“Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement” (Hébreux 13.8).

LETTRE CIRCULAIRE N° 40

MAI 1993


Je vous salue tous cordialement par la parole de Romains 1.5-7:

“… Jésus-Christ, notre Seigneur, par lequel nous avons reçu grâce et apostolat, pour l’obéissance de la foi parmi toutes les nations, pour son nom, parmi lesquels vous aussi, vous êtes des appelés de Jésus-Christ, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome (en Europe et dans le monde entier) saints appelés: Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ!”.

L’apôtre Paul a indiqué le but de son ministère dès le commencement de son épître. Il voulait et devait atteindre, par le moyen de la prédication de l’évangile à caractère unique de Jésus-Christ, ce pour quoi le Sauveur était mort. Lui, le Fils de Dieu, avait été obéissant jusqu’à mourir sur la croix; ainsi Il a accompli le salut. Son obéissance faisait face à la désobéissance du premier Adam. Il a réparé les dommages causés, et en Lui l’humanité a été réconciliée avec Dieu.

Paul avait été mis à part par un appel direct pour devenir apôtre. Sa mission consistait à publier l’évangile de Dieu tel qu’il avait été promis dans les Saintes Ecritures au moyen des prophètes. Les véritables croyants sont également appelés a être mis à part afin de constituer un peuple sanctifié pour le Seigneur. Ce sont les bien-aimés de Dieu, lesquels sont saints en vertu de la vocation et de la détermination divine, c’est-à-dire qu’ils ont été consacrés par Dieu pour un but particulier. La vraie obéissance de la foi, liée à la Parole de Dieu, est produite en eux, et c’est Elle qui agit. Ils reconnaissent les envoyés de Dieu, accueillent le message et reçoivent ce que Dieu a promis.

Un envoyé de Dieu doit impérativement porter le message divin qu’il a reçu. Celui qui est établi dans un ministère d’apôtre, doit, comme les apôtres primitifs du Seigneur, avoir une mission d’envoyé et être en accord avec la doctrine et la pratique des apôtres. Aujourd’hui encore est valable ce que le Seigneur a dit en son temps: “Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie” (Jean 20.21). Comme aussi: “En vérité, en vérité, je vous dis: Celui qui reçoit quelqu’un que j’envoie, me reçoit; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé” (Jean 13.20). C’est à l’égard de tels hommes qu’il est dit dans Hébreux 13.7: “Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu, et, considérant l’issue de leur conduite, imitez leur foi”. Pour tous ceux qui ont été envoyés par Dieu, la foi biblique leur servait de modèle, car ils croyaient ce que Dieu leur avait dit et promis au travers de Sa Parole. Il en va de même pour tous les véritables croyants de tous les temps. Ils croient Dieu et la Parole de Dieu.

Au verset suivant d’Hébreux 13 se trouve précisément cette parole bien connue: “Jésus-Christ est le même, hier, et aujourd’hui, et éternellement”. Qu’il est merveilleux de savoir qu’en réalité Il n’est soumis à aucune variation ou changement, mais qu’au contraire Il demeure élevé au-dessus du temps et reste éternellement Le Même. Son Evangile est le message du salut éternellement valable, lequel sera prêché d’une manière véridique à tous les habitants de la terre à la fin des temps (Apoc. 14.6). C’est pourquoi subsiste l’exhortation d’éprouver toutes choses. “Ne soyez pas séduit par des doctrines diverses et étrangères, car il est bon que le coeur soit affermi par la grâce…” (Héb. 13.9).

DEVELOPPEMENT SPIRITUEL

Il est nécessaire de jeter un regard sur le tout récent passé. Nous connaissons ce qui concerne l’envoi des hommes de Dieu dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Ils reçurent leur mission et le Message divin et se conformèrent le plus exactement possible aux directives reçues. Ce qui constitue la plus grande difficulté pour les hommes est toujours de discerner ce que fait Dieu dans le temps présent. C’est en cela que dans tous les temps le peuple de Dieu lui-même a eu le plus de difficulté. Plus tard il est prétendument bien facile de juger à distance les choses dans lesquelles nous n’avons pas été impliqués. Mais cela ne sert réellement à aucun de ceux qui vivent dans le temps présent. Nous devons donc reconnaître ce que Dieu fait dans notre temps; sinon nous n’avons aucune part à cela.

Parce que Jésus-Christ est, et demeure Le Même, Il marche et agit encore aujourd’hui parmi les Siens. Il parle et agit comme il nous en est témoigné dans les Saintes Ecritures. De même qu’Il rencontra autrefois Saul de Tarse dans une Lumière resplendissante, de même peut-Il — qu’on le croie ou non — rencontrer également au 20ème siècle et dans la même Lumière un instrument choisi. Pourquoi cela ne serait-ce plus possible aujourd’hui? Ne vivons-nous donc plus dans les jours de la Bible, et encore, en plus, dans un temps extraordinaire de l’histoire du salut? Une action surnaturelle de Dieu ne serait-elle pas justement appropriée? Ou bien devons-nous nous satisfaire de ce que les théologiens nous offrent comme philosophie? L’action surnaturelle de Dieu confirme précisément que les Paroles de l’Ecriture ne sont pas vaines.

Lorsque maintenant le Seigneur appelle quelqu’un à une vocation, cela doit arriver exactement comme par le passé et de la manière qu’il en est rendu témoignage dans Sa Parole. Dieu ne change pas Sa façon de faire; Il agit toujours de la même manière, et c’est à cela qu’on reconnaît que c’est de Lui.

Effectivement quelque chose de significatif est arrivé dans notre temps, des choses qui se sont passées il y a trente et soixante ans. En juin 1933 frère Branham vit en vision, de la même manière que les prophètes de l’Ancien Testament, des incidents et des événements d’une portée mondiale. Tous ceux qui étaient des familiers de son ministère les connaissent sous le nom des “sept principales visions du temps de la fin”.

En mars 1963 frère Branham parla sur la signification des sept Sceaux de L’Apocalypse, comme cela lui fut montré le 22 décembre dans une vision. Il commença à en parler le 17 mars 1963.

Maintenant, exactement trente ans plus tard, Billy Graham tient une campagne gigantesque à Essen, en Allemagne, laquelle est transmise par satellite dans plusieurs autres pays. Le commencement de cette campagne a également été fixée au 17 mars. Est-ce un effet du hasard, ou serait-ce un signe?

