “ayant l’apparence de la piété”. La Parole mentionne donc des oints qui sont réprouvés quant à la foi. Ils ne le sont pas quant à leur manière de vivre, étant des gens bien et cultivés.

Souvenez-vous que Moïse retourna en Egypte avec un message “Ainsi parle le Seigneur” confirmé par Dieu. Il appela Israël qui, à ce moment-là, était un peuple et non une Eglise, car le mot “église” [grec: Ekklésia] signifie “appelé hors de”. Ils étaient le peuple de Dieu. C’est seulement lorsqu’ils reçurent l’onction par la Parole et qu’ils furent “appelés hors de” qu’ils devinrent une “assemblée de Dieu”. Puis, ils devinrent rétrogrades, car ils ne crurent pas à la Parole de Dieu. Ils écoutèrent plutôt un faux prophète. J’espère que vous avez bien saisi cela!

Israël étant le peuple de Dieu, c’est par la main de Dieu qu’il sortit. Ils furent oints par la Parole et la puissance de Dieu et virent les signes et les miracles de Dieu. Or, voici qu’au moment où Dieu voulait les conduire plus loin, parut un faux prophète oint, lui aussi. Il leur enseigna quelque chose de contraire à la Parole originale de Dieu qu’ils avaient entendue. A cause de cela, tous, excepté deux personnes, périrent dans le désert.

Et maintenant, notez bien en parallèle 1 Pierre 3.20: “… aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire, huit, furent sauvées à travers l’eau” et Matthieu 24.37: “Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme”.

De même, selon Luc 17.26-30, nous voyons que ce qui arriva du temps de Lot (où trois personnes seulement sortirent de Sodome) se retrouvera le jour où le Fils de l’homme sera révélé.

Je ne fais pourtant que citer l’Ecriture, la Parole de Dieu, qui demeure éternellement, alors que les cieux et la terre passeront. CE SERA UNE MINORITE. Moïse s’en alla au-devant de son frère Aaron, car Dieu lui avait dit qu’il serait comme Dieu pour Aaron. C’est comme si Dieu avait dit à Moïse: “Toi, sois Dieu, et que Aaron ton frère soit le prophète. Place les paroles dans sa bouche puisque tu ne sais pas bien parler. Qui rend muet ou sourd, n’est-ce pas moi, l’Eternel?…” (Ex. 4.10-16).

Lorsque Moïse descendit en Egypte, il accomplit un véritable miracle que Dieu lui avait ordonné de faire. Il lui avait dit en effet: “La verge que tu as dans ta main, jette-la à terre”. Il le fit et elle devint un serpent. Lorsqu’il le ramassa, il redevint une verge dans sa main. Le Seigneur lui dit: “Va et fais cela devant Pharaon et dit: ‘Ainsi parle le Seigneur’”.

Lorsque Pharaon le vit, il s’écria: “Ceci n’est qu’un tour de magie facile. Il n’y a là rien de bien particulier, si ce n’est de la télépathie, ou quelque chose de ce genre. Dans notre organisation, nous avons aussi des gens capables de produire de tels faits. Venez, évêque tel et tel…”.

C’est Satan qui parlait au travers de Pharaon. Dieu parlait par Moïse. Remarquez-le bien, Jannès et Jambrès sortirent au-devant de Moïse et du peuple et accomplirent parfaitement les mêmes miracles que Moïse avait eu le pouvoir de faire. Pensez-y: ils chercheront à séduire même les élus, s’il était possible, c’est là un fait réel. Ils ont pu accomplir les mêmes choses que Moïse, et j’espère que vous avez bien compris cela. Souvenez-vous en, c’est, dit l’Ecriture, ce qui va se passer à nouveau dans les derniers jours.

Quelle était donc la différence entre Moïse et Jannès? Moïse avait dit: “Que l’eau devienne du sang”. Ces faux prophètes dirent: “Assurément, nous pouvons aussi changer de l’eau en sang”, et cela se produisit.

Lorsque Moïse dit: “Que des mouches paraissent”, il reçut cet ordre directement de Dieu. Mais les autres dirent: “Bien sûr, nous pouvons faire apparaître des mouches nous aussi”, et ils essayèrent. Chaque miracle fait par Moïse fut aussitôt imité. Retenez bien ceci, car nous allons y revenir un peu plus tard. Ils peuvent aussi faire ce que le “reste” peut faire, mais ils ne peuvent pas demeurer debout sur la Parole.

Moïse, le vrai prophète et envoyé de Dieu, ne disputa jamais avec les prophètes organisés. Il les laissait de côté pour n’écouter que Dieu. Quand Il lui disait: “Fais ceci ou cela”, Moïse allait et le faisait. Lorsqu’il produisait quelque chose de nouveau, alors eux aussi avaient du sensationnel à montrer et ils copiaient exactement ce que Moïse faisait.

Notez ceci: ces gens-là apparurent (oh! vous qui m’écoutez, ne l’oubliez pas!), mais imposteurs ou trompeurs, ils n’apparurent qu’après la venue du Véritable. Ils ne vinrent que pour imiter. Voyez-vous, ils doivent être des imitateurs, car le diable ne peut créer aucune chose. Il n’est que le corrupteur de l’Original. Qu’est-ce que le péché, sinon la justice pervertie? L’adultère n’est-il pas une relation normale pervertie, et le mensonge la vérité présentée à l’envers?

Considérez Hanania: perversion de la Parole originale. Voyez Balaam: perversion de la Parole originale. Puis Sédécias: perversion de la Parole originale.

La Bible nous a dit que ceux-là, typifiés ici, viendraient après l’Original, pour pervertir la Parole Originale confirmée et prouvée comme étant la vérité.

Si vous creusiez autour de la pierre angulaire de l’édifice dans la salle duquel je vous parle ce soir et que vous la déterriez, vous trouveriez dessous (et il y est depuis 33 ans) un morceau de papier avec cette inscription: «Fais l’oeuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère, car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs…». Ils iront de l’avant et ne feront toujours que ce qu’ils voudront, disant: «Tout est bien, nous avons les mêmes signes et les mêmes miracles…». — Ils “détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables…” (dogmes).

Oh! combien la présence du Saint-Esprit est sensible à l’âme d’un homme lorsque celui-ci commence à réfléchir à ces choses qui se trouvent effectivement là, juste devant nous.

Voyez ce qu’Il a dit à la «Seventh Street» (7ème Rue) ici à Jeffersonville, le matin où cette pierre angulaire fut posée. Souvenez-vous ce qui fut proclamé au bord de l’Ohio River lorsque l’Ange du Seigneur descendit dans une colonne de feu, alors que des centaines de personnes de la communauté étaient rassemblées sur le quai. Je sais que cela résonne durement, frères, mais Jésus lui-même a dit que ceux-là chercheraient à séduire même les élus, si c’était possible. Il n’y a pas d’autre chemin que celui-là. Ils ne le verront pas. Ces trompeurs (imitateurs) n’apparurent qu’après Moïse, le vrai prophète oint et envoyé. Mais dès que Moïse fit un miracle ils l’imitèrent.

Et maintenant, frère, soeur, ceci est ma propre assemblée et j’ai le droit d’y prêcher comme je le veux, pour autant qu’il s’agisse de la Parole de Dieu. Je ne vais pas vous condamner, vous qui m’écoutez, mais voyons ensemble dans quel temps et à quelle heure nous vivons.

Tout d’abord, essayez de vous représenter ces imitateurs faisant les mêmes miracles que Moïse. Celui-ci appela des mouches à l’existence. Ils l’imitèrent et firent apparaître des mouches également.

Au commencement, Dieu avait dit à Adam: “Le jour où vous en mangerez, vous mourrez”. Lorsque Satan entra en contact avec eux, il dit: “Assurément, vous ne mourrez pas, vous deviendrez seulement plus intelligents”. — “… Vous aurez une meilleure organisation, tout ira beaucoup mieux”.

Retenez bien ceci, “Ainsi dit le Seigneur”, selon 2 Timothée 3.8, dans les derniers jours, Jannès et Jambrès seront sur la terre. Je voudrais vous faire remarquer qu’ils étaient deux pour accomplir leur oeuvre d’imitation.

Nous trouvons aussi que trois anges vinrent d’en haut pour examiner les imitations de Sodome et déterminer ce qui était juste ou faux. Ils accomplirent les mêmes miracles et ceux-ci ne furent imités qu’après, alors que Dieu avait déjà envoyé le vrai prophète oint de Sa Parole.

Vous vous souvenez qu’il y a environ vingt ans, lorsque je prenais la main des gens, un signe se montrait de manière visible. Alors, par la suite, très rapidement, de nombreux signes se manifestèrent, ici et là, chacun prétendant avoir le sien. Celui-ci l’avait sur la main droite, celui-là dans sa main gauche, d’autres prétendaient le sentir par l’odorat; toutes les sortes de signes y étaient, à tel point que j’étais moi-même des plus étonné. En ce moment, Dieu ne me permet pas de vous révéler toute la vérité à ce sujet, mais un jour vous la connaîtrez. Tout cela n’était permis que pour rendre leur folie manifeste et montrer ce qui n’était pas juste dès le commencement. Si le Seigneur me le permet, je vous le dirai un jour.

La dénomination de Pharaon dit: “Nous avons ici des hommes qui peuvent faire la même chose que Moïse”. Et ils y arrivèrent. Pourquoi Pharaon put-il faire cela? Pourquoi Dieu le permit-Il? Pourquoi Dieu envoya-t-Il un véritable prophète oint pour accomplir un signe devant Pharaon, et permit-Il ensuite à une dénomination de l’imiter intégralement devant le peuple? Pourquoi permit-Il qu’un trompeur se lève et agisse comme l’avait fait le véritable Esprit de Dieu? Tout cela fut permis afin que l’Ecriture s’accomplît.