Dans les années passées, de dures critiques ont été portées contre Branham; c’est ce qu’expérimente aussi Graham subitement, rejeté qu’il est par divers milieux chrétiens. Branham avait été fortement pris à partie à cause de son ministère prophétique tout particulier et de sa doctrine biblique fondamentale, et cela principalement par des prédicateurs n’ayant aucune compréhension de l’action surnaturelle de Dieu, parce qu’eux-mêmes n’avaient rien expérimenté de surnaturel avec Dieu.

Le principal critiqueur fut malheureusement un Allemand du nom de Kurt Koch, lequel, si l’on juge bibliquement ne peut qu’être pris en pitié. Il a fait dans cette génération exactement la même chose que les pharisiens aveugles ont fait aux jours de notre Seigneur Jésus. Ils trouvaient en ce temps-là que le ministère et le don prophétique de notre Seigneur Jésus étaient reliés à la puissance de Béelzebul. C’est exactement de la même manière que les critiqueurs religieux actuels apportèrent un jugement sur le ministère de Branham. Eux-mêmes n’avaient aucun ministère authentifié et confirmé par Dieu.

De la même manière que les conducteurs du peuple se référèrent autrefois à Abraham et Moïse, ainsi les critiqueurs de notre temps se référent, eux, à Pierre et à Paul. Ce que notre Seigneur devait dire à ses concitoyens: “Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi; car il a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles?” (Jean 5.46,47), c’est ce qui se rencontre également aujourd’hui. La connaissance intellectuelle de la lettre de la Parole les conduit tous à la mort spirituelle. Ce n’est que lorsque Dieu, par une révélation de l’Esprit, fait connaître la signification de la Parole et son accomplissement, que viennent la Lumière et la Vie.

Les critiques faites à l’encontre de la prédication de Branham, laquelle était conforme aux doctrines de l’Ecriture, ont malheureusement été faites par des personnes qui, sans qu’elles en soient elles-mêmes conscientes, ignoraient le point de vue de la Parole de Dieu, et qui articulaient ces critiques sur la base de leur propre connaissance. C’est pourquoi ces personnes n’ont pas réalisé une seule fois que par exemple, elles enseignaient au sujet de la divinité et du baptême ce qui avait été débattu pour la première fois au concile de Nicée en 325.

Aux jours des apôtres il n’y avait pas davantage de discussions sur la divinité que de questions sur le baptême biblique de ceux qui étaient parvenus à la foi. Dans les premiers siècles de l’ère consécutive à celle des apôtres, ne se trouve également aucune trace d’une prétendue doctrine de la trinité, et encore moins d’une pratique du baptême dans la formule trinitaire. C’est parce que les enseignants de la Bible ne prennent nullement en considération cette réalité, qu’ils vivent dans la conception erronée d’être en train d’enseigner et de défendre la pensée biblique. Mais cela n’est pas vrai et peut être démontré. De la même manière, ils n’ont pas du tout remarqué que jusqu’au temps du concile susmentionné, il ne se trouvait encore aucune église catholique romaine. Il existait certes en ce temps-là diverses orientations chrétiennes et diverses manières d’enseigner, mais aucune église uniforme. Dans divers lieux et pays on se retrouvait dans des communautés de maison, par exemple comme dans cette petite Eglise judéo-chrétienne de Rome. C’est l’empereur Constantin qui, le premier, a fait naître l’église catholique romaine, et lui a donné vie à l’aide des pères du concile. Ces faits sont généralement relatés dans l’histoire de l’Eglise.

Les enseignants de la Bible en tant que professeurs de théologie ont été victimes de graves erreurs, et ils ne semblent pas du tout s’intéresser à découvrir la Vérité. Sans y regarder d’assez près, toutes les confessions protestantes depuis le temps de la réformation ont repris les dogmes de l’église catholique sur la divinité, le baptême, et ainsi de suite. Ils n’ont pas même remarqué que dans leurs investigations ils ne sont absolument pas revenus à l’origine, au commencement.

Mais quand un homme envoyé par Dieu, lors de ses prédications, remet sur le chandelier l’enseignement biblique et la pratique apostolique, comme on peut et doit l’attendre de lui, il est alors facilement traité d’hérétique. Et en somme, de quel droit? Qui à proprement dit est un hérétique? Certainement pas celui qui est en accord avec les apôtres et les prophètes, mais ceux qui ne sont pas en accord avec la prédication des apôtres et leur pratique. Ou bien, voyons nous cela faussement? “… et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas, et tu les as trouvés menteurs” (Apoc. 2.2). Les faux apôtres de ce temps-là n’ont pas plus qu’aujourd’hui été en accord avec la prédication des vrais apôtres.

En ce qui concerne Billy Graham, on doit malheureusement aussi constater que sa prédication n’est pas en accord avec l’enseignement et la pratique apostoliques. On est surpris de voir qu’il se rattache à la tendance des grandes religions chrétiennes et qu’il a développé un penchant tout particulier pour l’église catholique romaine. Ce n’est plus le Billy Graham du passé, mais celui du présent.

Le titre d’une revue et les citations suivantes parlent d’eux-mêmes: «‹PRO PAPE 93› S’EFFORCE DE FAIRE UNE GRANDE PERCEE OECUMENIQUE. Billy Graham conduit habilement ensemble les piétistes et les catholiques. Alliance évangélique et oeuvres missionnaires catholique mettent le cap sur Rome».

En 1948, Billy Graham disait encore: «Les trois plus grandes menaces pour le christianisme orthodoxe sont le communisme, le catholicisme romain et l’islam». Que dit-il aujourd’hui?

En 1948 on demanda à Billy Graham: «Quel résultat escomptez-vous du Conseil mondial des Eglises?». Sa réponse fut la suivante: «Je crois qu’ils vont nommer l’Antichrist». Que dit-il aujourd’hui?

Cependant en 1963 Billy Graham dit: «J’admire beaucoup le Pape Jean, j’ai senti qu’il a introduit une ère nouvelle dans le monde» (The Chicago Tribune, 8.8.1963).

En 1966 il dit: «Je me trouve plus près des catholiques que des protestants radicaux. Je crois que l’Eglise catholique romaine passe aujourd’hui par une deuxième réformation» (Evening Bulletin, Philadelphia, 24.5.1966).

En 1967 Billy Graham reçut son diplôme “Honoris causa” à l’Abbey College de Belmont, en North Caroline, USA lequel est catholique romain, et il dit à cette occasion: «L’Evangile qui a édifié cette Ecole, et l’Evangile que j’apporte ici ce soir, est toujours encore le Chemin du salut» (Gastonia Gazette, 22.11.1967).

Le 21 octobre 1973 Billy Graham dit à Milwaukee: «La semaine passée j’ai prêché dans une grande cathédrale catholique à l’occasion de l’ensevelissement d’un ami très proche. Celui-ci était catholique, et des évêques et archevêques prenaient part à ce service religieux. Comme j’étais assis là et assistais à la ‹messe› pour les morts, je constatai que c’était quelque chose de très beau. (Vraiment?) C’était aussi tout à fait en ordre (Vraiment?) et clair en comparaison de l’Evangile que je crois (Vraiment!). Un aimable prêtre se tenait là, lequel me signalait quand je devais me lever et quand je devais m’agenouiller et ce que je devais faire…» (Baptiste Challenger, Mai 1975)!

En 1978 Billy Graham dit: «J’ai découvert que ce que je crois est sensiblement pareil à ce que croient les vrais croyants catholiques romains… Nous différons seulement sur quelques points de traditions d’églises survenues plus tard» (Vraiment?) (McCalls Magazine, 1978).

En janvier 1981 la presse rapporta la visite que Graham fit au Pape Jean Paul II, laquelle dura plus de deux heures. La conversation fut qualifiée de “privée” et de “confidentielle”. Nous ne voulons pas continuer dans ces citations et les commentaires sont “réellement” superflus. Celui qui croit que Billy Graham publie le véritable Evangile de Jésus-Christ, de Celui qui a été crucifié, doit malheureusement apprendre qu’il en va tout autrement.

Comme le Dr Mclntire, le président de l’lnternational Council of Christian Churches, le révéla en 1986 lors du congrès tenu à Orlando, en Floride, le grand tournant pour Billy Graham s’est accomplit définitivement en 1983 lorsque un milliardaire catholique du pétrole, un Texan, finança d’une somme de plusieurs millions la campagne de Graham à Los Angeles. C’est là que se réalisa le proverbe: «Celui qui commande la musique, la paie aussi». Ainsi Billy Graham a chanté selon ce qui lui a été joué. Il commença donc à parler en vue de plaire à ceux qui le soutenaient financièrement. Dès ce moment, il n’était plus seulement l’évangéliste le mieux payé dans le monde, mais il fut désormais, en quelque sorte, l’évangéliste acheté.

Les commentaires que l’on peut lire récemment en Suisse, en France, en Allemagne, et en d’autres pays, sont effrayants, mais sur la base de son évolution durant ces 30 dernières années, ils sont compréhensibles. Il s’est engagé dans des compromis. Billy Graham n’est plus “La mitrailleuse de Dieu” comme le disaient les commentateurs. Ses coups de feu partent vers l’arrière. Il a bu à la coupe d’or de la mère prostituée, la grande Babylone (Apoc. 17).

ENTRAINES EGALEMENT PAR L’ESPRIT DE CE TEMPS

Des comptes rendus sur les autres dénominations, jusqu’aux représentants des Assemblées de Pentecôte, montrent de quelle manière la fornication avec l’église de Rome avance. A partir des Alliances Evangéliques, on a passé au Conseil mondial des Eglises — l’image protestante de l’église romaine — et maintenant se forme l’organisation faîtière: l’Oekoumène. En elle se trouvent non seulement les églises chrétiennes, mais aussi les autres religions sous la protection du Pontife romain comme Chef.

C’est ainsi qu’est atteinte l’apostasie, contre laquelle Paul nous a mis en garde et dont le point culminant de sa manifestation est l’homme du péché, l’inique, le fils de la perdition qui foule la plate-forme. Tous les protestants, y compris les assemblées de Pentecôte, ayant repris l’enseignement du bagage de la foi catholique sur la divinité, le baptême, etc. pour en faire un élément de leur propre constitution de foi, retournent dans le sein de la vieille mère. Elles sont en fait dans un même esprit qu’elle, car elles partagent avec elle le même enseignement dans leur profession de foi.

Si l’on croit conformément à la Bible qu’il y a un seul Dieu, le Créateur des cieux et de la terre, qui S’est révélé en tant que Père dans les cieux, en tant que Fils sur la terre, et qui agit par le Saint-Esprit pour réaliser Ses propres desseins en apportant le salut, il y a une différence énorme avec ceux qui enseignent qu’il y a un Dieu en trois Personnes, ou même un Dieu triple qui serait formé de toute éternité de trois Personnes.

Quand en plus il est formulé que la deuxième Personne — le Fils — je ne sais quand dans l’éternité a été engendrée par la première Personne, c’est-à-dire par le Père, et que c’est ainsi qu’elle serait née, cela n’a finalement plus aucun sens. Et quant à savoir comment le Saint-Esprit a été amené à l’existence pour devenir une Personne autonome, les pères du concile de Nicée ne le savent pas, et aujourd’hui encore ceux qui enseignent ces choses ne le savent toujours pas. A considérer cela de plus près, on se rend compte que ce sont des conceptions blasphématoires non bibliques, émanant du paganisme, une idée antichrist. Dans toute la Bible il est rendu témoignage d’un seul vrai Dieu manifesté dans sa diversité, auprès Duquel il n’y a pas d’autre dieu.

Où donc les Saintes Ecritures parlent-elles d’un Fils de Dieu engendré par le Père ou né de Lui dans le Ciel? De telles formulations ne se trouvent que dans les textes des différents conciles et elles sont en opposition avec les déclarations bibliques. Nous trouvons dans la Parole de Dieu de claires déclarations au sujet de l’engendrement et de la naissance du Fils de Dieu, et cela ici sur terre dans un corps de chair, comme cela avait déjà été promis dans l’Ancien Testament (Ps. 2.7; Esa. 7.14; 9.5,6; Mat. 1.20-23; Luc 1.26-38; Act. 13.33; Héb. 1.5, et ainsi de suite).

La formulation non biblique aussi bien qu’antichrist des professions de foi des églises ont déjà été annoncées par les apôtres qui avaient une vision prophétique de l’avenir. “Par ceci vous connaissez l’Esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair (pas engendré dans le Ciel!) est de Dieu, et tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu; et ceci est l’esprit de l’antichrist…” (1 Jean 4.2,3), lequel agit dans tous ceux qui croient les confessions de foi inventées par lui-même.