Notez aussi qu’Il le permit afin d’endurcir le coeur de Pharaon et des Egyptiens. Ils tentèrent de prouver que Moïse n’était pas le seul détenteur de la Parole, puisqu’ils faisaient les mêmes oeuvres que Lui.

Pourquoi Dieu permet-il tout cela dans ces temps de la fin? Parce que Sa Volonté doit s’accomplir, tout comme Il laissa venir un esprit de mensonge sur Sédécias. Ce fut la méthode choisie par Dieu pour pousser Achab à la guerre, afin que s’accomplît ce qui avait été prophétisé.

Et s’Il laisse tous ces gens mettre leur confiance dans leurs églises, n’est-ce pas aussi pour réaliser ce qui avait été prédit pour cet âge de l’Eglise de Laodicée?

Apocalypse 3.17-18: “Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies”.

Pourquoi donc permet-Il que ces imitations apparaissent dans ces temps pour trahir la véritable Parole de Dieu?

Pharaon s’opposa à Moïse, tout comme le firent Jannès et Jambrès. Et la Bible nous dit que cela se répétera dans les derniers temps. Or, si ceci n’est pas l’accomplissement de l’Ecriture, où le trouver alors? Mais Moïse s’est-il laissé émouvoir au point de leur dire: “Vous n’avez pas le droit de faire ces choses, cessez immédiatement. Je suis le seul à être oint pour le faire”? Non, il les laissa continuer. Remarquez que la Bible dit dans 2 Timothée 3.9: “… leur folie sera manifeste pour tous…”. De même aussi dans ce temps de la fin, cela sera révélé lorsque l’Epouse sera enlevée et prise dans le ciel. Moïse, qui était la Parole véritable manifestée, n’a absolument rien dit pour les faire cesser; il les laissa au contraire continuer, afin qu’Il endurcît le coeur de Pharaon pour le séduire.

Le Seigneur procéda de la même façon pour séduire Achab, lorsque Michée, l’homme solitaire, se tint là debout avec le “Ainsi parle l’Eternel”. Un autre aussi était oint du “Ainsi parle l’Eternel”. Or ces deux-là étaient en contradiction l’un avec l’autre.

Aujourd’hui, nous nous tenons debout avec le “Ainsi dit le Seigneur”, le baptême d’eau, dans les derniers temps, doit être fait au nom de Jésus-Christ.

Mais voici qu’un autre homme accomplit des miracles et il est “trinitaire”. Montrez-moi donc où vous trouvez le mot “trinité” dans la Bible! Pouvez-vous m’y montrer trois Dieux! Il n’y a rien de semblable dans la Parole de Dieu. On n’y trouve nulle part non plus qu’une personne baptisée au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, l’ait été en employant ces trois titres.

D’autres disent encore: «Oh! mais c’est très bien, soeur, si vous portez vos cheveux très courts. Vous n’avez pas à faire ceci, cela, ou d’autres choses encore. Ce qu’il dit est un pur non sens, d’ailleurs c’est une ‹vieille perruque›».

Mais la Bible dit qu’Il a promis, dans les derniers temps, d’envoyer l’Esprit d’Elie pour appeler le peuple, les enfants de Dieu, pour les ramener à la foi originale, à ce qui était au début de la Parole. Or cette Parole fut confirmée, c’est le Fils de l’homme dans les derniers temps, le même qui était aux jours de Sodome, “Jésus-Christ le même hier, et aujourd’hui et éternellement”. Il a promis de le faire, car c’est le «Ainsi dit le Seigneur»!

Ainsi ils imitèrent Moïse en tout, jusqu’à ce que Dieu en eût assez. Prenez note que cela s’accomplira ces temps-ci, car c’est «Ainsi dit le Seigneur!». Sondez la Parole: prenez chaque culte, chaque groupement, chaque homme, chaque Eglise. Je vous enjoins au nom de Christ de faire ceci, vous prédicateurs: lisez les journaux et, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, regardez attentivement autour de vous et voyez si ce que je vous dis ne se passe pas présentement sur la terre. Si c’est le cas, alors Matthieu 24.24 est parfaitement exact “… et de faux oints se lèveront dans les derniers temps”.

Il y aura de faux prophètes et ils conduiront beaucoup de gens dans l’erreur. Notez bien ces différents types, afin de voir comment ils procèdent. “Ils séduiront beaucoup de gens” — “prophètes” (pluriel), “christs”, “oints” (pluriel) — de différentes tendances… des oints-Méthodistes, des oints-Baptistes, des oints-Pentecôtistes, etc. Mais il y a un véritable Esprit de Christ et c’est “La Parole faite chair”, exactement comme Il l’a promis.

Souvenez-vous: la balle, l’enveloppe du grain, ressemble exactement au grain de blé. Mais vous ne pouvez pas venir prétendre qu’au temps de Luther le chaume était le grain de blé. Il avait bien la vie en lui et la vie, dans la tige de la plante, avait sa raison d’être; mais, depuis lors, la vie a progressé. Elle passa jadis d’Elie à Elisée. — La vie progresse pas à pas. Souvenez-vous qu’elle atteint toujours un autre stade de développement, elle ne peut rester à un stade antérieur. — Nous ne pouvons manger les restes corrompus ou desséchés des anciens âges, les restes méthodistes, les restes baptistes ou les restes pentecôtistes, car ils se sont avariés. Nous avons de la nourriture fraîche, la Parole pour cette heure-ci.

La balle est exactement comme le grain de blé. Elle ne ressemble pas à la tige et encore moins à la feuille, mais elle est assurément semblable au grain qu’elle contient. On ne peut pas dire qu’au temps de Luther on voyait “Jésus-Christ le même, hier,…” du temps de Wesley pas encore, mais bien au temps des communautés de Pentecôte, et cela à un point tel que, s’il était possible, les élus même seraient séduits.

Ceci est votre temps. Souvenez-vous que le temps de ces communautés de Pentecôte dans les derniers jours est l’âge de l’Eglise de Laodicée et que c’est pendant cet âge que Christ est mis à la porte. Lorsqu’Il cherche à se manifester Lui-même dans l’Eglise, il est mis dehors. Cela s’appelle encore communauté, avec la prétention d’avoir l’onction, mais la Parole ointe est Christ Lui-même. Il reviendra pour chercher le reste de Son corps — l’Epouse.

Comme nous le disions auparavant, la même pluie qui arrosa le blé, arrosa aussi l’ivraie. Tous deux sont oints. Seul l’élu (ou prédestiné) sera capable de discerner la différence entre eux.

Dans Ephésiens 1.5, nous trouvons ce qui devrait être selon Dieu. Or ce sont des oints aussi qui proclament «Gloire à Dieu, nous avons la liberté! Alléluia, nous parlons en langues et sautons par l’Esprit. Nous avons acquis la liberté pour les femmes, et vous, vous voulez à nouveau les asservir». Eh bien! continuez ainsi. De toute façon, nous ne pouvons rien faire contre cela. Ils disent: «Nous parlons en langues, nous sautons, nous dansons par l’Esprit, et nous prêchons la parole». Parfait! Il n’y a vraiment rien à redire. Jannès et Jambrès firent de même dans la Bible. Jésus a dit: “Ils séduiront même les élus, s’il était possible”. Le grain original qui tomba dans le sol n’était pas une organisation, mais bien en passe de le devenir, car les feuilles furent bientôt là. Puis, à un stade plus avancé, la tige crût, mais ce n’était plus comme au début. Ensuite l’épi se forma, avec les nombreuses inflorescences de la Pentecôte. Remarquez maintenant comment, par le changement graduel, nous nous approchons de la forme du grain original. Finalement, tout se manifeste pleinement en dehors de l’organisation. Ils ne sont plus porteurs de graine, tandis qu’une organisation n’est que le support de quelque chose. Le chaume doit mourir, la balle doit mourir, et tout ce qui n’est pas le grain doit mourir, lui seul continue de vivre. Il est le corps de la résurrection. Et Lui, lorsqu’Il descendra pour venir le prendre, Il l’emmènera chez Lui, là-haut. Les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers. Pouvez-vous me suivre?

Et maintenant, mes amis, retournons ensemble en arrière jusqu’à l’Eglise primitive. Quand le premier réveil de cette semence eut-il lieu? Cela se produisit, je pense, après qu’elle mourut, soit après ces jours où le grain de blé (le corps, l’Epouse) était tombé dans le sol.

Tout d’abord, remarquons-le, Christ n’a jamais organisé Son Epouse, n’est-il pas vrai? Il établit des apôtres, des prophètes, etc., dans les communautés, afin de la garder pure. Mais à Nicée, exactement trois cent six ans plus tard, Rome commença d’organiser, et le grain mourut. Tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec cette Eglise étaient mis à mort; et la semence reposa dans le sol pendant des centaines d’années.

Après un certain temps, à l’époque de Martin Luther, les premières pousses de blé sortirent. Puis, les tiges crûrent sous Ulrich Zwingli et les autres réformateurs, en formant d’autres organisations. Après cela vinrent les Anglicans, puis John Wesley qui amena un nouveau réveil, début de formation de l’épi. Par l’épi, la plante ressemblait plus au blé qu’à aucune des autres périodes précédentes. Ensuite, ils s’organisèrent aussi, se desséchèrent et moururent. La vie se transmit plus loin, dans la balle, qui prit exactement la forme des grains; mais finalement leur folie fut rendue manifeste ces huit ou dix dernières années. Que se passa-t-il alors avec cette balle? Elle fut séparée du grain.