Que Dieu soit remercié pour cette claire déclaration de l’Ecriture! On doit seulement savoir que lorsqu’on confesse que Jésus est le Christ, il y a pour les Juifs dans la forme hébraïque de Yahshuah (Jésus) la signification même qu’il s’agit de Yahweh-Sauveur. Exactement comme est exprimé dans Emmanuel que Dieu est avec nous, il en est de même avec Yahshuah qui veut dire Yahweh-Sauveur. Il s’agit ici de la Parole, du Logos devenu chair — du Fils, qui en tant que Oint, “le Christ”, fut révélé dans la chair. Comme il nous l’a été dit clairement, tout esprit qui confesse Jésus-Christ d’une autre manière (comme par exemple lorsqu’on dit qu’Il a été engendré et est né dans le Ciel; ou comme les défenseurs de la doctrine d’Arius qui voyaient Christ comme étant une créature et donnaient l’interprétation qu’Il était la sagesse de Proverbes 8.22-31) ne vient pas de Dieu. “… ceci est l’esprit de l’antichrist, duquel vous avez ouï dire qu’il vient, et déjà maintenant il est dans le monde” (1 Jean 4.3). C’est le AINSI DIT LE SEIGNEUR dans Sa Parole.

Il y a aussi ceux qui croient à la préexistence du Fils, peu importe sous quelle forme, disant par exemple que le Fils aurait eu pour précurseur l’archange Michel. De telles formulations sont tout aussi antichrist, qu’elles viennent de ceux qui s’élèvent contre la trinité ou de ceux qui la représentent. Pour en terminer avec ce thème nous dirons ceci: Celui qui ne croit pas que Yahweh de l’Ancien Testament est Yahshuah du Nouveau Testament se trouve sous l’influence de l’empire antichrist. Peu importe de quelle manière ou sous quelle forme les uns ou les autres présentent Jésus et expliquent ce qu’Il est: à la vérité c’est toujours non biblique, et par cela même, antichrist. Les véritables enfants de Dieu croient en leur Seigneur et Sauveur tel que les Saintes Ecritures nous en rendent témoignage.

Jusqu’ici les croyants du plein Evangile tout spécialement ont pensé que ce thème de la divinité n’était qu’une dispute de mots. Ce n’est pas cela. L’Ecriture dit clairement que dans le cas où la confession de Jésus n’est pas biblique, c’est qu’il s’agit de l’esprit de l’antichrist, Celui qui a l’Esprit de Christ Lui rendra témoignage comme la Bible le fait, c’est à dire qu’Il est le Seigneur Dieu ayant pris la forme d’un serviteur pour être présent dans la chair, pour être le Messie. Celui qui a l’esprit antichrist sera victime du produit de la fantaisie des soi-disant “princes de l’Eglise”. Chacun doit décider pour lui-même s’il veut croire le témoignage des Ecritures ou le dogme antichrist d’une trinité. C’est ainsi qu’il sera rendu manifeste, à proprement parler, “de quel esprit nous sommes les enfants”.

LE TEMOIGNAGE ETERNELLEMENT VALABLE DES ECRITURES

Dans la parole prophétique de l’Ancien Testament, nous trouvons des déclarations claires, lesquelles ne laissent aucune place à une propre interprétation. Selon Esaïe 7.14, le Fils est Emmanuel, Dieu avec nous. “Voici, la vierge (non pas Dieu) concevra et elle enfantera un fils, et elle appellera son nom Emmanuel”. Au verset 6 du chapitre 9, le prophète Esaïe continue en disant: “Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné (ce n’est pas aux armées célestes qu’Il a été donné, mais bien à nous!), et le gouvernement sera sur son épaule; et on appellera son nom: Merveilleux, Conseiller, Dieu Fort, Père du siècle, Prince de paix”. Dans Esaïe 35.4 le prophète Esaïe rend encore une fois ce témoignage: “Soyez forts, ne craignez pas; voici votre Dieu… Lui-même viendra (non une deuxième personne), et vous sauvera”.

Du point de vue du Nouveau Testament, le même témoignage est rendu: “… qui sont Israélites, auxquels sont l’adoption, et la gloire, et les alliances, et le don de la loi, et le service divin, et les promesses; auxquels sont les pères, et desquels, selon la chair, est issu le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen!” (Rom. 9.4,5). “Or nous savons que de Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, savoir dans son Fils Jésus Christ: lui est le Dieu véritable et la vie éternelle” (1 Jean 5.20). “Mais quand l’accomplissement du temps est venu Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption” (Gal. 4.4,5).

Du Ciel le Seigneur Lui-même crie à tous ceux qui se trouvent dans la Babylone religieuse, mais qui appartiennent à Son peuple: “C’est pourquoi sortez du milieu d’eux, et soyez séparés, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et moi, je vous recevrai; et je vous serai pour père, et vous, vous me serez pour fils et pour filles, dit le Seigneur, le Tout-puissant” (2 Cor. 6.17,18). Non seulement l’apôtre Paul a annoncé qu’après son départ des loups entreraient dans le troupeau de Dieu et introduiraient des doctrines perverses pour attirer les disciples après eux (Act. 20.28-30), mais de son vivant encore il a douloureusement souffert de vivre à proximité immédiate de cette voie antichrist. Il exprime à l’Assemblée de Corinthe cette pensée: “Mais je crains que, en quelque manière, comme le serpent séduisit Eve par sa ruse, ainsi vos pensées ne soient corrompues et détournées de la simplicité quant au Christ. Car si celui qui vient prêche un autre Jésus que nous n’avons pas prêché, ou que vous receviez un esprit différent que vous n’avez pas reçu, ou un évangile différent que vous n’avez pas reçu, vous pourriez bien le supporter” (2 Cor. 11.3,4).

Les tendances antichrists qui annonçaient un autre Jésus, c’est-à-dire non pas Yahshuah, ont pris leur départ déjà dans le christianisme primitif. Trois choses nous frappent dans l’exhortation de l’apôtre: il dénonce le fait qu’un autre Jésus est annoncé, que les croyants ont reçu un Esprit différent, et, troisièmement, que c’est un autre Evangile qui est prêché. Dans l’épître aux Galates, sous la direction du Saint-Esprit, il a même prononcé l’anathème sur ceux qui annoncent un autre Evangile.