Et maintenant, pourquoi n’y eut-il pas une nouvelle organisation ces vingt dernières années depuis ce grand réveil? Il y a des prophètes oints, des docteurs oints, etc., mais pourquoi n’y a-t-il pas d’organisation? C’est parce qu’il n’y a plus rien après le grain, c’est le retour à l’original! Il n’a plus besoin d’une organisation. Même un aveugle pourrait voir cela! Ça ne peut tout simplement plus être organisé! Tout s’oppose fermement à une telle chose. Le grain de blé sera rendu semblable à son état original — le Fils de l’homme dans les derniers jours. Des imitateurs se lèveront dans ces derniers jours, cherchant à séduire les élus, si possible. Regardez ces enveloppes organisées qui sont rejetées, loin du grain, afin que le grain soit révélé aux élus. Voyez comme tout cela est admirablement bien exprimé dans Ephésiens 1.5. Les vrais élus et prédestinés sont les seuls à ne pouvoir être séduits. Les prophètes oints seront faux et parmi eux se trouveront les vrais oints. Comment distinguer les uns des autres? Par la Parole, comme cela nous est montré par les types projetant leur ombre dans l’Ancien Testament. La Parole seule est le véritable moyen de séparer le faux du vrai, mais pas les signes! Oh! non, car les deux groupes manifesteront les mêmes signes, mais c’est la Parole qui les séparera!

Avez-vous déjà remarqué que Jésus, dans Matthieu 24.24, n’a jamais dit qu’il y aurait de faux Jésus dans les derniers temps? Oh! non, ils ne risqueraient pas d’être séduits par cela. Vous n’amènerez jamais un Pentecôtiste, j’entends un Pentecôtiste réellement sincère, à dire qu’il soit lui-même Jésus. Vous ne pourriez même pas faire dire à un «faux» Méthodiste ou Baptiste, ou à quelqu’un de l’une de ces organisations. «nous sommes Jésus». Ils savent très bien qu’ils ne feraient jamais rien de tel.

La Bible affirme néanmoins qu’il y aurait de faux Christs — pas des «Jésus», mais de faux Christs. Personne n’acceptera jamais quelqu’un disant «je suis Jésus». Oh! non, ils sont de faux Christs et ne le savent pas, car ils sont en contradiction avec la Parole, et Dieu confirme la même chose…

J’en arrive maintenant à un point crucial, car vous avez vu ces gens faire les mêmes choses qui devraient être accomplies par les véritables témoins. Je ne vous condamne pas, mais j’ai ici une communauté et un groupe dont je suis responsable par le Saint-Esprit et je dois vous dire la vérité. L’heure avance de plus en plus. Les membres des communautés n’accepteraient jamais de faux “Jésus”, mais ils accepteront de faux christs — de faux oints — qui ont pour ainsi dire chaque signe et chaque lettre de la Parole. Ils croient au baptême du Saint-Esprit et ils en font l’expérience. Ils croient également au parler en langues. Ils croient aussi aux signes qui doivent les suivre. Je ne parle ici ni des Méthodistes, ni des Baptistes, mais des Pentecôtistes, car nous sommes au temps de la fin.

Dans les premiers âges de l’église, les tromperies dont nous parlons ne furent pas reconnues. De même, à l’époque, les Méthodistes, les Baptistes ou les Presbytériens ne les mirent pas en évidence non plus. Mais les Pentecôtistes sont si proches, qu’ils sont presque comme la réalité, de même que la balle, l’enveloppe du grain, est presque le grain lui-même. Comme il en fut au commencement, il en sera de même à la fin. Satan, parlant à Eve, faussa seulement un mot, et elle le crut. Mais ce fut Eve et non Adam. De même, c’est la communauté, mais non pas Lui. L’église fut celle qui reçut la fausse parole, et non pas Christ.

La fausse ointe, qui se nomme elle-même l’Epouse, fut celle qui accepta la mauvaise parole. Pouvez-vous le discerner? Cela va ensemble comme votre soulier à votre pied, ou vos cils à votre oeil, et pourquoi, parce que tout ce que vous lisez dans votre Bible s’accorde parfaitement.

Ce fut donc Eve qui crut à la fausse parole, non pas Adam. Aujourd’hui également, la «soi-disant Epouse» l’accepte, mais pas l’Epouse de Christ. La «soi-disant Epouse» a toutes sortes de signes et de miracles, au point de séduire les élus, s’il était possible.

Remarquons encore une fois que ce ne sont pas de faux «Jésus», mais de faux christs (oints). D’ailleurs ils ne permettraient à personne de se faire nommer «Jésus», certainement pas. Celui qui aurait cette prétention-là — être Jésus — ne le serait justement pas, chacun le sait. Ils ne le seraient pas davantage en se servant de l’huile sur le dos, en ayant du sang sur les mains, ou quoi que ce soit d’autre: il tomberait sous le simple bon sens de chacun que ce ne serait pas Jésus. Ce n’est pas sur ce point-là qu’ils se tiennent, mais ils se proclament eux-mêmes les oints, faisant signes et miracles, au point de tromper même les élus, car ils sont de faux christs — des faux oints. Ils croient qu’ils sont oints, mais savent aussi qu’ils ne sont pas Jésus. Car de cette manière-là, la séduction serait trop apparente. En effet, si un homme s’approchait de vous en disant: «Voyez les stigmates dans mes mains et sur mon front, je suis Jésus», nous saurions tous que ce ne serait pas vrai. Souvenez-vous que Jésus ne nous a pas mis en garde contre ce genre-là de trompeurs. Il nous a dit qu’il viendrait de faux christs. Le mot «christs» est au pluriel, signifiant dénomination, etc. Des oints qui sont oints de l’esprit de dénomination et non avec la Parole.

Je vous ai déjà dit à plusieurs reprises que les gens peuvent être répartis en trois classes: les croyants, les «soi-disant croyants», et les incrédules. Il y eut de même trois races d’hommes: les descendants de Sem, Cham et Japhet. Cela fut et il en sera toujours ainsi.

Il y eut de même Moïse, représentant «les croyants», puis Jannès et Jambrès «les incrédules», enfin Balaam le «soi-disant croyant». Là aussi, trois classes de gens. Remarquez que les incrédules (les églises confessionnelles) ne croient en aucun signe. Ce sont les églises froides et formalistes du monde. Les «soi-disant croyants» sont l’enveloppe, la balle, puis viennent les vrais croyants.

Considérez maintenant l’effronterie des «soi-disant croyants» et des incrédules. Satan osa dire en présence de la Véritable Parole: “Il est écrit” (Mat. 4.4-6). Pourquoi Satan fit-il cela? Parce qu’il connaissait bien la Parole pour cette heure, mais il doutait que cet Homme humble et petit fût La Parole. “Si tu es le Fils de Dieu…,” dit-il. “Je sais que le Fils de Dieu doit venir, car Il l’a dit et il est écrit qu’il chargera Ses anges de veiller sur Lui. Mais si tu L’es, prouve-le moi. Fais un miracle afin que je le voie”.

Regardez aussi Judas qui, pendant ce temps-là, vivait avec eux — un soi-disant croyant — pourtant revêtu de la vraie Parole. Comme ils sont effrontés! «Ne faites donc pas attention à pareil non-sens» disent les soi-disant croyants. «Là, il n’y a rien du tout. N’allez pas à leurs rassemblements. Il n’y a que du bruit et de l’imagination et cela n’existe que dans vos pensées» disent-ils en présence de la Parole.

Satan alla directement là où se trouvait la Parole. Comme la Bible le mentionne dans Jude 9, l’archange alors qu’il contestait avec le diable, lui dit: “Que l’Eternel te réprime”. Il était opposé à la Parole même. C’est ici l’Antichrist, l’oint, s’opposant à la véritable Parole de ce temps, Jésus-Christ lui-même, en disant “il est écrit”. Ce sera si proche de la réalité que les élus seraient séduits, s’il était possible. La raison pour laquelle les élus ne sont pas séduits: ils sont eux-mêmes la Parole.

La vie qui est dans la racine (je vous le disais tout à l’heure) ne peut se renier elle-même. De même Jérémie, lui, savait exactement qui il était, quoi qu’en dît Hanania. Moïse également connaissait la Parole de Dieu sans s’inquiéter de ce que les faux prophètes pouvaient raconter. Moïse disait: “Il est écrit!”. Achab disait: “Je crois mes prophètes. Mon organisation est juste. Jetez cet homme en prison et nourrissez-le du pain d’affliction. N’ayez aucune communion avec lui et, lorsque je reviendrai en paix, je m’occuperai de lui”. Michée lui répondit: “Si réellement tu reviens, alors le Seigneur ne m’a pas parlé”. Michée savait qu’il avait le “Ainsi parle le Seigneur”, que sa vision s’y accordait exactement, et que cela ne fut prévu pour d’autre époque que la sienne. Amen! Alléluia!

Les soi-disant croyants sont des effrontés. Ils ont l’audace de venir discuter face à un archange. Quelqu’un a dit que les insensés marchent avec des souliers à gros clous là où les anges ne marchent qu’avec crainte.

La raison pour laquelle les élus ne seront pas séduits c’est qu’ILS SONT LA PAROLE. Ils ne peuvent rien faire d’autre, ni rien entendre d’autre, ni rien savoir d’autre. Ainsi tout se tient. Remarquez, Moïse ne s’est laissé ni troubler par eux, ni attirer de leur côté. Essayez d’imaginer que Moïse ait dit: “Halte-là, un instant Pharaon, tu sais ce que le Seigneur m’a dit de faire; mais, gloire à Dieu, je vois que tes gens sont capables de faire la même chose, alors je te propose ceci: mettons-nous ensemble”. A mon avis, ce ne seraient pas là les paroles d’un prophète de Dieu! Non, car il restait aussi ferme qu’il lui était possible de l’être. Il savait que, d’une manière ou d’une autre, Dieu prendrait soin de lui, car Il le lui avait promis. “Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point” (Deut. 31.6 et Héb. 13.5).

Moïse ne voulait rien savoir d’aucune de leurs dénominations. Il se tenait aux côtés de Dieu. Il ne se laissait impressionner par aucune des choses qu’ils pouvaient faire, ni ébranler par leurs imitations très proches de la vérité. Il demeurait calme, car il savait parfaitement que Dieu oeuvrait avec lui.

Comprenez-vous ce que je dis? Deux et deux font quatre! Mon intention n’est pas tellement de critiquer, mais je voudrais tellement vous rendre tout cela compréhensible, afin que vous ne soyez pas trompés par ces imitateurs. Je parle présentement pour les vrais croyants, car ils sont prédestinés à voir qu’ils seront debout et affermis pour ce jour-là.

Jésus a dit: “Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom?” (Mat. 7.22). Jésus a dit aussi qu’aux temps de la fin, lorsque tout aura passé, que le temps de la grande résurrection sera venu, beaucoup viendront et s’assiéront dans le royaume. Mais, souvenez-vous-en, le royaume de Dieu est en vous. L’ivraie viendra et s’asseyant avec le blé, dira: “Pardon, attends un instant, Seigneur: j’ai parlé en langues, j’ai crié et dansé par l’Esprit, j’ai chassé des démons, j’ai fait toutes ces choses”. Mais que leur répondra-t-Il? “Retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité, je ne vous ai jamais connus”.

Que signifie iniquité? C’est quelque chose que tu sais devoir faire et que tu ne veux pas faire. Ils connaissent cette Parole, ils l’entendent. Vous êtes à l’écoute de cette bande enregistrée, vous écoutez ce message, vous entendez ce que Dieu, le Seigneur, vous dit, vous le voyez le confirmer et le réaliser vraiment. Cela devient pour vous aussi évident que de voir au-dehors le soleil luire. Mais, vous qui restez néanmoins rivés à vos dénominations et à ces erreurs, vous êtes des ouvriers d’iniquité. Eh bien, direz-vous, j’avais une grande réunion, j’ai fait ceci et cela. Mais Jésus a dit: “Retirez-vous loin de moi, ouvriers d’iniquité, je ne vous ai jamais connus”. — “Mais j’étais pourtant rempli du Saint-Esprit. J’ai parlé en langues et j’ai chanté dans l’Esprit…”.

Je n’en doute pas un instant et ne le mets même pas en question, mais mon frère, ma soeur, ceci est un temps terrible! Où en sommes-nous? Cette Parole est tout près de s’accomplir.

“Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous par prophétisé par ton nom?… (prophètes, oints! n’est-ce pas exact?) … n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?” (Mat. 7.21-22).

Comment pouvez-vous faire cela et refuser d’être baptisé au nom de Jésus? Voyez pourtant comme tout cela peut être subtil. Ils en arrivent au point crucial — La Parole — puis ils retournent en arrière. Elle était là, devant vos yeux, agissante, vous saviez que c’était la Parole, mais à cause de votre dénomination, vous en restez là. Mais Jésus a dit: “Je ne vous ai jamais connus”. Je ne veux pas savoir combien de démons vous avez chassé, ni quelle quantité de ceci ou de cela vous avez fait, de toute façon Il dira encore: “Je ne sais rien de vous”.

Balaam disait: “J’ai prophétisé en ton nom et cela s’est accompli”. C’est tout à fait exact, mais lorsqu’il vint à la Parole, il la refusa — Oh! mon frère, peux-tu distinguer ce point subtil? Séduit, non comme prophète, mais quant au contenu de la Parole — la Véritable Parole attestée et manifestée.

De tout temps, Satan a essayé de contrefaire la véritable Parole. Il savait que beaucoup viendraient jusqu’à la frontière, puis s’en retourneraient. Reportons-nous pour quelques instants à Hébreux 6.8 où il est dit:

“Mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu”.

L’expression «frontière» signifie: vous qui avez goûté le don céleste. «Goûté» veut dire, vous l’avez reconnu. Vous ne l’avez bien sûr pas goûté avec votre bouche, mais vous l’avez vu et vous saviez que c’était la Vérité. Vous avez goûté aux choses célestes et avez été rendu participant du Saint-Esprit lorsqu’il vint sur vous. Vous avez goûté et vous avez vu que c’était juste et le Saint-Esprit vint sur vous — ivraie dans le champ — puis, vous vous en êtes détourné reniant le Christ même qui vous sanctifia, vous appela et vous oignit. Pour ce péché-là, il n’y a plus de sacrifice possible, il est impardonnable. Il est désormais impossible pour ceux-là de parvenir encore à la connaissance de la Vérité. Dans Hébreux 6.4 il est écrit: “Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés…”.

Il se répandit sur l’ivraie qui, au début, marchant avec Jésus, lui promettait: “Seigneur, j’irai jusqu’au bout”. Mais, lorsqu’ils arrivèrent à la Parole, ils s’y heurtèrent et retournèrent en arrière. Lorsque vous avez goûté ou vu la Parole elle-même manifestée et que vous vous en détournez, il vous sera totalement impossible de la revoir ou de revenir à elle. C’est ce que dit l’Ecriture. Les cieux et la terre passeront, mais non la Parole. C’est absolument impossible. La Bible le dit et l’Esprit lui rend témoignage.

Laissez-moi vous donner un petit exemple: Des gens, par la parole prophétique de Moïse, sortirent de l’organisation égyptienne. Ils virent les grandes oeuvres et les miracles, et arrivant aux abords immédiats de la terre promise, furent sur le point d’y pénétrer…

Pendant tout le temps que dura la correction, faite par le Dr Lee Vayle, du texte du livre «Les Sept Ages de l’Eglise», un grand nombre de questions se posèrent, entre autres celle des noms qui seraient effacés du Livre de Vie de l’Agneau. D’ailleurs un grand nombre de serviteurs de Dieu s’y sont également cassé la tête en cherchant la réponse. Mais attendez d’avoir lu vous-même ce livre et alors vous le comprendrez, s’il y a quelque lumière en vous. Tu peux toujours en détourner la tête et ne même pas le regarder si tu ne désires pas le voir. Ma mère avait coutume de dire: «Tu ne pourras jamais faire sortir du sang d’une rave, car il n’y a pas de sang en elle». La lumière doit venir, cela ne doit pas rester dans les ténèbres. La lumière est venue dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas reconnue.

Israël était interdénominationnel. Ils n’avaient pas de territoire et n’étaient nulle part chez eux, mais ils étaient en route pour une patrie. Nous de même n’avons pas d’église, mais nous sommes en marche vers une église — l’Eglise des Premiers-Nés. C’est l’assemblée qui est dans la Gloire, non pas l’église terrestre faite par l’homme. Les appelés, qui sont prédestinés à la vie éternelle, s’en vont vers leur demeure.

… Lorsque Israël s’en vint jusqu’à la frontière, à l’endroit où ils devaient passer, ils doutèrent de la Parole et reculèrent. Josué, Caleb, et les autres, l’avaient pourtant traversée et s’en revinrent avec une grappe de raisin leur prouvant que le pays était là, à portée de main. La promesse de la Parole de Dieu était: “C’est un bon pays, plein de lait et de miel”. Les deux espions rapportèrent donc comme preuve la grappe de raisin du pays promis dans le territoire où ils se trouvaient encore, et les enfants d’Israël purent la toucher, la goûter, mais ils dirent: “Oh! nous ne pouvons pas le faire”. Que leur arriva-t-il alors? Ils périrent dans le désert. Ils restèrent là, s’organisèrent et tous moururent, tous, excepté les deux qui s’en furent de l’autre côté et en ramenèrent la preuve — Josué et Caleb.

Moïse fut enlevé — c’est un type de l’assemblée de la résurrection dans l’attente, de l’Ancien Testament, du Nouveau Testament, et du Corps de l’enlèvement. Voyez-vous les «trois», là? Il vous faut conserver ces «trois» devant vos yeux, à la fois chez les croyants et les incrédules. Souvenez-vous que ce péché, Dieu ne le pardonne pas. Mais alors, comment peut-Il s’approcher d’eux? Cela a commencé avec des épines et se termina aussi avec des épines. Seuls les élus pourront le discerner.

Il en sera comme à l’époque de saint Martin, peu avant le sombre Moyen Age. C’était un homme de petite taille, mais pieux. Beaucoup d’entre vous ont certainement déjà lu des récits le concernant. Alors que nous étions à la recherche d’écrits historiques à son sujet, un prêtre nous dit: «Mais vous savez, il n’a pas été canonisé». S’il ne fut pas reconnu par eux, il le fut par Dieu. Le Saint-Esprit nous avait dit de le placer là, dans ce troisième âge de l’Eglise. Voyez l’homme pieux qu’il fut. Bien que né de parents païens, son père étant lui-même soldat, il fut appelé et élu de Dieu. Il semblait d’abord que, suivant les traces de son père, sa destinée serait d’être aussi soldat. Mais il avait toujours cru qu’un Dieu devait exister, car son amour de la nature, des bois, le poussait à y reconnaître Dieu.