Singulièrement il plaça cette triple séduction en parallèle avec l’exemple du serpent qui avait séduit Eve. A cette époque Eve donna la vie à deux fils, dont l’un était venu par la séduction du méchant (1 Jean 3.12) et fut le premier meurtrier sur terre, alors qu’au contraire l’autre était issu d’Adam et était agréable à Dieu; c’est ainsi qu’il y a aussi parmi les croyants ceux qui sont authentiques et d’autres qui sont faux. D’une part il y a la véritable prédication de Jésus-Christ, notre Seigneur, qui est reliée au véritable Esprit de Dieu et à la véritable prédication de l’Evangile. D’autre part il y a différentes tendances antichrist, lesquelles se trouvent sous l’influence d’un autre esprit qui prêche un autre Jésus, et par conséquent qui annonce également un autre évangile, lequel n’est à proprement parler plus du tout le message du salut. Un peu plus loin Jean écrit au sujet des croyants intellectuels, antichrists: “Pour eux, ils sont du monde; c’est pourquoi ils parlent selon les principes du monde, et le monde les écoute” (1 Jean 4.5). Cette déclaration nous éclaire beaucoup. La divinité a été formée par des arguments intellectuels, selon que l’homme naturel pouvait le penser elle saisir, et tous ceux qui appartiennent au monde reçoivent ces pensées venant du monde. L’argument principal est celui-ci: Un fils n’est pourtant pas le père; et du point de vue terrestre cela est juste à cent pour cent. Cependant Dieu est surnaturel, et nous ne pouvons le mesurer à l’échelle humaine. Le Fils a dit: “Celui qui m’a vu, a vu le Père” (Jean 14.9).

A l’égard des véritables enfants de Dieu, l’apôtre Jean dit: “Nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas; à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur” (1 Jean 4.6). Il n’existe donc que deux possibilités: ou être dans l’Esprit de Vérité et reconnaître le Dieu Véritable tel qu’Il s’est fait connaître, ou être tombé dans l’esprit de la tromperie, lequel nous fait passer à côté de la Vérité par des arguments de ce monde.

Dans 1 Jean 2.18 l’apôtre avait déjà donné une très importante introduction au thème de l’antichrist: “Petits enfants, c’est la dernière heure; et comme vous avez entendu que l’antichrist vient, maintenant aussi il y a plusieurs antichrists, par quoi nous savons que c’est la dernière heure”. En rapport avec les derniers temps on remarque qu’il est question de l’antichrist, au singulier, et aussi qu’au cours du Nouveau Testament beaucoup de personnes déjà étaient et sont sous cette influence antichrist.

Nous trouvons au verset suivant quelque chose de très affligeant et de presque incompréhensible: “Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils eussent été des nôtres, ils fussent demeurés avec nous; mais c’est afin qu’ils fussent manifestés comme n’étant aucun d’eux des nôtres” (1 Jean 2.19). Ce qui demeure, c’est que le Seigneur connaît les Siens (2 Tim. 2.19), ceux qu’Il a fait naître de nouveau par la Semence de la Parole et par l’Esprit pour une espérance vivante (Jacq. 1.18) et pour que nous soyons ainsi devenus participants de la nature de Dieu et de la Vie éternelle (1 Jean 5.20).

Dans l’épître de Jude nous lisons ce qui suit au sujet de cette tendance divergente: “Malheur à eux, car ils ont marché dans le chemin de Caïn…” (v. 11). Ce courant antichrist a réellement exercé la puissance terrestre mondiale, et comme par Caïn, du sang a été versé. Le christianisme trinitaire romain est baigné dans le sang des martyrs. Les auteurs de l’histoire de l’Eglise ne sont pas d’accord sur le nombre de millions de personnes qui ont été réellement mises à mort pendant les mille ans où l’église catholique romaine régnait, elle seule. Depuis la Réformation également, et cela tout spécialement par l’Ordre des Jésuites, beaucoup de sang a été versé. Dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, cette institution antichrist est rendue responsable du sang de tous les saints qui a été versé (Apoc.17.6; 18.24; 19.2; etc.).

La persécution des chrétiens qu’avaient commencée les empereurs romains, de Néron à Dioclétien, le plus cruel d’entre eux, l’église d’Etat de Constantin l’a poursuivie dès son institution. Le pouvoir mondial venait de Rome, et l’église romaine a exercé ce pouvoir partout. Dès le commencement il y eut ces deux courants spirituels. De même qu’il y eut Caïn et Abel, Moïse et Balaam, Jésus et Juda, il y a la véritable Ecclesia, l’Assemblée des appelés à sortir, les rachetés, ceux qui ont été réconciliés avec Dieu, la troupe des prémices, acquise par le Sang de l’Agneau — et il y a l’église du monde, apostate et souillée de sang, dans le sein de laquelle tous les autres croyants trouvent leur place. Le Seigneur Jésus Lui-même a qualifié ceux qui se sont écartés de la Parole et de l’Esprit comme étant de faux christ et de faux prophètes (c’est-à-dire de faux oints). Il s’agit là de chrétiens qui certes sont oints, mais qui néanmoins croient et transmettent ce qui vient de la bouche du faux prophète. Au milieu de plusieurs de ces courants s’accomplissent même des signes et des miracles, afin que s’il était possible, des élus soient également entraînés dans leurs erreurs. Mais, Dieu merci, cela n’est pas possible. Pour les véritables enfants de Dieu, le témoignage de Jésus (Apoc. 19.10), tel qu’il nous a été laissé dans les Saintes Ecritures sur la base de l’ensemble des prophéties apportées par l’Esprit de prophétie, est la seule profession de foi valable à l’égard du Seigneur Dieu, Lequel dit: “Moi, je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, et qui était et qui vient, le Tout-puissant” (Apoc. 1.8).

IL Y A AUSSI UN BAPTEME ANTICHRIST

L’esprit antichrist a aussi fait de la pratique originelle du baptême un acte religieux qui est devenu une tradition, en premier lieu dans l’église romaine, puis ensuite dans toutes les autres église nationales ou libres. Tout d’abord les soi-disant conducteurs spirituels ont écarté LE NOM, lequel en fait disait exactement Qui était Celui qui était venu pour sauver Son peuple de ses péchés. “… et tu appelleras son nom Yah-Shuah (Yahweh-Sauveur), car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés” (Mat. 1.21). La signification hébraïque du nom Yah-Shuah est, comme cela vient d’être évoqué, Yahweh-Sauveur. Elle a été voilée spirituellement par les lettrés grecs aveugles, qui déjà en ce temps-là méprisaient les Juifs et même pour une bonne part les maudissaient.