Un jour, en passant par une ville, il vit un vieux mendiant mourant, couché au bord du chemin. La nuit tombait, il faisait froid, et le vieillard suppliait qu’on lui donnât quelque chose pour le couvrir, sinon il mourrait cette nuit. Mais personne ne prit garde à lui. Martin s’arrêta à quelque distance pour observer ce qui allait se passer, mais personne ne le secourut. Martin n’avait qu’un manteau et, s’il le donnait au mendiant, il risquait de geler lui-même, car il était en service commandé. Alors il se dit: “Afin que chacun de nous deux ait une chance de vivre, je m’en vais le partager avec lui”. Il prit ensuite son manteau, le plia en deux, le coupa avec son épée et enveloppa le mendiant dans la moitié de son manteau. Puis, il se revêtit lui-même de l’autre moitié. Tous ceux qui le rencontraient disaient: “Regardez ce drôle de soldat enveloppé d’une moitié de manteau!”.

La nuit suivante, ayant terminé son service, il était couché dans son lit lorsqu’il se réveilla subitement. Il vit Jésus-Christ, debout au milieu de la pièce, portant autour de son corps le demi-vêtement qui avait enveloppé le pauvre mendiant. Au même instant, il lui revint en mémoire: “Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits, c’est à Moi-même que vous l’avez fait — à Mes oints”.

L’église tourna Martin en ridicule, le rejeta et même davantage, mais il était un prophète de Dieu. Ce qu’il disait s’accomplissait. Mais beaucoup aussi, à cette époque, le crurent. Je voudrais vous montrer à présent comment le diable peut vous séduire par sa ruse.

Un jour saint Martin était assis dans la chambre où il étudiait, lorsque survint tout à coup devant lui un ange revêtu de puissance, avec une couronne sur sa tête, les pieds chaussés de souliers d’or, une ceinture d’or autour de ses vêtements. Il lui dit: “Martin, me reconnais-tu? Je suis ton Seigneur et ton Sauveur. Je suis celui qui t’a sauvé. Adore-moi, Martin!”. Mais le prophète, conscient qu’il y avait là quelque chose d’étrange, se contenta de continuer à l’examiner. Il lui dit à nouveau: “Martin, je suis ton Sauveur, Jésus-Christ. Adore-moi! Ne me reconnais-tu pas, Martin?”. Martin continua à l’examiner pendant qu’il laissait l’Ecriture se dérouler dans sa mémoire. Puis, tout à coup, il dit: “Satan, retire-toi de moi! Tu as une couronne sur la tête, mais la Parole de Dieu dit que Ses saints Le couronneront à la fin des jours”.

Tout cela n’aurait-il pas été une amorce pentecôtiste? Il y a toujours grand profit à prendre garde à la Parole.

Un autre fait se produisit dans un monastère où vivait un saint vieillard entouré de jeunes moines dont l’un d’entre eux était d’humeur irritable. Ecoutez bien ce qui va suivre, c’est une bonne parabole pour nos temps actuels. Ce jeune moine désirait être plus important que ses camarades. Il se serait volontiers vu revêtu d’autorité, à la fois meilleur et plus intelligent que les autres. Il voulait être autrement, de n’importe quelle manière. Il était très arrogant, comme s’il avait été «le seul galet sur le rivage» et personne n’arrivait à sa hauteur.

Maintenant voyons ce qui arriva. Il devait absolument posséder quelque chose d’exceptionnel pour le distinguer de la grande masse. Me suivez-vous dans cette explication? Ainsi, il dit: “Le Seigneur m’a aussi fait prophète”. Or il y avait déjà quelqu’un reconnu comme tel dans le pays, c’était saint Martin, qui était né pour l’être. Mais ce jeune homme, un moinillon d’environ vingt-cinq ans, affirma: “Dieu a fait de moi un prophète et je m’en vais vous le prouver. Cette nuit, le Seigneur va me donner une magnifique robe blanche dont Il me revêtira Lui-même. Je serai assis au-devant de vous et vous viendrez vers moi chercher des ordres”.

Comparez maintenant cela avec aujourd’hui… «Je serai la tête de l’organisation. Je prendrai soin de vous autres moines». Effectivement, cette nuit-là, si nous nous en référons aux écrits relatifs à saint Martin, le bâtiment s’illumina soudain (vous pouvez d’ailleurs lire et vérifier tout ceci vous-mêmes, c’est un récit historique parfaitement authentique).

Ainsi, la pièce s’illumina et le jeune moine, observé par tous ses compagnons, entra, habillé d’une robe blanche. Il se tint au milieu d’eux et leur dit: “Voyez ce dont je vous parlais!”. C’était contraire à la Parole. Ils s’en allèrent quérir leur doyen. Celui-ci arriva aussitôt puis, marchant de long en large, il s’écria: “Mon fils, tout cela ne sonne pas juste. Mais il y a un moyen pour nous de le savoir. Cela semble surnaturel…”. Les Pentecôtistes auraient marché comme un seul homme dans cette voie, en avalant l’appât, l’hameçon, et tout le reste! L’ancien reprit: “Le miracle semble véritable, mais il ne paraît pas d’aplomb sur la Parole. Or nous avons tout de même un homme oint, un prophète du nom de Martin; viens, nous allons te présenter à lui”. Le jeune moine répondit vivement: “Non, non! Martin n’a rien à voir avec ceci”. A quoi le doyen répliqua: “Eh bien! tu iras tout de même vers lui”. Puis, ils le prirent par le bras pour l’emmener de force devant Martin et, à ce moment, sa robe disparut.

Vous le voyez, même les élus seraient séduits, s’il était possible. Jésus a dit: “Mes brebis connaissent ma Parole”. Oh! pardon direz-vous, Il a dit “entendent ma voix” — mais c’est sa Parole! “L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu” (Mat. 4.4).

Les élus le savent et ils ne suivront pas la parole ou la voix d’un étranger. C’est aussi ce qui eut lieu avec ces moines: ils ne voulaient pas suivre la voix d’un étranger. Ils savaient que Martin était là, qu’il était prophète pour son époque, attesté de Dieu par la Parole, connaissant lui-même la Parole. C’est la raison pour laquelle le jeune homme ne voulait pas se présenter devant lui.

Jésus a dit aussi: “Où que soit le corps mort, là s’assembleront les aigles” (Mat. 24.28)

Là où est le corps (ou la Parole au temps propice), là s’assembleront les aigles. Là où se trouve le corps mort (la Manne, la Parole), là s’assembleront les aigles. Mais je dois maintenant me dépêcher, je viens de regarder l’heure et de m’apercevoir que nous avons dépassé midi depuis sept à huit minutes. Je ferai aussi vite que possible. Je regrette de devoir retenir les employés du central téléphonique, néanmoins ce que je vous dis est encore plus important que votre argent: il disparaîtra, mais non la Parole.

Une fois encore: “Là où est le corps, là se rassembleront les aigles. Là où est le corps — celui qui a été tué — là où se trouve la viande fraîche la Parole au temps convenable — là, les aigles se rassembleront”. Mais lorsqu’il est putréfié, alors les vautours accourent en foule. Voyez-vous ce que je veux dire? Lorsque la victime vient d’être tuée, les aigles s’assemblent puis, lorsqu’ils la quittent et qu’elle commence à sentir, voici venir les vautours. Mais alors les aigles n’en veulent plus du tout.

Jésus a dit: “Là où est le corps…” — là où la Manne tombe. Dans la nuit où la Manne tombe, là s’assembleront les aigles. C’est la Manne pour le temps convenable. Quand il commence à se putréfier et que les vers s’y mettent, les vautours accourent. Ils ne peuvent pas le sentir avant qu’il soit putréfié. C’est pourquoi il n’est pas étonnant que, dans Matthieu 23.37, Jésus s’écrie: “Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu (notez la forme du pronom personnel «je») rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu”.

“Toi qui as lapidé chaque prophète que je t’ai envoyé” — cette grande assemblée, Jérusalem. Nous sommes la Jérusalem qui n’est pas terrestre, mais qui est d’en haut, d’où la Parole prédestinée est venue. Non la vieille Jérusalem, celle qui périt, mais la nouvelle Jérusalem qui est durable; non la vieille Jérusalem construite de main d’hommes, mais la nouvelle Jérusalem édifiée par Dieu — la Parole venue d’en haut et manifestée maintenant.

“Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père: Je vais vous préparer une place” (Jean 14.2).

Les rues d’or et les autres choses faites par le Créateur, c’est la Jérusalem qui ne périra jamais.

“Oh! Jérusalem, Jérusalem, combien de fois ai-je voulu…”. Non pas une tierce personne ou qui que ce soit, mais Moi, J’ai voulu étendre mes ailes sur vous, comme le fait une poule avec ses poussins, mais vous ne le supportez pas. Maintenant, votre heure est venue et là où est le corps, là s’assembleront les aigles. Mais dès que le corps se putréfie, les buses se rassemblent.

Moïse, lui, fut un aigle. Il n’a pas servi aux enfants de Dieu les restes laissés par Noé, il avait au contraire de la nourriture fraîche pour eux. “L’Eternel Dieu me rencontra dans le désert, confirma sa Parole, et m’envoya ici pour vous appeler à sortir”. A sa suite vinrent des imitateurs, mais il avait, lui, la Parole pour son temps. Or Dieu avait dit à Abraham qui avait reçu la promesse: “Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans. Mais je jugerai la nation à laquelle ils seront asservis, et ils sortiront ensuite avec de grandes richesses” (Gen. 15.13-14).