Le manque évident de révélation se fait sentir plus particulièrement dans la pratique du baptême. Après Sa résurrection le Seigneur a enseigné les apôtres encore pendant quarante jours. Ce qu’ils prêchaient et pratiquaient a toujours un caractère obligatoire dans l’Eglise du Seigneur, et cela durant toute la dispensation du Nouveau Testament. Du temps des apôtres et dans les premiers siècles qui suivirent, les trois titres dans la formule suivante: “Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit” ne furent jamais utilisés pour le baptême, mais ce fut bien le Nom du “Seigneur Yahshuah Messiah”, comme Jésus l’avait Lui-même ordonné: “… les baptisant pour le nom…”. Père, Fils et Saint-Esprit ne sont pas des noms, comme on le sait, mais bien plutôt des attributs, des désignations. La manière des apôtres de pratiquer le baptême peut être lue par quiconque dans les Actes des apôtres.

Le Nom d’alliance dans l’Ancien Testament était Yahweh, le Nom d’alliance dans le Nouveau Testament est Yahshuah. C’était Yahweh qui avait annoncé: “J’établirai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une nouvelle alliance” (Jér. 31.31). Il l’a conclue à la croix de Golgotha. Et c’est dans ce Nom d’alliance que les enfants de la Nouvelle Alliance sont baptisés.

Les apôtres avaient parfaitement compris l’ordre du Seigneur, et ils ont suivi textuellement l’ordre de mission lorsqu’ils ont baptisé au Nom du Seigneur Jésus. Réellement, il ne s’agit pas de répéter d’une façon aveugle l’ordre de mission, mais il s’agit du fait que Dieu en tant que Père, Fils et Saint-Esprit S’est fait connaître dans le Nom rédempteur de Yah-Shuah, dans Lequel les Siens sont baptisés (voir Act. 2.38; 8.15,16; 10.48; 19.5,6; Rom. 6.3). L’enseignement apostolique et la pratique apostolique du baptême portent le Sceau de Dieu. Malheureusement, même des évangélistes renommés n’ont pas reconnu, ni le temps ni l’heure dans lequel nous vivons maintenant, et encore moins ont-ils vu la nécessité de procéder aux corrections qui s’imposaient. Ils ont vendu leur droit d’aînesse et pris le vieux levain des doctrines traditionnelles. Sans doute préfèrent-t-ils la considération et les honneurs des hommes plutôt que l’approbation du Seigneur Dieu.

SOLENNEL AVERTISSEMENT

Maintenant, voici une parole que j’adresse à tous les prédicateurs et pasteurs, à tous les serviteurs de la Parole, aux bergers des diverses Eglises évangéliques, Nationales et Eglises réformées, Eglises libres et Confessions chrétiennes, jusqu’aux Assemblées libres ou organisées de Pentecôte: N’avez-vous pas remarqué que vous avez été automatiquement insérés dans la forme d’enseignement traditionnel de l’église romaine? Aucun doute ne vous est-il réellement venu à propos du fait que tout l’édifice doctrinal manquait de fondement biblique?

Dieu n’a-t-il pas pourvu pour qu’au dernier moment vous ayez la possibilité de vous soumettre à un test à la lumière de Sa Parole, afin que vous puissiez prendre votre décision? Celle-ci débouchera-t-elle sur la Vérité? Pouvez-vous avec une bonne conscience persévérer dans de fausses doctrines, qui sont en fait antichrist, et malgré cela prêcher aux gens que vous appartenez à l’Eglise de Jésus-Christ? Pouvez-vous continuer d’enseigner la doctrine de la trinité et pratiquer le baptême trinitaire venant de l’église de Constantin, et simultanément prêcher dans l’Assemblée que vous appartenez au Corps de Jésus-Christ? Voulez-vous jusqu’à la fin, jusqu’au retour du Seigneur, demeurer unis spirituellement et doctrinalement avec un système qui est tellement entaché de sang? Déchirez le manteau babylonnien, libérez-vous de tout levain de fausses doctrines! Donnez raison à Dieu et placez-vous à Son côté!

Dieu ne vous a-t-Il pas accordé une chance extraordinaire? Ou voulez-vous, vous, prédicateurs de Pentecôte et évangélistes, continuer réellement à présenter au peuple le faux pour vrai et le vrai pour faux? Ne voulez-vous que continuer, en créant une atmosphère artificielle par vos chants pleins d’alléluias et votre musique rythmée, à conduire les âmes fidèles dans l’erreur? Avez-vous dit aux brebis qui vous ont été confiées où conduit, somme toute, le cours que vous suivez? Leur avez-vous dit où se termine réellement le voyage? Le savez-vous vous-mêmes?

Lorsque l’homme de Dieu William Branham, que vous méprisez, désignait toutes les dénominations trinitaires comme mouvement antichrist, je pensais en ce temps-là, il y a plus de trente ans: «Homme de Dieu, tu vas trop loin». Cependant, aujourd’hui je dis: «Homme de Dieu tu as annoncé la vérité». En faisant cela, tu n’es pas devenu populaire comme d’autres évangélistes, cependant, homme de Dieu, je te remercie d’avoir annoncé vaillamment la Vérité. Tu as parlé d’une vision dans laquelle un homme frappait une femme avec une massue triangulaire, et cette femme se relevait du sol où elle était de nouveau précipitée. Tu as fait connaître la signification de cette vision: c’est-à-dire que chaque fois que Dieu vivifiait à nouveau l’Eglise et qu’Elle se relevait, Elle était frappée par la doctrine de la trinité, comme par une massue a trois côtés tranchants, et le réveil spirituel était jeté à terre. Maintenant l’heure de la Vérité est venue! Qu’allez-vous faire?

Avant le retour de Jésus-Christ, les croyants doivent être ramenés dans la position biblique de l’Eglise primitive. Ceux qui appartiennent à l’Eglise de Christ suivent l’appel céleste et sortent de Babylone, de toute confusion, et se laissent conduire par le Saint-Esprit dans toute la Vérité. C’est ainsi qu’ils sont sanctifiés et scellés par le même Esprit, afin que lors du retour de Jésus-Christ ils ne restent pas en arrière, déçus, mais qu’au contraire ils soient prêts à rencontrer le Seigneur.

IMPORTANCE DE LA PAROLE PROPHETIQUE

Une parole d’éclaircissement doit aussi être dite au sujet des interprétations trompeuses de l’antichrist et de ce qui se rapporte aux notions de ces dernières et de leurs développement. Bien entendu seuls ceux qui ne sont pas impliqués dans la doctrine et la pratique antichristes pourront comprendre cela. Comment quelqu’un pourrait-il reconnaître ce qui est antichrist, alors qu’il est lui-même dominé par le même esprit antichrist? C’est la seule explication possible au fait que des enseignants bibliques et des radio-évangélistes spirituellement aveugles cherchent l’Antichrist parmi les Juifs. Ils se présentent au peuple comme des personnes possédant une connaissance parvenue à un haut degré en toutes choses.

En examinant cela de plus près il se révèle qu’ils trompent les gens. Parce qu’ils n’ont pas la révélation concernant Jésus-Christ, ils ne peuvent pas davantage avoir la connaissance de qui est l’Antichrist. Que de choses ont déjà été dites et écrites! Prenons par exemple tous les articles publiés sur l’Antichrist, sur l’image de la Bête, sur le nombre 666. L’image de la Bête qui pouvait parler est interprété comme étant le poste de télévision. C’est un non-sens à la fois naïf et diabolique. Le poste de télévision a tout aussi peu la faculté de parler que la radio, à moitié d’allumer pour qu’elle ne retransmette l’image et le son.

Que les remarques suivantes puissent demeurer gravées dans le coeur de tous. Dans l’Apocalypse il ne s’agit pas de n’importe quelle image, mais bien de “l’image de la Bête” (Apoc. 13.15), ni de n’importe quel nombre qui aurait la valeur de 666, et que certains attribuent arbitrairement à un ordinateur, mais bien du “nombre de la Bête” (Apoc. 13.18), ni de n’importe quel nom d’un homme, mais bien du “nom de la Bête” (Apoc. 13.17), ni du nombre de n’importe quel nom, mais bien du “nombre du nom de la Bête” (Apoc.15.2), ni de n’importe quelle marque, mais bien de “la marque de la Bête” (Apoc. 16.2). Tout cela est en relation avec “la marque de son nom” (Apoc. 14.11).

Cette sextuple description caractéristique a dans chaque cas particulier la Bête comme point de départ, et la signification s’en suit pour les cas particuliers comme pour l’ensemble. Ceci fait fonction de clé, et elle est requise pour la véritable connaissance et la compréhension des passages isolés. En plus, quant à la notion d’image, c’est le même mot qui par exemple est employé dans ces passages: “Et Dieu créa l’homme à son image; il le créa à l’image de Dieu” (Gen. 1.27). “Et Adam… engendra un fils à sa ressemblance, selon son image…” (Gen.5.3). “… Adam, qui est la figure de celui qui devait venir” (Rom. 5.14). “Et comme nous avons porté l’image de celui qui est poussière, nous porterons aussi l’image du céleste” (1 Cor.  15.49). “Nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire” (2 Cor. 3.18). Donc, en ce qui concerne l’image de la Bête il ne s’agit véritablement pas d’une photographie ou même d’un film parlant, mais bien de l’image de celui qui doit exercer la fonction de l’Antichrist.

Lorsqu’on relit la littérature des “experts” en interprétation de la Parole prophétique, le coeur est saisi d’une profonde tristesse. Ces derniers temps, beaucoup de choses ont été interprétées, et ceci chaque fois d’une façon renouvelée, selon que se présentaient les changements politiques: concernant la Russie, l’Allemagne, la Communauté Européenne et ainsi de suite. Lorsque la CE était constituée de sept Etats, elle était soi-disant la Bête aux sept têtes: lorsqu’elle fut constituée de dix Etats elle devint les dix cornes, et ainsi de suite.

Au temps où l’Allemagne était partagée en deux, les interprétateurs voyaient avec un regard prétendument prophétique l’Allemagne de l’Est avec les Russes rassemblés aux portes de Jérusalem. L’un d’eux répondit même par écrit à la question qui lui était posée: «Est-ce que l’Allemagne sera de nouveau réunie un jour?» par ce qui suit: «La réunification de l’Allemagne se fera, mais par Jérusalem, et cela après le Jugement des nations qui aura lieu par étapes, c’est-à-dire durant le millénium». Que dirait-il aujourd’hui?

A la question posée: «Avons-nous politiquement ou militairement de l’espoir pour la Tchécoslovaquie?». L’homme de la parole prophétique répondit: «Non, elle restera communiste». Que dirait-il aujourd’hui de cela?

A la question «L’Antichrist est-il un Juif?», la réponse de “l’ami des Juifs” aveuglé est: «Ce doit être un Juif. Car Israël n’acceptera qu’un Juif pour son Messie… L’Antichrist, ce Juif, qui doit en même temps appartenir à Rome, sera dictateur du monde». Il est tout à fait incompréhensible que l’on ait pu s’approprier ainsi la doctrine des Jésuites du temps de la contre-réformation, lesquels avaient avancé l’affirmation que l’Antichrist devrait être un Juif.

A la question: «L’Antichrist est-il déjà au milieu de nous?» il écrit dans sa réponse: «Déjà le 3 février 1962 il y eu une des plus remarquables constellations d’étoiles, de sorte que des millions de personnes craignirent une catastrophe universelle. Un astronome Indien dit en ce temps-là qu’un sauveur du monde était né. Une voyante américaine prétendit également que le 3 février 1962 à 7 heures du matin, dans le Proche-Orient, un enfant était né, et qu’il conduirait le monde à une religion unique…». En quoi donc des croyants bibliques peuvent-ils êtres intéressés par le charlatanisme d’un astronome indien, ou l’affirmation d’une voyante des USA tourmentée par des puissances de ténèbres?

La manière avec laquelle l’esprit antichrist conduit les âmes dans l’erreur au travers de cet enseignant biblique paraissant si avisé est effarante! Si ces mensonges ne nuisaient qu’à celui qui les émet, ce serait déjà grave. Mais lorsqu’il s’agit de mensonges qui conduisent le peuple de Dieu dans l’erreur, le fait passer à côté de la chose véritable et le précipite dans la perdition, c’est alors une oeuvre impardonnable. Le même homme, spirituellement aveugle, a littéralement écrit ceci: «On prétend souvent que le pape serait l’Antichrist, et que c’est auprès de lui que l’on trouverait le nombre 666. On devrait être prudent avec de telles assertions qui ne peuvent absolument pas êtres soutenues (vraiment pas?), parce qu’on s’est déjà creusé la tête pour savoir si le nombre 666 ne serait pas applicable à Néron, à Hitler ou à d’autres». Vraiment? Personne n’a besoin de se creuser la tête au sujet du nombre d’Apocalypse 13, ce qu’il est se trouve écrit noir sur blanc dans le contexte où il est placé.