Moïse dit: “Maintenant le Seigneur parlera avec moi et me le montrera. Il m’a dit ce que j’avais à faire et je vous le redirai. Le JE SUIS m’a envoyé… JE SUIS et non pas J’ETAIS ou JE SERAI, mais bien JE SUIS — présent de l’indicatif — littéralement la PAROLE POUR MAINTENANT. Non pas la Parole qui était, ou la Parole qui sera, mais la Parole qui EST, maintenant — JE SUIS est la Parole. Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu. JE SUIS, Dieu, m’a envoyé comme étant Son prophète pour confirmer que cela est véritable. JE SUIS, la réponse à cette Parole. Il m’a commandé de venir vers vous, ici, et de faire cela”.

Mais lorsque Moïse montra son signe, Pharaon dit: “Nous avons dans notre groupe des jeunes gens en suffisance qui peuvent aussi faire cela” — des imitateurs — Jésus a dit que cela se répéterait dans les derniers temps. Ces imitateurs viendront, proclamant exactement les mêmes choses. Mais considérez celui qui vint premièrement et qui était fondé sur la Parole.

Moïse ne se contenta pas de leur redonner ce que Noé avait eu pour son temps, il ne leur dit pas: “Nous allons construire une arche maintenant, c’est dans la Parole puisque Noé, jadis, construisit une arche”. Non, ce sont les vautours qui auraient mangé de cela. Il leur donna la Parole promise. Le message reçu venait de Dieu — la Parole de Dieu prédestinée pour cette heure-là.

Jésus, Lui non plus, ne servit pas au peuple les restes de Moïse. Ce dernier eut la Parole pour son temps, car il était prophète. Mais ici nous avons Dieu Lui-même. Il ne leur servait donc pas les restes de Moïse, mais se contentait d’observer les vautours de cette organisation qui, eux, dévoraient ces restes comme des gloutons. “Nous avons Moïse, nous n’avons pas besoin de toi”. Jésus leur dit: “Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi” (Jean 5.46).

Voyez ce qu’Il entend par là: “Où est le corps, les aigles s’assembleront — là où la Parole est abattue toute fraîche”. La Parole s’est levée, a été fortifiée, confirmée et elle s’est ensuite donnée comme nourriture pour les enfants, alors que pendant des centaines d’années seule une vieille carcasse reposait là.

Il en est de même aujourd’hui. Luther, lui, avait un message de repentance: oh! mais vous, bandes de busards luthériens. Les Baptistes avaient un message: oh! mais vous, bandes de busards baptistes! Le mouvement de Pentecôte avait un message: il est près de s’en retourner à la maison maintenant — oh! mais vous, busards pentecôtistes! Mais là où est le corps, là s’assembleront les aigles.

Souvenez-vous qu’aux jours de Luther, vous n’auriez jamais nourri un Luthérien avec de la chair catholique, comme cela se voit faire maintenant. Pas du tout, ils voulaient de la chair fraîche, celle prévue pour cet âge de l’église. Et, plus tard, on n’aurait pas nourri un Méthodiste avec des messages de Luther. Oh! non, ils n’auraient jamais voulu de la viande avariée. Elle se putréfiait, car la vie l’avait quittée pour s’en aller ailleurs. De même, dans le plant de blé, le vieux chaume est mort, mais la vie poursuit son cours.

Vous ne pouvez non plus prétendre nourrir l’Epouse de Jésus-Christ avec du pentecôtisme. Non, vraiment pas! La nourrir avec une organisation rongée par les vers, gonflée par la corruption? Jamais! Car voici la promesse:

“Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Eternel arrive, ce jour grand et redoutable” (Mal. 4.5).

Il ramènera les coeurs des enfants à la foi des pères. Toutes les promesses faites dans la Bible seront accomplies et c’est là que les aigles s’assembleront: “Tout ce que le Père me donne viendra à moi” (Jean 6.37).

Jésus n’a jamais agi ainsi, mais lorsqu’Il vint, Il trouva une nuée de vautours: “Nous avons Moïse et la loi” disent-ils. Assurément, jadis lorsque tout cela était préparé pour eux, c’était une chose excellente à manger. Mais Moïse, qui avait immolé l’offrande et leur avait apporté la loi, leur avait dit:

“L’Eternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!” (Deut. 18.15).

Il existe, dans l’Ancien Testament, environ six cents prophéties diverses concernant Jésus-Christ et qui ont déjà été exactement accomplies, dont un grand nombre durant les sept à huit dernières heures de sa vie. Chacun de ces prophètes s’est parfaitement exprimé.

Si j’avais aujourd’hui à prophétiser qu’une certaine chose doive se produire d’ici une année, j’aurai environ 20% de chance (ou une chance sur cinq) de tomber juste. Si je voulais prédire le moment exact, cela me donnerait une marge beaucoup plus réduite. Or, si voulant être plus précis, je m’astreignais à assigner un endroit puis encore la personne devant réaliser l’événement, la probabilité de la réalisation serait extrêmement faible. On pourrait d’emblée qualifier cette prédiction comme étant absolument irréalisable.

Et pourtant CHAQUE PAROLE écrite sur le Messie fut accomplie à la lettre. Lorsqu’Il lut l’Ecriture dans la Synagogue, Il s’arrêta au milieu d’une phrase (Luc 4.19, Es. 61.2), car le reste devait s’accomplir à Sa seconde venue. Amen! Les cieux et la terre passeront, mais non SA PAROLE.

A cette époque, Il était la Parole qui les nourrissait. Moïse leur avait dit vrai, mais il reste toujours quelque chose lorsque les aigles ont pris leur repas et réintégré leur demeure. Et à chaque fois, on en fait une dénomination, pour les vautours. Les aigles sont toujours dans l’attente de recevoir autre chose de la Parole. Ils disent: «La Parole dit ceci, et cela doit se produire». Hier, nous avions du caribou, demain, nous mangerons du mouton. La vieille carcasse de caribou est rassise, mais nous aurons du mouton aujourd’hui — nourriture des anges. Dans le désert, le peuple mangea la Manne, mais ceux qui essayèrent d’en mettre de côté pour le jour suivant la retrouvèrent infectée.

Voyez-vous la perfection de ces images, de ces types? Les vautours, au temps de Jésus, chassaient aussi les démons — des oints se repaissaient de la vieille carcasse. De leur temps, ils avaient aussi des prophètes; Caïphe, le grand prêtre, prophétisa et la Bible dit qu’il le fit parce qu’il était souverain sacrificateur cette année-là. Il était comme un éboueur nauséabond, une plante d’ivraie et un chardon, bien qu’assis parmi le bon grain. Mais l’Esprit était sur lui — le véritable Saint-Esprit de Dieu reposait sur lui pour prêcher, prophétiser et annoncer ce qui devait arriver. Et pourtant il décria et crucifia la véritable Parole attestée pour cette heure-là. Oh! frères, combien de temps encore devrons-nous dire ces choses? Combien de fois encore faudra-t-il répéter l’Ecriture? Pour prouver cela, Jésus dit:

“Mais, si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous — Et si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, vos enfants, par qui les chassent-ils donc?” (Luc 11.20).

Ainsi, ils chassaient des démons, ils prophétisaient, mais ils ne Le reconnurent pas, Lui, comme étant la Parole pour cette heure. Pourquoi? parce qu’Il ne s’était pas associé avec eux. Lisez maintenant à nouveau Matthieu 24.24.

S’Il chasse les démons par la Parole de Dieu (car Il était la Parole de Dieu), par qui les enfants de vos dénominations les chassent-ils? Dieu seul peut chasser un démon, nous le savons, car un homme fort habitant dans une demeure doit être jeté dehors par un homme plus fort que lui.

Dans Apocalypse 17.8, il est parlé de cet Antichrist qui paraît dans les derniers temps. Il doit accomplir des signes et des prodiges pour séduire ceux qui habitent sur la face de la terre, chrétiens ou autres, tous ceux dont les noms ne furent pas écrits dans le Livre de Vie de l’Agneau dès la fondation du monde. La vie, qui était dans les racines de ce véritable oranger, montait aussi dans les branches de citronnier greffées sur son tronc. Puis, elle passait plus haut, jusqu’à la cime de l’arbre, lui faisant porter son fruit au-dessus de toutes ces greffes dénominationnelles. Souvenez-vous de David. Bien qu’honnête et sincère, il essayait de faire l’oeuvre de Dieu, mais il n’en n’avait pas reçu l’ordre. Jésus disait que ces oints enseignent pour doctrine des interprétations humaines des Ecritures, au lieu de la Parole seule, Sa Parole confirmée. Ils nous enseignent un Christ historique, et quelque chose qui s’est passé jadis, alors que la Bible affirme qu’Il est le “Je suis”. Il n’est pas le “J’étais” ou le “Je serai”, mais bien le “Je suis” (véritablement et exactement pour maintenant). Il est cette Parole qui vit sans discontinuer.

Au début (dans le plant de blé), Il était dans les feuilles, puis Il était dans le chaume, ensuite dans l’épi, et MAINTENANT IL EST dans le grain. Allez-vous alors supposer que cette vie doive retourner en arrière et chercher à revivre les jours d’autrefois pour se renouveler?… Pensez-vous que cette vie ait même la possibilité de revenir en arrière et de revivre dans la balle déjà toute desséchée? CELA NE SE PEUT PAS. “Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés…” (Héb. 6.4). Ceux-là n’ont pas marché avec la Parole qui leur était adressée: ils sont morts, et bien morts! Ce sont des épines et des chardons près d’être rejetés et destinés à être brûlés. C’est ainsi.

Ils nous enseignent un Dieu historique et essayent de vivre dans le passé, disant: «Mais Wesley a pourtant dit ceci et cela!». Ils refusent la Parole promise pour ce jour, la Manne, qui a été désignée clairement pour ce temps-ci, essayant au contraire de verser leurs vieux vins luthériens, baptistes et pentecôtistes dans nos nouvelles outres. Si, par contre, ils essayent de verser ce vin nouveau dans les dénominations, leur folie est rendue manifeste. Ils ne peuvent le faire, car il se produit alors une explosion. Ils diront: «Nous ne pouvons absolument pas avoir cela ici». Je désirerais que ce soit vous plutôt qui vous vous en alliez. Vous ne mettez pas non plus une nouvelle pièce à un vieux vêtement, car il se produirait alors une déchirure plus grande encore. Jésus lui-même l’a affirmé. Vous ne pouvez mettre du vin nouveau dans de vieilles outres, elles éclateraient, car le vin nouveau a de la vie en lui.

Dans Apocalypse 16.13-14, entre la sixième et la septième coupe, trois esprits impurs, semblables à des grenouilles, sortent de la bouche de quelqu’un. Avez-vous pris garde à cela et vous y êtes-vous préparé? C’est une trinité d’esprit! Et maintenant, mon frère, toi qui appartiens à une dénomination, ne te lève pas pour t’en aller, mais reste à ta place et écoute. Si tu es né de Dieu, tu le feras.

Une trinité de grenouilles. La grenouille est un animal qui regarde toujours derrière lui. Il ne regarde pas où il va, mais d’où il vient. Quelle est l’origine de la trinité? Souvenez-vous, trois esprits impurs et individuels, avez-vous saisi? Ils regardent en arrière, vers le concile de Nicée, là où la doctrine de la trinité prit naissance. Par contre, rien de tel n’existe dans la Bible.

Cette trinité de grenouilles est issue d’une ancienne trinité, qui donna naissance à une nouvelle trinité. Leur mère était une trinité: le dragon, la bête, et le faux prophète. Quand donc ces grenouilles apparurent-elles? Elles étaient là de tout temps. Non manifestées jusqu’à l’intervalle de temps compris entre la sixième et la septième coupe, elles le furent juste avant que les Sceaux soient ouverts pour révéler tout cela. Car, dans le message du septième ange, les mystères de Dieu seront annoncés: ce qui concerne la trinité, les faux baptêmes et toutes les autres choses révélées. Que Dieu nous aide à reconnaître la vérité et nous garde de partir de l’idée que tout ceci n’est qu’une pensée d’homme.

En ce moment même pendant lequel je parle, je sens cet esprit qui oppose une résistance. Frères, je ne parle pas de moi-même, mais de l’ange du Seigneur qui est dans le camp.

Considérez cette trinité:

1. LE DRAGON: Savez-vous qui était le dragon? C’était Rome. Ce dragon vint et se tint devant la femme pour dévorer son enfant aussitôt qu’il serait né (Apoc. 12.4).

2. LA BETE: Que signifie une bête dans la Bible? Une puissance.

3. LE FAUX PROPHETE: Un faux prophète est un faux oint. D’où partit ce faux prophète (singulier)? Il débuta avec le premier pape et de là vint aussi la prostituée, la mère des courtisanes.

Une fausse trinité prit forme, bien que non rendue manifeste aux premiers jours de l’église. Or, lorsque les Sept Sceaux furent ouverts pour révéler ces mystères, ces trois esprits impurs, à l’aspect de grenouilles, sortirent et se manifestèrent. — Une doctrine de la trinité prit pied contre la vérité. Voyez-vous à présent d’où elle vient et où elle retourne? C’est un retour dans le Concile oecuménique, car ils sont tous frères d’un même esprit quoiqu’ils fassent, et ils se laisseront séduire bien qu’accomplissant des miracles. Ce sont des démons qui s’en vont vers tous les dieux de la terre, accomplissant des miracles pour les séduire dans ce temps de la fin et ils y réussiront.

La Bible nous montre cet esprit malin qui se présenta lui-même devant Dieu, s’offrant d’aller «en bas» pour se placer dans la bouche de ces prophètes. En les poussant à prophétiser le mensonge, Achab sortirait pour livrer bataille et il y serait tué. Dieu lui dit: “Va, tu arriveras à tes fins. Tu les amèneras à croire cela. Ils ont omis de se tenir fermement sur la Parole dès le début. Va, tu seras l’un de ceux qui réussiront à s’introduire parmi les faux prophètes, car ils ne savent rien de la Parole, ils ne veulent d’ailleurs rien apprendre d’elle: dès le début ils sont des chardons”.

Ces fausses grenouilles regardent en arrière et disent: «Vous savez bien ce qui a été dit au Concile de Nicée…». Mais, pour moi, je ne m’inquiète pas du tout de savoir ce qui s’est dit là, jadis, à Nicée, mais je répète ici ce qui s’est dit devant le trône de Dieu! Il s’agit de proclamer ce qui sera, et non ce qui était, car il est le “JE SUIS”.

Ainsi, soyez bien attentifs. Nous voyons ceci distinctement, après que les Sept Sceaux révélant ce mystère furent ouverts. Que signifie le mot «trinité»? Où donc a-t-il parlé de «trinité»? Existe-t-il dans la Bible seulement un seul passage où le mot «trinité» soit mentionné? Comment pourrait-il y avoir trois Dieux? Comment pourrions-nous les adorer sans être des païens? Comment pourraient-ils être séparés, alors qu’Il dit: Moi et le Père nous sommes un(Jean 10.30). “Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés” (Jean 8.24). Le péché c’est l’incrédulité, vous mourrez dans votre incrédulité.

«Qui dites-vous que je suis?
D’où pensez-vous que je viens?
Connaissez-vous mon Père ou pouvez-vous dire son nom?
Je suis la Rose de Saron, l’Etoile brillante du matin…»

Pouvez-vous me dire qui Il est?

«Je suis Celui qui, dans le buisson ardent, parla à Moïse.
Je suis le Dieu d’Abraham, l’Etoile brillante du matin.
Je suis l’Alpha et l’Oméga, dès le commencement ayant la forme de la fin.
Je suis la création tout entière, et Jésus est mon Nom».

C’est parfaitement exact: ce n’est pas d’une trinité qu’il s’agit, pas du tout, car cela est une erreur.

Les Sept Sceaux ont révélé ces secrets, afin qu’ils s’accomplissent et que soit mise en évidence la vérité cachée pendant de si longues années, au travers des âges de l’église et des dénominations. Il nous est montré qui était réellement la grande prostituée décrite dans Apocalypse 17. Nous savons qu’elle est également la mère des courtisanes. Vous direz peut-être: «Mais, vous les nommez des vautours». Oui, c’est vrai, mais souvenez-vous qu’un vautour est un oiseau. Il est oint (il lui a été donné en partage une aptitude) pour voler.

Ces deux esprits seront si proches l’un de l’autre que les élus seraient séduits, s’il était possible. Un vautour est aussi grand qu’un aigle, il peut voler comme lui et il est oint pour voler… pour prêcher ou pour prophétiser. Il ressemble à un aigle, sauf sur un point: il ne peut le suivre en haute altitude. S’il essayait de suivre l’aigle là-haut, sa folie serait rendue manifeste. Oh! il peut bien dire: «Je crois en Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, créateur des cieux et de la terre et en Jésus-Christ, Son Fils». Oui, bien sûr, ils croient tous cela mais qu’en est-il concernant Celui qui “est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement” (Héb. 13.8)?

Un aigle est un oiseau d’une structure particulière. Il n’existe rien de semblable à lui sur terre. Si un busard voulait essayer de le suivre, il serait comme désintégré. Sa folie serait assurément rendue manifeste. Il sauterait, s’il essayait de verser le vin nouveau dans la vieille outre. Il éclaterait, car son corps n’est pas prévu pour résister à ce qui l’attend là-haut. S’il cherchait à atteindre ces sphères supérieures, sans y avoir été formé, ordonné, prédestiné, et étant déjà né comme petit d’aigle, il y éclaterait en mille morceaux. Ses plumes seraient arrachées de ses ailes et il retomberait sur la terre. Il ne peut pas voir comme l’aigle non plus. A quoi cela vous servirait-il d’ailleurs d’aller à une telle hauteur si, y étant parvenu, vous ne pouviez même pas voir où vous vous trouvez? En essayant d’imiter l’aigle, à cette altitude il deviendrait tellement aveugle qu’il ne saurait même plus dans quelle direction voler. Il peut crier, appeler, continuer à se mouvoir, mais essayez de lui présenter la Parole et sa folie se manifestera. Parlez-lui du baptême au Nom de Jésus-Christ ou du fait qu’Il est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement, il vous dira: «Attendez un instant!». Alors ses plumes commenceront à tomber. Vous pouvez sauter de-ci, de-là, prophétiser, chasser les démons, parler en langues, crier, courir ça et là sur le plancher, mais n’essayez pas de suivre l’aigle là-haut, sinon votre folie sera certainement manifestée. Or ce busard, quant à lui, est appelé et oint. Il peut voler, se balancer, il peut monter aussi — mais jusqu’à une certaine limite. Il peut manger de la viande putride, mais il ne peut pas manger la viande fraîche qui vient directement du trône. Il est aveugle. Il est aveugle, exténué, et il ignore de quoi tout cela provient.