Dieu merci! Cela sans compter tout ce qui par-dessus le marché est dit et écrit sur Berlin et Jérusalem sur Gorbatchev et sur l’évolution politique. Bien que sans cesse les choses se soient passées différemment, on n’a pas trouvé une seule fois nécessaire d’entreprendre une correction et de reconnaître publiquement que l’on s’était trompé. On ne trouve qu’une indication dans la “Revue internationale pour la prophétie biblique”, laquelle doit servir à apaiser ses lecteurs: «Et si dans le passé nous avons aussi vu quelque peu différemment dans notre interprétation, le fait demeure que les prophéties d’Ezéchiel s’accompliront. Il est vrai que dans notre interprétation nous pouvons nous tromper, mais pas la Parole prophétique dans son accomplissement». Non, l’Esprit de Dieu ne se trompe jamais! Toute révélation qui vient de Dieu est exacte.

Pour les véritables croyants il est certain qu’ils acceptent le ministère prophétique confirmé de cet âge. Tous les prédicateurs qui s’expriment d’une manière défavorable à ce sujet et le rejettent font réellement fausse route. Dans les Saintes Ecritures les prophètes de Dieu sont appelés des “voyants” (Esa. 29.10). Le Seigneur dit: “Ne touchez pas à mes oints, et ne faites pas de mal à mes prophètes” (Ps. 105.15). Celui qui pèche contre un “voyant”, ne voit lui-même plus clair. Par leurs interprétations de telles personnes retiennent les autres loin de la Parole véritablement révélée. C’est Dieu Lui-même qui a établi les divers ministères dans l’Eglise.

“Suivant que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez-le les uns pour les autres, comme bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu. Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui est la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! Amen” (1 Pier. 4.10,11). Si donc quelqu’un dit ce que Dieu n’a pas dit, et exprime ce que Dieu n’a pas exprimé, qu’en sera-t-il? L’homme spirituel vit de chaque Parole qui sort de la bouche de Dieu.

Tout serviteur de la Parole devrait discerner la tâche qui lui a été réellement donnée en partage. Un véritable prophète verra la Parole prophétique en cet âge prophétique, sous la direction du Saint-Esprit, dans son développement progressif et son accomplissement, et il en instruira le peuple conformément à cela. Les docteurs établis par Dieu transmettront cela dans le même Esprit. Grâces soient rendues à Dieu pour la Parole prophétique, laquelle brille maintenant comme une lampe dans un lieu obscur. Les interprétations sont arrivées à leur terme. Maintenant cet appel est adressé à chacun personnellement: “Lève-toi, resplendis, car ta lumière est venue…” (Esa. 60.1). Jésus pouvait dire: “Moi, je suis venu dans le monde, la lumière, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres” (Jean 12.46). Jean-Baptiste vint pour rendre témoignage à la Lumière, afin que par lui tous parviennent à la foi (Jean 1.7).

Le Seigneur est apparu à Saul comme une éclatante Lumière: “Et il m’arriva, comme j’étais en chemin et que j’approchais de Damas, que vers midi, tout à coup, une grande lumière, venant du ciel, brilla comme un éclair autour de moi” (Act. 22.6). Le Seigneur Lui-même lui annonça du sein de cette Lumière à quelle vocation Il l’avait prédestiné. En notre temps, le Seigneur toujours fidèle s’est abaissé vers nous dans cette même Lumière. Il est véritablement Le Même, pas seulement en paroles, mais en action. En ce temps-là il n’y avait encore pas de caméra qui aurait pu fixer l’événement. Maintenant, Dieu merci, nous avons la preuve sous nos yeux.

Cela s’est passé à Houston, Texas, le 24 janvier 1950, devant environ 8’000 personnes qui étaient rassemblées dans le “Sam Houston Coliseum”. Les reporters des journaux avaient donné des comptes rendus très négatifs au sujet des rencontres de Branham, et ces messieurs Kippermann et Ayers, les photographes de presse, devaient aussi faire quelques photographies de l’homme de Dieu. Et voici que sur l’une d’elles, au-dessus de sa tête, se trouvait une colonne de feu — ce n’était point une fiction, mais une Lumière surnaturelle qui fût fixée par la caméra exactement comme il en est de tout autre objet. Ce n’est point quelque pieuse invention, mais la vérité absolue. Comme on devrait le savoir, le négatif fut minutieusement examiné et éprouvé.

Ce n’est pas moins que le directeur du F.B.l. de la section spécialisée dans ces choses. Le Dr. George J. Lacy, qui a confirmé l’authenticité du négatif. Comment donc alors qualifier les croyants, évangélistes et prédicateurs qui nient ce que même des incroyants ont confirmé comme étant véridique? Il n’y a qu’une explication possible: c’est qu’ils ne veulent pas accepter le fait que le Seigneur Dieu, également dans notre génération, a rendu témoignage de Sa présence d’une manière surnaturelle. Car s’ils le reconnaissaient, ils devraient changer leurs doctrines et leurs pratiques; et certainement le cours tout entier de leur orientation devrait être modifié pour suivre la direction biblique. Et c’est ce qu’ils ne veulent pas faire.

Au commencement était la Parole — non pas l’interprétation! — A la fin est de nouveau la Parole, non pas des interprétations faites selon sa propre autorité. L’Eglise du Seigneur est fondée sur la Parole et Elle reconnaît le temps dans lequel nous vivons, de même qu’Elle reconnaît également le Message. Non seulement les croyants distinguent les signes lointains des temps, mais ils voient les signes du temps actuel et l’accomplissement des prophéties bibliques qui n’ont même plus besoin d’êtres interprétées. Qu’au Seigneur soient rendus l’honneur, la louange et la gloire, maintenant et pour l’éternité! Amen! “L’Eternel te bénisse, et te garde! L’Eternel fasse lever la lumière de sa face sur toi et use de grâce envers toi! L’Eternel lève sa face sur toi et te donne la paix!”. Qu’Il soit avec vous tous!

Agissant de la part de Dieu.
Br. Frank