Il s’agit du même Esprit. La pluie qui tomba sur le bon grain tomba aussi sur lui, mais il n’est pas le bon grain, et cela dès le début. Il s’essouffle et dit: «Une chose pareille, je ne peux pas l’accepter! pas du tout, et je connais le Dr Jones!». C’est en ordre, alors continue si tu le désires!

Un busard n’est pas né, n’a pas été créé ou prédestiné à être ce genre d’oiseau. Il pourrait être comparé à un citron croissant sur un oranger, mais il n’est pas venu de la racine. Il est quelque chose d’ajouté après coup. Aussi haut qu’ils aillent dans leurs dénominations, ils sont incapables de voir la Parole prédestinée rendue manifeste. Ils disent: «Ce ne sont que des sottises! Ce halo au-dessus de la tête: pur non-sens!». Ils se révèlent tels qu’ils sont. Ils ne sont pas faits pour voir aussi loin; ils ne peuvent voir plus loin que les verres de lunettes des dénominations ne leur laissent apercevoir. Par la suite, ils deviennent aussi aveugles que des chauves-souris. C’est alors que leur folie devient manifeste. Mais c’est là que les aigles véritables se posent pour manger. Parfaitement, c’est le lieu où les vrais aigles élus Le voient tel qu’Il est. Par contre, en voyant qu’il y en a un qui ne peut s’approprier cette Parole, ils savent alors exactement qu’il est un vautour (échappé) d’une dénomination.

Qu’est-ce qui l’empêche en fait de voler si haut? Considérez donc ce qu’il a l’habitude de manger — la viande avariée du cadavre des dénominations. Cela ne pourra jamais «spiritualiser» son corps, ni lui fournir un équipement «spirituel» ou, en d’autres termes, le porter au-dessus des divergences dénominationnelles. Il a été nourri de mets corrompus et son corps en porte la marque. Il ne peut s’envoler là-haut, où cet aigle s’est élevé grâce à la chair fraîche.

Ici encore s’accomplit Matthieu 24.24. Il est aveugle, saute, bat des ailes, mais il ne peut voler assez haut pour atteindre cette Manne fraîche. Il est condamné à manger la vieille manne restée sur le sol, les vieux lièvres morts qui, depuis des semaines, des mois, ou même quarante ans, sont venus sur les grands chemins. Ils sont contaminés! Il peut manger cela, se promener par là-dessus, croasser, crier, et ainsi de suite; il peut aussi sauter ou sembler voler comme un aigle, car il est oint comme tout autre oiseau. C’est une espèce d’aigle, nous le savons, mais l’aigle véritable, il ne le suivra jamais.

Je voudrais maintenant vous faire comparer Matthieu 24.24 avec 2 Timothée 3.1-8. Jésus a dit que, dans les derniers temps, apparaîtront de faux christs et de faux prophètes qui produiront des signes et des miracles semblables au Véritable et qu’ils arriveront presque à séduire les élus. Paul est venu juste après Lui, nous annonçant que, dans les derniers jours, des hommes religieux viendraient. Ils auraient une forme de piété et rendraient captives des femmes bornées, chargées de toutes sortes de péchés et de désirs mondains. Alors ils s’étonnent et s’exclament: «Pourquoi t’en prends-tu toujours aux femmes?». Ils ne peuvent tout simplement pas le voir, et c’est tout. “De même que Jannès et Jambrès s’opposèrent à Moïse, ainsi ils s’opposent sans cesse à la vérité: hommes corrompus d’esprit, éprouvés en ce qui concerne la foi”. Non pas “une foi”, mais “la foi” — Un Seigneur, une foi, un baptême (Eph. 4.5).

Vous ne pouvez pas avoir “une seule foi” sans croire en “un seul Seigneur”. Vous ne pouvez pas avoir deux baptêmes, ni un d’ailleurs pour le Père, le Fils et le Saint-Esprit, mais seulement un baptême — en Jésus-Christ.

Comparez maintenant Luc 17.30 avec Malachie. De même que Jannès et Jambrès s’opposèrent à Moïse, la Parole ointe pour ce temps, ainsi ces hommes (non pas “homme” au singulier, mais “hommes”) oints s’opposèrent à la vérité. Au temps où le Fils de l’homme est révélé, le message du septième ange ouvrira les Sceaux (Apoc. 10.1-7). L’ange n’est pas le Fils de l’homme, mais l’ange, ou messager, révèle le Fils de l’homme. Pouvez-vous les distinguer l’un de l’autre maintenant? C’est ce qui vous semble si difficile. Non pas le Fils de l’homme lui-même, mais le septième ange, le septième messager révèle publiquement le Fils de l’homme; la vie a quitté l’enveloppe du grain. Dès lors, il ne peut plus rien être organisé, car elle est à nouveau dans le grain.

Dans ces jours-là, Jannès et Jambrès, les oints (les soi-disant croyants et les incrédules, l’église de nom et les Pentecôtistes) se lèveront contre le vrai grain; mais laissez-les tranquilles. Leur folie aussi sera rendue manifeste. Le comprenez-vous maintenant?

Apocalypse 10.7 dit qu’aux jours de la voix du septième ange s’adressant au septième âge de l’église de Laodicée… (l’appel de cet ange retentit lorsque cette église s’associa dans cet âge, et devint une organisation pentecôtiste). Ainsi l’appel de ce messager était une mise en garde, un blâme à cet âge. Martin Luther fut un reproche pour son temps et pour les catholiques, de même Wesley fut une réprimande pour les Luthériens, tout comme les Pentecôtistes furent un blâme en leur temps contre ceux qui délaissèrent la foi.

Où la vie s’en est-elle allée à présent? Elle s’en est allée loin de toute organisation. Elle n’est plus dans la balle, mais dans le grain. Ce grain est une réprimande pour les Pentecôtistes.

Remarquez ce messager… non pas lorsqu’il débuta, mais lorsqu’il commença à proclamer son message… La première phase de son ministère fut la guérison; la deuxième phase — la prophétie; la troisième, phase — l’ouverture de la Parole, les mystères révélés. Il n’y a pas d’ordre supérieur aux prophètes pour révéler la Parole. Mais le seul moyen par lequel un prophète puisse être affecté, c’est par la Parole.

Souvenez-vous la troisième phase fut l’ouverture des Sept Sceaux pour révéler la vérité cachée qui avait été scellée dans la Parole. L’apercevez-vous maintenant? Et c’est dans ce temps-là, lorsque tout ceci commence à s’accomplir, que Jannès et Jambrès, les imitateurs, apparaîtront à nouveau, comme ils le firent lorsque Moïse apparut avec la Parole originale et véritable.

Avant de terminer, nous désirons mentionner encore trois choses. Souvenez-vous-en bien: trois choses ont déjà été accomplies et trois choses encore se trouvent devant vous maintenant.

PREMIEREMENT: Le monde se trouve dans une condition sodomite. Jésus a dit que cela s’accomplirait. Voyez la perversion actuelle. Nos femmes essaient d’agir comme les hommes et nos hommes comme les femmes. Efféminés, corrompus, souillés, déchus, possédés du diable et ne le sachant pas.

DEUXIEMEMENT: C’est dans cette heure, conformément à l’Ecriture, que Jannès et Jambrès apparaîtront à nouveau.

TROISIEMEMENT: C’est dans cette même heure que le Fils de l’homme doit se révéler.

Ainsi; vous avez vos «croyants», vos «soi-disant croyants» et vos «incrédules». Ici, la véritable Parole confirmée, là, les soi-disant croyants qui l’imitent et, enfin, les incrédules qui rejettent le tout.

“Mais vers le soir, il y aura de la lumière. Le chemin vers la gloire, vous le trouverez sûrement”.

Croyez-vous tout cela? Alors inclinons nos têtes. Partout dans le pays où le message s’en va, de la côte de l’est à celle de l’ouest, nous essayons de faire de notre mieux. “Mais tous ceux que le Père m’a donnés viendront”. Peut-être avez-vous pensé aujourd’hui que ces choses, j’ai essayé de les dire de moi-même, alors que je rassemblais les éléments de ce message. Mais pourtant je ne suis rien d’autre que le porte-parole. Mais, et je dis ceci en pesant mes propres termes c’est la volonté de mon Père, et c’est pourquoi je le déclare et je suis déterminé à le faire. Ce n’est pas moi qui apparus là-bas, au bord de la rivière, je ne faisais que me tenir là, lorsqu’Il apparut. Je ne suis pas Celui qui accomplit ces choses ou Celui qui a prédit les événements qui se sont déroulés par la suite d’une manière si exacte. Je suis simplement quelqu’un qui est près de Lui lorsqu’Il agit, ou une voix dont Il dispose, pour le dire. Je ne suis pas Celui qui sait quelque chose, mais je me suis simplement livré à Lui, afin qu’Il puisse parler.

Ce n’était pas le septième ange, oh! non! C’était une manifestation du Fils de l’homme. Ce n’était pas l’ange, c’était le mystère que Dieu dévoila. Ce n’est pas un homme, c’est Dieu. L’ange n’était pas le Fils de l’homme, il était le messager du Fils de l’homme. Le Fils de l’homme est Christ. C’est Celui dont vous vous nourrissez. Vous ne pouvez être nourri par un homme, car ses paroles peuvent faillir, mais vous êtes nourri par le “Corps-Parole” infaillible du Fils de l’homme. Si vous n’avez pas encore été pleinement nourri de chaque Parole qui vous communique la force de vous envoler au-dessus de toutes ces dénominations et ces choses du monde, faites-le en cet instant, pendant que nous prions.